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Veille de l'actualité scientifique et technologique internationale
Cette rubrique est conçue à partir d'une sélection des BE (Bulletins Electroniques) publiés sur www.bulletins-electroniques.com rédigés par les Services pour la science et la technologie des Ambassades de France et diffusés par l'ADIT.
Les BE sont des publications d'information sur les avancées technologiques et scientifiques dans le monde. Ils sont le fruit du partenariat entre l'ADIT et le Ministère des Affaires étrangères français, via les Services pour la Science et la Technologie des Ambassades de France à l'étranger : pour en savoir plus consultez www.bulletins-electroniques.com et www.adit.fr
Nous avons retenu les thématiques du développement durable ou qui lui sont liées (énergie, environnement, transports, agronomie). Cette présentation sera régulièrement actualisée selon le principe d'archives glissantes, sur un pas de temps de deux à trois mois environ.
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En archives, la sélection de novembre et décembre 2008 :
Europe et Proche-Orient
Allemagne, 19 novembre 2008
>> GOOD WATER ITN : des professionnels compétents pour une gestion des eaux souterraines respectueuse de l'environnement
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56708.htm
Les eaux souterraines constituent la principale ressource d'eau potable pour l'humanité, mais elles sont en permanence menacées par les rejets de substances polluantes. Le défi majeur pour le nettoyage de l'écosystème des nappes phréatiques réside donc dans les processus de biodégradation de ces polluants. Jusqu'à présent, les ressources en eau ont été abordées essentiellement selon des approches technico-hydrologiques et du point de vue d'une gestion durable de l'eau et certains autres aspects ont été moins pris en compte, bien que des micro-organismes soient impliqués dans presque tous les processus de traitement des polluants.
C'est la raison pour laquelle des spécialistes du domaine de la recherche et de la gestion des eaux souterraines vont être formés dans le cadre du nouveau programme de l'Union Européenne, intitulé "Goodwater Initial Training Water Network" (ITN). Grâce à un soutien consacré à ce programme, de jeunes professionnels seront initiés à des éléments de biologie appliquée aux processus liés aux nappes phréatiques, de façon à ce qu'ils puissent intégrer ces aspects dans leurs futures activités et développer une approche durable de gestion des eaux, que ce soit dans l'industrie ou dans d'autres institutions. Le Centre Helmholtz de Munich est, grâce son institut d'écologie des eaux souterraines, un des moteurs de ce projet.
Les polluants organiques, en raison de leur persistance, de leur toxicité et de leur rapidité de diffusion, constituent un danger de premier ordre pour l'environnement : la contamination des eaux souterraines par ces substances est un risque sérieux pour l'Homme. Même une très faible quantité de polluants organiques est suffisante pour rendre de grandes quantités d'eau inutilisables pour l'Homme. En Europe, plus de 750.000 sites sont recensés où les eaux souterraines sont souillées par des polluants organiques.
L'Europe manque actuellement de chercheurs et d'ingénieurs spécialistes de l'environnement qui pourraient mettre en oeuvre des compétences biologiques au service de la gestion durable des nappes phréatiques et de leur assainissement. Pour combattre cet état de fait, une nouvelle initiative est mise en place dans le but de promouvoir les jeunes chercheurs et d'établir un "marché européen de l'emploi pour les chercheurs".
Goodwater ITN est un consortium de sept organismes de recherche de trois pays membres de l'UE (Allemagne, Danemark, Belgique), dont le Centre Helmholtz de Munich. La durée du projet s'étend sur quatre ans, pour un montant de 3,6 millions d'euros. 15 doctorants (Early stage researcher) et post-doctorants (Experienced researcher) seront formés aux processus scientifiques innovants dans les domaines de la microbiologie, de l'hydrogéologie, de la chimie et des techniques liées aux isotopes stables.
Goodwater ITN mise sur une coopération étroite entre des experts universitaires européens de renom dans les différents domaines liés aux nappes phréatiques et des experts issus de l'industrie, ou des autorités et institutions concernées. Il propose aux participants un soutien individuel grâce à des formations ciblées, des workshops en réseau, des universités d'été et des programmes d'échanges entre laboratoires. L'intégration de partenaires industriels et institutionnels permet de compléter la formation par l'apport d'un aspect socio-économique.
Pour en savoir plus, contacts : Heinz-Jörg Haury - Centre allemand de recherche sur la santé et l'environnement, Neuherberg - tél : +49 318 724 60 - fax : +49 893 187 3324 - email : presse@helmholtz-muenchen.de
Source : Communiqué de presse de la communauté Helmholtz - 11/11/2008
Rédacteur : Dominique Buoncuore - bfhz@lrz.tu-muenchen.de
Origine : BE Allemagne numéro 412 (19/11/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT
Espagne, 24 novembre 2008
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L'Espagne en situation de "stress hydrique"
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56738.htm
L'Espagne se trouve en cinquième position mondiale en terme de consommation d'eau, selon un rapport "Planète Vivante" de WWF et Adena publié au mois d'octobre dernier. L'"empreinte hydrique" mesure à partir de laquelle ce classement a été élaboré, est une variable qui calcule le volume d'eau douce global utilisé pour produire un volume de biens et services consommé par chaque citoyen.
L'Espagne fait partie du groupe des Etats Méditerranéens (avec le Portugal, l'Italie, la Grèce, et Chypre) devant régulièrement faire face à des situations de "stress hydrique" [1]. Le pays voit sa situation empirer ses dernières années car la demande en eau est sur le point de dépasser les réserves disponibles. Telle est l'information que révèle le rapport "Planète Vivante 2008" [4] de WWF et Adena, élaboré en collaboration avec la Société Zoologique de Londres (SZL) et le Réseau Mondial de l'Empreinte Ecologique (GFN) [2]
Ce rapport fait référence à la situation mondiale préoccupante et prévoit une "récession environnementale" puisque l'empreinte écologique - qui estime la quantité de ressources naturelles nécessaires pour supporter le niveau de consommation et l'assimilation des déchets- dépasse d'environ 30% la capacité de régénération de la Planète. Le rapport en conclut qu'environ les trois-quarts de la population mondiale vit dans des pays "Ecologiquement endettés", à savoir que leur niveau de consommation nationale a dépassé leur propre "biocapacité" [3]. De cette manière, une majorité de pays poursuivent un train de vie où la croissance économique implique l'utilisation du capital écologique d'autres régions du monde.
Les pays avec la plus grande "empreinte écologique" sont les Etats-Unis et la Chine, puisque chacun d'entre eux utilise près de 21% de la biocapacité de la Planète. L'Espagne occupe la douzième place à l'échelle mondiale et affiche un déficit écologique de 338%, ce qui signifie que le pays aurait besoin dans le futur de presque 3,5 pays pour satisfaire la demande. De plus, le rapport donne pour la première fois une mesure de l'empreinte hydrique, un indicateur qui permet de montrer l'importance de l'eau utilisée comme matière première dans la fabrication d'un T-shirt en coton (environ 2.900 litres) et qui permet de mesurer l'impact sur les réserves mondiales en eau. Chaque personne utilise en moyenne 1, 24 millions de litres d'eau par an (environ la moitié du volume d'une piscine olympique) et le rapport met en garde quant aux 50 pays qui souffrent actuellement d'"un stress hydraulique sévère" ; une situation qui est amenée à s'aggraver avec le réchauffement climatique. Dans le cas de l'empreinte hydrique de l'Espagne, le pays occupe la cinquième place, principalement du fait de sa consommation de produits qui nécessitent l'utilisation d'une grande quantité d'eau.
Enfin, à l'échelle mondiale, la capacité de la Planète à absorber la consommation individuelle est de 2,1 hectares par personne, la moyenne étant déjà de 2,7 hectares effectives par personne. Les disparités géographiques montrent qu'aux Etats- Unis chaque citoyen aurait besoin de 9,4 hectares, en Espagne 5,7 hectares.
[1] Définition "Stress hydrique" : on assiste à un stress hydrique lorsque la demande en eau dépasse la quantité disponible pendant une certaine période ou lorsque sa mauvaise qualité en limite l'usage.
[2] Réseau "Global Footprint Network"
[3] Biocapacité : La biocapacité d'une zone biologiquement productive donnée désigne sa capacité à générer une offre continue en ressources renouvelables et à absorber les déchets découlant de leur consommation.
Pour en savoir plus, contacts :
- Voir BE Espagne 19 du 1/06/2003: www.bulletins-electroniques.com/actualites/15329.htm (Menace de désertification en Espagne)
- Voir BE Espagne 67 du 17/01/2008: www.bulletins-electroniques.com/actualites/52633.htm (Sommet Mondial sur le changement climatique)
- [4] Télécharger gratuitement le rapport "Planète Vivante", 2008 :
www.wwf.fr/pdf/1LPR_2008_FR.pdf (Empreinte eau de consommation- pages 18&19)
Source :
- WWF (Organisation Mondiale de Protection de l'Environnement): www.wwf.fr
- elpais.com - 29 octobre 2008
- elmundo.es - 29 octobre 2008
Rédacteur :
Sophie Palmier, sophie.palmier@sst-es.org
Origine : BE Espagne numéro 76 (24/11/2008) - Ambassade de France en Espagne / ADIT
Espagne, 24 novembre 2008
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Nouvelle hausse des émissions de CO2 en Espagne
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56737.htm
Les années se suivent et se ressemblent, tristement prévisibles: les émissions de gaz à effet de serre (GES) en Espagne sont à la hausse. La sonnette d'alarme doit être de nouveau tirée, suite cette fois-ci à la publication d'un rapport élaboré conjointement par la Confédération Syndicale des Commissions Ouvrières et l'édition espagnole de la revue World Watch.
Les chiffres de 2006 [1] n'étaient guère réjouissants, l'année 2007 n'inverse pas cette tendance. Bien au contraire. En ratifiant le Protocole de Kyoto, l'Espagne s'était engagée à n'augmenter ses émissions de GES que de 15% par rapport à 1990, année référence. Or depuis 1990, l'Espagne a vu ses rejets de CO2 augmenter de 52,3%, ce qui correspond à une hausse de 1,8 points par rapport à l'année précédente. Situation d'autant plus étonnante que l'objectif fixé par le protocole est plus souple en comparaison avec d'autres pays européens. L'Espagne est ainsi le "mouton noir" de l'Union Européenne: ni le pays dans son ensemble ni ses communautés autonomes ne sont en mesure de tenir les engagements nés du protocole.
La carte des émissions de GES n'est pas homogène. Le rapport met en exergue les communautés autonomes contribuant le plus au réchauffement climatique. C'est en Andalousie, aux Canaries, dans la Communauté Valencienne, aux Baléares, à La Rioja, en Extrémadure, en Navarre et à Madrid que les émissions de GES ont le plus augmenté. A l'inverse, aux Asturies, en Castille et León, en Galice et en Aragon, la hausse est moins sensible. Ces données statistiques doivent toutefois être pondérés par celles relatives à la population de chaque communauté. Un exemple: certes les émissions de GES ont augmenté dans la Communauté de Madrid, mais il n'en reste pas moins qu'en terme d'émissions de CO2 par habitant, Madrid arrive en queue de peloton (4,66 tonnes/habitant en 2007).
Par ailleurs, le rapport attribue principalement les émissions de GES au secteur électrique. 120 industries produisent à elles-seules près de 40% des émissions, et plus de la moitié de ces industries seraient générées par des centrales électriques alimentées au charbon. C'est notamment le cas de l'Andalousie largement polluée par ses centrales de Carboneras à Almérie, de Los Barrios à Cádiz et de Puente Nuevo à Cordoue.
Ce rapport n'est pas passé inaperçu. Les critiques n'ont pas tardé. Gregorio Barban, chercheur du Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique espagnole (CSIC) a carrément qualifié d'"absurde" le fait de comparer les émissions de GES entre les différentes communautés, le réchauffement climatique étant un phénomène éminemment global. Il estime qu'il n'existe pas de communautés plus écologiques que d'autres et qu'il est nécessaire d'adopter une stratégie globale. De même il a tenu à souligner une distinction essentielle entre régions productrices et consommatrices d'électricité et a en cela été repris par le directeur général de la Qualité environnementale de La Rioja, Fernando Flores, qui argue que l'énergie ne se consomme généralement pas sur son lieu de production.
Les rédacteurs du rapport ont quant à eux justifié leur étude en mettant en avant le rôle fondamental des communautés autonomes. Bien que le gouvernement central reste l'acteur principal dans la conduite de la politique environnementale du pays, les communautés autonomes disposent de compétences en matière énergétique et d'urbanisme, influant leur quantité d'émissions de CO2.
Certains trouvent toutefois matière à se réjouir. C'est le cas du ministre de l'Environnement et du Milieu Rural et Marin pour qui "les émissions de GES et la consommation d'énergie primaire ont augmenté en deçà du Produit Intérieur Brut, ce qui nous permet de parler d'une économie efficace et d'une amélioration de la productivité". Cette interprétation optimiste ne doit pas pour autant faire oublier les engagements découlant du Protocole de Kyoto. Et même si les prévisions pour 2008 sont pour l'instant plutôt favorables, elles s'expliquent en partie par la crise immobilière affectant le secteur de la construction, secteur largement consommateur d'énergie.
La situation reste donc préoccupante et requiert la participation de tout un chacun afin de donner à l'Espagne l'image "verte" qui lui fait cruellement défaut.
Pour en savoir plus, contacts :
- Rapport "Las emisiones de gases invernadero por comunidades autónomas en España en 2007" http://redirectix.bulletins-electroniques.com/znkp7
- Le Protocole de Kyoto sur les Changements Climatiques: http://europa.eu/scadplus/leg/fr/lvb/l28060.htm
- [1] "Le Protocole de Kyoto : où en sont les Communautés Autonomes espagnoles ?" - BE Espagne 72 (15/07/2008) : www.bulletins-electroniques.com/actualites/55391.htm
Source :
- El Mundo - 6 novembre: www.elmundo.es
- Comisiones obreras de Andalucía - 6 novembre: www.andalucia.ccoo.es
- La Rioja - 6 novembre: www.larioja.com
Rédacteur :
François Silvestre de Sacy françois.silvestre-de-sacy@sst-es.org
Origine : BE Espagne numéro 76 (24/11/2008) - Ambassade de France en Espagne / ADIT
Norvège, 26 novembre 2008
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Statkraft investit dans les énergies renouvelables au Royaume-Uni
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56754.htm
Statkraft a décidé d'acheter toutes les actions restantes de la compagnie Catamount Cymru Cyf, qui détient les droits de construire et d'exploiter le parc éolien Blaengwen au Pays de Galles. Statkraft explique que cet achat s'inscrit dans sa volonté de se concentrer sur l'énergie éolienne en Europe. Le parc éolien Blaengwen, en construction, fournira de l'électricité dans 16.000 foyers au Royaume-Uni. Statkraft détient déjà la moitié des actions de Catamount Cymru Cyf et va maintenant acquérir l'autre moitié de Catamount Energy Corporation, une compagnie d'énergie Duke. Le contrat a été signé à Londres mi-novembre. Le Directeur de Statkraft UK, Eivind Torblå, a déclaré que Statkraft vise à être un acteur de premier plan dans le domaine de l'énergie éolienne en Europe, et que cette acquisition au Pays de Galles est totalement en accord avec sa stratégie; le Royaume-Uni bénéficie d'une des meilleures ressources éoliennes en Europe et des conditions favorables pour les énergies renouvelables.
Le projet développé par la Catamount Cymru Cyf et son partenaire Force 9 Energy a reçu l'avis favorable pour la construction du parc éolien Blaengwen en Mars 2007. Le parc éolien est situé au nord de la ville de Carmarthen, dans le sud-ouest du Pays de Galles, et comprendra à terme un total de 10 éoliennes avec une capacité de 23 mégawatts (MW). La production annuelle attendue est d'environ 65 GWh.
Statkraft développe actuellement une série de projets de parcs éoliens au Royaume-Uni. L'été dernier, la société a obtenu un permis pour la construction du parc éolien Carraig Gheal en Ecosse, avec une capacité de 60 MW. En Norvège, Statkraft possède et exploite des parcs éoliens à Smola, Hitra et Kjøllefjord, et un grand nombre de projets est également en cours de développement. La société fournit de l'électricité et du chauffage à près de 600.000 clients grâce aux actions qu'il possède dans plusieurs compagnies. Statkraft emploie environ 2.300 salariés dans dix pays.
Pour en savoir plus, contacts :
- VP Communications Statkraft, Torbjørn Steen - Tel : +47 24 06 72 28 / 91 16 68 88
- SVP Wind Power Statkraft, Haakon Alfstad - Tel : +47 24 06 73 52 / 95 07 95 15
Source :
- Revue de presse de l'Ambassade du Royaume-Uni en Norvège, 17/11/2008
- Statkraft, 12/11/2008 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/cgZNJ
Rédacteur :
Stéphanie Fleur, Ambassade de France en Norvège - sfleur@france.no
Origine : BE Norvège numéro 83 (26/11/2008) - Ambassade de France en Norvège / ADIT
Norvège, 26 novembre 2008
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OceanWind projette de construire une ferme éolienne de 1000 MW en mer du Nord
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56753.htm
Le développeur norvégien d'éolien offshore OceanWind a proposé un calendrier au comité norvégien des ressources marines et de l'énergie (NVE) pour son projet de ferme éolienne baptisé The Ægir Offshore Wind farm.
Le projet Ægir se situera dans le secteur norvégien le plus méridional de la mer du Nord. Les conditions climatiques dans cette zone sont extrêmement favorables et 200 éoliennes pourraient produire jusqu'à 4,5 TWh chaque année, ce qui équivault à la consommation de 850.000 foyers européens. "Un des avantages avec l'éolien offshore est qu'il peut être dimensionné afin de produire d'importantes quantités d'énergie" explique Ivar Slengesol, d'OceanWind. Ægir sera capable de produire entre 3 et 4% de la consommation totale norvégienne d'électricité.
Le secteur d'Ægir est située à environ 173 kilomètres au sud-ouest de Lista en Norvège, et s'étendra sur 250 km2. La production par MW installé sera environ 80% plus importante que pour une installation onshore continentale classique. La situation de la ferme autorise un réseau de connections vers les plates-formes pétrolières, la côte norvégienne et/ou le projet de câble NorGer entre la Norvège et l'Allemagne. "L'industrie de la pêche est potentiellement vulnérable face aux fermes éoliennes offshore, et nous nous sommes efforcés de trouver une zone avec une activité halieutique plutôt réduite. Un dialogue fut donc établi avec les organisations concernées et les pêcheurs locaux" explique I.Slengesol.
La réalisation du projet dépend du gouvernement norvégien. A l'heure actuelle, les politiques n'ont pas fixé d'objectif concernant l'éolien offshore. Ægir pourrait être opérationnel d'ici 2015, et produire de l'électricité de 2016 à 2039, si les décisions politiques sont prises courant 2009. OceanWind se concentre sur les marchés qui fixent des objectifs concernant l'éolien offshore, comme par exemple la Grande-Bretagne, qui vise 25.000 MW à l'horizon 2020.
Pour en savoir plus, contacts :
Sven Røst, OceanWind - Tel : + 47 93 25 31 96
Source : http://klimagevinst.mandagmorgen.no/ , 17/11/2008
Rédacteur : Maxime Mussard (maxime.mussard@sintef.no)
Origine : BE Norvège numéro 83 (26/11/2008) - Ambassade de France en Norvège / ADIT
Pays-Bas, 22 décembre 2008
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Un parc d'éoliennes alimentant 450.000 foyers près d'Urk
www.bulletins-electroniques.com/actualites/57116.htm
Un parc de 80 à 100 éoliennes sera construit prochainement dans le polder du Nord-Est des Pays-Bas, dans la province du Flevoland. Ces éoliennes auront une capacité de 5MW par turbine et feront plus de 100 mètres de haut. Cet immense parc, dont les coûts de construction sont estimés à près de 500 millions d'euros, fournira de l'électricité pour plus de 450.000 foyers des alentours. Ce parc sera comparable à une centrale électrique de taille moyenne, et fait partie du plan engagé par le gouvernement néerlandais pour augmenter la part de l'énergie renouvelable dans la consommation d'énergie du pays de 20% d'ici 2020.
L'énergie éolienne est très prisée aux Pays-Bas, puisque le relief plat du territoire néerlandais combiné à des vents fréquents et puissants favorise la production de ce type d'énergie. Ainsi en 2006, les Pays-Bas comptaient plus de 1780 éoliennes déjà capables de produire 1400 MW.
Source :
De Technologie Krant - 30 mai 2008
Rédacteur :
Saïd Mammar - Said.Mammar@diplomatie.gouv.fr - Marine Condette -
Marine.Condette@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Pays-Bas numéro 31 (22/12/2008) - Ambassade de France aux Pays-Bas / ADIT
Pays-Bas, 22 décembre 2008
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Une première estimation du coût du changement climatique
www.bulletins-electroniques.com/actualites/57115.htm
Les projections ont toujours leurs limitations, naturellement, mais pour la première fois, le TNO (Organisation Néerlandaise pour la Recherche Appliquée) a réussi à chiffrer dans le détail l'impact économique pour les Pays-Bas qu'auraient la montée et la salinisation des eaux dues au changement climatique. L'étude de l'impact économique du changement climatique est un domaine important des recherches conduites par le TNO.
Les résultats de l'étude offrent des éléments fondamentaux pour la mise en place de politiques pour la gestion de l'eau et la construction des digues et justifier les investissements à l'horizon de 30 ans. Plusieurs facteurs se révèlent importants :
- L'arrêt de l'activité économique dans un secteur suite à une inondation peut avoir, selon le scénario, un coût très élevé atteignant plusieurs milliards d'euros.
- La localisation des zones inondées est aussi un facteur important. La partie Ouest des Pays-Bas est la zone la plus sensible, car constituée de larges polders. Par exemple une crue de la rivière Lek dans la région de Lopik, à proximité de la ville d'Utrecht, coûterait 29 milliards d'euros. Les dommages liés à la salinisation des eaux seraient plus limités en moyenne mais peuvent être localement considérables et ce plus particulièrement dans les zones agricoles du Westland, Bollenstreek et Hoeksche Waard.
L'étude conclut que les dommages financiers augmenteraient plus rapidement dans le temps car la croissance de l'économie est plus rapide que celle des dangers liés au changement climatique. Investir dès aujourd'hui pour en minimiser les effets serait donc très rentable à long-terme. Une politique plus proactive visant une meilleure évaluation des risques liés au changement climatique et une adaptation anticipée aux effets est donc nécessaire.
Pour en savoir plus, contacts :
Wouter Jonkhoff - Tél : +31 15 269 68 49
Source : 17 juillet 2008 - www.tno.nl
Rédacteur :
Saïd Mammar - Said.Mammar@diplomatie.gouv.fr - Marine Condette -
Marine.Condette@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Pays-Bas numéro 31 (22/12/2008) - Ambassade de France aux Pays-Bas / ADIT
Royaume-Uni, 13 novembre 2008
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La situation des agrocarburants au Royaume-Uni
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56644.htm
Le Royaume-Uni a instauré en 2002 une politique visant à inciter l'incorporation d'agrocarburants. Lors de l'acceptation en 2003 de la Directive Européenne sur les Agrocarburants, les Etats membres se sont engagés à fixer des objectifs relatifs à l'utilisation des agrocarburants. Le gouvernement britannique est alors passé d'une politique d'incitation à une politique d'obligation avec la mise en application de la RTFO (Renewable Transport Fuel Obligation) où des objectifs de taux d'incorporation ont été fixés ainsi que la pénalité encourue au cas où ces objectifs ne seraient pas atteints. Le taux d'incorporation à atteindre pour 2010-2011 est de 5,26 %. Une attention particulière est accordée à la traçabilité et à la durabilité des agrocarburants vendus, car les entreprises doivent remplir des rapports de mise en oeuvre pouvant être rendus public.
D'après les premiers résultats publiés, les ventes d'agrocarburants ont nettement augmenté depuis la mise en application de la RTFO. Mais actuellement, le Royaume-Uni n'a que six usines d'agrocarburants (majoritairement des usines de biodiesel) et celles-ci peinent à être compétitives face aux importations. La production des agrocarburants de première génération est à l'origine de nombreuses critiques, raison pour laquelle ceux de deuxième génération sont fortement attendus.
Ce dossier propose d'établir un état des lieux de la situation actuelle des agrocarburants au Royaume-Uni. Pour cela, il s'intéresse en premier lieu au contexte politique relatif aux agrocarburants, avant d'approfondir le marché britannique des agrocarburants de première génération et les priorités en matière de recherche pour les agrocarburants de deuxième génération.
Ambassade de France au Royaume-Uni - 19 pages - 31/10/2008
Auteurs : BALLADUR Sophie - PORTALEZ Cyril - HAUSTANT Mickael
Téléchargez gratuitement ce rapport au format pdf :
www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm08_058.htm
Origine : BE Royaume-Uni numéro 91 (13/11/2008) - Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT

Amériques
Etats-Unis, 31 décembre 2008
>> Le charbon, enjeu énergétique et environnemental majeur
www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_002.htm
22% de l'énergie mondiale est consommée aux Etats-Unis. Le charbon contribue pour 22% au bouquet énergétique national, principalement pour la génération électrique où il représente la moitié de l'énergie primaire mise en oeuvre. C'est dire que l'économie des Etats-Unis repose encore très fortement sur la filière charbonnière.
Compte tenu des instabilités de marché des hydrocarbures, de la volonté pour les USA de diminuer leur dépendance vis-à-vis des producteurs "à risque" (Etats du Golfe, Venezuela) et de l'abondance des réserves nationales, le charbon demeurera pour longtemps encore un élément central des stratégies énergétiques américaines. Mais le recours massif au charbon pose de sérieux problèmes environnementaux, non seulement par l'intensité des émissions en gaz à effet de serre qu'il représente, mais aussi par les dommages résultant de l'extraction.
L'administration et les industriels américains mettent beaucoup d'espoir dans les nouvelles technologies pour atteindre un "charbon propre". Mais leur déploiement se révèle coûteux et lent et ne concerne que peu la problématique de l'extraction.
Au sommaire de ce document :
1. Panorama du charbon aux USA
2. Les centrales thermiques au charbon
3. Les impacts environnementaux
4. Le charbon "propre"
5. Que peut-on espérer de la nouvelle administration ?
Téléchargez gratuitement la version pdf de ce rapport à l'url (pdf 604 Ko) :
www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_002.htm
Auteurs : MAGAUD Marc - JAMET Philippe
Origine : Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 19 décembre 2008
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"Comme un arbre dans la ville..."
www.bulletins-electroniques.com/actualites/57073.htm
Les chercheurs de l'U.S. Forest Service viennent de mettre en ligne un calculateur simple permettant de mesurer le carbone séquestré par un arbre en milieu urbain, au cours de son existence et au cours d'une année donnée.
Le Tree Carbon Calculator est gratuit. Il fournit des informations concernant le stockage de carbone dans l'une des six zones climatiques représentatives de l'Etat de Californie ; il est d'ailleurs le seul outil agréé par le California Climate Action Registry's Urban Forest Project Reporting Protocol, dont la vocation est de quantifier la quantité de carbone stockée pour les projets de plantation d'arbres. Il suffit à l'utilisateur de renseigner la zone climatique, le nom de la variété, sa taille ou son âge. Le calculateur fournit alors la quantité de CO2 stockée ainsi que la biomasse résiduelle.
Les arbres plantés près des habitations en vue de réduire les coûts de chauffage et de refroidissement des bâtiments nécessitent un complément de données car ils ont un impact additionnel en réduisant les gaz à effet de serre qui, en leur absence, seraient émis par la production d'électricité. L'intérêt du Tree Carbon Calculator est "qu'il est facile à utiliser et qu'il procure des incitations quantifiables pour la plantation et l'entretien d'arbres" selon Greg McPherson, directeur du Centre pour la Recherche des Forêts Urbaines; "Quiconque, du particulier à l'arboriculteur, peut l'utiliser" .
Pour paramétrer le calculateur, McPherson et ses collègues ont mesuré la taille et la croissance de près de 5000 arbres dans les six zones climatiques afin de déterminer combien de dioxyde de carbone avait été stocké. Quant à l'effet d'ombre portée sur la performance énergétique des bâtiments, c'est en réalisant plus de 12000 simulations, avec différentes hypothèses de taille, d'exposition et de style architectural que les chercheurs ont pu l'intégrer à leurs modèles.
En 2009, le Center for Urban Forest Research ajoutera les données relatives à toutes les espèces dans plusieurs zones climatiques représentatives de l'ensemble du territoire américain.
[1] D'après Maxime Le Forestier - 1973
Pour en savoir plus, contacts :
- www.fs.fed.us/psw
- www.fs.fed.us/ccrc/topics/urban-forests
- http://carboncalculator.growbostongreener.org/index.cfm?t=16
- www.fs.fed.us/ecosystemservices/trees.shtml
Source :
- ScienceDaily 15 Decembre 2008 : www.sciencedaily.com/releases/2008/12/081209221748.htm
- Forest Service - Northern Research Station : interview de J. Morgan Grove, PhD, spécialiste de l'écologie Urbaine à l'agence forestière le 12/12/08
Rédacteur :
Marc Magaud (attache-envt.mst@ambafrance-us.org)
Origine : BE Etats-Unis numéro 147 (19/12/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 5 décembre 2008
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Des cellules photovoltaïques toujours plus performantes
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56902.htm
Des chercheurs du MIT ont développé un nouveau modèle de cellules photovoltaïques et ont ainsi réussi à augmenter fortement la puissance fournie habituellement. Les nouvelles cellules sont composées d'une fine couche de silicium comprise entre une couche anti-reflet sur le dessus, et d'une nouvelle combinaison de multi couches réfléchissantes associée à un réseau de diffraction en dessous. Les résultats obtenus ont montré qu'il était possible d'augmenter jusqu'à 50% le courant de sortie.
Les multicouches déposées sur le dessous de la cellule permettent à la lumière de rebondir plus longtemps dans la couche fine de silicium, lui donnant ainsi suffisamment de temps pour transmettre son énergie à la structure et produire un courant électrique. Selon Peter Bermel un chercheur du laboratoire d'électronique du MIT (MIT's Research Laboratory of Electronics): "Sans ce revêtement, la lumière sortirait directement dans l'air, en dehors de la structure". Toujours selon Bermel "Il est primordial d'assurer que tout rayon qui entre dans la couche parcours un long trajet dans le silicium. Le problème est de connaître la distance minimale parcourue par la lumière dans le silicium avant qu'il y ait une forte probabilité qu'elle soit absorbée" de façon à produire un courant électrique.
L'équipe a débuté son étude en lançant des milliers de simulations informatiques, jouant sur plusieurs paramètres comme l'espace entre les lignes du réseau de diffraction, l'épaisseur de silicium, le nombre de multicouches de réflexion déposé sur la surface du dessous. Ceci afin d'optimiser l'efficacité du modèle. Selon le Prof. Lionel Kimerling, le rofesseur en sciences des matériaux qui dirige le projet "les résultats simulés sont nettement meilleurs que n'importe qu'elle autre structure. Ainsi pour une fine pellicule de 2 micromètres de silicium, une augmentation d'efficacité de 50% a été mesurée lors de la conversion des rayons solaires en électricité". "Les expériences ont confirmé les prévisions, et les résultats obtenus ont déclenché un considérable intérêt industriel. Si le marché du solaire reste fort, une mise sur le marché dans les 3 ans est possible". Une publication de leur découverte est par ailleurs prévue dans le journal "Applied Physics Letters".
Le potentiel de commercialisation est grand car les substrats de silicium cristallin de haute qualité utilisés dans les cellules solaires habituelles représentent près de la moitié de leur coût. Dans cette nouvelle version ce type de silicium représente une part très faible (environ 1%) de la composition de la cellule. De l'avis de Bermel, grâce à ces recherches le solaire deviendrait une énergie compétitive sur le réseau électrique.
Le projet a été financé par plusieurs partenaires: la chaire Thomas Lord en science et ingénierie des matériaux, l'initiative MIST du MIT, le programme de la NSF consacré aux sciences et l'ingénierie des matériaux of the NSF et la recherche militaire (Army Research Office).
Source :"Boosting the power of solar cells": David Chandler - 11/26/2008 -
http://web.mit.edu/newsoffice/2008/solar-efficiency-1126.htm l
Rédacteur :
Arnaud Souillé ; deputy-stic.mst@consulfrance-sanfrancisco.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 145 (5/12/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 5 décembre 2008
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La déréglementation de l'extraction charbonnière atteint des sommets
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56897.htm
De toutes les réglementations de dernière minute - les fameuses "midnight regulations" - en préparation par l'administration sortante, l'une des plus controversées a été approuvée par l'EPA mardi 2 décembre 2008. Plusieurs associations environnementales ont exprimé leur consternation devant le passage in extremis d'une règlementation autorisant l'extraction à ciel ouvert d'un sommet de montagne ou "mountain top removal" (littéralement : enlèvement du sommet des montagnes).
La nouvelle réglementation, si elle va jusqu'à son terme, permettrait aux compagnies minières de procéder au dynamitage des stériles, aboutissant souvent à leur déversement dans le lit des cours d'eau. Aujourd'hui, le Clean Water Act requiert une zone-tampon de 32,8 mètres autour des ruisseaux et rivières. Les compagnies minières ne peuvent déroger à cette exigence que dans des conditions exceptionnelles et sur autorisation expresse du gouvernement.
La décision met un terme, au moins temporairement, au débat qui fait rage entre les environnementalistes et l'Administration, depuis l'introduction d'un projet par le Département de l'Intérieur (lequel gère les activités minières aux Etats-Unis), il y a près de 5 ans. Malgré l'affirmation par Stephen Johnson, administrateur de l'EPA, selon laquelle la règle a été révisée en vue de protéger la faune et la flore ainsi que les cours d'eau, les protestations des associations environnementales sont légion. C'est le cas notamment du Sierra Club, l'un des principaux mouvements de protection de la nature et du domaine public. Le Sierra Club maintient que les propres experts de l'EPA ont justement conclu que le déversement des résidus miniers est dévastateur pour les cours d'eau.
La première région touchée par le phénomène dit de "mountain-top removal" sont les Appalaches, le berceau charbonnier de la partie orientale des Etats-Unis. Près de 70% de l'extraction de charbon dans cette région se fait désormais à ciel ouvert et non plus dans les mines souterraines. On estime que plus de 1 160 km de rivières dans cette région ont vu leur cours perturbé ou disparaître suite à ce type d'extraction minière. D'où la vive inquiétude pour les paysages et les cours d'eau de cette région qu'expriment les groupes de protection de la nature, après qu'un des derniers verrou réglementaire ait sauté.
De l'autre côté de la barrière, l'Association Minière des Etats-Unis (National Mining Association) ainsi que les syndicats de producteurs de charbon, considèrent que la nouvelle règle permettra de lever l'incertitude pesant sur les exploitants. Cette incertitude, selon le syndicat, a pour effet de remettre en cause l'activité et les emplois dans de nombreuses régions fortement dépendantes de l'industrie charbonnière. L'argument est porteur en ces temps de difficulté économique, car on sait que le charbon restera très compétitif, et qu'il continuera à représenter près de 50% de la production d'électricité aux Etats-Unis au moins à moyen terme.
L'industrie charbonnière semble être en effet l'une des principales bénéficiaires des multiples mesures en cours d'avalisation par l'exécutif à la veille de son départ. Outre la règle sur l'extraction à ciel ouvert, une deuxième mesure vise à assouplir les limites d'émissions imposées aux centrales thermiques au charbon, et une troisième autoriserait l'installation de centrales fonctionnant au charbon aux abords des parcs nationaux, ce qui était jusqu'à présent prohibé.
Dès ses premiers jours, l'administration du Président Obama devra donc se saisir du dossier de la filière charbonnière, depuis l'extraction jusqu'au stockage souterrain éventuel du CO2 émis par les centrales thermiques, si elle veut concilier ses engagements en matière de protection de l'environnement et la satisfaction des besoins énergétiques du pays, dans laquelle le charbon occupe une place de choix.
Pour en savoir plus, contacts :
- Sierra Club : www.sierraclub.org/MTR/
- Bulletins-électroniques n° 101: "Coal-imateur" - www.bulletins-electroniques.com/actualites/52039.htm
Source :
New York Times :
- 2 décembre 2008 - "Coal mining debris rule is approved" -
www.nytimes.com/2008/12/03/washington/03mining.html?fta
- 4 décembre 2008 : "Environmentalists fight EPA rule" - www.nytimes.com/2008/12/04/us/04mining.html
Rédacteur : Marc Magaud attache-envt.mst@ambafrance-us.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 145 (5/12/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 21 novembre 2008
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Les cols verts prendront-ils leur envol ?
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56717.htm
Au cours de sa campagne électorale, le candidat Obama avait proposé un plan de relance qui créerait 5 millions d'emplois verts ("green collar jobs"). Un rapport publié le 18 novembre par Duke University indique que ces emplois devraient constituer la nouvelle génération d'emplois manufacturiers aux Etats-Unis.
Les chercheurs du Center on Globalization, Governance & Competitiveness (CGGC) de Duke University ont évalué cinq technologies permettant de réduire les émissions de CO2 et de créer des emplois. Il s'agit de l'éclairage LED, des fenêtres à haute performance, des unités auxiliaires pour les véhicules industriels, de l'énergie solaire par systèmes à concentration et du système dit "super soil", méthode destinée à traiter les effluents porcins.
Le rapport du CGGC, intitulé "Manufacturing Climate Solutions", analyse les emplois existants et les emplois futurs qui seraient générés par la transition vers une économie à basse intensité en carbone. Les chercheurs, avec à leur tête Gary Gereffi, ont analysé la chaine de valeur pour démontrer que les emplois sont bien des emplois réels et non des hypothèses. Ils concluent que de nombreuses opportunités se cachent dans les chaines d'approvisionnement qui fournissent déjà ou fourniraient à l'avenir, les pièces et la main d'oeuvre pour les cinq industries technologiques précitées.
Bob Baugh, le directeur exécutif de l'AFL-CIO, principal syndicat de salariés, notamment métallurgiques, et l'un des cinq sponsors du rapport, se félicite de ces conclusions. Mais à l'occasion d'une conférence organisée le 10 novembre par l'Ambassade de France, avec ses homologues du Danemark et de Pologne, M. Baugh a insisté sur la nécessité d'assurer que ces emplois sont créés aux Etats-Unis et que ce soit l'économie américaine qui bénéficie de l'effet domino ("ripple effect") des investissements et de la R&D.
Alors que des doutes se font jour sur la marge de manoeuvre dont disposera le nouveau président lors de sa prise de fonctions, les commanditaires du rapport affirment que l'on ne doit plus opposer lutte contre le changement climatique et développement économique. Ils se joignent à des experts de plusieurs think tanks et universités pour proposer au Président un plan d'action ambitieux de relance, visant à transformer les emplois manufacturiers en véritable machine économique du XXIè siècle.
Ces propositions prennent tout leur sens en plein débat sur l'éventuel sauvetage des 3 grands constructeurs automobiles, qui à eux seuls représenteraient environ 3 millions d'emplois directs et indirects. Le Sénateur Gary Hart, ancien candidat à la nomination du parti démocrate, suggérait le 13 novembre que les emplois de l'automobile à Détroit étaient ceux du XXè siècle et qu'il était nécessaire de changer de paradigme pour redynamiser l'économie américaine. A l'aune de ce débat, les nominations des responsables au Département de l'Energie et à l'Environmental Protection Agency, ainsi que les prochains arbitrages budgétaires sont très attendus, car ils reflèteront la conception de la nouvelle administration, et non plus du candidat Barack Obama, quant au lien entre environnement et emploi dans ce pays.
Pour en savoir plus, contacts : www.cggc.duke.edu/environment/climatesolutions
Source : Science Daily - www.sciencedaily.com /releases/2008/11/081118100729.htm
Conférence Newseum, organisée par les Ambassades de France, Danemark et Pologne le 10/11/08 : "Rising to the Challenge of Climate Change Globally and in the US".
Rédacteur : Marc Magaud attache-envt.mst@ambafrance-us.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 143 (21/11/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 21 novembre 2008
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L'EPA publie son bilan annuel - www.bulletins-electroniques.com/actualites/56719.htm
L'Environmental Protection Agency (EPA) vient de livrer au Président des Etats-Unis et au Congrès, puis au public, sa revue de performance annuelle. Comme les autres agences fédérales, l'EPA se plie aux exigences du Government Performance and Results Act qui requiert la présentation au Congrès des résultats de ses activités au cours de l'année fiscale (du 1/11/07 au 31/10/08 pour l'exercice 2008).
Le "Performance and Accountability report" de l'EPA, un ouvrage de 555 pages, met en lumière les efforts de l'agence sur les 5 priorités stratégiques qui sont les siennes pour la période 2006-2011 :
1. Qualité de l'air et changement climatique global
2. Qualité et "sûreté" de l'eau
3. Préservation et restauration des sols (dont Superfund pour la dépollution des sites)
4. Santé des communautés et des écosystèmes
5. Conformité réglementaire et gestion de l'environnement
Bien que l'EPA ne soit pas un acteur dominant dans la recherche sur les sujets environnementaux (environ 4% du budget fédéral total alloué à cette thématique), elle reste au coeur du dispositif par son rôle de régulateur, de financeur et de superviseur. Son budget global a été réduit de près de $700.000 entre 2007 et 2008, mais les missions sont restées similaires. Les grandes masses financières montrent que c'est le domaine de l'eau qui bénéficie du plus gros budget (43% du budget total de l'agence) suivi à part quasiment égale par le domaine des sols (18%) et de la santé des communautés et des écosystèmes (17%). Toutes les informations détaillées sur les objectifs et les moyens alloués figurent dans le rapport.
On notera l'effort de transparence réalisé sur les objectifs tenus ou non tenus. Un graphe montre que si 52% des objectifs ont été atteints, 16% ne l'ont pas été. Quant au 32% restant, l'Agence ne se prononce pas par manque de données à la date de la publication. C'est de très loin dans le domaine de l'air et du changement climatique que le manque de données pose problème, puisque seul 2 sous-objectifs ont été atteints sur un total de 30. Les 28 autres sous-objectifs sont identifiés comme ayant des données indisponibles au 17 novembre, ce qui résulte notamment de deux phénomènes selon l'EPA (Cf. rubrique "Challenges" en fin de chapitre dédié à chacune des priorités). Le premier phénomène est l'incertitude quant au lien de causalité entre pollution atmosphérique et santé humaine (que l'EPA tente de réduire en améliorant les systèmes de mesure). Le second est la modification du rôle de l'EPA sur la réglementation des Gaz à Effet de Serre induite par la décision de la cour Suprème des Etats-Unis dite "Massachusetts vs. EPA" du 2 avril 2007 et qui bouleverse la gestion par l'agence du Clean Air Act.
Il est possible qu'en 2009 le nouvel administrateur obtienne plus de moyens ou modifie les priorités par rapport à son prédécesseur, le controversé Steve Johnson, dont les associations environnementales et les employés fédéraux se sont plaints à de nombreuses reprises, celui-ci ayant souvent refusé de faire jouer pleinement à l'EPA son rôle de régulateur.
Pour en savoir plus, contacts : Rapport sur les pôles d'excellences environnementale aux Etats-Unis Vol. 1 : les acteurs fédéraux : www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm07_025.htm
Source : The 2008 Performance and Accountability Report : www.epa.gov/ocfo/par/2008par/index.htm
Rédacteur : Marc Magaud attache-envt.mst@ambafrance-us.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 143 (21/11/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 21 novembre 2008
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La production de biocarburants à partir d'algues : nouvelles opportunités et nouveaux défis
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56731.htm
Face aux réactions négatives et aux doutes grandissants vis-à-vis de l'impact des biocarburants de 1ère génération, chercheurs et industries spécialisées se sont penchés sur le potentiel d'un nouveau type de biocarburants dit "avancés" produit à partir de micro-algues.
Les Etats-Unis ont développé deux principales filières de biocarburants de 1ère génération afin de réduire leur dépendance vis-à-vis du pétrole : le bioéthanol obtenu à partir de sucre et de céréales (maïs, blé, betterave...), et le biodiesel à partir d'oléagineux (huile de colza, huile de soja...). Ces deux filières sont aujourd'hui confrontées à des contraintes de disponibilité de la matière première et de concurrence vis-à-vis de la production alimentaire ; à cela s'ajoutent les problèmes de déforestation, d'abus de biocides et d'engrais.
Depuis 2007, l'USDA dispose d'un budget de 1.6 milliard de dollars pour la recherche sur les biocarburants. La loi de 2007 sur la sécurité et l'indépendance énergétique a fixé des objectifs quantitatifs ambitieux avec un volume de production de biocarburants de 9 milliards de gallons pour 2008, objectif qui devrait progressivement passer à 36 milliards de gallons d'ici 2022. Sur ces 36 milliards de gallons, 21 milliards devront provenir de biocarburants "avancés", dont 16 milliards tirés de la biomasse cellulosique et 5 milliards de biocarburants avancés indifférenciés.
Une nouvelle filière de production, qui ne rentre pas en compétition avec les ressources alimentaires, est en phase de développement à partir de micro-algues. Les algues représentent une source très intéressante pour la production de biodiesel, du fait de la teneur importante des cellules en lipides (jusqu'à 50 à 80% de la matière sèche). La production d'huile par unité de surface cultivée pourrait être jusqu'à 600 fois plus élevée que celle obtenue à partir de soja. Les recherches et les développements sont axés en priorité sur les procédés de culture des algues et d'extraction de l'huile, dans un objectif de réduction des coûts liés à l'industrialisation. Les experts estiment qu'une commercialisation est possible d'ici 3 à 6 ans avec un coût compétitif par rapport à celui du diesel issu du pétrole.
Les micro-algues adaptées à la production de biocarburants seront sélectionnées en fonction de leur teneur en lipides, leur vitesse de développement et leur tolérance à des milieux riches en oxygène. Plusieurs groupes taxonomiques sont à l'étude : des Chlorophycées (Chlorella, Parietochloris incisa), des Diatomées (Amphora sp., Nitzchia sp.) ou des Chrisophycées. Le process de fabrication de carburant à partir d'algues consiste à les cultiver dans des grandes cuves de fermentation industrielles (photobioréacteurs), à l'obscurité, et de les alimenter en continu avec un milieu nutritif contenant du glycérol et de la cellulose.
Plusieurs sociétés privées parviennent aujourd'hui à lever des sommes importantes pour développer des procédés de production. Green Fuel technologies, basée dans le Massachusetts a récemment collecté 13,9 millions de dollars grâce à la participation de trois sociétés de capital risque. Un autre projet d'usine pilote est déjà en cours dans la ville de Holland, dans l'Etat du Michigan (7 millions de dollars sollicités auprès du gouvernement fédéral) en collaboration avec le Michigan State University. Cette ville présenterait une localisation idéale pour la culture d'algues en milieu "ouvert" ; le pilote serait placé à proximité d'une usine de traitement d'eau afin de pouvoir réutiliser le dioxyde de carbone rejeté pour la croissance des algues. L'entreprise Petrosun travaille également sur un projet de construction d'usines dans l'Arizona. Enfin, l'entreprise Solazyme en Californie a annoncé, lors du Sommet global sur le climat organisé à Beverly Hills en novembre 2008, la sortie du premier biocarburant à partir d'algues : le Soladiesel RDTM.
En comparaison avec la filière cellulosique, il semble que les microalgues soient en passe de gagner cette course du biocarburant de nouvelle génération. En effet, le biodiesel issu des algues paraît aujourd'hui plus proche du stade de l'industrialisation que le bioéthanol obtenu à partir de sources ligno-cellulosiques.
Pour en savoir plus, contacts :
- www.petrosuninc.com/contact-and-location.html
- www.solazyme.com
Source :
- www.spectrosciences.com/spip.php?article26
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/q83nQ
- www.greencarcongress.com/2008/01/petrosun-biofue.html
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/DHaXD
- www.fao.org/bioenergy/home/fr/
Rédacteur : Lila Laborde deputy-agro.mst@consulfrance-chicago.org,
Adèle Martial: adele.martial@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Etats-Unis numéro 143 (21/11/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 14 novembre 2008
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Le 4 novembre 2008 en Californie : un beau jour pour les enfants malades, mais difficile pour les énergies renouvelables - www.bulletins-electroniques.com/actualites/56658.htm
Ce mardi 4 novembre 2008, les Etats-Unis élisaient Barack Obama pour 44ème Président. En même temps que les élections présidentielles, 12 propositions visant à modifier la législation de l'état de Californie étaient soumises au vote par référendum. Parmi ces propositions, la proposition 3, concernant les hôpitaux pour enfants, a été acceptée, tandis que la proposition 4 sur l'avortement des mineures, ainsi que les deux propositions 7 et 10 sur les énergies renouvelables et les alternatives à l'essence ont été refusées.
La proposition 3, adoptée à 54,8%, autorise la vente de 980 millions de dollars d'obligations pour le financement de la construction, l'extension, la rénovation, et l'équipement de 13 hôpitaux pour enfants de Californie. (...)
La proposition 4, rejetée à 52%, aurait interdit l'avortement de jeunes mineures non émancipées sans le consentement parental. (...)
La proposition 7, rejetée à 64,9%, obligeait toutes les structures publiques et privées à obtenir au minimum 50% de leur électricité à partir des énergies renouvelables d' ici 2025 (la loi actuelle oblige les services appartenant aux investisseurs locaux (Pacific Gas&Electric, ou Southern California Edison par exemple) à atteindre 20% de leur production à partir d'énergie renouvelable d'ici 2010).
La California Energy Commission aurait été mandatée pour identifier des régions propices aux développements d'énergie solaire et autres énergies propres, notamment dans le désert, afin de lancer de nouvelles usines propres dont elle aurait géré les autorisations de construction. De nombreuses associations de défense de l'environnement se sont prononcées contre cette proposition, jugée mal écrite et qui pourrait causer du tort à la promotion des énergies renouvelables : selon elles, les petites compagnies d'énergie solaire et d'éoliennes seraient exclues du marché alors qu'actuellement 60% des contrats sont passés avec elles.
La proposition 10, rejetée à 59,7%, aurait mené à la constitution d'une réserve de 5 milliards de dollars, destinée à être reversée aux acheteurs de véhicules "propres", c'est-à-dire fonctionnant au gaz naturel, à l'hydrogène, l'électricité et autres carburants alternatifs, mais également à financer la recherche, le développement ainsi que la production de technologies alternatives et énergies renouvelables (notamment l'énergie solaire). Elle visait à améliorer la qualité de l'air en diminuant sa pollution et à progressivement se délivrer de la dépendance vis-à-vis du pétrole.
Ces détracteurs lui reprochent de coûter la somme de 10 milliards de dollars sur 30 ans et soulignent que peu de mécaniciens savent comment réparer des véhicules fonctionnant au gaz naturel et que peu de stations disposent de ce carburant.
Source :
Sur la proposition 3 :
- http://ballotpedia.org/wiki/index.php/California_Proposition_3_(2008)
- www.childrenshospitaloakland.org/FrontPage/Proposition_3.asp
Sur la proposition 4 :
- http://ballotpedia.org/wiki/index.php/California_Proposition_4_(2008)
Sur la proposition 7 :
- http://ballotpedia.org/wiki/index.php/California_Proposition_7_(2008)
Sur la proposition 10 :
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/U1ZHS
Sur les propositions soumises aux voix en Californie :
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/15eZm
Rédacteur : Camille Arnaud, deputy-sdv.mst@consulfrance-losangeles.org ; Mireille Guyader, attache-sdv.mst@consulfrance-losangeles.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 142 (14/11/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Asie et Océanie
Chine, 9 décembre 2008
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L'érosion du sol menace la Chine
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56926.htm
Une enquête de trois ans révèle qu'environ 40% du territoire de la Chine, soit 3.569.200 kilomètres carrés de terres, souffre de l'érosion du sol. L'érosion du sol se produit non seulement dans les régions rurales, mais aussi dans les villes et près des usines et des mines, a indiqué jeudi l'équipe de recherche scientifique sur l'érosion par l'eau et la surveillance de l'environnement biologique.
Il s'agit de la plus grande enquête scientifique sur la conservation du sol depuis 1949. 1,61 million de kilomètres carrés de terres souffrent de l'érosion par l'eau et 1,96 million de kilomètres carrés de terres sont érodées par le vent. L'érosion affecte presque tous les bassins fluviaux du pays. L'enquête conduit à l'estimation que 4,52 milliards de tonnes de sol s'érodent chaque année. Si l'érosion du sol continuait à ce rythme, la production céréalière des 14 millions de mu de terres cultivées du nord-est de la Chine, l'une des régions les plus productives du pays, serait réduite de 40% en 50 ans, ont averti des experts.
L'érosion a causé au moins 200 milliards de yuans (29,4 milliards de dollars) de pertes économiques en Chine depuis 2000, a calculé l'équipe.
Pour en savoir plus, contacts :
http://french.china.org.cn/china/txt/2008-11/21/content_16804446.htm
Source : Agence de presse Xinhua - 21/11/08
Rédacteur : Hubert Chenut: hubert.chenut@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Chine numéro 55 (9/12/2008) - Ambassade de France en Chine / ADIT
Inde, 19 décembre 2008
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L'Inde et la Russie signent un accord pour quatre réacteurs nucléaires supplémentaires
www.bulletins-electroniques.com/actualites/57089.htm
L'Inde et la Russie vont signer un accord pour quatre réacteurs supplémentaires Kudankulam lors de la visite du Président Russe Dmitri Medvedev en Inde la première semaine de décembre.
Le confirmant récemment, le Secrétaire aux affaires étrangères Shishankar Menon a dit que "la Russie est déjà un partenaire majeur dans notre programme d'énergie nucléaire en construisant deux réacteurs nucléaires à Kudankulam et nous espérons développer ce programme très prochainement. Nous avons fait tout le travail préparatoire." Il donnait une conférence de presse l'Observer Research Foundation.
L'Ambassadeur russe en Inde Vyacheslav Trubnikov a affirmé aussitôt aux journalistes que l'accord sur Kudankulam inclurait deux réacteurs supplémentaires de 1000 MW chacun aux deux existants déjà et l'installation de deux de plus avec une capacité de 1200 MW chacun. Il a affirmé que le Ministre russe pour l'industrie nucléaire sera à Bombay pour pourparler avec les indiens sur l'établissement de l'accord et visitera ensuite Kudankulam dans le Tamil Nadu pour une inspection du site.
Cependant, Menon affirme que beaucoup reste à faire en termes de relations commerciales. Le commerce bilatéral s'est tenu à 5 milliards de dollars l'année dernière, mais c'est un potentiel encore trop faible. "Les échanges commerciaux se sont élevés à près de 5 milliards de dollars l'année dernière, mais ce n'est pas assez. Clairement, nous voudrions plus" a ajouté Menon. Il a qualifié les relations entre l'Inde et la Russie comme la seule qui a "résisté à l'épreuve du temps".
Pour en savoir plus, contacts :
Département Indien de l'Energie Atomique (DAE) - Mumbay - www.dae.gov.in
Ministère Russe de l'Energie Atomique (Minatom) - www.x-atom.ru/minatom/min_eng.html
Source :"India, Russia to sign deal for 4 more reactors" - The Hindustan Times - 25/11/2008
Rédacteur :
Jean-Hubert Beau d'Arboussier
Origine : BE Inde numéro 35 (19/12/2008) - Ambassade de France en Inde / ADIT
Inde, 18 novembre 2008
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L'Inde prévoit de casser la tirelire dans le commerce nucléaire
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56673.htm
L'Inde se prépare à casser sa tirelire dans le commerce nucléaire, après que le Sénat ait permis aux compagnies américaines de vendre des réacteurs et du combustible au pays.
Selon des estimations, l'Inde a 150 milliards de dollars à dépenser dans la technologie nucléaire sur les 30 prochaines années. Ceci pourrait augmenter l'énergie nucléaire indienne de 4120 Mégawatts aujourd'hui à 60.000 MW d'ici 2030, selon le Centre pour l'Etude de la Science, de la Technologie et de la Politique de Bangalore. La priorité est d'abord d'acheter au moins 12 réacteurs d'ici 2012, et du combustible pour les 17 centrales existantes.
Tout ceci pourrait changer si l'Inde levait son ban qu'elle s'est imposée elle même sur les essais de bombe nucléaire. "L'Inde ne peut pas améliorer ses armes nucléaires, sinon il n'y aura plus d'approvisionnement en combustible et de coopération nucléaire", note Adinarayana Gopalakrishnan, ancien président du Comité Indien pour la Régulation de l'Energie Atomique. "Les Etats-Unis ont martelé poliment chaque point et ont gagné". Cependant, les politiques indiens ont soutenu que l'accord était "légalement aveuglant" et que l'Inde pourrait être amenée à une action "corrective" si la coopération était plus tard abandonnée.
En parallèle du vote du sénat, l'Inde a signé un accord similaire avec la France. Le Canada et la Russie sont aussi intéressés pour le nucléaire indien.
Pour en savoir plus, contacts :
- Centre pour l'Etude de la Science, de la Technologie et de la Politique de Bangalore - www.cstep.in
- Groupe de Fournisseurs Nucléaires - www.nuclearsuppliersgroup.org
Source : "India plans nuclear shopping spree after US green light" - New Scientifict Magazine - n°2677 - 10/10/2008 - page 5
Rédacteur : Jean-Hubert Beau d'Arboussier
Origine : BE Inde numéro 34 (18/11/2008) - Ambassade de France en Inde / ADIT
Inde, 18 novembre 2008
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L'énergie solaire comme option pour résoudre la crise énergétique
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56669.htm
Avec le tant attendu accord nucléaire signé par les Etats-Unis, les scientifiques à travers le pays voient là une solution à la crise énergétique. En même temps, ils pensent que la solution actuelle du problème énergétique réside dans le solaire.
Trois décennies d'interdiction de commerce nucléaire ouvrent maintenant les portes à la mise en place de projets de centrales nucléaires et d'accès au combustible, mais le problème ne sera pas résolu dans un futur proche, de tels projets ayant un temps de mise en fonctionnement très long. Selon les conclusions du Développement Humain des Nations Unies, l'Inde souffre d'un énorme déficit énergétique avec 400 millions de personnes parmi plus d'un milliard n'ayant pas accès à l'électricité. A cet égard, les scientifiques pensent que le gouvernement devrait se concentrer sur les sources conventionnelles d'énergie telles que le solaire et l'éolien pour subvenir aux besoins actuels du pays.
"Malgré le fait que nous avons signé l'accord nucléaire, il y aura un certain temps avant que cet accord se matérialise en termes d'approvisionnement d'énergie. Alors que l'énergie solaire est disponible, il y a plusieurs moyens aujourd'hui de l'utiliser. Les panneaux solaires sont utilisables facilement, et peuvent convertir l'énergie solaire en énergie électrique pour de multiples applications" affirme le Professeur T Michael Kumar, de l'Ecole de Science Mécanique de l'Université de Karunya.
La plupart du pays est ensoleillée une grande partie de l'année. Cependant, seulement 1 748 MW sont produits à partir du photovoltaïque, alors que l'Inde a besoin de 300.000 MW d'électricité par an. Selon une estimation, le pic de demande aujourd'hui dépasse l'offre en électricité de 14%. La grande campagne indienne, où près de deux tiers des 1.2 milliards d'indiens vivent, compte pour pas plus de 13% de la consommation d'électricité, alors que 40% de l'approvisionnement d'électricité est perdu dans la transmission et dans le vol.
Les sources d'énergie renouvelable représentent 5% de l'énergie du pays, alors que les centrales thermiques à charbon comptent pour près de 65% de la capacité totale et que ce processus pollue énormément. L'énergie solaire avec sa technologie appropriée promet d'être une des plus renouvelables, écologiques et intarissables sources d'énergie.
Pour en savoir plus, contacts :
- Professeur T Michael Kumar, Secrétaire Général, Institut de Sciences et Technologies, Université de Karunya, Tamil Nadu - tél: +91 0422 2615424 - fax: +91 0422 2615615 - email: vc@karunya.edu - www.karunya.ac.in
- Rapports sur le Développement Humain, Nations Unies - http://hdr.undp.org/
Source :"India sees solar energy as an option to reduce the energy crisis" - SiliconIndia - 08/10/2008 - www.siliconindia.com/print_article.php?47587
Rédacteur : Jean-Hubert Beau d'Arboussier
Origine : BE Inde numéro 34 (18/11/2008) - Ambassade de France en Inde / ADIT

Afrique et Moyen-Orient
Informations
sélectionnées par Sylviane Tabarly,
avec l'aimable autorisation de l'ADIT et de
François Moille responsable de diffusion des BE

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à jour : 06-03-2009
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