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Veille de l'actualité scientifique et technologique internationale
Cette rubrique est conçue à partir d'une sélection des BE (Bulletins Electroniques) publiés sur www.bulletins-electroniques.com rédigés par les Services pour la science et la technologie des Ambassades de France et diffusés par l'ADIT.
Les BE sont des publications d'information sur les avancées technologiques et scientifiques dans le monde. Ils sont le fruit du partenariat entre l'ADIT et le Ministère des Affaires étrangères français, via les Services pour la Science et la Technologie des Ambassades de France à l'étranger : pour en savoir plus consultez www.bulletins-electroniques.com et www.adit.fr
Nous avons retenu les thématiques du développement durable ou qui lui sont liées (énergie, environnement, transports, agronomie). Cette présentation sera régulièrement actualisée selon le principe d'archives glissantes, sur un pas de temps de deux à trois mois environ.
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En archives : juillet et août 2011
Europe et Proche-Orient
Allemagne, 29 juin 2011
Les forêts de hêtres allemandes inscrites au Patrimoine mondial de l'UNESCO
www.bulletins-electroniques.com/actualites/67110.htm
C'est au cours de la 35ème session du Comité du Patrimoine mondial de l'UNESCO [1], qui se tient actuellement à Paris jusqu'au 29 juin, que les forêts anciennes de hêtres d'Allemagne ont rejoint la liste des différents sites classés "patrimoine mondial". Selon le Ministre fédéral de l'environnement (BMU), Norbert Röttgen, cette journée, très importante pour l'Allemagne, marque l'importance que l'Allemagne porte à la protection et à la conservation de la nature. "Nos forêts anciennes de hêtres sont maintenant sur un pied d'égalité avec d'autres sites d'importance dans le monde, tels que le Parc national de Yellowstone, les îles Galápagos ou encore la mer des Wadden en Allemagne. Cet acte rend hommage à nos efforts pour protéger les forêts de hêtres, qui caractérisent la végétation naturelle de notre pays".
Les forêts anciennes de hêtres d'Allemagne sont des modèles pour les écosystèmes terrestres subissant actuellement une évolution écologique et biologique postglaciaire et sont indispensables pour comprendre l'expansion du hêtre Fagus dans l'hémisphère nord selon une diversité de paramètres environnementaux. Cette nouvelle inscription porte sur cinq forêts couvrant 4391 hectares.
C'est au début de l'année 2010, que l'Allemagne a demandé l'intégration de ses forêts anciennes de hêtres dans la prestigieuse liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO. Les cinq zones forestières sélectionnées pour être protégées sont :
- Le parc national de Jasmund, Mecklembourg-Poméranie occidentale
- La forêt de Serrahn dans le Parc national de Müritz, Mecklembourg-Poméranie occidentale
- La forêt de Grumsin, Brandenbourg
- Le parc national de Hainich, Thuringe
- Le parc national de Kellerwald-Edersee, Hesse
Ces forêts considérées comme les reliques les plus précieuses des zones forestières sauvages de hêtres d'Allemagne, s'ajoutent aux 29278 hectares de forêts de hêtres slovaques et ukrainiennes inscrit sur la liste du Patrimoine mondial en 2007. Ce bien tri-national porte désormais le nom de "Forêts primaires de hêtres des Carpates et Forêts anciennes de hêtres d'Allemagne (Slovaquie, Ukraine, Allemagne)".
Le Comité de l'UNESCO ne place sous protection que des sites naturels et culturels exceptionnels. Après le site fossilifère de Messel (Hesse), carrière de schiste bitumeux désaffectée, riche en fossiles et d'une grande importance géologique et scientifique, classée au Patrimoine mondial en 1995 et la mer des Wadden, protégée depuis 2009, les forêts anciennes de hêtres sont désormais le troisième plus important site naturel allemand classé au Patrimoine mondial.
Pour en savoir plus, contacts :
[1] Plus d'informations sur le site de l'UNESCO : Convention du patrimoine naturel,
http://whc.unesco.org/fr/list/1133
Source :"UNESCO: Deutsche Buchenwälder sind Weltnaturerbe", communiqué de presse du BMU - 25/06/2011 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/8Aa8N
Rédacteur :
Myrina Meunier, myrina.meunier@diplomatie.gouv.fr - www.science-allemagne.fr
Origine : BE Allemagne numéro 532 (29/06/2011) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT
Espagne, 13 juillet 2011
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Une nouvelle vague d'énergies renouvelables
www.bulletins-electroniques.com/actualites/67281.htm
La ville de Mutriku (Pays Basque) inaugurera le 8 juillet la première usine houlomotrice à colonne d'eau oscillante d'Espagne. D'une puissance installée de 296 kW, la production annuelle est estimée à 600 MWh, soit la consommation d'environ 600 personnes. Le gouvernement basque a investi 2,3 millions d'euros dans ce projet, dont le coût total s'élève à 6,7 millions d'euros.
Le directeur général de la Société Basque de l'Energie (EVE), José Ignacio Hormaeche, a expliqué comment le projet initial de digue de protection du port de Mutriku avait évolué pour finalement intégrer une installation d'énergie renouvelable mettant à profit le potentiel énergétique des vagues. La digue est ainsi équipée d'un système de colonne d'eau oscillante (OWC en anglais) fabriqué par l'entreprise Voith Hydro sur son site de Tolosa, au Pays Basque. Selon M. Hormaeche, il s'agit d'une des technologies de récupération d'énergie des vagues les plus mûres qui existent sur le marché.
Le principe de fonctionnement se base sur la compression/décompression de l'air : la digue est équipée de cavités dans lesquelles le niveau d'eau oscille grâce aux vagues. Lorsqu'une vague incidente fait monter le niveau de l'eau dans chaque cavité, la surpression de l'air engendrée permet de faire tourner une turbine Wells couplée à un générateur. Le système est ouvert et l'air est ensuite relâché à l'extérieur. Quand la vague se retire, cela crée une dépression et l'air aspiré passe lui aussi par la turbine. A noter que la turbine tourne dans le même sens à l'aller comme au retour de l'air, ce qui assure la continuité de la production d'énergie. Les autres avantages de cette technologie sont qu'aucun élément électromécanique n'est en contact avec l'eau de mer, et la proximité du rivage permet de s'affranchir d'un câble sous-marin coûteux.
Le lien d'une vidéo didactique illustrant le principe de fonctionnement de l'OWC est disponible ci-dessous [1]. Le système utilisé dans cet exemple est implanté directement sur la côte.
Dans le cas de la digue de Mutriku, toute l'énergie électrique ainsi produite sera injectée dans le réseau, ce qui en fait une usine pré-commerciale destinée à valider la viabilité de ce type d'installations. De nombreux outils de monitoring viendront compléter la digue en vue d'en analyser dans le détail le comportement avant un déploiement industriel à grande échelle. Les côtes basques présentent en effet un potentiel énergétique élevé, avec des vagues moyennes à fortes qui tout en assurant une ressource de 24 kW par mètre de côte ne mettent pas en danger les infrastructures. C'est la raison pour laquelle en parallèle de la digue à OWC se développe actuellement le Bimep (Biscay Marine Energy Platform), un centre d'essais en pleine mer qui selon le calendrier devrait être opérationnel au deuxième semestre 2012 pour des essais d'énergies marines, notamment houlomotrice.
Pour en savoir plus, contacts :
- [1] Vidéo : principe de fonctionnement de l'OWC :
www.voithhydro.com/vh_en_aktuelles_moviegallery_wavepower.htm
- Une présentation de la technologie OWC de la marque Voith Hydro :
www.voithhydro.com/media/VHHH090038_Wave_Power_72dpi.pdf
Source :
Europa Press, article du 7 juillet 2011
Rédacteur :
Philippe Chabarot, chargé de mission, service.scientifique@sst-bcn.com
Origine : BE Espagne numéro 106 (13/07/2011) - Ambassade de France en Espagne / ADIT
Norvège, 21 juillet 2011
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Le refroidissement des eaux en mer de Norvège permet des records de pêche à la morue
www.bulletins-electroniques.com/actualites/67360.htm
Tout le long de la côte Nord de la mer de Norvège, la pêche à la morue a été très abondante cet hiver. En avril dernier, on a compté un nombre record d'oeufs de cabillaud dans la région des Lofoten (jusqu'à 15 900 oeufs par m2 de surface d'eau).
Le professeur Svein Sundby, océanographe à l'Institut de recherche marine de Bergen (IMR), explique ce phénomène. Dans un contexte de réchauffement climatique progressif sur ces 20 dernières années, avec un pic en 2006, la mer de Barents a de nouveau commencé à se refroidir. Sur la période 2006-2011, une baisse de 1,25°C des températures a en effet été observé sur les côtes du Finmark et en 2010-2011, cette diminution est particulièrement substantielle.
Lors des périodes chaudes multi-décennales, les stocks de cabillaud migrent plus au Nord comme ce fut les cas en mer de Barents et dans l'Atlantique Nord à partir du milieu des années 80 mais aussi durant les périodes chaudes des années 1920-1940. Par contre, lors des périodes froides multi-décennales, la morue se déplace vers le Sud et devient moins abondante.
Lors du réchauffement des deux dernières décennies, le lieu de reproduction des cabillauds s'est donc déplacé vers le Nord et les stocks de cabillauds (morue arcto-norvégienne, morue arctique et morue de la mer de Barents) ont progressivement augmenté. Ils sont aujourd'hui aussi importants qu'à la fin de la période chaude précédente du début des années 50. Le refroidissement récent de la mer force progressivement les cabillauds à se diriger à nouveau vers le sud, ce qui explique leur retour en grand nombre dans les Lofoten pour se reproduire.
Svein Sundby s'attend à observer une diminution des stocks dans les années qui viennent.
Pour en savoir plus, contacts :
Svein Sundby - Institute of Marine Research - email : svein.sundby@imr.no
Source :
- Article Aftenposten "Havet er blitt kaldere" du 27/04/2011 (en norvégien):
www.aftenposten.no/nyheter/iriks/article4104994.ece
- Institute of Marine Research: www.imr.no/en
- Publications scientifiques:
* SUNBY S. and NAKKEN O., 2008. Spatial shifts in spawning habitats of Arcto-Norwegian cod related to multidecadal climate oscillations and climate change. ICES Journal of Marine Science Advance Access, pp. 1-10.
* ROGERS L. A., STIGE L. C., OLSEN E. M., KNUTSEN H., CHAN K-S. and STENSETH N. C., 2010. Climate and population density drive changes in cod body size throughout a century on the Norwegian coast. Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 108, issue 5, pp. 1961-1966.
Rédacteur :
Julie Soufflard avec la contribution de Nina Lundby, Ambassade de France en Norvège, science@france.no
Origine : BE Norvège numéro 101 (21/07/2011) - Ambassade de France en Norvège / ADIT
Royaume-Uni, 30 juin 2011
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Le Royaume-Uni donne une valeur à l'environnement
www.bulletins-electroniques.com/actualites/67149.htm
Le Royaume-Uni est devenu le premier pays à donner un prix à la nature, en attribuant une valeur à tous les bénéfices qu'elle procure à sa population. Résultat des travaux de 500 scientifiques et économistes dirigés par Robert Watson, Chief Scientific Adviser du Department of Environment, Food and Rural Affairs (conseiller scientifique du ministère de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales), le UK National Ecosystem Assessment (évaluation de l'écosystème national) a fait l'objet de la publication d'un rapport de plus de 2.000 pages au début de juin 2011. Cette étude a été financée par le Natural Environment Research Council (conseil de recherche pour l'environnement naturel) et par l'Economic and Social Research Council (conseil de recherche pour l'économie et les sciences sociales) et a coûté 1,3 M£.
Partant du constat que le comportement actuel des marchés ne semble pas prendre garde aux conséquences sur le patrimoine environnemental, cette évaluation se veut un moyen de mettre à disposition des données exploitables dans des prises de décisions stratégiques prenant en compte cette dimension. Cependant, loin de se limiter uniquement à l'aspect financier, elle avait pour but de comprendre comment l'environnement et les services qu'il offre profitent à l'économie, à la société et à chacun des citoyens britanniques, et comment les préserver pour les générations futures.
L'évaluation considère à la fois les valeurs d'usage des biens environnementaux et les bénéfices intangibles qu'ils représentent pour les citoyens. Les différents éléments du capital naturel se déclinent en quatre catégories : l'air, l'eau, les terres et les écosystèmes qui accueillent la faune et la flore. Les services apportés sont très divers et vont par exemple de la pollinisation par les insectes, à la protection contre les inondations, en passant par la purification de l'air et de l'eau par les sols et les plantes.
Ainsi que l'on aurait pu s'y attendre, les résultats de l'étude font apparaître que la valeur du patrimoine naturel a jusqu'à présent été largement sous-évaluée, et que les services qu'il fournit sont d'une importance critique pour le bien-être et la prospérité de la société britannique. Par ailleurs, la croissance de la population du Royaume-Uni et l'évolution de ses attentes sont à même d'augmenter encore la pression exercée sur l'environnement à l'avenir. En conclusion, les auteurs du rapport recommandent des actions sur des champs aussi divers que les règlementations, les technologies, les investissements et l'éducation, permettant de cette manière une approche beaucoup plus intégrée des enjeux liés à l'environnement.
Il subsiste bien sûr des interrogations quant à la pertinence de tels travaux, et des limites aux conclusions proposées. En effet, de très fortes incertitudes entourent l'évaluation de la valeur des services apportés par l'environnement (à l'exception des matières premières), et ces difficultés sont accentuées par la prise en compte de bénéfices contradictoires (une forêt peut, par exemple, être un puits de carbone, fournir des matières premières, constituer une barrière aux inondations, jouer un rôle dans le cycle de l'eau, et faire office de lieu de loisirs pour la population). De plus, le rapport publié ne préconise aucun mécanisme réglementaire pour transférer les coûts engendrés par l'altération du patrimoine naturel vers les acteurs économiques concernés, et les scientifiques qui l'ont rédigé soulignent bien que leur rôle n'est pas de mettre en oeuvre les conclusions de leurs travaux en lieu et place du législateur. Mais malgré ces limites et ces difficultés, le UK National Ecosystem Assessment pourrait se révéler d'un grand apport, notamment lorsqu'il s'agit d'évaluer le coût futur du changement climatique (avec ses conséquences sur les services offerts par l'environnement) et de le comparer aux coûts des technologies et des réglementations destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Source :
- DEFRA, UK National Ecosystem Assessment, www.defra.gov.uk/environment/natural/uknea
- BBC News, Putting a price on nature, 02/06/11, www.bbc.co.uk/news/science-environment-13627055
- POST, Ecosystem Service Valuation, 05/11, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/K2LC9
- POST, Natural Capital Accounting, 05/11, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/nNE6Z
Rédacteur :
Joël Constant
Origine : BE Royaume-Uni numéro 110 (30/06/2011) - Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT
Suède, 29 juin 2011
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Le nucléaire en Suède avant et après l'accident de Fukushima
www.bulletins-electroniques.com/actualites/67130.htm
=> La Suède avant...
Suite à l'accident nucléaire, en 1979, de la centrale américaine de "Three mile island", la Suède organisa un référendum sur le futur de l'énergie nucléaire. Organisé en 1980, ce dernier a conduit le Parlement suédois à interdire la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, et a fixé pour objectif l'arrêt des 12 réacteurs nucléaires suédois d'ici à 2010. Dans les années 90, et suite à la nomination d'une commission pour l'énergie par le Gouvernement, il a été mis en évidence qu'une suppression complète de l'énergie nucléaire dans le mix énergétique suédois d'ici 2010 n'était pas possible des points de vue technique et économique car le pays ne disposait d'aucune solution de remplacement réaliste. Il fut cependant décidé que la centrale nucléaire de Barsebäck (constituée de 2 réacteurs nucléaires) serait arrêtée ; notamment car elle est située à une vingtaine de kilomètres de la capitale danoise, Copenhague, créant ainsi de fortes tensions entre les deux pays. Les réacteurs furent finalement arrêtés en 1999 pour le premier, et 2005 pour le second.
Au second semestre 2009, la Suède assurait la Présidence de l'Union Européenne et se profilait la conférence mondiale sur le climat à Copenhague de décembre 2009. La coalition au pouvoir a ainsi été poussée à proposer une nouvelle politique énergétique sobre en carbone et réaliste. Pour son mix électrique, la Suède reconnaissait reposer sur deux piliers essentiels non carbonés, l'hydroélectricité et le nucléaire, et appelait le développement d'un troisième pilier constitué d'énergies renouvelables. Le 17 juin 2010, conformément à cette nouvelle politique énergétique bas carbone, le Gouvernement suédois a annoncé la possibilité de faire fonctionner les centrales restantes jusqu'à la fin de leur durée de vie économique (soit un fonctionnement pendant 40 ans signifiant l'arrêt progressif des réacteurs entre 2012 et 2025) et le remplacement, sans limitation de puissance, des 10 réacteurs nucléaires existants. L'interdiction de construire de nouveaux réacteurs nucléaires fut donc levée à condition que le nombre total de 10 réacteurs nucléaires en Suède ne soit pas dépassé.
La politique bas carbone du Gouvernement suédois stipule, que d'ici à 2020, la Suède devra utiliser 50% d'énergies renouvelables et ses émissions de gaz à effet de serre devront être diminuées de 40%. L'objectif final étant de faire de la Suède le 1er pays entièrement non-dépendant du pétrole. Cet objectif est motivé par les inquiétudes grandissantes sur les conséquences du réchauffement climatique et l'augmentation du prix du pétrole. Pour satisfaire cet objectif et en l'absence de sources d'énergies renouvelables en conséquence, l'énergie nucléaire est une solution majeure permettant une diminution des émissions de GES (par rapport aux énergies fossiles) et une sécurité des réserves en énergie suffisante pour le pays. Un regard sur l'évolution du mix de production électrique suédois permet de se rendre compte que les énergies renouvelables et les déchets n'apparaissent que très récemment dans ce mix de façon significative après les années 2000.
=> La Suède après...
La Suède est un des quelques pays à maintenir sa position vis-à-vis de l'énergie nucléaire après la catastrophe japonaise. Le Premier Ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, a très vite déclaré qu'il n'organiserait pas de référendum (comme celui de 1980) sur l'énergie nucléaire après l'accident de Fukushima. En effet, la Suède est, à ce jour, fortement dépendante de l'énergie nucléaire pour près de 50%, l'autre moitié de son électricité provenant de l'hydroélectricité. Il n'existe pas, aujourd'hui, de solutions techniques disponibles pour remplacer 50% de leur production électrique, même si l'objectif de la politique environnementale du gouvernement est d'augmenter la part des énergies renouvelables, afin de disposer d'un troisième pilier dans le mix électrique suédois.
L'un des principaux débats soulevés suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima est celui de la sûreté et l'importance d'une modernisation continue des centrales, de la transparence et de la régulation des activités nucléaires afin d'assurer une sécurité maximale. Ainsi, suite à la réunion annuelle de l'Agence de régulation nucléaire suédoise (Swedish Radiation Safety Authority, SSM) avec les responsables et les représentants des propriétaires des centres nucléaires, il a été décidé la mise en place de mesures spécifiques pour améliorer la sûreté nucléaire. Notamment, l'Autorité de Sûreté Nucléaire a annoncé la mise en place de "stress tests" dont le but est d'analyser le comportement des centrales face à des situations extrêmes comme les tremblements de terre ou les inondations, indépendamment de la probabilité qu'elles surviennent. Conformément au calendrier européen, les résultats des "stress stests" devraient être publiés d'ici décembre 2011.
Source :
- Agence Internationale pour l'Energie (IEA) - www.iea.org
- International Atomic Energy Agency (IAEA) - www.iaea.org
Rédacteur :
Clarisse Thouzeau (CEA) - clarisse.thouzeau@diplomatie.gouv.fr / sciences@ambafrance-se.org
Origine : BE Suède numéro 23 (29/06/2011) - Ambassade de France en Suède / ADIT

Amériques
Etats-Unis, 26 août 2011

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La généralisation du véhicule électrique est-elle pour demain ?
www.bulletins-electroniques.com/actualites/67512.htm
Introduction :
En ce début de 21ème siècle, la mobilité des personnes est en pleine évolution. Pour preuve, dans les centres urbains la propriété individuelle des véhicules laisse déjà une place prépondérante aux solutions alternatives: transports en commun, auto-partage, co-voiturage, etc [1]. A Paris par exemple, seulement 15% des déplacements s'effectuent en voiture d'après un rapport du Centre d'Analyse Stratégique. De plus, posséder une voiture a perdu de l'attrait et symbolise moins la "réussite sociale" qu'auparavant. Ainsi 79% des Européens et 62% des Français considéraient en 2009 que la possession d'une voiture était devenue une contrainte [2]. Cette modification sociologique pourrait s'inscrire dans la durée, surtout aux Etats-Unis où le transport individuel est toujours roi et où utiliser les transports publics est bien souvent synonyme de pauvreté [3].
En parallèle, la volonté de réduire la consommation d'essence provoque actuellement une transformation technologique des véhicules. L'enjeu est de taille et conduit aux Etats-Unis a une vraie course à l'innovation, en compétition avec d'autres puissances mondiales comme la Chine [4] [5].
Suite de l'article : www.bulletins-electroniques.com/actualites/67512.htm
(…)
Conclusion
Finalement, comme le résume le Centre d'Analyse Stratégique français à la fin d'un rapport sur la voiture de demain, "l'incertitude règne sur le développement des véhicules électriques. Pour évaluer l'avenir des VE, de nombreuses inconnues subsistent sur leur écosystème (prix du pétrole, volonté des consommateurs, incitations étatiques, etc.) mais aussi sur l'évolution technologique et l'essaimage possible" [34].
D'un côté, certains constructeurs - tel le français Renault - misent beaucoup sur cette filière et des gouvernements - comme celui des Etats-Unis - la subventionnent massivement dans l'espoir de retombées économiques positives. De l'autre, malgré les résultats encourageants d'un sondage d'Accenture dans 13 pays [35], l'acceptation du consommateur ne semble pas acquise. En France, les récentes polémiques sur la sécurité [36] pourraient amoindrir l'enthousiasme de la population.
Enfin et surtout, d'après Lux Research, malgré tout l'argent investi aux Etats-Unis, le fort soutien du gouvernement et le battage médiatique, l'adoption généralisée des véhicules électriques rechargeables reste une question ouverte à cause de leur prix trop élevé. Or, les batteries comptent pour une part importante de celui-ci puisqu'elles représentent 50% à 80% des coûts de la transmission, qui représente elle-même 65% à 75% du coût total du véhicule [37].
Un rapport de la Deutsche Bank [38] évalue le surcoût lié à la batterie dans un véhicule électrique par rapport à un véhicule thermique à l'horizon 2015 : de $1350 pour une voiture hybride, celui-ci passe à plus de $12.000 pour un véhicule tout-électrique. Notons que cette estimation repose sur l'hypothèse d'un prix de l'essence à $4/gallon (soit environ 75c euros/L), ce qui est plus élevé que le prix actuel aux Etats-Unis mais paraît raisonnable au vu de l'évolution tendancielle [39] et qu'une étude bibliographique du Massachusetts Institute of Technology recense des estimations du même ordre [40].
Dès lors, parvenir à réduire le coût des batteries apparaît comme un formidable levier pour stimuler le marché des véhicules électriques. Mais cela est-il possible? Nous aborderons le sujet dans de nos articles à venir. "Stay tuned"...
Sources : www.bulletins-electroniques.com/actualites/67512.htm
Rédacteur : Pauline Caumon, deputy-cleantech@consulfrance-sanfrancisco.org
   
Origine :
BE Etats-Unis numéro 256 (26/08/2011) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 15 juillet 2011
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L'exploitation des gaz de schistes, entre promesses économiques et conséquences environnementales, www.bulletins-electroniques.com/actualites/67325.htm
Le gaz naturel de schistes, une ressource longtemps considérée comme inexploitable, bouleverse le secteur énergétique aux Etats-Unis. Sa production a subi une croissance très rapide de 48% en moyenne au cours des 5 dernières années, notamment grâce à un prix du gaz naturel relativement élevé, des avancées technologiques et une législation permissive. Les réserves de gaz de schistes accessibles sont considérables et régulièrement revues à la hausse, et seraient capables d'assurer plusieurs décennies de consommation d'énergie. Leur exploitation devrait permettre de compenser la diminution progressive des sources de gaz conventionnel et de réduire les importations, jusqu'à représenter 45% de la production de gaz naturel en 2035.
L'exploitation des gaz de schistes a été rendue possible grâce à des avancées technologiques dans le domaine de l'extraction, notamment la technique de la fracturation hydraulique. Si elle est indispensable à la récupération du gaz de schistes, son utilisation soulève beaucoup d'inquiétudes en raison des impacts environnementaux importants qui peuvent en découler. Parmi ceux-ci, la consommation importante d'eau et les risques de contamination sont au centre de la problématique environnementale. Les conséquences de la fracturation hydraulique font l'objet de nombreuses études scientifiques, à l'heure actuelle il ne se dégage pas de consensus et le sujet reste souvent partisan. La réglementation de la pratique est faible au niveau fédéral et relève plutôt des états fédérés. Le sujet évoluant rapidement, les états reconnaissent le besoin de développer une réglementation spécifique. Selon leurs intérêts sur la question, ceux-ci choisissent d'encadrer ou de mettre un frein au développement des gaz de schistes et à l'utilisation de la fracturation hydraulique.
Le gaz naturel est considéré comme un combustible fossile plus "propre" que le charbon ou le pétrole, traditionnellement favoris aux Etats-Unis. Cela permet d'imaginer une stratégie énergétique où le gaz naturel permettrait d'assurer une production d'énergie nationale bon marché tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique, et serait une "ressource de transition" en attendant que les énergies renouvelables soient suffisamment matures pour prendre le relais. Cette solution semble avoir les faveurs de nombreux acteurs et de l'administration Obama, qui y voit un sujet possible de compromis politique.
Téléchargement gratuit : www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm11_023.htm
Pour en savoir plus, contacts : www.bulletins-electroniques.com
Rédacteur :
Gabriel Marty, deputy-envt.mst@ambafrance-us.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 255 (15/07/2011) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 11 juillet 2011
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Selon Google, l'innovation dans les énergies propres pourrait avoir un impact majeur sur les Etats-Unis, www.bulletins-electroniques.com/actualites/67263.htm
Il y a quelques années, le géant Google s'est impliqué dans le débat énergétique national et la politique climatique lors du lancement de son programme "RE <C", ou l'idée sous jacente était de développer des énergies renouvelables moins chères que le charbon. Au lieu de se concentrer sur les moyens de rendre les combustibles fossiles plus chers grâce à la mise en place d'une politique climatique, Google pense que les Etats-Unis devraient se concentrer sur la baisse du prix de l'énergie propre grâce à l'innovation technologique ou dans les termes du Breakthrough Institute -un think-tank orienté énergie et climat- "rendre bon marché l'énergie propre" [1].
Par de nombreuses autres initiatives, Google apparaît comme une entreprise qui croit fermement que ce sont les avancées technologiques qui permettront de lutter efficacement contre le changement climatique. On a pu constater récemment l'implication personnelle de ses dirigeants dans les élections californiennes où l'ex-CEO, Eric Schmidt, apporta $500.000 à la campagne pour maintenir en place les réformes d'Arnold Schwarzenegger contre le changement climatique [2]. L'entreprise participe aussi au projet d'une ligne de transmission sous-marine de $5 milliards sur la côte est des Etats-Unis et finance un grand nombre de projets qui vont des véhicules électriques à l'efficacité énergétique [3].
Aujourd'hui, alors qu'a lieu un débat national sur l'énergie et la politique économique [4], Google a franchit une nouvelle étape en publiant un rapport et un site web interactif qui offrent une des évaluations les plus complètes jamais réalisées sur l'impact économique de l'innovation dans les technologies d'énergie propre. Quels seraient les impacts de grandes réductions de coûts dans l'énergie "propre" [5]?
La principale conclusion de ce rapport est que réaliser des percées dans ces technologies de l'énergie pourrait avoir un "effet transformateur" sur les Etats-Unis, offrant non seulement des avantages importants pour la croissance économique, la création d'emplois et la réduction des coûts énergétiques pour les familles américaines, mais en réduisant également la consommation de pétrole et les émissions de gaz à effet de serre (GES). Par rapport à un scénario de référence, l'analyse économique de Google démontre que les innovations énergétiques clés pourraient, à elles seules, offrir les avantages suivants en 2030 :
- Croissance de l'économie américaine de plus de 155 milliards de dollars de PIB par an;
- Création nette de plus de 1,1 million de nouveaux emplois par an ;
- Faire économiser aux consommateurs américains chaque année plus de $942 par foyer (environ 673 euros) ;
- Réduire la consommation américaine de pétrole de plus de 1,1 milliard de barils par an ;
- Réduire les émissions de GES nationales de 13%.
Illustration 1 disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/67263.htm
L'étude a été effectuée à l'aide des outils économiques développés par McKinsey & Company, un ensemble sophistiqué de modèles d'estimation des conséquences économiques de différentes politiques. Le but principal était de modéliser l'impact de la réduction de coûts dans différents secteurs clés de l'énergie, y compris la production d'énergie propre, le stockage de l'énergie, les véhicules électriques et les technologies du gaz naturel. Deux scénarios politiques sont par ailleurs envisagés:
1. un paquet de mesures fédérales incitatives ("Clean Policy Standard"), et
2. un cas où seul le secteur de l'électricité est soumis à un coût du carbone ($30/t).
Il ressort des différents scénarios que :
- Retarder l'innovation réduit considérablement les avantages. Plus les Etats-Unis attendent de réaliser des percées technologiques, moins ils seront à même de récolter les avantages économiques qui y seraient associés. Selon le rapport, un simple délai de cinq ans à se lancer pourrait coûter à l'économie américaine entre 2000 et 3000 milliards de PIB non réalisés, 1,2 millions d'emplois nets, et entre 8 et 28 gigatonnes d'émissions de GES non évitées d'ici à 2050.
- Les technologies qui se développent le plus rapidement domineront: les premières technologies d'énergie propre à devenir moins chères que les énergies fossiles domineront le futur système énergétique américain. Google relève qu'une compétition féroce entre les différentes technologies propres encouragera l'innovation et profitera aux consommateurs.
- Les progrès des véhicules électriques et des batteries pourraient révolutionner l'économie américaine. Mettre au point de batteries moins chères et plus performantes pourrait permettre l'adoption massive de véhicules électriques. Selon le rapport les véhicules tout-électriques, hybrides et hybrides rechargeables pourraient atteindre une part de marché de 90% des ventes de véhicules légers en 2030! La consommation de pétrole serait ainsi réduite chaque année de 1,1 milliard de barils.
- Une politique gouvernementale éclairée accroît les retombées économiques et permet de réaliser des réductions supplémentaires des émissions. Au-delà des investissements publics-privés, nécessaires pour atteindre des percées fondamentales dans les technologies de l'énergie, des mécanismes régulatoires comme une politique fédérale incitative pour l'énergie propre ou l'instauration d'un prix du carbone peuvent considérablement accroître les avantages économiques. L'analyse a révélé qu'un scénario combinant l'hypothèse de ruptures technologiques majeures avec un prix du carbone de $30/tonne dans le secteur de l'électricité amènerait en 2030 une croissance du PIB de 182 milliards de dollars, 1,5 million d'emplois supplémentaires et 22% de réductions des émissions de GES (contre 13% en considérant uniquement les ruptures technologiques).
- En l'absence de politiques gouvernementales, certaines innovations peuvent avoir un effet contre productif. Par exemple, le stockage stationnaire, un élément considéré aux Etats-Unis comme essentiel à l'intégration d'énergies renouvelables dans le réseau électrique (pour permettre de synchroniser l'offre en électricité à la demande ). Cependant, sans un changement de politique gouvernementale, les améliorations des technologies de stockage vont favoriser selon Bill Weihl l'utilisation de sources d'énergies les moins chères... qui sont souvent les plus polluantes [6]. En effet, l'énergie la moins chère à l'heure actuelle dans certains états est celle produite par les centrales à charbon la nuit, lorsque la demande est très faible. Un stockage stationnaire à bas prix encouragera le stockage de l'énergie de ces centrales à charbon de nuit, et risque ainsi d'augmenter les émissions de GES.
Le site web interactif proposé par Google permet de comparer les multiples scénarios grâce à toutes les données mises à disposition. Ainsi l'utilisateur peut comprendre l'impact des combinaisons de plusieurs facteurs (percées technologiques spécifiques + politiques incitiatives) sur le PIB, les dépenses des ménages, etc...
En conclusion, le message de Google est clair: le gouvernement américain doit impérativement mettre l'accent sur l'innovation technologique dans les énergies propres le plus rapidement possible. Il peut bien sûr y avoir débat sur les mesures incitatives et les politiques de déploiement à mettre en place, mais le gouvernement doit avant tout financer massivement la R&D dans ce domaine.
Google n'est pas seul dans sa croisade: un nombre croissant de chefs d'entreprises et de think-tanks de tous bords politiques sont en train de se rallier à ce message. Des groupes comme l'American Energy Innovation Council, l'American Enterprise Institute, le Breakthrough Institute, le Brookings Institution et bien d'autres ont demandé au gouvernement fédéral d'augmenter ses investissements dans la R&D sur l'énergie d'environ $3 milliards à $15 milliards par an, ce qui est ambitieux au regard des chiffres actuels (voir Figure 2). Espérons qu'au-delà du lobby des technologies propres [7] ce message saura séduire les conservateurs, dont la plupart sont opposés à une politique énergétique plus contraignante, notamment à l'établissement d'un marché du carbone .
Illustration 2 disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/67263.htm
En Europe, il n'y a pas à l'heure actuelle d'orientation énergétique claire et des progrès restent à faire [8]. Mais il est intéressant de constater que se retrouve publié presque simultanément au rapport de Google un document de la Commission Européenne sur la mise en place d'un cadre stratégique commun pour le financement de l'innovation [9]. Les conclusions de cet effort européen regardé à travers le prisme du secteur énergétique font écho aux propositions de Google en ce sens que:
- il faut s'attaquer à des problèmes sociétaux, comme le changement climatique;
- il faut améliorer la qualité de la recherche européenne, afin de favoriser les percées technologiques;
- il faut travailler ensemble et faire émerger un consensus sur la sécurité de l'approvisionnement énergétique - comme la mise en place de mécanismes régulatoires qui décuplent les effet des avancées technologiques;
- il faut renforcer la compétitivité européenne, pour profiter de cette innovation, et ainsi créer des emplois, du PIB.
Pour en savoir plus, contacts :
- Le site du Breakthrough Institute : http://thebreakthrough.org
- Site de Google RE<C : www.google.org/rec.html
- Rapport complet : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/NfbiM
- Site Web Google Energy Innovation : www.google.org/energyinnovation/index.html
Source :
- [1] Make clean Energy Cheap, The Breakthrough Institute, http://thebreakthrough.org/ideas.shtml
- [2] La Californie annonce la couleur pour son marché carbone, Bulletin Electronique - Novembre 2010,
www.bulletins-electroniques.com/actualites/65015.htm
- [3] Mais que fait Google dans l'énergie ? Bulletin Electronique - Décembre 2010,
www.bulletins-electroniques.com/actualites/65408.htm
- [4] Aide: Committee heads at impasse on 'clean energy standard', The Hill's Energy and Environment Blog - June 2011, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Ry0e8
- [5] Google: Energy innovation offers "transformative impact" for U.S., Americans for Energy Leadership -
June 2011, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/sMmxM
- [6] Google's Green Energy Wish List, NY Times - June 2011,
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/wPXhD
- [7] L'émergence d'un "lobby cleantech", Bulletin Electronique - Avril 2011,
www.bulletins-electroniques.com/actualites/66448.htm
- [8] José Manuel Durão Barroso President of the European Commission Growth and economic governance - orientation debate on energy and innovation Press point Brussels, 5 January 2011,
http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=SPEECH/11/1
- [9] Green Paper on a Common Strategic Framework for future EU Research and Innovation Funding - June 2011, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/6lP7V
Rédacteur :
Thomas Deschamps, science@consulfrance-sanfrancisco.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 254 (11/07/2011) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 15 juillet 2011
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Fonte des glaces polaires : le réchauffement océanique s'en mêle
www.bulletins-electroniques.com/actualites/67330.htm
Le changement climatique ne se traduit pas uniquement par un réchauffement de l'atmosphère, puisqu'on observe aussi une augmentation de la température moyenne des océans. Ce phénomène contribuerait à faire fondre les calottes polaires à un rythme plus rapide que celui précédemment estimé, d'après les conclusions d'une étude de l'Université d'Arizona, publiée dans Nature Geosciences le 3 Juillet [1].
Cette étude, basée sur un ensemble de 19 modèles climatiques, évalue l'impact du réchauffement des couches océaniques superficielles sur les calottes glacières d'ici la fin du siècle, alors que la recherche dans ce domaine se concentre habituellement sur l'impact de l'augmentation de température atmosphérique. "D'après ce que je sais, cette étude est la première à quantifier et à comparer [...] le réchauffement de l'océan à proximité des calottes du Groenland et de l'Antarctique en utilisant un ensemble de modèles" déclare Jianjun Yin, auteur principal de l'étude et professeur assistant en sciences de la terre à l'Université d'Arizona.
Suivant un scénario moyen d'émission de GES, les chercheurs ont évalué que la température de la couche océanique comprise entre 200 et 500 m devrait augmenter de 1°C en moyenne d'ici 2100. Certes, cette augmentation ne serait cependant pas égale : limitée au niveau de l'Antarctique (0,5°C), celle-ci serait nettement plus importante le long des côtes du Groënland (jusqu'à 2°C). Mais l'augmentation de température de l'océan devrait, en tout état de cause, contribuer fortement à la fonte des calottes glacières. " [L'impact] du réchauffement océanique est très important par rapport [a celui du] réchauffement atmosphérique puisque l'eau a une capacité thermique bien plus importante que l'air", affirme Yin. Ainsi, la partie immergée des calottes polaires et des glaciers aura tendance à fondre plus rapidement que la partie émergée. Cette fonte plus rapide entraînera une érosion de la base des formations de glace, menaçant la stabilité de l'ensemble et pouvant aller jusqu'à faire basculer des pans entiers de glace dans l'océan, créant des icebergs et accélérant encore la fonte des glaces. Cette fonte accélérée pourrait entraîner une hausse du niveau des mers d'une ampleur plus importante que prévue. "Cela signifie qu'à la fois le Groenland et l'Antarctique vont probablement fondre plus rapidement que ce que la communauté scientifique avait envisagée." déclare Jonathan T. Overpeck, co-auteur et co-directeur de l'Institut de l'Environnement de l'Université de l'Arizona. "Cette étude renforce l'hypothèse de voir une augmentation du niveau de la mer de près d'un mètre d'ici la fin du siècle et de bien plus dans les siècles à venir."
Cette étude fait écho à plusieurs recherches récentes qui font état de nouveaux mécanismes soupçonnés de jouer un rôle important dans la fonte des calottes polaires. Par exemple, une étude parue dans la revue Climate Dynamics [2] montre que la baisse des chutes de neige en été dans la région de l'Arctique - moins 40% en 20 ans - a pour conséquence une diminution de l'albédo moyen de la glace polaire, donc une augmentation de l'énergie solaire absorbée et une fonte accélérée.
Pour en savoir plus, contacts :
- [1] "Different magnitudes of projected subsurface ocean warming around Greenland and Antarctica" - Nature Geoscience - YIN Jianjun, OVERPECK Jonathan T., GRIFFIES Stephen M., HU Aixue, RUSSELL Joellen L., STOUFFER Ronald J. - 03/07/2011 : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/TyTax (accès payant)
- [2] "Declining summer snowfall in the Arctic: causes, impacts and feedbacks" - Climate Dynamics - SCREEN James A., SIMMONDS Ian - 10/06/2011 :
www.springerlink.com/content/84078356qupn28g6 (accès payant)
Source :
- "Warming Ocean Layers Will Undermine Polar Ice Sheets, Climate Models Show" - ScienceDaily - 04/07/2011 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/dEWnF
- "Study: Warming oceans destroy ice sheets" - Arizona Daily WildCat - TALED Amer - 13/07/2011 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/E5ib7
- "University of Arizona-led research sounds alarm on rising sea levels" - The Arizona Republic - RYMAN Anne - 09/07/2011 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Bt6Xv
Rédacteur :
Gabriel Marty, deputy-envt.mst@ambafrance-us.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 255 (15/07/2011) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Asie et Océanie
Chine, 22 juillet 2011
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Lancement d'un projet pilote chinois de marché des droits d'émissions de carbone
www.bulletins-electroniques.com/actualites/67372.htm
La Chine lance un projet pilote de marché de droits d'émissions de carbone et met progressivement en place une bourse du carbone, a déclaré un responsable chinois du climat lors du Forum Eco-Forum Global (EFG) tenu à Guiyang.
Depuis 2009, le EFG se tient annuellement à Guiyang, capitale de la province du Guizhou au sud-ouest de la Chine. Le forum, qui dure deux jours, a pour objectif de promouvoir un équilibre entre le développement de l'industrialisation et l'établissement de sociétés écologiques. Cette année, l'évènement était placé sous le thème "Green Changes toward Eco-civilization, Challenges and Opportunities", attirant plus d'une centaine de personnes issues du gouvernement, d'universités, ainsi que des représentants de la société civile. L'évènement était co-organisé par la Conférence consultative politique du peuple chinois, l'Université de Pékin et le gouvernement provincial du Guizhou.
Xie Zhenhua, vice-ministre de la Commission Nationale de la Réforme et du Développement (NDRC), a déclaré que la Chine mettrait en place des politiques en faveur de l'économie d'énergie et de la protection de l'environnement, en particulier en renforçant les réglementations sur l'identification et l'étiquetage des produits bas carbone. Selon Mr Xie, le gouvernement va offrir davantage de mesures incitatives, telles que les politiques fiscales préférentielles pour les entreprises qui développent des technologies de conservation d'énergie et des tarifs dissuasifs sur l'électricité pour les industries très consommatrices.
La Chine avait annoncé vouloir lancer un tel système dans plusieurs grandes villes chinoises dès 2013 et l'étendre à tout le pays en 2015. Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, a envoyé un message au forum, appelant à davantage de coopérations entre les différents acteurs, gouvernement, universités, société civile pour s'attaquer aux problèmes environnementaux mondiaux.
Source :
China Daily, 18/07/11, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/eiipY
Rédacteur :
Zoé Lombard, zoe.lombard@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Chine numéro 106 (22/07/2011) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Afrique et Moyen-Orient
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avec l'aimable autorisation de l'ADIT et de
François Moille responsable de diffusion des BE

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à jour : 15-09-2010
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