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Brève
- n° 2, 2006 |
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Les articles des brèves sont indépendants des dossiers. Ils portent
sur des sujets souvent liés
à l'actualité et aux préoccupations
de nos sociétés ou sur des thèmes délimités. Ils pourront
faire l'objet de développements et
d'approfondissements ultérieurs au
sein de dossiers plus complets : voir
l'index
des dossiers thématiques.
Mexico,
au risque de son développement
(Samuel
Rufat)
La capitale du Mexique a connu une
croissance démographique et une extension
très rapides entre 1940 et
1980, pendant une période de forte
expansion qui avait conduit le président de la
République Miguel Aleman à promettre une Cadillac à chaque
Mexicain. L’ancienne ville coloniale
de moins 350 000 habitants sur 27 km² du début du siècle dernier,
la ville traditionnelle, fameuse "région
plus transparente de l’air [1]",
accueille plus de 18 millions d’habitants
sur 1 540 km² en 2000. Au cours du XXe siècle,
la population de la capitale a été
multipliée par 52, alors que celle
du pays ne l’a été que
par 6, passant
de 15 à plus de 100 millions d'habitants.
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début XXe |
1940 |
1950 |
1960 |
1980 |
2000 |
Superficie (km2) |
27 |
117 |
220 |
470 |
1 050 |
1 540 |
Population (millions) |
0,35 |
1,8 |
3 |
5 |
12 |
18,2 |
Le Recensement général de 1980,
en attribuant 14 millions d’habitants
à l’agglomération
(qui n'en comptait que 12 à l'époque),
a fait croire que Mexico était la plus
grande ville du monde
et qu’elle atteindrait 30 millions avant
2000. Le XIe Recensement général,
en ne dénombrant que 15 millions d’habitants
en 1990, a montré qu’il y avait
eu une forte surévaluation et le XIIe,
en 2000, attribue 18,2 millions d’habitants
à l’agglomération (données
INEGI [2]). Mais ces prévisions alarmantes,
parallèles à l’émergence
d’une sensibilité "écologiste",
ont fait de Mexico l’archétype
de la monstruopole, en devenant après
Londres la smogopolis
(Claude Bataillon et Laurent Panabière,
1988).
Dans sa thèse, Jérôme
Monnet [3] analyse l’image de la ville
de Mexico, dont Paul Bairoch fait l’aboutissement
de l’évolution urbaine (1985).
Le Mexico des années 1980 a tout contre
lui : abritant le "plus grand bidonville
du monde", Nezahualcoyotl, la ville la
plus peuplée et polluée souffre
également de catastrophes industrielles
et naturelles, de corruption (le chef de la
police de Mexico est condamné en 1988) ;
à tel point que le séisme meurtrier
de septembre 1985 a réactivé
les interprétations de punition divine.
La monstruopole (Luis
Gonzales, 1986) cristallise en fait deux courants
de critiques : la critique traditionnelle
de la ville industrielle (des socialistes
utopiques au smog de Londres dans
les années 1950) ;la critique
qui accompagne l’explosion urbaine du
Tiers-Monde et la constitution de gigantesque
zones pauvres (de Calcutta aux favelas
de Rio). Ces images sont en partie vraies,
mais le "monstre urbain" continue
à attirer des migrants et à
polariser le centre du Mexique.
Au-delà des mythes, la croissance
accélérée de la métropole
au cours du XXe siècle peut apparaître,
a posteriori, comme le contre exemple de la
"durabilité" : croissance
anarchique, privatisation illégale,
autoconstruction à l’écart
des réseaux et des services, accroissement
des inégalités sociales, avec
une forte pression sur les terrains agricoles,
les réserves naturelles et les espaces
non urbanisables (fortes pentes, lits majeurs).
Les métropoles présentent tous
les ingrédients des catastrophes
majeures et Mexico, par son site exceptionnel
et son mode de croissance, lie la superposition
de nombreux aléas à une dynamique
de renforcement du risque et de pression sur
un environnement fragile.
La macrocéphalie,
Mexico monstre urbain et moteur économique
Le processus de mégalopolisation,
identifié au cours des années
1980, ajoute un dernier niveau, celui
de la Région Centre, le cœur démographique,
économique et industriel du pays, le
long de l’axe néovolcanique.
La croissance urbaine a débordé
les cadres administratifs, ceux du District
fédéral (DF) à partir
des années 1950, ceux de la ZMCM à
partir des années 1970. Dans un rayon
de 100 km, de grandes villes relayent l’influence
de la mégapole : Toluca, capitale de
l’État de Mexico (950 000 habitants),
Cuernavaca, capitale de l’État de Morelos
(640 000), et Puebla (1,7 millions), capitale
de l’État éponyme, sur la route
de Veracruz. Ce vaste ensemble urbain qui
structure la Région Centre ne prend
pas la forme linéaire des mégalopoles
(USA, Japon), mais celle d’un système
solaire avec une capitale qui concentre l’essentiel
des hommes, des activités et détermine
la plupart des relations et des flux.
La
capitale du Mexique est un ensemble
urbain à plusieurs niveaux
:
- la Ville Centre, le Mexico des années
1920, les quatre premiers arrondissements
(delegaciones) : Cuauhtémoc,
Benito Juarez, Miguel Hidalgo, Venustiano
Carranza, qui perd des habitants depuis
1970, malgré une croissance
naturelle importante ;
- le District Fédéral
(DF), divisé en 16 arrondissements,
absorbe la mairie de Mexico en 1929,
l’étalement urbain le
dépasse dès les années
1950, il accueille 8,3 millions d’habitants
en 2000 ;
- la Zone Métropolitaine de
la Ville de Mexico (ZMCM), agglomération
en expansion continue, soit 27 communes
sur plus de 1 500 km² en 2000, l’État de Mexico y devient majoritaire en
1995, et Nezahualcoyotl (commune créée
en 1965) est parfois considérée
comme la deuxième ville du
pays ;
- le Valle de Mexico, vaste
bassin endoréique (dont les eaux sont privées d'exutoire vers l'extérieur) de 9 500 km² à plus de 2 200
mètres d’altitude, trois
États (DF, État de Mexico, Hidalgo)
et plus de 50 communes.
L' image sans
indications
toponymiques
(cliquer sur la miniature
ci-contre) |
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Densité
de l'aire métropolitaine de
Mexico
(cliquer
pour agrandir)
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Mexico
vu de l'espace
Toponymie sur les images cliquées
Image 3D du site, vu en direction du
sud-est
Image
Landsat-7 du site de
Mexico (6 janvier
2001)
La partie supérieure de l'image est au nord.
Repères toponymiques :
1) Zocalo (place centrale et cathédrale) ; 2) Alvaro Obregon ; 3) Xochimilco ; 4) Milpa alta ; 5) Iztapalapa ; 6) Nezahualcóyotl ; 7) Nabor Carillo (lac artificiel) ; 8) Texcoco (ville) ; 9) Texcoco (lagune) ; 10) Ecatepec ; 11) raffinerie Azcapotzalco
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Ci-contre à gauche :
Reconstitution 3D du Valle de Mexico,
vue du NO vers le SE, réalisée
par la NASA (images Landsat et Digital elevation model / DEM). Au
premier plan, la Sierra de las Cruzes,
au centre, la Sierra de Guadalupe
à gauche et les anciens terrains
lacustres urbanisés à
droite, et au dernier plan, les deux
volcans, Iztaccíhuatl à
gauche et Popocatépetl à
droite (l'échelle des hauteurs
a été exagérée).
Des
animations correspondantes, en survol
3D, sont disponibles sur le site du Scientific
Visualization Studio
- NASA/Goddard Space Flight Center :
http://svs.gsfc.nasa.gov/search/
Keyword/MexicoCity.html
Mexico City, (high vertical exaggeration)
http://svs.gsfc.nasa.gov/vis/
a000000/a000300/a000324/index.html
Ci-contre à gauche :
Il s'agit
d'une composition colorée en
fausses couleurs naturelles réalisée
à partir des canaux Landsat
Thematic Mapper du proche-infrarouge,
du rouge et de la bande verte du visible.
L'espace urbanisé se détache
en gris, il contourne la Sierra
de Guadalupe, tâche sombre
au Nord, les terrains lacustres à
nus et le lac artificiel Nabor Carrillo
à l'Est, occupe le bas des pentes
d'Iztapalapa et de Milpa Alta, tâches
brunes au Sud, et s'approche des volcans
couverts de neige au Sud-Est.
La ville de Mexico est entourée
de zones volcaniques élevées
qui piègent les polluants accumulés.
Construite sur des sédiments
issus de l'érosion, elle est particulièrement vulnérable
aux effets des séismes.
Source :
http://landsat7.usgs.gov/gallery/detail/348
Une composition colorée classique
est disponible :
Source
: Remote sensing tutorial, Nasa :
http://rst.gsfc.nasa.gov et
http://rst.gsfc.nasa.gov/Sect6/Sect6_11.html
Les images sans indications toponymiques
(cliquer sur les miniatures) :
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Mexico exporte vers les villes qui l’entourent
une partie de ses industries mais aussi ses
modes de croissance : les nouveaux arrivants
et les nouvelles industries s’installent
conjointement le long des principaux axes
autoroutiers, au nord-est (vers Pachuca) et
au sud-est (vers Puebla). L’habitat
sous intégré, qui avait été
rejeté à la périphérie
du DF, se déplace vers la périphérie
des capitales voisines en suivant ces axes.
Ces extensions font de la Région Centre
un ensemble intégré, mais montrent
qu’ils fonctionnent comme des annexes
du DF. Le passage de la surconcentration à
l’étalement mégalopolitain
ne règle pas les problèmes,
il les déplace. La capitale semble
prise au piège de sa croissance, avec
le surpeuplement, la pollution, le manque
d’eau, les embouteillages, le surendettement…
Mais limiter la croissance de Mexico signifierait,
au moins dans un premier temps, mettre des entraves au développement
économique du pays.
De hautes terres fertiles,
exposées à de nombreux aléas
Le lien entre la superposition de
nombreux aléas, la dynamique de croissance
urbaine et la pression sur un environnement
fragile apparaît dès la fondation
de la capitale aztèque. Tenochtitlán
est fondée vers 1325 ap. JC, dans la
zone d'îlots et de marécages
du lac de Texcoco [4], au milieu de la vallée
de l'Anahuac ("terre au bord de l’eau"
en nahuatl). Les Aztèques y aménagent
des réseaux de canaux et de jardins
flottants. Une méthode particulière
de compostage et la vase tapissant le lit
du lac permettent jusqu’à sept
récoltes par an. La majeure partie
des déchets est jetée dans les
canaux, où ils se mêlent à
la vase. Les chinamperos sillonnent
les canaux pour draguer le fond du lac, ils
épandent les sédiments et la
vase prélevée dans la lagune
pour en faire des parcelles rectangulaires
(chinampas, sortes de hortillonnages)
qui peuvent mesurer jusqu'à 200 mètres
de long. Le niveau du lac est régulé
par un barrage, de nombreuses écluses
et deux aqueducs. Un troisième aqueduc
fournit l’eau potable à la ville
à partir de la source de Chapultepec.
Plus les chinampas s’étendent,
plus la cité aztèque est florissante
[5]. Les excréments humains font partie
du mélange, ce mode d'agriculture sert
également de système de traitement
des déchets. Alors que l’on rejette
toujours les eaux usées dans les canaux
résiduels de Xochimilco, on ne relève
ni mauvaise odeur ni germes pathogènes
normalement associés aux déjections
humaines. On a découvert récemment
que la vase abrite une bactérie comparable
à celles que l'on trouve dans les sources
d'eaux chaudes qui en fait une excellente
"machine à compost [6]".
L'éruption du volcan Xitle avait arrosé
de débris le sol de toute la vallée
au début de l'ère chrétienne.
Il s’en était ensuivi une période
de mille ans où tous les lacs étaient
restés à sec, permettant la
prolifération de cette bactérie
thermophile.
Au XIVe siècle, les Aztèques
trouvent donc un site défensif entouré
d’une lagune qui se révèle
particulièrement fertile mais exposée
à de nombreux aléas (volcaniques,
sismiques, hydrologiques).
Il se situe en
bordure de l’axe Néovolcanique
Pacifique Transversal, au contact de trois
plaques tectoniques : Pacifique, Cocos et
Nord Américaine. Cet axe subit encore
de nombreuses tensions et le Popocatépetl,
volcan le plus récent (50 000 ans),
à moins de 70 km du centre ville, connaît
une reprise d’activité depuis
1994 (photo ci-contre).
La
"montagne qui fume", en
nahuatl, a retrouvé son filet
de fumée et après plusieurs
pluies de cendre, le volcan, entouré
de plus de 300 cônes, pourrait
de nouveau connaître une explosion
violente comme celle du Vésuve
(la dernière il y a 700 ans).
La zone de subduction au contact des
trois plaques, la Fosse d’Acapulco,
à 50 km de la côte pacifique
et 500 km de profondeur, est une importante
zone d’épicentres sismiques.
Les tensions qui font de la vallée
une zone de subsidence ont produit
des cassures qui pourraient engendrer
des tremblements d’origine terrestre,
encore plus puissants.
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La cuvette endoréique
(9 560 km²), plate sur près de 1 000
km² à 2 250 m d’altitude, est
rendue perméable par un ensemble de
vase, de laves et de cendres. Elle est entourée
de sommets volcaniques de plus de 5 000
m, couverts de névés et de glaciers.
Les fortes pentes et l’accélération
de l’érosion favorisent les mouvements
de masse et les glissements de terrain. Les
tensions continuent de s’exercer et
les chaînes volcaniques s’élèvent
de 4,5 à 6 cm par an. Du fait de l’ajustement
dynamique aux tensions, la cuvette est une
zone de subsidence qui s’enfonce de
plusieurs centimètres par an. Tous
les écoulements se déversent
vers la lagune de Texcoco, dont le niveau
monte lors des précipitations concentrées
en été. L’endoréisme
favorise les inondations chroniques.
Une artificialisation
des milieux ancienne qui accentue la vulnérabilité
Au XVIe siècle, les Espagnols
rompent l’équilibre écologique. Ils construisent leur capitale, Mexico,
sur les ruines de la capitale Aztèque.
Les conquérants ignorent le fonctionnement
des digues et craignent que les Indiens n’utilisent
contre eux leurs connaissances. Ils relient
la nouvelle ville coloniale à la terre
ferme en remplaçant les canaux par
des avenues, et assèchent progressivement
la lagune. Mais chaque année, les fortes
pluies d’été font monter
le niveau des lacs qui entourent la ville
et provoquent des inondations, qui mettent
parfois plus d’un an à se résorber,
comme en 1555. Au cours des siècles
suivants, de nombreux travaux de drainage
sont réalisés pour dériver
les eaux par gravité vers le nord,
à l’extérieur du bassin
endoréique. En 1967, une solution plus
radicale est mise en œuvre, le "drainage
profond", qui permet la vidange du lac
et l’évacuation de toutes les
eaux. Ces travaux ont accéléré
le processus de destruction de l’écosystème
lacustre fragile qui avait permis le maintien
de fortes densités de population. La
faune et la flore typique de la vallée
ont disparu et on n’a conservé
du vaste lac de Texcoco qu’un lac artificiel
de "régulation" et les chinampas de Xochimilco, classées au patrimoine
mondial de l’UNESCO. L’usage de
la charrue, la déforestation et l’exploitation
des versants ont provoqué une intense
érosion des sols, les sédiments
charriés par les eaux de ruissellement
ont accéléré le comblement
des lacs. La disparition des marécages
et des étendues lacustres a modifié
le climat du bassin endoréique sans
régler le lourd problème de
l’eau.
Le problème de l’eau
à Mexico est double, comme
le montre Alain Musset dans sa thèse
[7]. Il faut approvisionner la ville en eau
potable, mais aussi évacuer les eaux
usées et saumâtres en évitant
les infiltrations entre les deux réseaux,
même pendant la saison humide. Il s’agit
d’un "paradoxe hérité
de l’histoire" (Musset, 1989) :
il a fallu trois siècles de travaux pour
expulser l’eau que l’on fait venir
à grands frais des vallées environnantes.
L’alimentation en eau s’est d’abord
appuyée sur les sources et lacs d’eau
douce, puis sur le pompage des nappes phréatiques
à la fin du XIXe siècle (vapeur
puis électricité). La croissance
urbaine et l’augmentation des besoins
ont conduit à chercher l’eau
de plus en plus loin. Le dernier grand projet,
le "système de Lerma", apporte
20 m3/s, un tiers de besoins de l’agglomération,
mais il faut aller chercher l’eau à
plus de 150 km et lui faire remonter 1 200
m de dénivelé. La ville manque
souvent d’eau à la fin de la
saison sèche (avril-mai), avec un déficit
de l’ordre de 5 à 6 m³/s, et
continue à surexploiter les eaux superficielles,
avec les disparitions d’écosystèmes
que cela implique, ou à
solliciter les
aquifères profonds.
| En
centre ville, la surexploitation des
nappes crée des contractions
de terrain qui se traduisent
par des effondrements locaux. Le phénomène
est connu depuis 1925, il s’est
accéléré dans les
années 1950, jusqu’à
50 cm/an en moyenne. En 1954, le Palacio
de Bellas Artes s’est effondré
et son escalier d’entrée
a du être inversé. Depuis
les années 1980, les effondrements
locaux sont mieux contrôlés,
ils sont de l’ordre de 5 à
8 cm/an aujourd’hui. Mais
ils ont progressivement déplacé
le niveau de base vers le centre ville,
qui s’est enfoncé de plus
de 3 mètres sous le niveau de
l'ancien lac.
Ce phénomène
complique le drainage de la cuvette.
La croissance de la tâche urbaine
a conduit à l’incorporation
de zones peu perméables, à
l’imperméabilisation des
possibles exutoires et à un raccordement
aux réseaux toujours plus lent
et coûteux.
Actuellement, les pentes du réseau
de drainage (1 600 km²) ne permettent
plus l’évacuation d’eau
par gravité et le "drainage
profond" est en cours de redimensionnement.
Il est systématiquement bouché
en début de saison des pluies
par les trombes d’eau (7 à
10% des précipitations annuelles
en un orage en octobre) charriant boues
et détritus (érosion sur
les versants à nu et surtout
ordures). Le système est fragile
et parfois aberrant : la croissance
de la métropole nécessite
de trouver 20 m3/s de plus à
l’horizon 2010, en allant chercher
l’eau de plus en plus loin, et
en créant des conflits d’usage
avec les régions agricoles voisines,
alors que les pertes du réseau
sont chiffrées à 27 m³/s
(38% du volume distribué).
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Mexico
: aléas et effets de site
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Les activités
industrielles, les réservoirs d’hydrocarbures
(Azcapotzalco, Alvaro Obregon), les
15 décharges à ciel ouvert,
dont Santa Catalina entre l’aéroport
et la réserve de l’ancienne lagune,
sont d’importants vecteurs de pollution
des eaux. La consommation d’eau est
domestique à 90%, l’agriculture
et l’industrie utilisent les eaux résiduelles
traitées dans les 69 stations du DF
et les 22 de l’État de Mexico. La pollution
de l’eau est aggravée par les
pertes du réseau et la surexploitation
des nappes : les craquèlements engendrés
par les effondrements locaux font que l’eau
polluée de surface peut contaminer
les aquifères profonds. Pour éviter
la crise annuelle lors des étiages
d’avril-mai, les habitants installent
des réservoirs sur les toits pour stocker
l’eau, mais ils sont rarement nettoyés
et servent de refuge aux parasites intestinaux.
Depuis les années 1980, les teneurs
en polluants inorganiques ont diminuées
et restent en dessous des seuils autorisés.
Mais les teneurs en coliformes ont parfois
centuplés, avec l’apparition
de coliformes fécaux (plus d’un
par 100 mL), en particulier à Iztapalapa,
Xochimilco et dans le centre historique. Ce
paradoxe de l’eau est l’indice
du lien entre les dynamiques d’urbanisation
et le renforcement du risque, non seulement
au travers des aléas, mais aussi de
la vulnérabilité.
Les sédiments meubles de l’ancien
lac amplifient les ondes sismiques. La
croissance de la ville s’est essentiellement
faite sur le site de l’ancien lac de
Texcoco, il n’en reste aujourd’hui
que le lac artificiel Nabor Carillo (achevé
en 1982, 1 000 ha), la lagune intermittente
mitée par les activités agricoles,
et les canaux résiduels de Xochimilco.
Les argiles meubles qui ont rempli la cuvette
au quaternaire, 3 500 m de cendres et de laves
perméables et plus de 400 m d’alluvions
fluvio-lacustres, favorisent les croisements
horizontaux et verticaux des ondes. Le tremblement
de terre du 19 septembre 1985 (7h19) a surpris
par son ampleur (8,1 sur l’échelle
de Richter et encore 7,5 dans sa réplique
du lendemain), ainsi que parce que l’épicentre
était éloigné, au large
des côtes de l’océan Pacifique,
à 400 km de Mexico. Cette catastrophe
a sans doute causé le décès
de 10 à 30 000 personnes et 5 à
9 000 bâtiments ont été
endommagés, jusqu’à l’effondrement
dans 21% des cas. Les dégâts
se concentrent dans les quartiers centraux,
sur une superficie de 40 km² (4 % de l’espace
urbanisé en 1980). Plus de 100 000
logements sont détruits, surtout dans
les immeubles de plus de 6 étages.
Comme le précédent tremblement
de terre date de 1967, à une époque
où le centre ville comportait peu d’immeubles
élevés, la comparaison est difficile,
ce qui a alimenté une polémique.
La corrélation entre les dégâts
et les argiles meubles a montré le
rôle amplificateur des sédiments
que l’on retrouve sous le centre ville
et entre Nezahualcóyotl et Texcoco.
La croissance urbaine accélérée
et la pression foncière ont conduit
les fronts "informels" d’urbanisation
à s’étendre sur les pentes
des volcans et des sierras, comme à
Milpa Alta, pourtant classée zone protégée
en raison de pentes supérieures à
30%. Les défrichements et les constructions
ont accentué l’érosion,
pendant la saison des pluies, des glissements
de terrain de 5 à 20 tonnes se produisent
tous les ans dans les fortes pentes (Sierra
de Guadalajara, Sierra de Ajusco). Le Valle
de Mexico, malgré les avantages qu’il
a conféré, est à l’origine
de l’exposition complexe aux aléas
de la capitale du Mexique. Ces effets de site
ont joué en lien avec les dynamiques
d’urbanisation incontrôlées
qui ont à la fois renforcé la
vulnérabilité de la métropole,
et accentué l’exposition aux
aléas.
Une croissance incontrôlée
aggravant les situations à risque
La croissance urbaine incontrôlée conduit à exposer les populations les plus vulnérables. La polarisation sociale suit les contrastes topographiques et écologiques, entre le sud-ouest montagneux, forestier, peu pollué et varié et le nord-est monotone, plat et semi aride. Elle recouvre partiellement le clivage entre deux administrations, le DF et l'État de Mexico pour des raisons historiques et politiques au travers de la question foncière. La dualité se retrouve, qu'il s'agisse de qualité de l'air ou de distribution d'eau, avec d'un côté l'oasis de verdure des quartiers ouest et sud-ouest, même pendant la saison sèche, alors que les quartiers est et sud-est, sont exposés aux tourbillons de poussière et ne disposent souvent d'eau que grâce aux camions citernes ou à des puits pollués.
La métropole a dépassé les cadres administratifs, elle déborde depuis les années 1950 sur l'État de Mexico qui, depuis 1995, accueille plus de population que le DF. Le DF accueille la croissance industrielle jusque vers 1960, puis se spécialise dans les activités non polluantes et moins consommatrices d'espace. La proximité du pouvoir permet un contrôle de l'habitat plus fort qu'ailleurs. L'État de Mexico accueille ce que le DF ne peut ou ne veut plus recevoir, du fait d'une politique permissive, voire corrompue, qui rend les terrains bon marché. Mexico est une métropole bicéphale, toujours au bord de la faillite, qui vit sur les richesses de la nation. La gestion de cet ensemble urbain à cheval sur deux Etats est compliquée et les solutions coûtent cher : Mexico vit dans un provisoire qui s'éternise. Les recettes du DF et des mairies de l'État de Mexico ont fortement diminué suite à la crise de 1982 et au krach de 1994, avec une baisse d'environ 11% entre 1980 et 2000. Les dépenses ont été couvertes pendant cette période par l'endettement, mais le DF disposait de moyens nettement supérieurs et pouvait obtenir des financements directs sur le budget fédéral. Le DF dépense en moyenne 8 fois plus par habitant que les mairies de l'État de Mexico : la métropole bicéphale est aussi une ville duale.
Les tentatives de maîtrise de l'expansion urbaine ont eu des effets pervers. Au début des années 1950, les nouvelles extensions sont interdites dans le DF, les terrains périphériques subissent alors une forte pression, mais ils ne sont pas urbanisables. La moitié des terrains urbanisés échappait originellement à la propriété privée.
L'habitat informel s'est développé au contact entre le DF et l'État de Mexico, par une appropriation illégale, grâce à l'attitude permissive des autorités. Les plus pauvres et les nouveaux arrivants ont été contrains de s'installer là où le terrain est offert à un prix accessible ou est facilement appropriable. Par exemple, sur les terrains à nu de l'ancien lac de Texcoco, poussiéreux ou boueux selon les saisons. La ségrégation socio-spatiale est source de renforcement de la vulnérabilité, d'abord parce que les pauvres et les migrants sont confinés dans les zones les plus exposées et les plus dégradées, ensuite parce qu'ils habitent des quartiers très denses, avec un accès aux réseaux et aux services urbains limité, souvent à proximité des activités dangereuses.
L'étalement urbain fait émerger de nouveaux aléas, notamment le long des principaux axes autoroutiers où se sont développés de façon conjointe les industries et les quartiers informels des périphéries sous intégrées. C'est le long de l'autoroute vers Pachuca, au nord-est, que se concentrent les industries pétrochimiques et les conduites d'hydrocarbures, activités dangereuses qui jouxtent les quartiers autoconstruits d'Ecatepec. Les nouveaux arrivants, migrants et exclus, qui sont les populations les plus vulnérables, se concentrent à proximité des sources de danger.
Le 19 novembre 1984, la raffinerie de San Juan de Ixhuatepec a subi une explosion (bleve [8]) particulièrement meurtrière : lors du déchargement d'un camion citerne de GLP dans une conduite de Pétroleos Mexicanos (Pemex), une vanne explose à 5h 44, entraînant l'incendie de la conduite. Les pompiers et la sécurité civile, peu équipés et en sous effectifs, ne parviennent pas à maîtriser l'incendie qui entraîne des bleve sur deux ou trois sphères de butane de 900 m³. Ils se poursuivent pendant 1h30, s'étendant à 54 sphères et cylindres de stockage, pour un volume de butane et de propane estimé à plus de 11 000 m³. La raffinerie est entourée d'un quartier dense d'habitat informel, particulièrement vulnérable. Le bilan officiel fait état de 500 décès, près de 2 000 blessés et 1 200 disparus, mais ces chiffres ont été contestés par les opposants au Parti de la Révolution institutionnelle (PRI) [9]. Cette raffinerie a connu une nouvelle explosion le 11 novembre 1996.
Après cet accident, le gouverneur du DF décide de fermer la "raffinerie du 18 mars" d'Azcapotzalco en 1991. Cette raffinerie est un symbole de la nationalisation de 1938, mais elle a été rattrapée par la croissance urbaine et intégrée aux tissus urbains centraux. Malgré le projet de transformer le site en espace vert, ses terrains accueillent toujours un terminal d'hydrocarbure en exploitation, les nombreux gazoducs et oléoducs continuent à générer un risque important pour la population. La désindustrialisation du DF ne résout pas la situation, elle est liée à l'étalement urbain et la déconcentration industrielle qui aboutissent à étendre les espaces exposés et aggraver les problèmes de pollution.
De la "région
la plus transparente" à la smogopolis
L’agglomération ne bénéficie
plus de l’atmosphère pure et
limpide d’altitude : les vents dominants
soufflent du NNE, transportant les émissions
des zones industrielles (Azcapotzalco, Ecatepec)
vers les quartiers du SSO (Pedregal, San Angel,
Coyoacan). Mexico rejette chaque jour des
milliers de tonnes d’immondices qui
ne sont pas traités, mais en partie
incinérés et surtout déposés
dans des décharges à ciel ouvert,
des terrains vagues, des ruisseaux et sur
la voie publique où s’accumulent
des ordures qui ne sont presque jamais ramassées.
Les activités industrielles, ainsi
que le développement rapide de la motorisation
individuelle, ont contribué à
donner de Mexico une image de smogopolis.
La voiture individuelle représente
encore au moins 1/5e des déplacements,
en 2000, plus de 4,5 millions de véhicules
circulent dans l’aire métropolitaine,
dont 3,65 millions de voitures individuelles.
Mais les chiffres bruts, 0,2 voitures et 3,7
m² d’espace vert par personne en 2000,
sont trompeurs parce que les ménages
aisés disposent en moyenne de plus
de deux voitures, de façon à
pouvoir circuler tous les jours, et habitent
de préférence dans l’Ouest
de la métropole qui concentre les espaces
verts.
L’inversion
thermique
La
longue saison sèche aggrave
les problèmes de pollution
en favorisant la stagnation de l’air
sur la ville pendant la moitié
de l’année. Les six mois
sans pluie, de décembre à
mai, correspondent à une atmosphère
calme, mais aussi au dessèchement
des sols et aux tornades sèches
qui mettent facilement en mouvement
les particules. Du fait de l’altitude,
certains quartiers s’étendent
à plus de 2 800 m, il gèle
une dizaine de nuits entre décembre
et février. Le refroidissement
du sol provoque une inversion thermique
: une couche d’air froid stagnante
de quelques centaines de mètres
d’épaisseur accumule
les gaz, les fumées, les poussières
qui ne se dispersent partiellement
que lors du réchauffement du
milieu de la journée (pas tous
les jours). Dans la journée,
une brise de vallée déplace
l’air du NE vers le SO, elle
décape les sols nus de l’ancien
lac de Texcoco, principale source
de microparticules minérales,
essentiellement des silices, qui se
déposent dans les poumons.
Cette combinaison d’éléments
favorables à la concentration
de pollution atmosphérique
se réduit pendant la saison
des pluies : les températures
plus élevées ne favorisent
plus l’inversion thermique,
les orages presque quotidiens renouvellent
l’air, l’humidité
des sols et la croissance de la végétation
empêchent la formation de nuages
de poussière.
|
L'inversion
thermique exceptionnelle de l’hiver
1985-86, a favorisé une prise de conscience
et la mise en place de mesures d’urgence
contre la pollution atmosphérique.
La circulation alternée des voitures
est obligatoire depuis 1988 : le programme
"Hoy no circula" interdit
de circulation chaque voiture l’un des
5 jours ouvrables, selon la pastille
de couleur de la plaque d’immatriculation.
Une deuxième phase est prévue
en cas de pic de pollution, seule une voiture
sur deux est alors autorisée à
circuler (numéro pair/impair). De même,
seuls les taxis verts, au pot catalytique,
peuvent circuler toute la journée.
Les embouteillages n’ont pourtant pas
diminué, d’abord parce que les
déplacements sont reportés les
week end, lorsque tous les véhicules
peuvent circuler, ensuite, parce que les ménages
aisés disposent de plusieurs voitures,
de façon à pouvoir circuler
tous les jours.
Après les silices, le polluant le plus
inquiétant est l’ozone [10],
d’autant plus que les carburants qui
émettent moins de plomb et de souffre,
produits par Pemex à partir de 1986,
aboutissent à l’augmentation
des taux d’ozone.
Les émissions ont diminué au
cours des années 1990 : les mesures
prises après 1986 se sont fait sentir
avec un léger décalage, du fait
de l’inertie de la concentration des
polluants. Pour réduire les concentrations
de polluants, la construction de gigantesques
ventilateurs, brassant l’air verticalement,
avait été envisagée avant
la crise des années 1980. Actuellement,
la solution privilégiée est
la reconstitution d’espaces lacustres
artificiels et la poursuite de la reconquête
végétale des terrains à
nu, ce qui permettrait de modifier la circulation
de l’air, le climat urbain et de diminuer
les particules en suspension.
Conclusion
L’agglomération de Mexico illustre
la complexité du lien entre les dynamiques
d’urbanisation et la création
ou le renforcement du risque. Tout d’abord,
le site de Tenochtitlán est exposé
à de nombreux aléas et la croissance
urbaine finit par atteindre des espaces également
exposés, comme les fortes pentes volcaniques
au sud de l’agglomération. Ensuite,
la rupture de l’équilibre écologique
et l’artificialisation ancienne du Valle
de Mexico en ont accentué l’exposition
aux aléas, hydrologiques par exemple,
ou ont engendré de nouveaux aléas,
comme les effondrements locaux. Enfin, le
lien entre urbanisation et industrialisation
génère également de nouveaux
aléas et crée des situations
de risque, notamment du fait de la conjonction
entre activités dangereuses et habitat
informel le long des axes autoroutiers.
Le mode de croissance
de Mexico, sa
macrocéphalie qui renforce la concentration
des personnes, des investissements et des
biens dans un environnement fragile, exposé
à de nombreux aléas accentue
sa vulnérabilité. L’agglomération
accueille des population particulièrement
vulnérables, les nouveaux arrivants
pauvres et les exclus, qui s’installent
dans les quartiers informels, denses, sous
intégrés, deviennent captifs
des espaces les plus exposés et les
plus dégradés.
Il ne faut cependant pas rester prisonnier des images négatives
du Mexico des années 1980. Elles ont
permis la prise de conscience débouchant
sur des politiques de gestion qui se sont
révélées en partie efficaces.
Depuis 1997, les citoyens du DF élisent
un gouvernement local. Les premières
élections ont vu la victoire du Parti
de la Révolution Démocratique
(PRD) mené par Cuauhtémoc Cárdenas.
LE PRD est un parti concurrent à la
fois du PRI [9], qui dirige encore l'État de Mexico, et du Parti d'alliance nationale
(PAN) de Vicente Fox actuellement président
de la République. Les nouveaux gouvernants
du DF, actuellement Alejandro Encinas Rodríguez,
élu en 2005, se sont attaqués aux problèmes
structurels de l’agglomération :
la corruption, la maîtrise de l’urbanisation,
la préservation de l’environnement
et l’amélioration de la qualité
de vie, la pollution et les transports. Si
l’agglomération n’a pas
surmonté tout ses problèmes,
ils paraissent moins démesurés
qu’il y a vingt ans, Mexico est devenue
"une ville plus humaine" (F. Thomas,
1999).
Notes
[1] Alfonso Reyes, 1917, Vision de Anahuac,
Carlos Fuentes a repris cette citation pour
le titre de son premier roman (1959), traduit
en 1982 chez Gallimard, La plus limpide région.
[2] Institut National de Statistiques, Géographie
et Informatique, www.inegi.gob.mx
[3] Monnet J. - La Ville et son double - Paris, Nathan, coll. "Essais et recherches", 224 p. - 1993
[4] La légende raconte que le dieu
Huitzilopochtli donna l’ordre aux Aztèques
de s’installer là où ils
verraient un aigle dévorer un serpent
perché sur un cactus, il figure sur
le drapeau mexicain.
[5] Hernan Cortés compte 60 000 maisons
concentrées sur 15 km² en août
1521 (Cartas de relacion, 1524)
[6] "Le secret de la fertilité
des sols chez les Aztèques enfin découvert", Courrier International, 13 mai 2004
[7] Musset A. - De l’eau vive à
l’eau morte. Enjeux techniques et culturels
dans la Vallée de México (XVIe-XIXe
siècles) - Paris, Éditions Recherche
sur les Civilisations, 414 p. (thèse
de doctorat, soutenue en 1989 à l’EHESS) - 1991
[8] Boiling Liquid Expanding Vapour Explosion
(bleve) : explosion d’une sphère
de stockage de gaz liquéfié
par réchauffement brutal (incendie
extérieur), la surpression fait exploser
la sphère et vaporise le gaz hors du
confinement, formant un nuage sous pression
qui s’allume sous la forme d’une
gigantesque boule de feu.
[9] Le Parti de la Révolution institutionnelle,
PRI, devient parti unique dans les années
1920 après la Révolution mexicaine
et gouverne autoritairement le pays jusqu’en
1990. Le DF est administré par un gouverneur
nommé par le Président de la
République jusqu’aux premières
élections, en 1997.
[10] La chaleur de moteurs à combustion
conduit l’oxygène et l’azote
de l’air a former des oxydes d’azote
(NOx) qui avec les hydrocarbures émis
dans l’atmosphère produisent
par photosynthèse de l’ozone
(O3), en cas de forte insolation (milieu de
la journée, temps clair, altitude).
Bibliographie
sommaire
- Bataillon Cl. - "La
pollution atmosphérique urbaine : le
cas de Mexico" - La Documentation française
- Problèmes d’Amérique
latine, n° 14, pp. 235-242 - juillet-sept.
1994
- Garza Salinas M. - Los
desastres en Mexico - Mexico, UNAM, 287 p.
- 2001
- Garza G. (coord) - La Ciudad de Mexico
en el fin del segundo Milenio - Mexico,
Colegio de Mexico GDF, 768 p. - 2000
- Mitchell J. K. (coord) - Crucibles of
hazard : mega cities and disasters in transition
- Tokyo, United Nation University Press, 418
p. - 1999
- Monnet J. - La ville
et son double - Paris, Nathan, coll. "Essais et recherches", 224 p. - 1993
- Musset A. - De l’eau vive à
l’eau morte. Enjeux techniques et culturels
dans la Vallée de México (XVIe-XIXe
siècles) - Paris, Éditions Recherche
sur les Civilisations, 414 p. - 1991
- Tomas F. et Terrazas
O. - "Mexico : une ville plus
humaine en cette fin de siècle",
RG Lyon, n°4, pp. 341-353 - 1999
- Tomas F. et Vanneph
A., - "Séisme et stratégies
socio-spatiales à Mexico" - Mappemonde,
Montpellier, Reclus, n° 4, pp. 18-21 -
1988
- Velazquez D. R. - "Vulnerabilidad y
riesgo en el DF" - Ciudades,
n°38, avril-juin 1998, Mexico, Pebla RNIU,
pp. 31-37 - 1998
Samuel
Rufat, agrégé de Géographie, laboratoire Géophile à l'ENS LSH
Pour Géoconfluences le 24 mars 2006
Des
ressources en ligne pour aller plus loin,
une sélection
- Programmes de recherche de l'IRD
au Mexique :
www.mx.ird.fr/imprimer_article_programmes_regionaux.php3?id_article=1497&id_rubrique=451
- Système de monitoring atmosphérique
de la ville de Mexico (Sistema de Monitoreo
Atmosférico en la Ciudad de México)
:
www.sma.df.gob.mx/simat/#
- Ressources en imagerie satellitale (NASA / GSFC, UFGS, SVS) :
> A Hazy Day in Mexico City : http://visibleearth.nasa.gov/view_rec.php?id=3419
>
http://rst.gsfc.nasa.gov/Sect6/Sect6_11.html Remote sensing tutorial :
http://rst.gsfc.nasa.gov
> Scientific
Visualization Studio - NASA/Goddard Space Flight Center :
http://svs.gsfc.nasa.gov/search/Keyword/MexicoCity.html
> Mexico City, (high vertical exaggeration) :
http://svs.gsfc.nasa.gov/vis/a000000/a000300/a000324/index.html
>
http://landsat7.usgs.gov/gallery/detail/348
- Métropoles en mutation, édité
par le CNDP : la visite de 21 métropoles
mondiales, dont celle de Mexico :
www.cndp.fr/hist-geo/dvdvilles/presentation.htm
Première
mise en ligne le 5 avril
2006

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à jour : 5-04-2006

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