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Villes et violences : l’exemple de Karachi

Publié le 27/10/2014

Laurent Gayer, chercheur en sciences politiques au CNRS, s'intéresse aux dynamiques urbaines et aux mobilisations violentes en Inde et au Pakistan, en particulier à Karachi. Son dernier ouvrage, Karachi. Ordered Disorder and the Struggle for the City, est paru chez Hurst/Oxford University Press (Londres/New York) en 2014.
Avec une population dépassant les 20 millions d’habitants et une croissance démographique se maintenant à un niveau spectaculaire, Karachi est la plus violente des grandes métropoles. Depuis les années 1980, Karachi est confrontée à des rivalités partisanes et à des violences criminelles endémiques portant sur le contrôle de la ville et de ses ressources. Ces luttes se sont progressivement ethnicisées, si bien que ce « Pakistan en miniature » apparaît de plus en plus fragmenté, aussi bien socialement que spatialement.
On peut lire en ligne ces publications de Laurent Gayer :

  •  La Vie des Idées, 7 octobre 2014 : « Karachi ou les lois du désordre ». Unique mégapole du Pakistan, Karachi voit son identité façonnée et ordonnée par les désordres chroniques. Avec une carte. http://www.laviedesidees.fr/Karachi-ou-les-lois-du-desordre.html
  • Carto n°21, janvier-février 2014 : « Les no-go areas de Karachi » : il s’agit de supposées zones de non-droit contrôlées par des milices armées liées aux partis politiques. L. Gayer montre que la violence urbaine conduit à une fragmentation croissante du paysage urbain de Karachi, où les rivalités politiques et criminelles maquillées en conflits ethniques conduisent les populations à se regrouper sur une base communautaire et à éviter de se rendre dans les quartiers dominés par d’autres groupes. 1 page en .pdf  avec une carte en couleur des zones à risque et un graphique du nombre d’homicides par an de 1994 à 2012. http://www.sciencespo.fr/ceri/fr/content/les-no-go-areas-de-karachi
  • Les Etudes du CERI, septembre 2013 : « Le désordre ordonné : la fabrique violente de Karachi (Pakistan) ». Contrairement aux lectures journalistiques de ces désordres en termes de « chaos » ou d’« anarchie », une forme d’ordre y régule les interactions politiques, les relations sociales et les pratiques d’accumulation économique. Si la viabilité de ce « désordre ordonné », à moyen terme, n’est pas assurée, pour l’heure, Karachi continue de fonctionner en dépit – et parfois en vertu – de ses violences. L’auteur parle à la 1ère personne pour dresser « les géographies de la peur ». 44 p. http://www.sciencespo.fr/ceri/fr/content/le-desordre-ordonne-la-fabrique-violente-de-karachi-pakistan-0

 

Pour compléter sur Karachi :

 

Pour élargir sur les violences et la ville :

le tout dernier n° de la revue britannique trimestrielle Built Environment, volume 40, n°3, automne 2014, sous la direction du géographe Yasser Elshstawy, avec des articles sur l’Amérique latine, le Brésil, la Syrie, Sarajevo, Dubai, Addis Abeba. http://www.ingentaconnect.com/content/alex/benv/2014/00000040/00000003

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