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Un atlas mondial des émissions de CO2

Publié le 14/12/2020

Global Carbon Atlas est un outil permettant de visualiser les émissions de CO2 avec de nombreuses options. Il est sponsorisé par la banque BNP Paribas, par ailleurs épinglée par l'organisation non gouvernementale Oxfam comme l'une des principales financeuses de l'économie carbonée et du changement climatique (source). 

Cet atlas permet de visualiser les émissions totales par pays, en 2019 (ci-dessous, à gauche, ou à une autre date (1960 ci-dessous à droite).

Carte émissions de CO2 par pays Carte émissions de CO2 par pays en 1960

Outre les émissions totales, il est possible de visualiser les émissions par habitant, comme ci-dessous à gauche. La vue sous forme de graphe permet de classer les pays. Dans le cas des émissions par habitant, la Chine, plus gros émetteur mondial en volume, descend alors à la 47e place, loin derrière les pays de la péninsule Arabique (5 des 10 premiers pays), l’Australie, les États-Unis, le Luxembourg ou le Canada (de la 12e à la 15e place). La visualisation des émissions (ci-dessous à droite) rapportées au PIB fait apparaître les pays aux économies les plus dépendantes au carbone comme l’Afrique du Sud, le Venezuela, l’Ukraine, l’Iran ou la Russie (la Chine est 15e).

Carte émissions de CO2 par habitant Carte émissions de CO2 rapportées au PIB

L’internaute peut aussi visualiser un type d’émission : pétrole, charbon, gaz, ou encore émissions liées à la production de ciment (ci-dessous). Un outil situé en bas à gauche de l'écran permet d'exporter les données au format .xls ou .csv, ou les images au format .pdf ou .jpg.

Carte émissions de CO2 liées au ciment  

Un article du Monde (décembre 2020) permet de contextualiser ces données. Il nuance la baisse d’émissions de CO2 de 2020 liée à la crise sanitaire. C’est certes la plus importante observée de l’époque contemporaine, mais d'une part elle risque d’être compensée par un rattrapage, comme c’est déjà le cas actuellement en Chine, et d'autre part elle ne suffit pas à réduire la quantité de CO2 présente dans l’atmosphère (puisqu'une baisse des émissions ne signifie pas leur arrêt).

L’article comporte une carte évolutive montrant la répartition dans le temps et dans l’espace de la baisse des émissions de CO2 au cours de l’année 2020.

Un autre article, paru dans Les Échos en octobre 2020, rappelle l’ampleur des émissions importées. Les émissions dans d’autres pays pour produire ou transporter des biens ou des services consommés en France ont augmenté de 75 % depuis 1995, compensant presque la baisse des émissions intérieures : les Français « délocalisent » leurs émissions plutôt qu’ils ne les réduisent.

Pour compléter

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