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La France : des territoires en mutation

Montréal-Mirabel, l'échec d'un aéroport

Publié le 08/02/2013

Issue d'un projet de développement aéroportuaire de la région de Montréal par le gouvernement fédéral, la construction de l'aéroport international de Mirabel est décidée en 1969 pour délester des vols internationaux l'aéroport existant de Dorval, trop petit et rattrapé par l'urbanisation. Le Premier Ministre canadien, Pierre Eliott-Trudeau procède alors à l'expropriation à bas prix d'un vaste territoire agricole de 40 000 ha, situé à 40 km au nord de Montréal, suscitant le mécontentement de 12 000 personnes, la plupart agriculteurs, qui organisent une résistance à partir de 1972. L'aéroport est inauguré en 1975, à temps pour les Jeux Olympiques de 1976. Mirabel échoue rapidement à remplir les objectifs ambitieux du projet (plus grand aéroport du monde, gateway de l'Amérique du Nord, 60 millions de passagers en 2020), à la fois en raison des chocs pétroliers, de la concurrence de Toronto, et de la non-réalisation de la desserte autoroutière et ferroviaire par le gouvernement provincial du Québec, ce qui complique les correspondances avec Dorval. A partir de 1981, 9/10 des terrains acquis sont rétrocédés. Le dernier vol de passagers a lieu le 30 octobre 2004, ne laissant plus que le fret à Mirabel. Dorval, renommé Montréal-Trudeau en 2003 à la suite d'aménagements, est redevenu le seul aéroport international de passagers de Montréal. Mirabel fait aujourd'hui figure d'aéroport « fantôme ».

Sources :

 

Marie-Christine Doceul,

pour Géoconfluences, le 25 janvier 2013

 

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