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Les défis de la puissance chinoise

Publié le 19/09/2018

Géoconfluences a récemment publié un article de Nashidil Rouiaï montrant les forces et les faiblesses du soft power chinois, qui vient compléter notre dossier « La Chine, la modernisation encadrée d'un territoire global ». Nous en profitons pour ajouter, dans cette brève, quelques éléments pour compléter et faire le point sur la puissance chinoise en 2018.

 

La guerre commerciale, un levier pour imposer la puissance économique ?

  • Xi Jinping : Le plan du "Made In China 2025" (9’), sur la chaîne YouYube « Stupid Economics ». La vidéo explique notamment le changement de stratégie de la Chine, dont le défi est de passer d’une économie de rattrapage à une économie de l’innovation, ce qui explique en partie la guerre commerciale avec les États-Unis depuis l’élection de Donald Trump.
  • La chanson officielle Made in China 2025 (3’), à destination du public chinois mais avec sous-titres en anglais. Intéressant pour un exercice de déconstruction d’un discours officiel en vidéo [sur YouTube]. 
  • Infographie sur la mainmise chinoise sur le marché de l'acier dans L'Usine nouvelle : En 2000, la Chine représentait 15 % d'une production mondiale de 850 millions de tonnes ; en 2016, la Chine contrôlait 50 % d'une production mondiale qui a elle-même doublé : 1,6 milliard de tonnes.

 

Les nouvelles routes de la Soie

Dans le glossaire de Géoconfluences :

 
L'Organisation de coopération de Shanghai

Organisation de coopération de Shanghai carte

Sources : site de l’OCS ; « Organisation de coopération de Shanghai » in Wikipédia (fr). Géoconfluences, 2018.

Les Nouvelles routes de la soie

nouvelle route de la soie et routes maritimes de la soie OBOR carte

Source principale : D’après une carte de Dennis Wong parue dans The Slovenia Times. Géoconfluences, 2018.

 

La question énergétique : une Chine sans charbon est-elle possible ?

La Commission Européenne, en rouvrant les frontières de l’UE aux panneaux solaires chinois en pleine guerre commerciale, joue l’apaisement. Il s’agit aussi de favoriser, sur le sol européen, les installateurs par rapport aux fabricants : les premiers demandent des panneaux moins chers, et ils représentent un secteur plus important que les seconds, partisans au contraire de plus de protectionnisme.


En Chine même, le problème du smog est d’une telle ampleur qu’il nuit à la production photovoltaïque, même si une partie des particules en suspension sont d’origine naturelle dans les régions désertiques : 


Les autorités chinoises sont loin de se désintéresser de la question énergétique et de son corrolaire environnemental. La RPC aurait même fait plus que le Japon ou l'Australie pour décarbonner son économie, en passant de 83 % d'énergies fossiles en 2007 à 64 % en 2017, d'après un article de Libération

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