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Veille de l'actualité scientifique et technologique internationale
Cette rubrique est conçue à partir d'une sélection des BE (Bulletins Electroniques) publiés sur www.bulletins-electroniques.com rédigés par les Services pour la science et la technologie des Ambassades de France et diffusés par l'ADIT.
Les BE sont des publications d'information sur les avancées technologiques et scientifiques dans le monde. Ils sont le fruit du partenariat entre l'ADIT et le Ministère des Affaires étrangères français, via les Services pour la Science et la Technologie des Ambassades de France à l'étranger : pour en savoir plus consultez www.bulletins-electroniques.com et www.adit.fr
Nous avons retenu les thématiques du développement durable ou qui lui sont liées (énergie, environnement, transports, agronomie). Cette présentation sera régulièrement actualisée selon le principe d'archives glissantes, sur un pas de temps de deux à trois mois environ.
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En archives : novembre et décembre 2009
Europe et Proche-Orient
Danemark, 24 novembre 2009
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Inauguration du plus grand parc éolien au monde au Danemark
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61325.htm
Dong Energy, l'opérateur énergétique danois, a inauguré le 17 septembre dernier son nouveau parc éolien offshore en Mer du Nord. Il est appelé Horns Rev 2. Ce nouveau parc constitué de 91 turbines d'une capacité totale de 209 MW est à ce jour le plus grand parc éolien au monde.
Horns Rev 2 s'étend sur près de 32 km2 à 30km au large de Blaavandshuk, une municipalité du sud-ouest du Jutland, et pourra produire l'électricité correspondant à la consommation annuelle de 200.000 foyers. Le site d'installation avait été choisi en raison des conditions de vent très favorables combinées à une profondeur des eaux raisonnable (entre 9 et 17 mètres). La construction a commencé en mai 2008 et a employé plus de 600 personnes.
Illustration 1 disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/61325.htm
Le parc de Horns Rev 2 se distingue des autres parcs à plus d'un titre. D'une part, la distance qui le sépare des côtes danoises est la plus éloignée au monde pour un parc offshore, impliquant pour les constructeurs de nouveaux défis techniques liés au transport et au montage des différents éléments des éoliennes. D'autre part, la Mer du Nord est connue pour ses conditions climatiques extrêmes nécessitant des mesures de sécurité particulières. Enfin, il s'agit du premier parc éolien offshore, dont le contrôle et la maintenance seront en partie assurés depuis une plateforme habitable de façon à limiter les temps de transport et d'intervention du personnel.
Une vidéo retraçant l'histoire de ce parc est disponible sur le site internet de Dong Energy [1].
Quelques images de Horns Rev 2 :
Illustration 2 disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/61325.htm
Illustration 3 disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/61325.htm
Pour en savoir plus, contacts :
- A propos du projet : Project Manager Henrik Mørup Lehman - Tél : +45 99 55 75 73
- A propos du site d'Esbjerg : Erection Manager Allan Due Overbeck - Tél : +45 99 55 84 24
- Pour d'autres informations : Jeanette Fink Vang Jensen - Tél : +45 99 55 59 55
- Press release : DONG Energy, Media Relations - Tél : +45 99 55 95 52
Source :
[1] www.dongenergy.dk
Rédacteur :
Simone Paul-Collinet, chargée de mission scientifique et universitaire, simone.paul-collinet@ambafrance-dk.org
Origine : BE Danemark numéro 24 (24/11/2009) - Ambassade de France au Danemark / ADIT
Danemark, 24 novembre 2009
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Le dossier du mois :
Samsø, l'île de l'énergie renouvelable
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61337.htm
Samsø est une île danoise de 114 km2, peuplée d'environ 4.100 habitants permanents et située à l'est du Jutland, dans la mer de Kattegat. L'île, connue pour son agriculture, notamment ses pommes de terre et ses fraises, a la particularité d'être une communauté autosuffisante en électricité renouvelable.
Illustration 1 disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/61337.htm
En 1997, Samsø fut surnommée la première île de l'énergie renouvelable du Danemark, du fait de ses ambitions de devenir énergétiquement indépendante avant 2008. Ainsi, les habitants de Samsø se chauffent grâce à un système de chaufferie centrale avec des végétaux brûlés, et utilisent des biocarburants pour leurs véhicules.
Aujourd'hui, 100% de l'électricité provient de l'énergie éolienne et 75% de l'eau chaude et du chauffage proviennent de l'énergie solaire et des biomasses. Une académie de l'énergie et un musée démontrant les techniques solaires, de récupération d'eau de pluie... existent également sur l'île, rassemblant les dernières connaissances sur les technologies des énergies renouvelables, et leur implémentation réussie avec des expositions et ateliers éducatifs permanents très prisés des touristes.
Samsø est accessible en ferry depuis Kalundborg.
Illustration 2 disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/61337.htm
Illustration 3 disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/61337.htm
Pour en savoir plus, contacts :
- Dossier en français : www.apere.org/manager/docnum/doc/doc209_0203-samso_independante.pdf
- Site officiel : www.energiakademiet.dk/front_uk.asp?id=152
- Samsø Energy Academy, Strandengen 1, 8305 Samsø- Tél : (+45) 87 92 1011, Fax: (+45) 87 92 1070 - Email : info@energiakademiet.dk
- Søren Hermansen - Tél : (+45) 87 92 10 11, Mobile : (+45) 21 64 43 91 - Email: msh@energiakademiet.dk
- Jeper Kjems - Mob (+45) 61 33 10 33 - Email : jk@energiakademiet.dk
Source : www.energiakademiet.dk
Rédacteur :
Jean-Baptiste Paquel, Chargé de mission COP 15,
jean-baptiste.paquel@ambafrance-dk.org,
Simone Paul-Collinet, chargée de mission scientifique et universitaire,
simone.paul-collinet@ambafrance-dk.org
Origine : BE Danemark numéro 24 (24/11/2009) - Ambassade de France au Danemark / ADIT
Espagne, 3 décembre 2009
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L'éolien en Espagne, ce n'est pas du vent - www.bulletins-electroniques.com/actualites/61403.htm
Le week-end du 7-8 novembre dernier, 44 provinces espagnoles - les équivalents des départements français - étaient en alerte météo, du fait d'une vague de froid et des forts vents attendus. Et les vents ont été au rendez-vous sur les côtes nord et en Méditerranée, pour le pire (routes coupées, ports ou aéroports fermés....) mais aussi pour le meilleur : le dimanche 8, entre 3h20 et 8h40 du matin, plus de 50% de l'électricité produite en Espagne ont été générés par les éoliennes, avec une pointe à 52,4%. En termes absolus, ce ne sont pas moins de 11,5 GW (65% de la puissance installée) qui ont été produits à 14h30, autre record.
Avec autant d'électricité tout d'un coup disponible, une partie a servi à pomper l'eau pour la remonter dans les barrages réversibles (6,3% des 52,4% du pic) et une autre partie a été exportée (7,7%) : le réseau électrique espagnol, géré par Red Eléctrica Española (REE), dispose maintenant d'un savoir-faire unique dans la gestion de l'absorption de l'électricité éolienne, un savoir-faire souvent présenté comme modèle. A cet égard, un responsable américain visitant le centre de contrôle de REE en octobre dernier n'avait pas hésité à déclarer : "Quand on regarde l'Espagne et son système électrique, on voit le futur", un véritable slogan publicitaire...
Au-delà de l'anecdote du record, l'Espagne a su développer des capacités de production électrique éolienne performantes on vient de l'évoquer, mais aussi importantes : la puissance installée est passée progressivement de 1.585 MW en 1999 à 17.700 MW dix ans plus tard. Et pour dans dix ans, l'Asociación Empresarial Eólica n'hésite pas, quant à elle, à tabler sur 40.000 MW. Elle avertit tout de même : l'absorption de l'électricité ainsi produite nécessitera plus d'interconnexion avec la France (actuellement, les capacités d'import/export plafonnent à 3% de la demande maximale espagnole) et davantage de capacités de pompage des barrages réversibles.
En attendant 2020, signalons que le ministère de l'industrie vient de fixer les puissances à installer pour les trois années à venir, au grand soulagement des industriels du secteur qui ont craint un temps que pour cause de crise, aucune autorisation ne soit donnée, les primes octroyées ayant bien sûr un coût tout sauf négligeable. On aura donc 1.855 MW pour 2010 et 1.700 MW pour 2011 et 2012.
L'année n'est pas encore finie, mais REE anticipe une part de production éolienne de l'ordre de 13% pour 2009 (10,4% en 2008), 9 à 10% produits par ailleurs par l'hydraulique (7,0% en 2008) et 2,5% par le solaire, soit au total, un quart d'électricité renouvelable, un pas de plus dans la direction des 40% d'électricité renouvelable fixés par l'Union Européenne pour 2020.
Source :
El Pais, www.elpais.com , 9 et 14 novembre 2009
Rédacteur :
Guy Molénat, attaché scientifique, service.scientifique@sst-bcn.com
Origine : BE Espagne numéro 88 (3/12/2009) - Ambassade de France en Espagne / ADIT
Italie, 10 décembre 2009
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Spécial algues vertes en Italie - Présentation générale (partie 1/5)
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61515.htm
L'Italie ne connaît pas, en tout cas pas à une échelle comparable à la France, de problème important d'infestation d'algues vertes sur ses côtes. Au cours des dernières années, Caulerpa Taxifolia a colonisé de nombreuses zones de la Méditerranée, mais le phénomène est de moindre ampleur par rapport à la France et à l'Espagne, et les méthodes d'éradications (arrachage, traitement au cuivre, lutte biologique...) ont donc pris une ampleur bien plus limitée qu'en France.
Historiquement cependant, de tels problèmes ont existé notamment au Nord de la mer Adriatique, dans la région Vénétie. Durant les années, 80 la lagune de Venise était infestée et encore aujourd'hui la baie de Goro, près de l'embouchure du Pô, subit la présence d'Ulva rigida. Les autorités ont d'ailleurs utilisé divers moyens pour s'en débarrasser
Toutefois les côtes italiennes ont récemment été le théâtre d'invasions par des algues unicellulaires (Ostreopsis ovata). Et il peut être intéressant de noter un projet novateur de production d'énergie à partir d'algues diatomées en Vénétie, dès l'an prochain.
A lire également :
Partie 2 - Le cas historique de la baie de Venise -
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61516.htm
Partie 3 - Une infestation récente dans la baie de Goro -
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61517.htm
Partie 4 - La production d'énergie par les algues en Vénétie
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61518.htm
Partie 5 - Ostreopsis Ovata : une algue mono-cellulaire toxique en Ligurie
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61519.htm
Rédacteur :
Hubert Heidsieck - hubert.heidsieck@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Italie numéro 77 (10/12/2009) - Ambassade de France en Italie / ADIT
Italie, 9 novembre 2009
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Paquet climat : le Piémont prend de l'avance
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61161.htm
Le Piémont est la première région italienne à adopter un plan énergétique important, visant à répondre aux objectifs fixés par le plan Energie-Climat de la Commission Européenne. C'est un projet très ambitieux qui est ainsi mis en place, et qui entraînera des investissements conséquents jusqu'en 2020.
Dans le paquet Energie-Climat, adopté en décembre 2008 par le conseil européen, l'Union Européenne s'engage d'ici à 2020 à remplir trois objectifs : améliorer l'efficacité énergétique de 20%, porter à 20% la part de renouvelable dans la consommation finale d'énergie et réduire de 20% les émissions de CO2 par rapport à leur niveau de 1990. Pour ce faire, la région Piémont, qui avait déjà prévu un investissement de 150 millions d'euro dans les énergies renouvelables de 2007 à 2013, a validé son projet pour 2020. Il est ainsi prévu de poursuivre l'effort de deux manières : en luttant pour les économies d'énergie, chez les particuliers comme pour les entreprises, et en accélérant encore la production régionale d'énergie propre.
Les prévisions chiffrées sont impressionantes : la région doublerait sa production d'énergie par l'hydroelectricité (déjà très présente dans cette région) et par la production de biomasse. Le géothermisme fournirait 600 mégawatts contre 4 aujourd'hui, et l'on prévoit de décupler la production d'énergie solaire photovoltaique et thermique. Enfin, la région multipliera les parcs d'éoliennes pour passer la production d'énergie éolienne de 15 à 260 mégawatts.
La rapidité de la réaction du Piémont et l'ampleur des projets mis en jeu, confirment une fois encore l'importance que cette région industrielle porte au développement énergétique durable (la région est déjà le siège d'un important parc scientifique -envipark- axé sur l'environnement).
Pour en savoir plus, contacts :
- Le paquet climat expliqué : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/rMZZU
- Le parc technologique piémontais envipark : www.envipark.com
Source : Article de la Stampa (en italien) : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/r102b
Rédacteur : Hubert Heidsieck - hubert.heidsieck@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Italie numéro 76 (9/11/2009) - Ambassade de France en Italie / ADIT
Italie, 9 novembre 2009
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Le plus grand parc solaire méditerranéen sera Italo-jordanien
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61162.htm
Le plus grand parc solaire photovoltaïque de la Méditerranée se situera dans le sud de la Jordanie et s'appellera Shams Ma'an. Il s'étendra sur 2km2 et, grâce à 360.000 panneaux solaires, produira 168.100 MW d'énergie propre, soit une quantité pouvant répondre aux besoins en énergie d'environ 60.000 familles.
Le projet naît d'un partenariat entre l'italien Solar Ventures et les sociétés jordaniennes Kawar Energy et First International for Investment and Trade. Il a été formalisé à Milan, le 8 octobre dernier, à l'occasion de la visite officielle en Italie du roi Abdullah II, à travers un accord concernant l'acquisition du terrain et la construction de la centrale. Le parc sera construit à la hauteur de la ville de Ma'an et alimentera en premier lieu l'aire industrielle adjacente. Il s'agit d'une zone parfaite selon Sauro Mostarda, responsable du projet pour Solar Ventures : "[la zone] est ensoleillée et sèche, mais contrairement aux régions désertiques, il n'y a pas de sable, qui raye les modules".
Les premiers 10 MWp (Mégawatt pointe, qui indiquent la puissance nominale d'une centrale) seront construits d'ici fin 2010, pour arriver à 100 MWp en 2012, même si en principe, l'aire à disposition permettrait de s'étendre jusqu'à 200 MWp.
"En réalité, le projet global pour cette zone [en Jordanie] va bien au-delà de la seule énergie solaire. C'est une opération de développement local qui incluera un pôle technologique et une aire résidentielle", explique M. Mostarda. A l'occasion de la signature de l'accord, le roi de Jordanie a annoncé avec anticipation l'adoption d'une loi, d'ici la fin de l'année, pour encourager le développement des énergies renouvelables, notamment solaire et éolienne, sur lesquelles commence à miser le pays afin de renforcer son indépendance énergétique.
Pour en savoir plus, contacts : Sauro MOSTARDA, responsable du projet Solar Ventures - Email : saumosta@tin.it
Source :"Sarà italo-giordano il maggiore parco solare mediterraneo", Carola Frediani - Email : freddy@totem.to , Il Corriere della Sera, 23 octobre 2009
Rédacteur : Sonia GRIGT - sonia.grigt@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Italie numéro 76 (9/11/2009) - Ambassade de France en Italie / ADIT
France, 2 novembre 2009
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Valorisation des déchets biodégradables : un logiciel pour évaluer les coûts
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61036.htm
Si la valorisation des déchets biodégradables semble avoir le vent en poupe, soutenue qu'elle est par les pouvoirs publics, reste à savoir pour les collectivités comment faire les bons choix d'investissement parmi les différentes solutions qui leur sont proposées. C'est dans ce contexte que le Cemagref a créé, en partenariat avec Veolia Propreté, ECOBIO. Logiciel d'évaluation des coûts de production liés à la valorisation des déchets biodégradables (biodéchets, déchets verts, ordures ménagères résiduelles), cet outil économique permet de comparer les choix techniques entre eux, ceci à différentes échelles, à savoir celle de l'équipement utilisé, du traitement choisi et du mode de collecte adopté sur le territoire.
L'autre intérêt d'ECOBIO réside dans la possibilité de construire différents schémas de gestion des déchets biodégradables, en fonction des situations locales (collecte des biodéchets, possibilité de valorisation du compost et du biogaz) et de simuler les investissements et les coûts de fonctionnement associés. Souple, adaptable et pouvant être actualisé, ECOBIO est également susceptible d'évoluer en fonction des données et des contextes territoriaux. Fondé pour l'heure sur l'évaluation technique et économique de la filière, il pourrait aussi constituer le support à une évaluation environnementale, sous réserve de déterminer et d'intégrer les coûts des impacts et des bénéfices environnementaux sur le long terme.
Pour en savoir plus, contacts :
Cemagref / Rennes :
- André Le Bozec : tél. +33 (0)2 23 48 21 38 - email : andre.le-bozec@cemagref.fr
- Marie-Emilie Mollaret : tél. +33 (0)2 23 48 21 11 - email : m-emilie.mollaret@cemagref.fr
Rédacteur :
ADIT - Jean-François Desessard - email : jfd@adit.fr
Origine : BE France numéro 234 (2/11/2009) - ADIT / ADIT
Royaume-Uni, 25 novembre 2009
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La lutte contre le changement climatique au Royaume-Uni
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61342.htm
Le changement climatique et ses impacts potentiels sont maintenant bien reconnus par les grandes puissances mondiales, mais leurs organes économiques, sociaux et politiques ont été lents à réagir. Il y a donc un besoin clair et urgent que celles-ci accélèrent et unifient leurs efforts visant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à adapter le comportement de leur population au changement climatique.
Le Royaume-Uni est devenu, le 26 novembre 2008, le premier pays au monde à s'être doté d'une loi pour lutter contre le changement climatique, le "Climate change Act 2008". L'objectif du pays est clair : réduire de 80% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 par rapport à 1990. Déjà en octobre 2008, le gouvernement britannique annonçait la création du ministère de l'énergie et du changement climatique (DECC : Department of Energy and Climate Change). Autre fait important, l'inauguration du CCCEP (Centre for Climate Change Economics and Policy) le 27 janvier 2009 par le célèbre économiste Lord Stern de Brentford. Ce laboratoire de recherche aura pour objectifs de faire progresser les initiatives publiques et privées en matière de lutte contre le changement climatique et d'améliorer la base de données et d'outils stratégiques de mise en oeuvre à la disposition des décideurs.
Ces différentes mesures de nature politique, économique et scientifique prises par le Royaume-Uni, montrent à quel point ce pays s'est engagé, via une approche multidisciplinaire, dans la bataille contre le changement climatique.
Auteurs : HAUSTANT Mickaël - TISSOT Léo
Ambassade de France au Royaume-Uni - 23 pages - 1/10/2009
Téléchargez gratuitement ce rapport au format pdf :
www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_070.htm
Pour en savoir plus, contacts : www.bulletins-electroniques.com
Origine : BE Royaume-Uni numéro 100 (25/11/2009) - Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT
Russie, 21 décembre 2009
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L'Oural : un grand fleuve malade mais guérissable
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61711.htm
En visite dans la région de l'Oural, le président Medvedev a déploré le "triste spectacle" donné par le fleuve Oural. Ce grand fleuve d'Europe orientale [1] est à la fois victime d'une forte pollution et menacé d'assèchement. Les scientifiques mettent en garde contre un changement du régime hydrologique du fleuve, dont le déficit annuel en eau atteint 4,7 millions de mètres cubes. Le lit de ce fleuve s'envase progressivement, tandis que ses berges sont en train d'être détruites. La végétation qui prospérait grâce aux crues de printemps se dégrade, la biodiversité est en recul.
Selon Alexandre Tchibilev, directeur de l'Institut des steppes de l'Académie des sciences russe, si des mesures ne sont pas prises, l'Oural va se trouver asséché à mi-parcours. Pour lui, si tous les utilisateurs, en Russie comme au Kazakhstan, "ne se servent de ce fleuve qu'à partir de leurs intérêts locaux, l'Oural cessera de se jeter dans la Caspienne, de la même manière que le fleuve Elba ne se jette plus dans cette mer depuis 1939."
Les chercheurs relèvent qu'à côté des modifications écologiques, objectives, le bassin de l'Oural a subi l'influence de l'homme. L'écosystème de l'Oural est perturbé par la construction de barrages de toutes sortes. Le problème de la préservation des zones inondées au printemps se pose. Les massifs forestiers sont victimes de l'irrégularité des arrivées d'eau, même en période d'inondations. Selon les chiffres d'Alexandre Tchibilev, sur l'ensemble du cours de l'Oural sont installés 4 gros réservoirs, 80 gros noeuds hydrauliques, auxquels il convient d'ajouter quelque 3.100 barrages de terre, édifiés de manière anarchique sur tous les petits cours d'eau, ce qui cause un gros préjudice au bassin du fleuve.
Selon Alexandre Tchibilev, pour sauver l'Oural, il est indispensable d'exécuter des travaux d'approfondissement du lit dans le delta du fleuve et, lors des crues de printemps, de libérer les eaux du réservoir d'Iriklinskoïé, situé dans la région d'Orenbourg. "Durant la période des eaux abondantes résultant de la fonte des neiges, l'Oural se nettoie remarquablement, sans intervention humaine, des pollutions technogènes et anthropogènes. Mais ces dernières années, les crues de printemps ont été peu importantes, ce qui fait que l'équilibre écologique s'est trouvé perturbé." La solution du problème de l'Oural, souligne Sergueï Gorchenine, se situe au niveau interétatique, car "il faut agir au niveau adéquat, en mettant en oeuvre les ressources de toutes les parties intéressées."
[1] Long de 2.428 km (dont 1.164 dans la région d'Orenbourg), le fleuve Oural, qui coule en Europe orientale, est le troisième plus long fleuve d'Europe, après la Volga et le Danube. Son débit le place parmi les 30 premiers cours d'eau européens. L'Oural est le seul grand fleuve du versant "sud" du continent ayant un cours moyen et inférieur non régulés. Il traverse le territoire de trois entités de la Fédération de Russie (régions d'Orenbourg et Tcheliabinsk, république du Bachkortostan) et de trois régions du Kazakhstan.
Pour en savoir plus, contacts :
Alexandre Tchibilev, Institut des steppes, 11 rue Pionierskaya, 460000, Orenbourg - Téléphone: 007 353 277-44-32 - E-mail: orensteppe@mail.ru
Source : Ria-Novosti - 6/10/09
Rédacteur : Nicolas Quenez
Origine : BE Russie numéro 26 (21/12/2009) - Ambassade de France en Russie / ADIT
Slovaquie, 4 novembre 2009
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Une bio-usine de compostage des déchets à Kosice
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61123.htm
La première pierre de la bio-usine de compostage des déchets qui se situera dans la ville de Kosice (Est de la Slovaquie) a été posée. La construction devrait être achevée d'ici la fin de 2010. Ce centre de compostage installé sur une zone de 19.000 m2 sera composé d'une surface de manipulation pour le tri et le traitement des déchets, d'un réservoir de sédimentation des eaux usées et d'une salle des machines et d'exploitation.
Le centre sera géré par SMZ [1], société d'entretien des espaces verts de la Ville. Dans ce centre, seront retraités les déchets biologiquement dégradables des jardins, parcs et cimetières ainsi que les déchets des restaurants avec une capacité annuelle d'environ 12.000 tonnes. Le composte produit sera utilisé par SMZ comme engrais pour l'entretien et l'aménagement des parcs de la ville. Une partie de la production sera commercialisée.
Le projet bénéficie d'une contribution financière de 3, 774 millions d'euros provenant de Fonds structurels de l'UE dans le cadre du Programme sur l'environnement opérationnel dont l'axe prioritaire est la gestion des déchets. La participation de la ville sera de plus de 800.000 euros.
Pour en savoir plus, contacts : [1] www.smsz.sk (langue : slovaque et allemand)
Source : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/D6R16
Rédacteur : William DELABY : william.delaby@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Slovaquie numéro 11 (4/11/2009) - Ambassade de France en Slovaquie / ADIT
Suède, 18 novembre 2009
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Le succès des bioénergies dans les pays nordiques
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61259.htm
Les pays nordiques affichent des objectifs environnementaux ambitieux dans le domaine de la production d'énergie par rapport à de nombreux pays y compris leurs voisins européens. C'est en grande partie parce qu'ils ont développé l'utilisation des bioénergies pour se passer des énergies fossiles dès les années 80 après le choc pétrolier des années 70. La mission scientifique de l'ambassade de France en Suède et la délégation régionale du CEA viennent de mettre en ligne sur le site de l'ADIT un rapport qui s'attache à dresser un bilan sur l'expertise et les pratiques dans les pays nordiques (Danemark, Finlande, Norvège et Suède). S'il ne prétend pas à l'exhaustivité, il permet d'identifier un certain nombre de bonnes pratiques pour les opérateurs français, qu'il s'agisse du CEA, de l'ADEME, de l'IFP, etc.
Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/61259.htm
Le terme "bioénergies" recouvre en fait une large gamme d'utilisations de la biomasse, allant de la forme simple et traditionnelle du bois de chauffage jusqu'à des procédés modernes mettant en oeuvre des technologies de pointe comme les lits fluidisés, la gazéification ou la fermentation. Dans les deux cas, les pays nordiques, en particulier la Suède et la Finlande avec leurs ressources forestières importantes, sont pionniers par rapport aux autres pays européens. La ressource en biomasse, issue principalement des forêts, est collectée et exploitée de façon très efficace dans les pays nordiques grâce à la valorisation énergétique de nombreuses formes de déchets et résidus des industries forestière et papetière. L'utilisation de systèmes à cycle combiné, permettant d'approvisionner le chauffage urbain ou industriel et de produire de l'électricité lorsque les besoins en chauffage sont réduits, constitue un point fort de l'industrie qui s'est développée de manière significative. La première partie de ce rapport s'attache à dresser un aperçu de la situation actuelle dans l'utilisation de la biomasse à des fins énergétiques mais aussi à présenter les incitations voulues par les gouvernements comme la fiscalité verte ou la taxe carbone mise en place dans les pays nordiques dès 1990.
Au-delà du bilan et des enjeux énergétiques et climatiques présentés dans la première partie, la seconde partie de ce rapport est centrée sur la recherche concernant les biocarburants. L'auteur passe en revue les approches des différents pays nordiques, relatives aux biocarburants de première génération. Il examine ensuite la recherche effectuée pour mettre au point les carburants des générations suivantes n'induisant pas de concurrence avec la production de denrées alimentaires. Les approches faites suivant différentes voies thermochimiques, biochimiques ou enzymatiques sont décrites ainsi que les différents acteurs de la recherche mais aussi de l'industrie. Les pilotes de production de ces carburants de seconde génération en cours de construction pour la plupart sont décrits et recensés dans une annexe. Même si des approches originales ont été relevées, la force du système des pays nordiques pour le développement des technologies nécessaires à ces carburants de seconde génération ne se situe pas dans la rupture technologique mais plutôt dans une organisation entre différents secteurs impliquant l'industrie forestière, celle du papier, les pétroliers et les chimistes au sein de clusters dynamiques. La crise économique actuelle affecte fortement les secteurs forestiers et papetiers et les pousse à se réorganiser pour trouver de nouveaux débouchés plus prometteurs conduisant ainsi à une accélération du processus d'industrialisation. En fait, ces acteurs peuvent compter sur deux avantages importants, celui de disposer et de manipuler de grandes quantités de biomasse et celui d'une grande expérience dans la gestion durable de la ressource et respectueuse de l'environnement. Pour les pays nordiques, le potentiel de ces bioénergies dans le mix énergétique global est voisin de 25% contre moins de 15% actuellement ce qui représente une belle perspective de croissance.
A la veille de la conférence de Copenhague sur le climat qui se tiendra en décembre 2009 et au milieu de la présidence suédoise de l'Union européenne, ce rapport vise à apporter un éclairage concernant l'apport de la biomasse dans le mix énergétique global des pays nordiques.
Téléchargez gratuitement ce rapport au format pdf :
www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_067.htm
Auteurs : BAUDOIN Antoine - KASPERSKI Guillaume - CANIARD Thomas - DUCLOS Jean-Louis - SALMON Emmanuel
Ambassade de France en Suède - 41 pages - 1/11/2009
Pour en savoir plus, contacts : www.bulletins-electroniques.com
Source :
Ambassade de France en Suède
Rédacteur :
Antoine BAUDOIN, Antoine.BAUDOIN@diplomatie.gouv.fr, sciences@ambafrance-se.org
Origine : BE Suède numéro 9 (18/11/2009) - Ambassade de France en Suède / ADIT
Suisse, 7 décembre 2009
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Augmentation du taux de CO2 à l'Age de pierre : l'homme non responsable
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61454.htm
Il y a 6500 ans, aux débuts de l'Age de pierre, le taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère terrestre augmenta significativement. Ce phénomène fut attribué dans un premier temps à l'activité humaine naissante, notamment via le développement de l'agriculture et la déforestation qu'elle exerçait. Une étude menée par des chercheurs suisses du Département de Climat et d'Environnement de l'Institut de Physique et du Centre Oeschger pour la Recherche sur le Changement Climatique de l'Université de Berne conjointement avec des scientifiques allemands de l'Institut Alfred Wegener pour la Recherche Polaire et Maritime de Bremerhaven viennent d'infirmer cette hypothèse dans une étude publiée le 24 septembre par la revue britannique Nature [1].
Menée par Thomas Stocker, cette étude s'est basée sur des carottes glaciaires prélevées en Antarctique. Ces carottes sont en effet de véritables mémoires géologiques des temps glaciaires dans lesquelles sont piégées des bulles d'air contenant du dioxyde de carbone. Les chercheurs ont utilisé des carottes permettant de retracer les évolutions du CO2 sur la période de l'Holocène, soit depuis 11.000 ans jusqu'à aujourd'hui. Ils ont notamment reconstruit par des mesures et des modèles numériques les courbes d'évolution de deux isotopes stables du carbone, l'isotope 12, présent à près de 99% dans la nature, et l'isotope 13, présent à 1% environ. La biosphère accumule préférentiellement l'isotope 12 : une telle accumulation provoque donc une augmentation du taux de l'isotope 13 dans l'atmosphère. Les échanges avec l'océan sont distincts : lorsque l'océan échange du CO2 avec l'atmosphère, le rapport des quantités d'isotope 12 et d'isotope 13 est à peine modifié. Les données reconstruites par les chercheurs montrent, il y a 6500 ans, une nette augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère de 20 p.p.m., alors que le taux de l'isotope 13 n'a que très faiblement baissé au cours de cette période. Si l'augmentation de la teneur en CO2 de l'atmosphère avait eu pour origine l'activité humaine, " cela aurait laissé une signature isotopique très claire " selon Thomas Stocker. L'augmentation du taux de CO2 au cours de cette période est en conclusion attribuée majoritairement à la réponse décalée de l'océan : la concentration en CO2 atmosphérique ayant précédemment baissé du fait de l'absorption par la biosphère terrestre, l'équilibre du CO2 entre l'atmosphère, la biosphère et l'océan était rompu. Le retour à l'équilibre s'est effectué par une dissolution des carbonates océaniques et donc un transfert de CO2 de l'océan vers l'atmosphère. L'influence de l'homme sur la teneur en gaz carbonique de l'atmosphère n'est donc sensible qu'à partir de la révolution industrielle.
Cette étude a été soutenue par le Fonds National Suisse pour la recherche (FNS) ainsi que par le Ministère allemand de la Recherche et de la Culture.
Pour en savoir plus, contacts :
- Thomas Stocker, Université de Berne - Email : stocker@climate.unibe.ch - Tél : +41 31 631 44 62
- Climat et Physique de l'Environnement à l'Université de Berne : www.climate.unibe.ch
Source :
- [1] Nature, "Stable isotope constraints on Holocene carbon cycle changes from an Antarctic ice core", 24 septembre 2009 - www.nature.com/nature/journal/v461/n7263/abs/nature08393.html
- Communiqué de l'Université de Berne, 23 septembre 2009 :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/rTkTm
- Le Temps, 8 octobre 2009 http://redirectix.bulletins-electroniques.com/jkMgs
Rédacteur :
Gaël Robert,
gael.robert@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Suisse numéro 23 (7/12/2009) - Ambassade de France en Suisse / ADIT

Amériques
Etats-Unis, 18 décembre 2009
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La Californie veut se doter d'une centrale solaire spatiale
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61654.htm
Les décideurs californiens ont donné leur accord pour la première centrale électrique dans l'espace. Ce projet sans précédant, dont la date de mise en service est prévue pour 2016, vise à récolter l'énergie solaire pour la convertir en ondes radios, qui seront ensuite renvoyées vers une station terrestre chargée d'effectuer la conversion en électricité.
La jeune entreprise californienne Solaren sera chargée de la réalisation de ce projet. Elle envisage de déployer en orbite un miroir gonflable d'un kilomètre de diamètre, qui focalisera les rayons solaires vers des cellules photovoltaïques, dont le rendement espéré est de 50 pourcents, contre 15 à 17 pourcents en moyenne pour des installations terrestres actuelles. L'absorption des ondes radio par l'atmosphère terrestre ferait descendre le rendement à 25%, permettant tout de même de produire plus de 200 mégawatts, ce qui correspond environ à la consommation moyenne de 100.000 foyers californiens.
Pacific Gas & Electric Co., géant de la production d'électricité, va signer un contrat pour l'exploitation de cette centrale pendant quinze ans. Cette nouvelle source devrait aider la Californie à monter la part d'énergie renouvelable à 33% en 2020, but que s'est fixé le gouverneur Arnold Schwarzenegger en septembre dernier.
Source :
- The New York Times, 03/12/2009, "Solar Plant in Space Gets Go-Ahead" -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/HvxcV
- Los Angeles Times, 3/12/2009, "California utilities push for solar, wind and carbon-capture projects" - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/jHeGN
- GreenTechMedia.com, 4/12/2009, "Solaren to Close Funding for Space Solar Power" - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/oZXDd
Rédacteur : Emmanuel de Lipkowski cnes@ambafrance-us.org /
David Regad cnes.mst@ambafrance-us.org
Sarah Guillou assistant.cnes@ambafrance-us.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 189 (18/12/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Brésil, 15 décembre 2009
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Une augmentation des gaz à effet de serre au Brésil deux fois supérieure à la moyenne mondiale - www.bulletins-electroniques.com/actualites/61572.htm
Conséquence directe de la déforestation de l'Amazonie et du Cerrado, les émissions de gaz à effets de serre au Brésil ont augmenté de 62% en quinze ans (de 1990 à 2005), selon l'inventaire officiel des émissions, dont les premières données ont été présentées par le Ministre brésilien des Sciences et Technologie, Sergio Rezende. Selon le Ministre, "l'augmentation est bien inférieure à celle de l'Inde ou de la Chine, pays dans lesquels les émissions ont plus que doublé", mais le pourcentage brésilien équivaut à plus du double de la moyenne mondiale de l'augmentation des gaz responsables du réchauffement climatique, soit 28% sur la période donnée.
Le Brésil a rejeté du carbone dans l'atmosphère à un rythme supérieur à la croissance économique. En 2005, les gaz à effets de serre rejetés dans l'atmosphère par le Brésil atteignaient 2,2 milliards de tonnes. Ainsi, le Brésil reste le cinquième plus grand pollueur de la planète, derrière la Chine (7,5 milliards de tonnes), les Etats-Unis (6 milliards), l'Union Européenne (4,6 milliards) et l'Indonésie (2,3 milliards).
La déforestation est responsable de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre en 2005. En 15 ans, la part des gaz émis par l'activité forestière au Brésil est passée de 54,8% à 57,5%. Outre la déforestation, la combustion de sources d'énergie fossiles pour les transports et l'industrie a aussi enregistré une augmentation sur la période donnée. La part du secteur de l'énergie ainsi passée de 15,8% à 16,4% en 15 ans ; et la tendance sur ce secteur serait à la hausse.
L'objectif officiel est de couper entre 36,1% et 38,9% des 2,7 milliards de tonnes de gaz carbonique que le Brésil rejetterait dans l'atmosphère en 2020 s'il ne tenait aucune mesure de réduction des émissions d'ici là.
Source :
"Emissão de gases de efeito estufa no Brasil sobe 62% em 15 anos" - Jornal da Ciência - Article de la Folha de SP - SALOMON Marta - 26/11/2009 - www.jornaldaciencia.org.br/Detalhe.jsp?id=67519
Rédacteur :
Faustine Fourdinier
Origine : BE Brésil numéro 128 (15/12/2009) - Ambassade de France au Brésil / ADIT
Brésil, 15 décembre 2009
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Le Centre de Sciences et Technologies du Bioethanol (CTBE) étudie la problématique du bioethanol durable - www.bulletins-electroniques.com/actualites/61570.htm
Quand les gouvernements commencèrent à se préoccuper des émissions de gaz à effets de serre et des changements climatiques globaux, l'ethanol de canne à sucre a été présenté comme un bon candidat pour remplacer l'essence et autres dérivés du pétrole. Cependant, avant d'envisager une exportation possible à grande échelle, plusieurs doutes ont été émis sur la scène internationale au regard du réel caractère durable de l'ethanol brésilien.
C'est pour tenter d'apporter des réponses à ces questions que le Centre de Sciences et Technologies du Bioethanol (CTBE) a présenté les 11 et 12 octobre son programme de recherche porté sur le développement durable lors du "2nd workshop sur l'Impact des nouvelles technologies sur la durabilité du cycle de production du bioethanol/canne à sucre". Cet événement a conclu en la nécessité de surpasser les modèles mathématiques existants, afin de produire des données expérimentales plus proches de la réalité.
Selon le directeur de ce programme de Durabilité du CTBE, Arnaldo Walter, une des difficultés majeures réside en l'évaluation de combien l'usage de la terre influe dans la balance finale des émissions de gaz à effet de serre produits de façon concomittante à l'ethanol. Il explique : "Quand une culture agricole comme la canne à sucre remplace une zone de pâturage ou de forêt primaire, il en résulte un changement dans le stock de carbone présent sur la zone donnée. Dans quelques cas, le carbone qui résidait dans l'arbre, par exemple, se transforme en dioxyde de carbone, en élevant les émissions de gaz à effet de serre".
Pour que l'utilisation de l'ethanol à une échelle globale soit opportune, Walter attend des études qu'elles montrent quelles sont les réelles altérations du stock de carbone survenues sur les sols, en sachant que la canne-à-sucre occupe différents types de sols dans différentes régions. Ces données peuvent être générées à l'aide d'images satellites, de façon similaire aux techniques utilisées pour suivre la déforestation en Amazonie.
Le système Canasat de l'Institut National de Recherche Spatiale (Inpe), capte déjà les images de l'expansion de la culture de canne dans la région du Centre-Sud du Brésil depuis 2005, et dans l'Etat de São Paulo depuis 2003. Le Professeur Thelma Krug de l'Inpe est intervenue lors du workshop au CTBE afin d'exposer les techniques de monitorage de Canasat. Le système Canasat permet d'identifier avec un certain degré de confiance la localisation des changements dans l'usage de la terre, en plus de pouvoir dire quel type de sol et de biome a été converti en culture de canne, et d'identifier les régions dans lesquelles la canne a été cueillie crue ou brûlée.
Une fois connue la réelle altération du niveau des émissions causée par la culture de la canne à sucre - qui ne cesse de s'étendre -, il sera nécessaire d'harmoniser les méthodologies utilisées dans différents pays pour que l'on puisse alors comparer le volume des émissions de biocarburants divers. C'est cette conclusion qui a été tirée par les chercheurs brésiliens, nord-américains et argentins lors du workshop réalisé en Août par le programme FAPESP BIOEN, en partie coordonné par le Professeur Marcos Buckeridge, aussi directeur scientifique du CTBE.
En plus du projet sur les émissions de gaz à effet de serre, le Programme de Durabilité du CTBE développera d'autres projets sur la question des ressources hydriques, sur la balance énergétique des biocarburants et sur les impacts socio-économiques causés par la production d'ethanol.
Source :"Base sólida" - Agencia FAPESP et Centre de Sciences et Technologies du Bioethanol (CTBE) - 13/11/2009 - http://www.agencia.fapesp.br/materia/11351/base-solida.htm
Rédacteur :
Faustine Fourdinier
Origine : BE Brésil numéro 128 (15/12/2009) - Ambassade de France au Brésil / ADIT
Canada, 3 novembre 2009
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Impact du changement climatique sur les pêcheries mondiales (publication)
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61075.htm
Le réchauffement climatique pourrait affecter gravement les pêcheries des régions tropicales et mettre en cause la sécurité alimentaire de ces dernières qui dépendent largement des ressources halieutiques pour leur approvisionnement. C'est l'une des conclusions auxquelles aboutit une étude menée par des chercheurs de l'Université de Colombie Britannique (UBC) et de Princeton dans le cadre du projet "Sea Around Us" de UBC et publiée dans la revue Global Change Biology.
Cette étude, conduite par Daniel Pauly, professeur à UBC, est la première à examiner de manière globale les effets du changement climatique sur la pêche. Elle montre qu'alors que les stocks de poissons devraient accroître dans les régions aux latitudes élevées (dans une proportion de 30 à 70%), ils devraient au contraire diminuer de manière drastique (40%) dans les régions tropicales. A l'horizon 2055, la Norvège, le Groenland, l'Alaska et la côte est de la Russie sont les pays dont le potentiel de pêche pourrait le plus augmenter, alors que la Chine, les Etats-Unis (hors Alaska), le Chili et l'Indonésie seraient le plus durement frappés par la diminution du stock de pêche. Pour obtenir ces estimations, les auteurs de l'étude ont exécuté des modèles incluant un grand nombre de facteurs biologiques et environnementaux qu'ils ont paramétrés selon deux scenarii du changement climatique [1] et appliqués à 1066 espèces (du krill aux requins) représentant environ 70% des captures mondiales. Si ces travaux constituent une première étape dans la compréhension de l'impact du réchauffement climatique sur les réserves halieutiques, de nombreuses inconnues demeurent et nécessitent des recherches plus approfondies. Par exemple, il est très difficile de mesurer les effets que les déplacements en masse d'espèces de poissons vers les hautes latitudes pourraient avoir sur les écosystèmes.
[1] Le plus défavorable des scénariis est en deçà des prévisions les plus pessimistes du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) qui si elles avaient été prises en compte auraient conduit à des résultats encore plus dramatiques.
Source :
- Tropical regions to be hardest hit by fisheries shifts caused by climate change - UBC media release - 8 octobre 2009 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/LgDCF
- Large-scale redistribution of maximum fisheries catch potential in the global ocean under climate change, Cheung, W.W.L., Lam, V.W.Y., Sarmiento, J. L., Kearney, K., Watson, R., Zeller, D. and Pauly, D., Global Change Biology, doi : 10.1111/j.1365-2486.2009.01995.x -
www3.interscience.wiley.com/journal/122462741/abstract
- Un résumé de cette étude : Redistribution of Fish Catch by Climate Change, Pew Environment Group, Octobre 2009 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Lg9i4
Rédacteur :
Danielle Ziebelin, attache-scientifique@consulfrance-vancouver.org
Origine : BE Canada numéro 358 (3/11/2009) - Ambassade de France au Canada / ADIT
Etats-Unis, 14 décembre 2009
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Changement climatique et santé aux Etats-Unis : impacts, adaptations et recherche
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61546.htm
L'interaction entre le changement climatique et la santé humaine fait l'objet d'un intérêt croissant aux Etats-Unis. Cet intérêt s'est matérialisé avec l'allocation d'un budget spécifique aux Centers for Disease Control depuis le plan de relance et par une ligne dédiée dans le projet de budget 2010. Les impacts potentiels sur la santé sont nombreux, depuis l'augmentation de traumatismes dus aux événements climatiques extrêmes, jusqu'à la multiplication de troubles mentaux (syndrome de stress post-traumatique) en passant par les allergies ou encore les maladies infectieuses.
Outre l'impulsion budgétaire, l'administration Obama a mis en place des dispositifs visant à décloisonner les services travaillant sur le changement climatique, sujet très pluridisciplinaire par nature. Le gouvernement fédéral tente de mettre sur pied un ensemble de mesures destinées à atténuer les émissions de gaz à effet de serre. Certains états fédérés ont également pris des initiatives sur le plan de l'adaptation aux impacts, qui sera nécessaire en tout état de cause. S'appuyant notamment sur une série d'interview, le présent rapport examine les mesures prises tant au niveau national que régional ou local. Il tente également d'identifier les problématiques santé qui se posent ainsi que les centres d'excellence qui d'ores et déjà travaillent sur ces questions.
Après un panorama des différents impacts possibles sur la santé, et des projections appliquées spécifiquement au territoire américain, le rapport se tourne vers les stratégies d'adaptation (nationales et locales), puis décrit le dispositif de la recherche sur la santé et le changement climatique. Enfin, il suggère la possible évolution de ce dispositif dans les mois à venir et synthétise les axes de recherche prioritaires identifiés par les experts interrogés pour le futur.
Téléchargez gratuitement ce rapport au format pdf :
www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_068.htm
Pour en savoir plus, contacts : www.bulletins-electroniques.com
Rédacteur :
JOUAN Rachel - MAGAUD Marc
Ambassade de France aux Etats-Unis - 63 pages - 4/11/2009
Origine : BE Etats-Unis numéro 188 (14/12/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 14 décembre 2009
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LE DOE mobilise 564 millions de dollars pour les projets de bioraffinerie
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61552.htm
Dans un contexte de stimulation de la relance économique, le DOE, Department of Energy, vient de mettre en place son programme de financement de projets de bioraffinerie qui s'inscrit dans le cadre du American Recovery & Reinvestment Act de 2009 (Recovery Act) mis en application en février par le président Obama. Les projets financés ont été choisis dans l'optique d'inciter la création de bio-industries locales et par conséquent de proposer de nouveaux emplois à de nombreuses zones rurales du pays.
Au total les investissements pour ces projets s'élèvent à près de 1,3 milliard de dollars dont plus de 700 millions proviennent de fonds privés et de sources non fédérales. Le DOE quant à lui, va dégager 564 millions de dollars pour financer les projets sélectionnés par le Recovery Act, près de 483 millions de dollars seront destinés à 14 projets de bioraffinerie à l'échelle pilote et 4 à l'échelle de démonstration. Les 81 millions de dollars restant serviront à accélérer la construction d'un projet de bioraffinerie précédemment financé (voir ci-dessous).
Pour illustrer ces 3 catégories de projet : pilote, démonstration et projet en cours de développement, voici quelques exemples :
- La société Algenol Biofuels Inc., localisée à Freeport, TX, sera financée à hauteur de 25 millions de dollars par le DOE pour un projet pilote visant à produire de l'éthanol directement à partir de CO2 et d'eau de mer grâce aux algues. La société vise également une production de 100.000 gallons de biocarburant par an.
- Dans la catégorie projets à l'échelle de démonstration, la société INEOS New Planet BioEnergy, LLC à Vero Beach, FL, bénéficiera de 50 millions de dollars, pour un projet permettant la production d'éthanol et d'électricité à partir de bois, de déchets végétaux et de matériaux de construction ou de démolition. Elle aura la capacité de produire 8 millions de gallons d'éthanol et 2 mégawatts d'électricité par an d'ici fin 2011.
- Et enfin, pour l'appui au financement de projets déjà existant, la société Bluefire Ethanol, à Fulton, MS, à titre d'exemple, sera financée à plus de 81 millions de dollars pour son projet de construction d'un complexe produisant du bioéthanol à partir de biomasse ligneuse, de déchets provenant des moulins et de déchets solides des municipalités. Elle atteindra, à terme, une capacité de production de 19 millions de gallons par an.
On notera que les 19 projets subventionnés se démarquent par l'utilisation de nouvelles matières premières pour la production de biocarburants. En effet, 5 projets utilisent des algues, 9 le bois et autres débris végétaux, 2 autres utilisent le sorgho et un dernier a ciblé le switchgrass ou panic érigé. Une autre tendance remarquable : les bioraffineries ne produisent plus exclusivement des carburants mais se sont orientées vers la production d'autres composés chimiques comme l'acide succinique (BioEnergy International), l'acétate de potassium (American Process Inc.), conservateur alimentaire ou l'acrylate d'ethyl (Archer Daniels Midland) présentant de nombreuses applications industrielles et notamment la production de polymères (résines, plastiques, caoutchouc et prothèses dentaires).
Ces projets de financement avaient déjà été annoncés par le Secrétaire à l'énergie, Steven Chu en mai dernier. Mais il était alors question d'un investissement de 786 millions de dollars. Cette réduction d'un montant de 222 millions de dollars correspond à une somme initialement destinée à des projets d'optimisation de la commercialisation de biocarburants et des programmes de recherche & développement [1].
Les biocarburants et les bioproduits élaborés dans le cadre de ces projets permettront aux industries d'atteindre plus rapidement leurs objectifs en termes de volume de production en accord avec le Renewable Fuel Standard (RFS), réglementant les quantités minimales de carburant renouvelables devant être vendues aux Etats-Unis [2]. En effet ce programme prévoit de passer d'une production de 9 milliards de gallons de biocarburant en 2008 à 36 milliards de gallons d'ici 2022.
Parallèlement au soutien qu'apporte le DOE aux bioraffineries, l'USDA, avec son Biorefinery Assistance Program, autorisé par la Farm Bill 2008, promeut le développement de technologies nouvelles et émergentes pour la production de carburants qui ne sont pas produits à partir de maïs. Ce programme fournit des garanties de prêt, aux entreprises remplissant les conditions requises, afin de leur permettre de développer, et d'améliorer leur production de biocarburants à l'échelle commerciale pour qu'elle soit à la fois viable et à la pointe de la technologie. Ainsi, le Secrétaire d'Etat chargé de l'Agriculture Tom Vilsack, dans le cadre du USDA Rural Development, a retenu la société Sapphire Energy basée à San Diego, Californie, pour bénéficier d'une garantie de prêt d'un montant de 54,5 millions de dollars pour son projet de bioraffinerie basé sur un procédé de culture d'algues en bassins et utilisant la déshydratation et des technologies d'extraction d'huile pour produire un intermédiaire qui serait ensuite traité pour aboutir à un carburant "vert".
Ainsi, la nouvelle administration américaine, par l'intermédiaire de son département en charge de l'énergie et de celui de l'agriculture, mènent des actions conjointes en faveur du développement de la production de biocarburants de seconde génération, démarche en faveur du développement durable et de la ranimation de l'économie ébranlée par la crise.
Pour en savoir plus, contacts :
- US Department of Energy - www.energy.gov
- US Department of Agriculture - www.usda.gov/wps/portal/usdahome
- Renewable Fuel Standard Program - www.epa.gov/OMS/renewablefuels
- [1] Le point sur les nouvelles données en matière de production d'éthanol et de la politique de soutien à la recherche aux Etats-Unis - 22/05/2009 - BE Etats-Unis 166 -
www.bulletins-electroniques.com/actualites/59221.htm
- [2] Vers de nouveaux objectifs de production de biocarburants aux Etats-Unis : la prise en compte des impacts liés au changement d'utilisation des sols - 30/10/2009 - BE Etats-Unis 182 -
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61017.htm
Source :
- American Recovery & Reinvestment Act - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Bct39
- Secretaries Chu and Vilsack Announce More Than $600 Million Investment in Advanced Biorefinery Projects - 04/12/009 - www.energy.gov/news2009/8352.htm
Rédacteur :
Magali Muller, deputy-agro.mst@consulfrance-chicago.org ; Adèle Martial, attache-agro.mst@consulfrance-chicago.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 188 (14/12/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 14 décembre 2009
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Le carbone mis à l'Index - www.bulletins-electroniques.com/actualites/61555.htm
On ne l'entend que trop rarement en dehors des cercles initiés : la déforestation est un facteur majeur dans l'accroissement de la teneur en CO2 de l'atmosphère. En effet, les émissions liées à la déforestation ou à la dégradation des terres comptent pour 17% de l'ensemble des GES émis dans l'atmosphère (soit plus que les émissions générées par le secteur des transports), et la préservation des forêts tropicales pourrait représenter 25% des solutions envisageables pour l'atténuation du changement climatique.
Forest Carbon Index (FCI) : un nouvel outil pour évaluer le potentiel des forêts
Le think tank RFF (Resources for the Future) a présenté le 3 décembre à Washington DC ses résultats de modélisation portant sur l'identification des zones forestières amenées à jouer un rôle dans le contrôle des émissions de GES (Gaz à Effet de Serre). Utilisant des données recueillies à l'échelle internationale, RFF a établi le Forest Carbon Index, un nouvel outil qui présente une cartographie des zones boisées jouant actuellement un rôle important en termes de stockage de carbone. Le FCI, fournit également une carte des futures zones, où moyennant investissements, le carbone pourrait être séquestré dans la biosphère à moindre coût.
Utilisant une vingtaine de base de données à l'échelle nationale ainsi que les bases de données disponibles aux échelles régionales, ces travaux couvrent un million et demi d'emplacements différents avec une résolution de l'ordre de 85 km2. Afin d'évaluer les zones présentant les meilleurs investissements, RFF a intégré un modèle économique (tenant compte de données telles que la stabilité politique, la corruption...) à la cartographie de paramètres biologiques et climatiques (caractéristiques du sol et du climat, variables propres à la croissance des arbres...). Dans un premier temps, les chercheurs ont utilisé les données scientifiques disponibles pour établir une carte des régions présentant un réel potentiel biologique pour la sequestration du carbone. Selon cette carte, le bassin du Congo apparaît comme la région où la sequestration d'une tonne de carbone aurait le prix le plus faible. Cependant, après intégration des données économiques visant à évaluer le risque lié aux investissements, les meilleures zones géographiques en termes d'investissement pour la séquestration du CO2 sont la région amazonienne, l'Indonésie et la Malaisie.
Globalement, l'intégration de données socio-économiques permet non seulement de dresser un état des lieux des stocks de carbone mais également d'évaluer leurs évolutions (tenant compte des besoins communautaires). Ces travaux livrent aussi une analyse concernant le prix de revient de la séquestration d'une tonne de CO2 et permettent d'apporter des outils d'aide à la décision notamment en terme de mise en place d'une politique climatique à l'échelle internationale. Selon les conclusions de l'étude menée par RFF, un investissement annuel de l'ordre de 15 à 20 milliards de dollars pour la séquestration de carbone dans les forêts serait nécessaire au cours de la prochaine décennie afin d'atténuer le changement climatique. Le retour sur ces investissements a par ailleurs été estimé à 40 milliards de dollars sur la période allant jusqu'à 2020.
Dans l'optique de promouvoir ces investissements, Nigel Purvis, membre de RFF et président de "Climate Advisor" a listé une dizaine de recommandations. Soulignant la nécessité d'investir sur les zones tropicales, le chercheur a de plus rappelé la nécessité de réfléchir à des solutions financières innovantes, faisant appel à des partenariats entre le secteur privé et public et associant pays développés et pays en développement. Par ailleurs, afin de rentabiliser chaque investissement, il est nécessaire de distinguer les actions de court, moyen et long termes. Ainsi, sur le court terme, les régions comme l'amazone ou le sud-est de l'Asie apparaissent comme prioritaires alors que le bassin du Congo nécessite des investissements de long terme.
Au final, Nigel Purvis a rappelé la réelle valeur ajoutée que représentent ces résultats dans le contexte de la négociation climatique à Copenhague. En effet, étant donné le débat actuel portant sur la quantité d'offsets pouvant être attribuée aux pays développés moyennant un investissement de leur part pour la préservation des espaces forestiers des pays en voie de développement (négociation REDD), ces résultats peuvent contribuer à définir une stratégie de réduction de la déforestation et d'atténuation du changement climatique.
Pour en savoir plus, contacts :
- Téléchargement du rapport et des données : www.forestcarbonindex.org/download.html
- Rapport "Summary for Policymakers and Investors (pdf)" : www.forestcarbonindex.org/SFPI.pdf
- Rapport "Extended Analysis" : www.forestcarbonindex.org/RFF-Rpt-FCI_small.pdf
Source :
- Conférence de Ray kopp, Nigel Purvis et Adrian Deveny au think tank RFF. (03/12/2009). "The Geography of Forests in Climate Solutions: Introducing the Forest Carbon Index".
- Forest Conservation Can Supply 25% of Climate Solutions Through 2020, Saving $40 Billion. (03/12/2009) - RFF - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/XSqEl
- Site internet présentant les résultats de modélisation de RFF: www.forestcarbonindex.org/maps.html
Rédacteur :
Agathe Dumas, deputy-envt.mst@ambafrance-us.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 188 (14/12/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 4 décembre 2009
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Les énergies renouvelables aux Etats-Unis : politiques de soutien et tendances pour la recherche et le développement - www.bulletins-electroniques.com/actualites/61413.htm
Les Etats-Unis s'orientent progressivement vers une économie sobre en carbone. Tout indique, dans les mesures incitatives prises par l'administration Obama, un investissement massif dans la R&D, particulièrement pour ce qui concerne les énergies renouvelables. Des objectifs ambitieux sont fixés par le Department of Energy, mais aussi par un grand nombre d'états fédérés, notamment au travers des "Renewable Electricity Standard", imposant un pourcentage d'électricité d'origine renouvelable. On détecte un tropisme vers les nouvelles énergies dans les financements publics, mais également du côté du capital risque. Une analyse des brevets montre la même tendance, avec les carburants et le solaire en tête de liste.
La capacité à produire de l'électricité verte doit s'accompagner d'un réseau de qualité. Or le réseau américain est aujourd'hui précaire et atomisé. Le nouveau président a donc mis l'accent sur le développement rapide d'un réseau électrique intelligent - dit Smartgrid, dont la vocation est de transporter l'électricité et l'information simultanément. Parmi les sources prioritaires, on trouve le solaire, promis à un avenir radieux grâce à des projets colossaux (fermes allant jusqu'à 5 GW) et des procédures d'autorisation qui devraient être accélérées sur les terrains fédéraux. Les Etats-Unis se placent depuis cette année en leader mondial de l'éolien, avec le Texas à l'honneur. La géothermie n'est pas oubliée, même si l'ampleur de son déploiement reste limité par rapport au potentiel, principalement pour l'Ouest du pays. Quant aux biocarburants, les objectifs extrêmement élevés fixés par le "Energy Independence and Security Act" de 2007 couplés aux problèmes d'acceptabilité sociale des carburants de 1ère génération oriente naturellement vers un fort développement de la 2ème et de la 3ème génération.
Comme par le passé, la Californie reste, malgré ses déboires budgétaires, un porte-drapeau des énergies propres et peut servir d'indicateur des tendances globales à moyen terme. Elle a régulièrement devancé le gouvernement fédéral dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et continue à miser sur le secteur des énergies nouvelles pour son développement économique.
Téléchargez gratuitement ce rapport au format pdf :
www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_069.htm
Pour en savoir plus, contacts : www.bulletins-electroniques.com
Rédacteur :
Auteurs : ARNAUD Camille - CHARPENTIER Aline - DELPONT Franz - DUMAS Agathe - GUYADER Mireille - JEANSOULIN Robert - LABORDE Lila - LE BEUX Yann - MAGAUD Marc - MARTIAL Adèle - MYNARD Antoine - OCHOA Daniel - PIMPINELLI Alberto - SOUILLE Arnaud Ambassade de France aux Etats-Unis - 38 pages - 4/11/2009
Origine : BE Etats-Unis numéro 187 (4/12/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 4 décembre 2009
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ClimateGate : il flotte comme une odeur de poudre... (aux yeux !)
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61417.htm
Il semble établi que la tempête déclenchée -opportunément diront les mauvaises langues- à quinze jours de l'ouverture de la conférence de Copenhague par la publication de communications électroniques entre climatologues, n'est qu'un épiphénomène sur le plan scientifique. Cependant, l'écho que rencontre cette tempête dans la presse, généraliste et spécialisée, et la caisse de résonance qu'elle a offert aux opposants d'une législation climat au sein du Congrès américain, laissent présager que les dommages collatéraux pourraient être plus durables qu'il n'y paraît au premier abord.
La presse et les blogs montent au créneau
La presse généraliste a pris résolument parti, selon des lignes de clivages habituelles, entre presse conservatrice et presse progressiste. Pour le Wall Street Journal, "le réel problème de ces messages est ce qu'ils disent sur la façon dont le consensus scientifique sur le réchauffement climatique, entouré de tant battage médiatique, a réussi et comment une seule opinion sur le réchauffement et ses causes a été imposée". Les dés seraient donc pipés depuis le début.
La blogosphère n'est pas en reste, certains scientifiques concernés au premier chef dans les échanges de courriers électroniques étant eux-mêmes les rédacteurs des dits blogs. La publication des e-mails jette d'ailleurs une lumière crue sur la dureté des relations au sein de la communauté climatique. La tension, déjà palpable entre les écoles de pensées ces dernières années, augmente donc à nouveau d'un cran. Mais, comme on pouvait le supposer, l'animosité dépasse rapidement le seul univers des médias ou la seule sphère scientifique.
Propos acerbes au Congrès: de la "culture de corruption" au "fascisme scientifique"
A titre d'illustration, l'audition organisée à la Chambre des représentants le 2 décembre a tourné à la bataille rangée entre l'aile républicaine et la majorité démocrate, les premiers se plaignant de n'avoir pas obtenu l'autorisation du Président Markey d'inviter un témoin, les seconds refusant, après une suspension de séance, que les témoins soient tenus de prêter serment (comme la minorité l'exigeait).
Le conseiller scientifique du président Obama, John Holdren, était amené à témoigner aux côtés de Jane Lubchenco, administratrice de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Tous deux se sont employés à minimiser la portée des courriers électroniques illégalement publiés la semaine précédente, et à confirmer que le faisceau de preuves d'un changement climatique d'origine anthropique était toujours "sans équivoque".1
Le représentant Sensenbrenner, Vice-Président de la sous-commission et représentant de la minorité Républicaine, faisait la sourde oreille. Ses collègues et lui ont évoqué à plusieurs reprises les relents de "fascisme scientifique" que ces courriers traduiraient et affirmé que les propos tenus révélaient une "culture de la corruption" dans la communauté scientifique. Les termes de "manipulation" et de "secret" contribuaient eux aussi à alourdir l'atmosphère (si l'on peut se permettre ici ce calembour douteux...ndlr).
Des conséquences possibles pour Copenhague, mais surtout pour le débat parlementaire national
Ces échanges très vifs préfigurent peut-être la guerre de tranchée à laquelle pourraient se livrer les deux camps lorsque le débat sur la législation climat reviendra devant le sénat au début de l'année 2010. En effet, avant même cet épisode, l'ampleur de la tâche que représentent, d'une part, la ratification d'un texte sur le système de santé et, d'autre part, les réticences des états du Midwest à s'engager sur un texte qui affecterait un prix au carbone, laissaient à penser qu'un texte sur le climat pourrait être mis en attente pendant plusieurs mois.
En demandant que des enquêtes administratives ou parlementaires poussées, même sans parvenir à influencer les débats à Copenhague ou à orienter l'opinion publique américaine, les parlementaires hostiles à une législation climat pourraient enliser l'examen des projets de lois au Congrès, prévus au premier trimestre 2010. La méthode que semblent privilégier certains parlementaires républicains, qui consiste à engorger la procédure par des requêtes sans cesse répétées d'informations complémentaires, pourrait ainsi atteindre son but et reporter d'un an au minimum (après les législatives de novembre 2010) le passage d'une loi...
Pour en savoir plus, contacts :
- Site de Union for Concerned Scientists - ONG militant pour l'indépendance des scientifiques vis-à-vis des politiques : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/WdH59
- Blog défendant la thèse du réchauffement d'origine anthropique, dont la rédaction a participé au "Copenhaguen Diagnosis" : www.realclimate.org
- Blog animé par Steve McIntryre, climato-sceptique notoire et protagoniste de la controverse autour du graphique en forme de crosse de hockey de Michael Mann : www.climateaudit.org
Source :
- Audition à la sous-commission "Indépendance énergétique et Réchauffement climatique" de la Chambre des Représentants, 02/12/09
- Nature Editorial: nothing in the e-mails undermines the scientific case that global warming is real [...) - Climate Progress (blog spécialisé issu du Center for American Progress) -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/DwRRt
- Climate of Denial - Washington Post du 25 novembre 2009 -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/bhloI
Rédacteur :
Marc Magaud (attache-envt.mst@ambafrance-us.org)
Origine : BE Etats-Unis numéro 187 (4/12/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 6 novembre 2009
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Production de bio-carburants et consommation d'eau aux Etats-Unis
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61134.htm
Plusieurs études montrent que l'industrie des biocarburants avec les nouvelles stratégies de production en cours de développement serait une importante consommatrice d'eau. Ce point avait déjà été abordé dans un précédent bulletin électronique en avril 2009 [1]. Cet article s'appuyait sur les travaux d'une équipe de chercheurs de l'université du Minnesota sur les estimations de la consommation d'eau de manière globale pour la production de bioéthanol dans différentes régions des Etats-Unis. Ici, les travaux de l'équipe de May Wu de l'Argonne National Laboratory publiés dans le journal Environmental Management en septembre 2009 [2], nous apportent un complément d'informations avec la comparaison des besoins en eau nécessaires à la production de 3 types de carburants : le bioéthanol issu du maïs, les biocarburants réalisés à partir de biomasse cellulosique (comme par exemple le panic érigé, Panicum virgatum, ou "switchgrass") et les carburants traditionnels issus d'énergies fossiles.
Tout d'abord, ces travaux soulignent le fait que la consommation d'eau intervient à deux niveaux : dans les procédés de culture de la biomasse et dans ceux de production de bioéthanol.
La demande en eau pour irriguer les cultures varie considérablement selon les conditions géographiques : sol et climat. La présente étude est focalisée sur les plus importantes régions agricoles pour l'industrie des biocarburants (sur la base de la cartographie réalisée par l'USDA, découpant les Etats-Unis en 10 régions d'Est en Ouest) et plus particulièrement sur 3 de ces régions, comprenant des Etats comme l'Illinois, le Minnesota, le Dakota du Nord, et qui comptabilisent à elles seules près de 88% du maïs total produit dans le pays (2003). Ces régions productrices utilisent 70% des volumes totaux en eau nécessaires pour l'irrigation des cultures de maïs ; les 30% restant sont le fait de deux autres régions qui ont des besoins en eau plus élevés (Texas, Arizona, ...).
En ce qui concerne les procédés de fabrication de bioéthanol à partir de ces cultures, l'eau est nécessaire pour les différentes étapes de broyage, liquéfaction, fermentation, séparation et séchage. Cependant cette consommation est en constante baisse (moins 48% en l'espace de dix ans) aux Etats-Unis grâce à l'amélioration des équipements spécialement conçus pour une utilisation plus efficace des ressources en eau. Les améliorations apportées sont entre autres le développement de techniques éliminant la vapeur dans le procédé de séchage des grains, ou encore l'optimisation des processus de recyclage de l'eau.
Cependant, l'étape la plus consommatrice d'eau reste la culture des céréales avec une consommation pouvant aller de 10 litres (Illinois) à 324 litres (Kansas) pour produire un litre de bioéthanol. Les régions irriguant le moins, c'est à dire consommant de 10 à 17 litres d'eau pour produire un litre d'éthanol, totalisent près de 70% de la production de maïs américain.
Selon les auteurs, si l'on considère les nouveaux procédés de production d'éthanol cellulosique tels que ceux utilisant le Panic érigé, "switchgrass" ou les résidus dérivés du bois des forêts, la consommation d'eau devrait être nettement moindre. Les volumes d'eau utilisés seraient principalement liés aux procédés de conversion de la biomasse. Traditionnellement deux grands types de process sont utilisés : les Conversions Biochimiques (BC) et les Conversions Thermochimiques (TC). Ainsi, la production d'un litre d'éthanol cellulosique nécessiterait globalement entre 1,9 et 9,8 litres d'eau selon la technique employée. Les processus de BC utilisés actuellement utilisent quasiment autant d'eau (9,8 litres) que l'éthanol produit à partir du maïs dans l'Illinois par exemple (10 litres), alors que de l'éthanol cellulosique produit à partir de Panic érigé à l'aide d'une technique de TC par vaporisation nécessiterait 80% d'eau en moins. Notons que ces deux types de procédés (BC et TC) sont en cours d'amélioration avec notamment des méthodes de pyrolyse rapide qui devraient permettre à l'avenir de diminuer encore la consommation d'eau de 14% environ.
Un dernier aspect intéressant de l'étude de l'équipe du Argonne National Laboratory est la comparaison avec la consommation en eau des procédés de production des carburants issus du pétrole. Les données sur la consommation en eau des trois sources de carburants étudiées sont indiquées dans le tableau ci-dessous :
Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/61134.htm
On constate que pour les carburants issus des énergies fossiles, la consommation d'eau est comprise entre 3 et 7 litres d'eau environ par litre d'essence produit. L'optimisation des procédés de production de bioéthanol cellulosique devrait permettre d'approcher ces valeurs.
N.B. : Les chercheurs soulignent les incertitudes relatives à l'ensemble des données fournies dans cette étude (manque de données sur la production industrielle d'éthanol cellulosique notamment), d'où le recours à des simulations dans certains cas.
Cette étude nous montre que des mesures pour réduire la consommation d'eau sont nécessaires pour assurer une production de carburants et biocarburants selon une politique de développement durable. Améliorer la gestion de l'irrigation est primordial dans des régions où l'eau est rare et également dans les zones où se concentrent les infrastructures pour la production de carburants traditionnels et biocarburants. Il est également souhaitable de développer des variétés de plantes résistantes à la sécheresse qui permettront de maintenir les rendements. De façon générale, quel que soit le carburant produit, il est important d'améliorer les procédés de recyclage de l'eau et ceux intégrant de la vapeur.
Pour en savoir plus, contacts :
Consumptive Water Use in the Production of Ethanol and Petroleum Gasoline, M. Wu, M. Mintz, M. Wang, and S. Arora, Center for Transportation Research - Energy Systems Division, Argonne National Laboratory, Janvier 2009, 90 pages - www.transportation.anl.gov/pdfs/AF/557.pdf
Source :
- [1] Biocarburants : une soif en eau qui pèse sur les réserves des Etats-Unis, Agathe Dumas, 17/04/2009 - www.bulletins-electroniques.com/actualites/58699.htm
- [2] Water Consumption in the Production of Ethanol and Petroleum Gasoline, Environmental Management 44, May Wu & al., 22/09/2009, pages 981 à 997
Rédacteur :
Magali Muller, deputy-agro.mst@consulfrance-chicago.org; Adèle Martial, attache-agro.mst@consulfrance-chicago.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 183 (6/11/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Asie et Océanie
Chine, 21 décembre 2009
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Shanghai lutte contre le réchauffement climatique
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61673.htm
Shanghai, avec ses 15 millions d'habitants, est considérée comme la ville portuaire chinoise la plus exposée en Chine dès lors que le changement climatique n'est plus sous contrôle. Au cours des 50 dernières années, la température à Shanghai s'est élevé de 2,35 degrés C, le double de la moyenne nationale. Le réchauffement climatique a augmenté la fréquence des vagues de chaleur sur la ville, aggravant l'effet d'îlot de chaleur urbain.
"Shanghai est une ville typique en bordure de fleuve. Nous devons examiner l'influence du réchauffement climatique sur le niveau de la mer, car il pourrait conduire à des inondations salées dans les zones de faible altitude. Shanghai a une longue ligne côtière, plusieurs zones humides et îles qui doivent recevoir une attention particulière dans la lutte contre le changement climatique" remarque Wang Xiangrong, professeur d'écologie à l'Université Jiaotong.
D'après un rapport du Fonds Mondial pour la Nature sur la vulnérabilité et l'adaptation du bassin du Yangtze, le changement climatique va continuer à menacer l'économie et l'écosystème de Shanghai, affectant les transports, les investissements, l'assurance, le tourisme et la biodiversité. "En tant que ville en bordure de fleuve, Shanghai devrait se tourner vers des mesures d'adaptation et d'atténuation pour faire face au changement climatique", a déclaré Ren Wenwei, directeur du bureau de Shanghai du WWF.
Avec le défi du changement climatique et la demande croissante d'énergie chinoise, le WWF a lancé en 2008 un projet de ville à faible intensité de carbone à Shanghai et Baoding (nord de la Chine).
La première étape pour Shanghai consiste à améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments et des transports, grâce au soutien de projets de démonstration, comme ceux du géant du meuble Ikea. Les statistiques montrent que le centre commercial Ikea à Shanghai émet 6000 tonnes de carbone chaque année. La succursale shanghaienne s'est fixée comme objectif de supprimer sa dépendance aux énergies fossiles et de se tourner à 100% vers les énergies propres, en augmentant son efficacité énergétique de 25% par rapport à 2005.
Le gouvernement de Shanghai a également entrepris de repenser le développement urbain. Un exemple remarquable est la zone industrielle à économie d'énergie de Huayuanfang, au coeur du district de Hongkou. Reconstruite sur une ancienne usine automobile, cette zone industrielle accueille une dizaine de projets sur les nouvelles énergies, d'entreprises et de plateformes, parmi lesquels un Centre d'Efficacité Energétique (Shanghai Energy Efficiency Center) et une Plateforme d'Echanges en Environnement et Energie (Shanghai Environnement and Energy Exchange).
Depuis sa création en août 2008, la Plateforme d'Echanges en Environnement et Energie a permis de conclure 70 projets impliquant les technologies de réduction des émissions de carbone ainsi que le mécanisme de développement propre (MDP). L'Exposition Universelle qui se tiendra l'année prochaine à Shanghai constituera une vitrine pour les idées et produits à faible intensité de carbone. Les émissions de carbone durant l'exposition devraient être réduites de 30% si toutes les installations à nouvelles énergies sont utilisées. "L'Exposition Universelle de Shanghai est la première exposition mondiale à faible émission de carbone de l'histoire. Elle permettra la diffusion des concepts, aidera à changer le comportement des personnes et à développer la science et la technologie. Après l'exposition, certaines technologies faiblement émettrices pourront être utilisées dans le delta du Yangtze, dans les provinces autour du delta, et même dans les pays voisins" a déclaré Xu Ding, du bureau de coordination de l'exposition universelle de Shanghai.
Source :
China.org, 15/12/09, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/zx82M
Rédacteur :
Anthony Nowocien anthony.nowocien@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Chine numéro 82 (21/12/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT
Chine, 21 décembre 2009
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12e plan quinquennal de protection de l'environnement
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61674.htm
A l'occasion de l'inauguration d'une conférence pour le développement de l'industrie et la protection de l'environnement, le vice-ministre de la protection de l'environnement Wu Xiaoqing a affirmé que l'investissement dans la protection de l'environnement devrait dépasser 3.000 milliards de yuans (300 milliards d'euros) lors du douzième plan quinquennal d'Etat (2011-2015), et que l'industrie à bas carbone croîtrait à un rythme annuel de 15% - 20%, le chiffre d'affaire prévu devant atteindre 4 900 milliards de Yuans (soit environ 490 milliards d'euros).
Dans le cadre de la réforme industrielle, les entreprises hautement polluantes ou à forte consommation énergétique devraient voir leur activité baisser de façon sensible, alors que les industries liées à la protection de l'environnement deviendraient un nouveau pole de croissance économique, par exemple dans l'exploitation des énergies renouvelables et l'aide aux économies d'énergie, d'eau, de matières premières et à la prévention des pollutions et des risques.
Pour développer les industries de protection de l'environnement, la Chine a effectué une étude de taxe environnementale, a soutenu financièrement de nombreux programmes associés au MDP, a publié plus de 70 normes environnementales. Pour l'exercice 2008, on estime que le chiffre d'affaire total des industries de protection de l'environnement a dépassé 100 milliards d'euros en Chine.
Source :
Quotidien des S&T (en Chinois), 16/12/09,
www.stdaily.com/kjrb/content/2009-12/16/content_136011.htm
Rédacteur :
Xu Wenjing lucie.xu@ambafrance-cn.org
Origine : BE Chine numéro 82 (21/12/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT
Chine, 9 décembre 2009
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Projet de stockage biologique naturel de carbone dans le Sichuan
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61491.htm
Un projet de stockage naturel de carbone consistant en l'implantation d'une forêt dans la province du Sichuan a été approuvé par le Conseil du Mécanisme de Développement Propre de la convention des Nations Unis sur le Changement Climatique. Ce projet de puits carbone va permettre le captage des émissions de dioxide de carbone tout en prenant en compte les aspects de biodiversité.
Dans le cadre de ce projet, 2251.8 hectares de forêt seront mis en place sur des terres pauvres de 28 villages de cinq comtés de Lixian, Maoxian, Beichuan, Qingchuan et Pingwu dans la province du Sichuan. Ce projet devrait permettre d'obtenir une réduction des émissions de 460 tonnes, soit l'équivalent de 603 tonnes dioxyde de carbone. Un accord a été signé entre la province du Sichuan et une firme hongkongaise, qui envisage d'acquérir les 20 ans de crédits carbone de la forêt à raison de 4.4 euros la tonne (6.5 US$).
Le stockage naturel par une forêt permet non seulement de capter le dioxyde de carbone dans l'air pour ralentir le réchauffement climatique, mais également d'améliorer la conservation des eaux et des sols, et d'augmenter les revenus des agriculteurs locaux.
Pour en savoir plus, contacts :
La Chine a un gros potentiel en matière de captage et de stockage du gaz carbonique, Quotidien du Peuple, 01/12/09, http://french.peopledaily.com.cn/96851/6829182.html
Source :
ChinaCsr, 27/11/09, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/7LLy4
Rédacteur :
Anthony Nowocien anthony.nowocien@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Chine numéro 81 (9/12/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT
Chine, 9 décembre 2009
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Les intentions chiffrées de la Chine à l'ouverture de la conférence de Copenhague
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61492.htm
L'année 2009 représente une étape cruciale dans la lutte contre le réchauffement climatique. La 15ème conférence des Nations Unies sur le changement climatique s'est ouverte à Copenhague ce lundi 7 décembre, pour débattre durant deux semaines sur cette thématique. L'ONU espère conduire 192 pays à signer un nouveau traité international destiné à succéder au protocole de Kyoto qui prend fin en 2012.
Fin novembre, pour préparer la Conférence, les représentants du G77 dont les représentants de la Chine, du Brésil, de l'Inde et de l'Afrique du Sud, se sont rencontrés à Pékin et ont remis une déclaration commune qui fixe leurs attentes pour le Sommet de Copenhague. Le texte, dont ils souhaitent qu'il s'inscrive dans le prolongement de l'accord de Kyoto, précise plusieurs points jugés non négociables comme l'adoption pour leurs pays respectifs d'objectifs contraignants de réduction d'émissions de CO2. Ils se sont mis d'accord sur le fait que la Conférence devrait inclure une coopération à long terme sur l'atténuation des gaz à effet de serre, l'adaptation aux impacts du changement climatique ainsi que la mise en place d'un support financier et technologique.
Quelques jours avant l'ouverture de la conférence, la Chine a ainsi annoncé un objectif chiffré en terme de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Le pays souhaite réduire de 40 à 45% d'ici 2020 et par rapport à 2005, son "intensité carbonique" à savoir ses émissions de gaz à effet de serre par unité de PIB. "C'est une action volontaire prise par le gouvernement chinois en fonction des conditions du pays et une contribution importante aux efforts mondiaux pour lutter contre le changement climatique" a déclaré le gouvernement. Chen Ying, chercheur principal du Centre de Recherche pour le Développement Durable relevant de l'Académie Chinoise des Sciences Sociales (CASS), a déclaré qu'il était "manifestement déraisonnable" pour la Chine de faire l'objet d'une supervision internationale [1]. La Chine s'efforcera en effet d'atteindre son objectif par le biais de mesures nationales, de contrôle, d'évaluation et de mécanisme de responsabilisation.
Pour réussir cet objectif, la Chine, qui est largement dépendante du charbon, misera sur les énergies renouvelables. Les énergies propres devraient compter pour un tiers de la consommation chinoise d'ici 2050, ce qui équivaudrait à une économie de deux milliards de tonnes de charbon [2]. Les objectifs intermédiaires sont de 15% en 2020 et de 20% en 2030.
Cet objectif de réduction des émissions par point de PIB traduit la volonté de la Chine de trouver une solution sans pénaliser son développement économique. "Cela signifie que si l'économie chinoise continue de croître, les émissions augmenteront mais elles augmenteront plus lentement" explique Trevor Sikorski, qui dirige les recherches sur le carbone chez Barclays. La Chine a en effet annoncé qu'elle espérait que la Conférence permettrait d'atteindre des résultats "équitables et justes".
Cette annonce, comme celle des Etats-Unis, était très attendue à l'approche de la conférence sur le climat. En septembre, le président chinois Hu Jintao s'était seulement engagé à réduire "de façon notable" les émissions de gaz à effet de serre de son pays d'ici à 2020, mais n'avait précisé aucun objectif chiffré.
Pour en savoir plus, contacts :
- [1] China.org.cn, 01/12/2009, http://www.china.org.cn/environment/2009-12/01/content_18988837.htm
- [2] L'Express, 06/12/2009, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/G3nOU
- [3] Le Monde, 01/12/2009, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/DoA9z
Source :
Maxisciences, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/S9tig
Rédacteur :
Zoé Lombard zoe.lombard@ambafrance-cn.org
Origine : BE Chine numéro 81 (9/12/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT
Chine, 7 décembre 2009
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Les plans forestiers pour lutter contre le changement climatique
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61443.htm
L'administration Forestière d'Etat a publié un plan définissant les principes de base, les objectifs et initiatives à prendre pour lutter contre le changement climatique.
Les cinq principes de base de ce plan sont :
1. combiner les objectifs du développement forestier avec les stratégies nationales sur le changement climatique ;
2. accroître la taille et la qualité des forêts ;
3. augmenter le commerce du carbone et contrôler les émissions ;
4. combiner directives gouvernementales et participation sociale ;
5. ralentir le changement climatique et s'adapter au changement.
Les trois objectifs sont :
- planter chaque année plus de quatre millions d'hectares de forêts pour atteindre 20% de couverture forestière au niveau national en 2010 ;
- planter chaque année plus de cinq millions d'hectares d'arbres pour atteindre 23% de couverture nationale en augmentant les zones boisées de 47 millions d'hectares d'ici 2020 ;
- atteindre une couverture dépassant les 26% en 2050.
Le plan comporte 22 actions sur le changement climatique, incluant la promotion de la plantation volontaire d'arbres, l'accélération du rythme de plantation d'espèces rares, l'amélioration du recyclage du bois et la protection des zones humides.
Source :
Chinacsr, 11/11/09, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/ZKaiK
Rédacteur :
Anthony Nowocien anthony.nowocien@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Chine numéro 80 (7/12/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT
Chine, 7 décembre 2009
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La Chine va consacrer un milliard de yuans à la défense de l'environnement rural
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61444.htm
Le directeur adjoint de la Division Ecologique du Ministère de la Protection de l'Environnement, Li Yuan, a déclaré à la presse locale que la Chine consacrera un fonds spécial de 1 milliard de yuans (environ 100 millions d'euros) à la protection de l'environnement et le contrôle de la pollution dans les zones rurales du pays.
Lors de la conférence annuelle sur le développement durable des ONG chinoises environnementales, Li a fait part à plus de 300 professionnels de l'environnement que la construction économique et le développement social des zones rurales sont à un tournant et que les problèmes environnementaux majeurs dans ces régions ont provoqué une série de problèmes de société.
Les recherches du Ministère de la Protection de l'Environnement montrent que plus de 300 millions de personnes vivant en zone rurale boivent une eau de qualité inférieure aux normes et que les vies de plus de 90 millions de personnes sont menacées par l'eau polluée de ces régions rurales.
On estime chaque année qu'environ 280 millions de tonnes de déchets domestiques, ainsi que 9 milliards de tonnes d'eaux usées et autres déchets sont produits dans les régions rurales chinoises. De plus, l'utilisation d'engrais et de pesticides ont entraîné une pollution importante des eaux de surface et souterraines dans ces zones. Li a déclaré que le Ministère de la Protection de l'Environnement travaille sur un plan d'assainissement du milieu rural, qui devrait grandement contribuer à l'amélioration de l'environnement dans les zones rurales.
Source :
ChinaCsr, 12/11/09, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/N5w7V
Rédacteur :
Anthony Nowocien anthony.nowocien@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Chine numéro 80 (7/12/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT
Chine, 7 décembre 2009
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Construction d'un cluster d'éco-cités dans le Hubei
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61449.htm
D'après le département environnement du gouvernement de la province du Hubei, un plan général de construction écologique et de protection environnementale d'un cluster de villes a été élaboré, et plus de 500 milliards de yuans (environ 50 milliards d'euros) seront investis dans ce cluster d'éco-cités, centré sur Wuhan.
La fonction écologique du cluster de villes de Wuhan sera déterminée par trois lignes : une ligne rouge représentant une zone de protection stricte, une zone jaune signifiant une protection limitée et une zone d'utilisation, et une ligne verte correspondant à la zone de construction et de développement. Ce cluster aura comme rôles principaux de formuler les plans et d'établir les zones environnementales, de mettre en place les normes de protection environnementales et de planifier le développement de l'infrastructure urbaine.
La construction de ce cluster de villes, impliquant 459 programmes environnementaux ainsi qu'un investissement de 512.8 milliards de yuans, durera 10 ans et sera terminée en 2020. L'investissement sera consacré principalement à la restauration écologique, aux énergies propres, aux économies d'énergies, à la réduction des émissions, au recyclage et à la sécurité écologique.
D'après le plan, les neuf villes du cluster seront les villes modèles en protection de l'environnement, et d'ici 2020, le cluster de villes écologiques sera officiellement mis en place, devenant le premier en Chine.
Source :
ChinaCsr, 17/11/09, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/JDtw9
Rédacteur :
Anthony Nowocien anthony.nowocien@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Chine numéro 80 (7/12/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT
Chine, 7 décembre 2009
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Bilan : la position chinoise dans les négociations sur l'après Kyoto
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61451.htm
L'urgence de la lutte contre le réchauffement climatique a multiplié les pressions pour intégrer la Chine dans un traité international succédant à celui de Kyoto, qui se veut contraignant. Bien que les émissions de carbone chinoises aient augmenté de 80% depuis 1990 et que depuis 2007 la Chine soit le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre avec un quart des émissions de la planète, celle-ci, qui a traditionnellement fait preuve de retenue diplomatique dans la gouvernance internationale du changement climatique, n'est soumise à aucune contrainte sous le régime de Kyoto.
Le poids de la Chine dans les rejets de dioxyde de carbone mondiaux s'explique par la forte dépendance de l'économie chinoise vis-à-vis du charbon, ainsi qu'à sa forte croissance économique qui a engendré un exode rural massif et une urbanisation en conséquence. Le modèle de développement chinois a déjà engendré de profonds déséquilibres écologiques au niveau local mais Pékin a réagi en proposant des standards sur les nouvelles capacités industrielles ainsi que des objectifs de réduction des consommations énergétiques dans son onzième plan quinquennal (2006-2010) et dans le National Climate Change Program (2007). Toutefois les ambitions de Pékin restent entravées par une difficile application des mesures centrales au niveau local, tant sur un plan humain que financier et par le peu de lisibilité dans le développement futur de l'économie chinoise, qui réduit les possibilités de calcul des émissions et des restrictions possibles de la part de la Chine.
Les difficultés de Pékin à mettre en place une politique environnementale efficace au niveau national s'accompagnent de l'absence de restrictions d'émissions pour la Chine au sein du régime climatique international mis en place à Kyoto. La Chine qui a ratifié le Protocole de Kyoto en août 2002, n'est pas contrainte en tant que pays en développement à des quotas de réduction d'émission, et n'est donc soumise à aucune obligation formelle dans la lutte contre le changement climatique. Pourtant la Chine tient un rôle important dans le Protocole de Kyoto grâce au "mécanisme de développement propre" (MDP) qui lui permet d'accueillir des investissements originaires de pays industrialisés pour des projets environnementaux sur son sol et d'allouer ainsi des crédits d'émission supplémentaires à ces pays industrialisés. La Chine a conduit une politique volontariste visant à favoriser l'accueil de ces investissements et est aujourd'hui le premier récepteur de MDP.
Face aux critiques récurrentes à l'égard de sa position de pollueur-non payeur, Pékin avance à la fois son droit au développement et les efforts entrepris dans la décarbonisation de son économie. Un des arguments forts de la Chine est de désigner les pays industrialisés comme coupables "historiques" de la dégradation environnementale et détenteurs des capacités de lutte et d'adaptation face au réchauffement climatique. A l'instar des pays en développement, la Chine entend donc rester en dehors de tout traité international contraignant (avec des obligations chiffrées de réduction d'émissions) et demande aux pays développés de financer la lutte contre le réchauffement dans le reste du monde. La Chine s'est constamment alignée sur les pays en développement (PED) afin de maintenir son statut dérogatoire dans les engagements du Protocole de Kyoto.
Lors de la Conférence de Poznan en décembre 2008 puis à Bali en mai 2009, Pékin a fait de l'engagement des pays industrialisés sur des objectifs de moyen terme un préalable à la décision d'objectifs mondiaux de long terme. Elle a milité pour leur assignation à des réductions d'émissions à hauteur de 25 à 40% pour 2020 par rapport à 1990 et pour le transfert financier et technologique. Elle est par ailleurs opposée à toute taxe carbone aux frontières destinée à réajuster les conditions de concurrence entre les pays développés et les PED. La délégation chinoise dans les négociations sur le climat a proposé en mars 2009 de comptabiliser les émissions de carbone selon les lieux de consommation des produits et non selon leurs lieux de production. Cette comptabilisation serait largement bénéfique à la Chine dont un tiers de la production industrielle est voué à l'export.
Entre la volonté d'asseoir son développement économique en cours, son attachement au groupe des pays en développement et la nécessité d'alléger les pressions diplomatiques liées à l'approche du sommet de Copenhague, la politique climatique chinoise oscille au nom du pragmatisme. Beaucoup d'observateurs considèrent qu'une ouverture de la diplomatie climatique chinoise peut se faire dans un cadre plus restreint, en particulier dans celui de la coopération sino-américaine. La visite d'Obama en Chine ces jours-ci doit permettre un "nouveau départ historique" dans les relations bilatérales, selon le ministre des Affaires étrangères chinois He Yafei. Le climat sera un élément du nouveau cadre de négociation du tandem Chine-Etats-Unis, responsable de plus de 40% des émissions globales. Face à l'éventuelle impasse des négociations multilatérales, les Etats-Unis peuvent tenter d'engager la Chine dans des négociations climatiques bilatérales, ou trilatérales avec l'Union européenne. Une coopération ouverte avec les pays industrialisés constitue un préalable nécessaire à une réussite des négociations climatiques et à l'établissement d'un régime contraignant pour l'après-Kyoto.
Pour en savoir plus, contacts :
- Le Quotidien du Peuple, 06/11/2009 - http://french.peopledaily.com.cn/96851/6806135.html
- CRIonline, 04/11/2009 - http://french.cri.cn/781/2009/11/04/1s204538.htm
Source :
Affaires-stratégiques.com, 16 novembre 2009,
http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article2330
Rédacteur :
Zoe Lombard zoe.lombard@ambafrance-cn.org
Origine : BE Chine numéro 80 (7/12/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT
Chine, 7 décembre 2009
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La coopération sino-américaine dans le domaine de l'environnement à l'approche de Copenhague - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/61453.htm
A trois semaines du sommet sur le climat de Copenhague, les Etats-Unis et la Chine souhaitent que la conférence internationale aboutisse à un accord avec "effet immédiat", a annoncé, mardi 17 novembre, le président américain, Barack Obama, lors d'une conférence de presse avec son homologue Hu Jintao. Faisant état de "progrès" sur cette question dans ses discussions avec le président Hu, Barack Obama a déclaré que "sans les efforts à la fois de la Chine et des Etats-Unis, les deux plus gros consommateurs et producteurs d'énergie, il ne peut y avoir de solutions". La veille lors de la conférence sino-américaine sur le thème des énergies propres, le secrétaire au Commerce américain Gary Lock a déclaré que les énergies propres étaient l'un des domaines qui bénéficiaient le plus de la coopération sino-américaine, et que c'était aussi le seul moyen pour les deux pays de maintenir une croissance économique durable et de lutter contre le changement climatique mondial. "Les Etats-Unis et la Chine sont en position unique de créer les technologies d'énergies renouvelables dont le monde a besoin" a-t-il souligné. "Nous pouvons le réaliser en faisant des énergies propres le moteur principal de la croissance économique du 21ème siècle" a-t-il ajouté.
"Nous sommes convenus de travailler à un succès à Copenhague, a dit M. Obama. Notre but (...) n'est pas un accord partiel, ni une déclaration politique, mais plutôt un accord qui couvre toutes les questions dans les négociations et ait un effet immédiat (...) Nous nous sommes mis d'accord sur le fait que chacun de nous prendrait des actions de réduction significatives (sur les émissions de gaz à effet de serre) et respecterait ces engagements", a déclaré Barack Obama.
La Chine et les Etats-Unis sont les deux plus gros pollueurs de la planète, et de nombreux pays attendent des initiatives des première et troisième puissances économiques mondiales à la conférence sur le climat prévue du 7 au 18 décembre à Copenhague. Dans un communiqué conjoint, les deux pays ont réaffirmé qu'un accord à Copenhague devrait être "basé sur le principe de responsabilités communes mais différenciées", impliquant des "buts de réduction d'émissions de la part des pays développés et des actions nationales appropriées d'atténuation de la part des pays en développement", assortis d'une "aide financière accrue".
Reconnaissant le poids de leur pays respectifs et de leur coopération, les dirigeants chinois et américain ont par ailleurs formellement signé des accords ou protocoles dans ce domaine [1]. "Comme l'a indiqué le président Hu, nous créons un centre de recherche sur l'énergie propre et nous avons conclu des accords dans le domaine de l'efficacité énergétique, de l'énergie renouvelable, d'une utilisation plus propre du charbon, des véhicules électriques et du gaz de schiste", a déclaré le président Obama. Ce centre de recherche, qui a fait l'objet d'un protocole entre le département américain de l'énergie, le ministère des Sciences et technologie chinois ainsi que l'Administration nationale de l'énergie de Chine, sera doté "de fonds publics et privés d'au moins 150 millions de dollars sur cinq ans" provenant à parts égales des deux pays, selon le communiqué. Il s'intéressera avant tout à l'efficacité énergétique, en particulier dans les immeubles, au charbon propre, y compris à la capture du carbone et son stockage, et aux véhicules propres, selon la même source.
Gary Locke a aussi révélé qu'il envisageait de conduire une mission énergétique et commerciale en Chine en mars prochain [2]. Cette mission qui réunira des entreprises américaines du secteur des énergies renouvelles, se rendra à Beijing, Shanghai et d'autres villes chinoises.
Pour en savoir plus, contacts :
- [1] U.S.-China Clean Energy Announcements, 17 novembre 2009,
http://beijing.usembassy-china.org.cn/111709pv2.html
- [2] http://french.news.cn/environnement/2009-11/16/c_1389648.htm
Source :
Le Monde, 17 novembre 2009, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/vUkJm
Rédacteur :
Zoe Lombard zoe.lombard@ambafrance-cn.org
Origine : BE Chine numéro 80 (7/12/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT
Chine, 17 novembre 2009
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Succès de la culture de la patate douce transgénique
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61246.htm
Chercheur au laboratoire de physiologie et d'écologie des plantes des Instituts des sciences biologiques de Shanghai (SIBS), Zhang Peng a fait part d'essais concluants sur la patate douce transgénique dans la province du Shandong (Est de la Chine). Utilisant des techniques transgéniques, Zhang Peng a amélioré la qualité de l'amidon dans la patate douce.
La patate douce est la quatrième espèce relevant de la catégorie chinoise des "grains" (qui comprend les céréales et les féculents), après le riz, le blé et le maïs. Elle est également une importante plante productrice d'énergie, citée dans le onzième plan quinquennal de développement de l'industrie biologique ; dans les régions du Yangsté et de Huanghuai, elle constitue en effet une matière première pour la production d'alcool.
La qualité d'amidon de la patate douce est un facteur important pour cette application. L'amylose ne représente que de 20% à 30% dans la patate douce normale, alors que les industries de transformation des produits amylacés souhaitent une augmentation de cette teneur et que les méthodes classiques de sélection demandent trop de temps pour aboutir au même résultat.
Source :
Xinhua (en chinois), http://news.xinhuanet.com/tech/2009-10/24/content_12312861.htm
Rédacteur :
Xu Wenjing lucie.xu@ambafrance-cn.org
Origine : BE Chine numéro 79 (17/11/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT
Inde, 6 novembre 2009
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Des paysans du Madhya Pradesh se rassemblent pour demander l'interruption des tests de semences génétiquements modifiées - www.bulletins-electroniques.com/actualites/61145.htm
Des milliers de paysans de 20 districts du Madhya Pradesh se sont rassemblés le 29 septembre pour protester contre le lancement de tests de culture de maïs transgénique et ont demandé que cet Etat soit déclaré sans OGM.
Hamara Beej Abhiyan responsable d'une ONG d'aide aux agriculteurs estime que l'autorisation de culture de maïs transgénique produit par l'entreprise Monsanto serait une sérieuse menace sur les droits sur les semences de ces agriculteurs. Selon lui, l'avenir de l'agriculture du Madhya Pradesh réside dans une agriculture plus respectueuse de l'environnement.
Les tests se déroulant à Jabalpur permettraient à Monsanto de tester la résistance aux herbicides et aux insectes de ses semences. Les manifestants ont brûlé des effigies de la firme Monsanto et ont déposé un mémorandum destiné au chef du gouvernement, aux responsables de districts. Un rituel traditionnel d'exorcisme a même été réalisé ...
Les critiques à l' encontre de ces semences sont multiples. Outre le problème de droit de propriété des semences, la mise en place de semences résistantes aux herbicides nuirait à l'emploi pour les femmes et les travailleurs agricoles pauvres. Le représentant du syndicat indien Bharatiya Kisan Union Ishwar Tripathi estime que l'utilisation de semences transgéniques n'augmente pas la production et cela serait prouvé par les rendements du coton BT au Madhya Pradesh. Il va même plus loin en annonçant que ces semences transgéniques et la nécessité de les racheter tous les ans, seraient une sorte de politique néocolonialiste permettant d'exploiter les paysans indiens.
Sachin Jain, représentant de la Right To Food Campaign, explique qu'un principe de précaution doit s'appliquer sur l'utilisation de ces semences transgéniques. Celles-ci pourraient même être bannies d'Inde au nom de la proposition de la Right to Food/National Food Security Act.
Plus de 40 organisations d'origines variées se sont rassemblées lors de cet événement pour protester contre l'utilisation de ces semences.
Source : "Madhya Pradesh farmers rally to demand ban on GM crop trials" - India e News - 01/10/09-
www.indiaenews.com/business/20091001/224420.htm
Rédacteur :
Pierre-Marie Clouet - pierre-marie.clouet@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Inde numéro 39 (6/11/2009) - Ambassade de France en Inde / ADIT
Inde, 6 novembre 2009
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Les entreprises indiennes hésitent à vendre leurs crédits carbone
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61147.htm
L'Inde est le second plus gros promoteur de projets de réduction d'émission de gaz C02 mais les entreprises hésitent encore a tirer des profits financiers de la vente de ces crédits. L'Inde arrive juste derrière la Chine en ce qui concerne l'obtention de crédits carbone du fait de la mise en place de mesures de contrôle des émissions de gaz. Les entreprises indiennes privées et publiques retiennent 90% de ces crédits. On estime que les entreprises investiront 30 milliards de dollars dans environ 1.470 projets ce qui générera la création de 610 millions de Certified Emission Reduction (CER).
Les compagnies ne souhaitent pas encore commercialiser ces crédits carbones car elles pensent pouvoir tirer de meilleurs prix plus tard. Le manque d'intérêt est aussi lié à la petite taille des projets actuels selon un responsable du ministère de l'environnement. Selon ce même responsable, le nombre de crédits générés par ces projets de taille réduite est faible. L'impact pour l'entreprise est donc encore minime mais il espère que cette situation évoluera prochainement.
Josh Carmody, expert a la Banque Asiatique de Développement, (ADB) estime que cette attitude n'est pas la bonne, l'année dernière les cours de ces crédits ne se sont pas maintenus et les entreprises ont vendu l'ensemble de leurs crédits au dernier moment entraînant des pertes importantes.
Estimer l'évolution des cours des crédits carbone est très difficile et le fait que les entreprises retiennent ces crédits augmente cette imprédictibilité. Dipankar Ghosh, expert en changement climatique chez Ernst and Young estime que la baisse des cours de ces crédits carbones a plusieurs origines; tout d'abord la récession a conduit à une baisse de la production dans les pays développés, ensuite la baisse relative du prix du pétrole a entraîné une baisse relative de la dépendance au charbon, les deux facteurs combinés auraient entraîné une baisse des émissions de C02.
Seulement 68 projets indiens ont entamé des transactions avec des partenaires étrangers. Ce modèle de vente de crédits carbone sera uniquement maintenu jusqu'à 2012.
Source :
"Indian firms shy away from trading carbon credits" - Silicon India - 11/09/09 -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/98W5V
Rédacteur : Pierre-Marie Clouet - pierre-marie.clouet@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Inde numéro 39 (6/11/2009) - Ambassade de France en Inde / ADIT
Japon, 11 décembre 2009
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Ouverture d'une usine pilote de production de bioéthanol
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61541.htm
Mitsubishi Heavy Industries, Hakutsuru Sake Brewing et Kansai Chemical Engineering ont achevé la construction de leur usine pilote de bioéthanol, située sur le site industriel de Mitsubishi Heavy Industries Kobe Shipyard de Futami, dans la ville d'Akashi (département de Hyogo). Une cérémonie de fin de travaux a été organisée le 30 novembre 2009 en présence de représentants de la préfecture de Hyogo et du Ministère de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche (MAFF). Elle va rapidement démarrer son activité.
L'usine produira du biocarburant pour les voitures à partir de la cellulose issue de la paille de riz ou de blé, biomasse qui présente l'intérêt de ne pas être utilisée dans l'industrie alimentaire. C'est la première usine de ce genre au Japon.
La construction de l'usine s'inscrit dans le cadre du projet de "vérification des technologies qui utilisent la cellulose" du MAFF. Chacune des trois entreprises a été chargée de la mise en place d'une des trois étapes de la production du bioéthanol : Mitsubishi Heavy Industries a développé le procédé d'extraction du sucre ; Hakutsuru Sake Brewing celui de la fermentation (transformation du sucre en éthanol) ; Kansai Chemical Engineering celui de la distillation (fabrication du bioéthanol).
Mitsubishi Heavy Industries a travaillé en collaboration avec l'Organisation pour le Développement des Energies Nouvelles et des Technologies Industrielles (NEDO - organisme public de financement de la recherche). Son procédé permet un approvisionnement en continue de la matière première dans un réacteur à haute température et à haute pression. C'est un procédé simple, qui ne nécessite que de l'eau à haute température et des enzymes : les coûts d'installation et d'entretien de l'usine sont relativement bas, selon la compagnie.
Hakutsuru Sake Brewing utilise des levures de la famille de celles utilisées pour la fabrication du saké. La compagnie pense que les déchets issus de la fermentation peuvent être utilisés efficacement et sûrement comme engrais à la place de la paille de riz.
Les trois compagnies visent d'ici la fin 2010 un coût de production de 90 yen par litre de bioéthanol.
Source :
Communiqué de Mitsubishi Heavy Industries - 30/11/2009 (japonais) -
www.mhi.co.jp/news/story/091130188.html
Rédacteur :
Hugues CHATAING, adjoint(point)ing(arobase)ambafrance(tiret)jp(point)org,
Pierre DESTRUEL, attache(point)ing(arobase)ambafrance(tiret)jp(point)org,
523/ENV/1647
Origine : BE Japon numéro 523 (11/12/2009) - Ambassade de France au Japon / ADIT
Japon, 11 décembre 2009
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Deux nouveaux acteurs du photovoltaïque japonais
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61542.htm
Hitachi a signé un accord avec la compagnie d'électricité Tepco pour la construction d'une centrale solaire photovoltaïque dans la ville de Kawasaki (département de Kanagawa). D'une puissance de 13 MW, elle s'étendra sur 23 ha, dont 20 ha seront occupés par les panneaux solaires. Les travaux débuteront en février 2010 pour une mise en service commercial en 2011. Tepco a également confié à Toshiba la construction d'une autre ferme solaire, toujours dans la ville de Kawasaki. Elle occupera un terrain de 11 ha (dont 10 ha de panneaux solaires) et sa puissance atteindra les 7 MW. Le chantier commencera également en février 2010 et la centrale sera connectée au réseau en 2011.
Ces deux centrales sont de taille modeste : la plus grande actuellement en service dans le monde a une puissance de 60 MW (Olmedilla, Espagne). D'autres fermes solaires plus puissantes sont en cours de construction, telle la future centrale des Landes (76 MW connectés en 2010) en France. Les Japonais n'ont pas l'ambition de construire d'immenses fermes solaires, par manque de superficie allouable à de tels projets. Si 30 centrales sont effectivement prévues d'ici 2020, leur puissance totale ne dépassera pas les 140 MW. Du fait de la forte urbanisation de leur territoire, les Japonais ont fait le choix de couvrir en modules photovoltaïques un maximum de toitures.
Tout l'intérêt de l'annonce de ces chantiers réside dans le fait qu'ils ont été confiés à deux nouveaux acteurs du photovoltaïque japonais. Au Japon, les panneaux solaires étaient surtout le fait de compagnies telles que Sanyo, Kyocera, Sharp (qui fournira des panneaux à la centrale construite par Toshiba) ou encore Mitsubishi et Showa Shell (ces cinq compagnies figurent dans le top 10 mondial des constructeurs de modules photovoltaïques).
Hitachi a fondé en avril 2009 une division dédiée aux énergies renouvelables telles que les énergies solaire photovoltaïque et éolienne. La compagnie vise un chiffre d'affaires annuel de 200 milliards de yens (plus de 1,5 milliards d'euro) d'ici 2015.
Toshiba a quant à lui lancé une division dédiée au développement photovoltaïque en janvier de cette année. Il vise également un chiffre d'affaires annuel de 200 milliards de yens d'ici 2015. Ces systèmes photovoltaïques seront destinés aux industriels et aux compagnies d'électricité. La centrale de Kawasaki n'est pas le premier marché remporté par la compagnie. En Août, elle s'était déjà déjà vu confier par Chubu Electric Power la construction d'une centrale de 7,5 MW qui sera connectée au réseau en 2011.
Fortes de leur expérience dans la construction de matériels électriques tels que les régulateurs de courant, les deux compagnies veulent désormais offrir des systèmes photovoltaïques complets. L'entrée sur le marché de ces deux nouveaux acteurs dénote du nouvel engouement de la part des Japonais pour le secteur de l'énergie photovoltaïque, un temps ralenti du fait de l'abandon progressif depuis 2005 des tarifs de rachat incitatifs.
Source :
- My Com Journal - 29/05/2009 - http://journal.mycom.co.jp/news/2009/05/29/017/index.html
- Communiqués de presse (japonais) :
Tepco - 03/12/2009 - www.tepco.co.jp/cc/press/09120301-j.html
Hitachi - 30/11/2009 - www.hitachi.co.jp/New/cnews/month/2009/11/1130a.html
Toshiba - 05/01/2009 - www.toshiba.co.jp/about/press/2009_01/pr_j0501.htm
Toshiba - 19/08/2009 - www.toshiba.co.jp/about/press/2009_08/pr_j1901.htm
Toshiba - 30/11/2009 - www.toshiba.co.jp/about/press/2009_11/pr_j3001.htm
Rédacteur :
Hugues CHATAING, adjoint(point)ing(arobase)ambafrance(tiret)jp(point)org,
Pierre DESTRUEL, attache(point)ing(arobase)ambafrance(tiret)jp(point)org,
523/ENV/1649
Origine : BE Japon numéro 523 (11/12/2009) - Ambassade de France au Japon / ADIT

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à jour : 29-03-2010
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