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South Stream : enjeux géopolitiques du gazoduc entre Russie et UE

Publié le 30/05/2014

Une mise à jour très utile sur le gazoduc South Stream, avec une carte de son tracé, est disponible sur le site de la Documentation française, P@ges Europe.

«  Après une période d’enthousiasme suscitée par le lancement du partenariat énergétique russo-européen en 2000, la méfiance entre les partenaires est désormais de mise. Pour la Russie, il s’agit à la fois d’assurer la pérennité de son rôle de fournisseur important des pays européens, de mettre en œuvre sa stratégie de diversification des couloirs d’approvisionnement et de prendre pied dans les entreprises énergétiques de certains pays. Face à cette volonté russe, l’UE manifeste des réticences qui mettent à jour l’étroite marge de manœuvre dont elle dispose alors que les sources d’approvisionnement restent réduites et que les États peinent à établir une stratégie cohérente à l’égard de Moscou.
En 2013, c’est encore plus de la moitié  (86 milliards de m3) du gaz russe livré à l’Europe qui est passé par l’Ukraine, même si la mise en service en 2011 du gazoduc sous-marin Nord Stream reliant directement la Russie à l’Allemagne via la mer Baltique et le gazoduc Iamal, qui traverse le Bélarus permettent l’acheminement  d’une partie du gaz russe.

Le projet de construction du gazoduc South Stream défendu par la Russie vise, au moins, deux objectifs : d’une part’achever le travail de déconnexion de l’Ukraine et d’affaiblir un peu plus le rôle de cette dernière en tant que pays de transit, et d’autre part contrer le développement de routes énergétiques concurrentes vers et par l’Europe.
2 446 km de tubes doivent être installés et 10 stations de compression, pour un coût envisagé de 16 milliards d’euros (11 pour la partie maritime et 5 pour la partie terrestre) : il s’agira de l’un des gazoducs les plus chers de l’histoire de la construction du transport par tubes. La pose de la première ligne de tubes sous-marins doit commencer à l’automne 2014.
L’annexion de la Crimée par la Russie pourrait, selon certains, être une tentative de modifier la donne : Gazprom pourrait raccourcir l’itinéraire sous-marin de moitié et réduire le coût du de 11 à moins de 5 milliards d’euros."

Céline Bayou, « Le gazoduc South Stream. Pari de la Russie pour éviter l’Ukraine », P@ges Europe, 6 mai 2014 - La Documentation française © DILA http://www.ladocumentationfrancaise.fr/pages-europe/d000725-le-gazoduc-south-stream.-pari-de-la-russie-pour-eviter-l-ukraine-par-celine-bayou/article
 

Pour compléter, 

voir la veille de Géconfluences du 31 mars 2014 : Gaz naturel : quels approvisionnements pour l’Europe ? http://geoconfluences.ens-lyon.fr/actualites/veille/gaz-naturel-quels-approvisionnements-pour-l2019europe

 

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