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Veille de l'actualité scientifique et technologique internationale

Cette rubrique est conçue à partir d'une sélection des BE (Bulletins Electroniques) publiés sur www.bulletins-electroniques.com rédigés par les Services pour la science et la technologie des Ambassades de France et diffusés par l'ADIT.

Les BE sont des publications d'information sur les avancées technologiques et scientifiques dans le monde. Ils sont le fruit du partenariat entre l'ADIT et le Ministère des Affaires étrangères français, via les Services pour la Science et la Technologie des Ambassades de France à l'étranger : pour en savoir plus consultez www.bulletins-electroniques.com et www.adit.fr
 
Nous avons retenu les thématiques du développement durable ou qui lui sont liées (énergie, environnement, transports, agronomie). Cette présentation sera régulièrement actualisée selon le principe d'archives glissantes, sur un pas de temps de deux à trois mois environ.


La sélection en cours

En archives, les bulletins de mars et avril 2009

    Europe et Proche-Orient

Allemagne, 22 avril 2009

>> Une hausse des océans encore plus forte et plus rapide que prévue ?

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58747.htm

Dans certaines conditions, le niveau de la mer pourrait augmenter beaucoup plus rapidement que ce que pensaient les scientifiques jusqu'ici : ce sont les conclusions d'une étude réalisée conjointement par des chercheurs allemands et mexicains. La hausse accélérée du niveau de la mer serait due à des phénomènes physiques liés à la fonte de grands glaciers continentaux. Les résultats de l'étude ont été publiées le 16 avril 2009 dans la revue scientifique Nature [1].
Les scientifiques savent maintenant que pendant la période transitoire entre la dernière glaciation et le climat actuel - il y a 14.000 ans - le niveau de la mer n'a pas augmenté de manière linéaire et uniforme, mais présentait de brusques variations. En l'espace de 300 ans, le niveau de l'eau est en effet monté de près de 15 mètres, c'est-à-dire à une vitesse environ 15 fois supérieure à celle observée actuellement.
Les océanographes de l'Institut Leibniz de sciences marines de l'Université de Kiel (IFM-Geomar) et ceux de l'Université de Cancún au Mexique ont étudié deux récifs coralliens fossiles. Le premier récif se situe à environ 3 mètres au dessus du niveau de la mer, le second, qui se trouve à quelques centaines de mètres dans les terres, est lui à une hauteur de 6 mètres au dessus du niveau actuel de la mer.

Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/58747.htm

En datant les récifs fossiles au Thorium radioactif (230Th), les scientifiques ont réussi à prouver que les deux récifs avaient existé à la même époque, à un intervalle de temps d'une cinquantaine d'années. Cela équivaut à une voire à deux générations de coraux : "L'augmentation du niveau de la mer était alors d'environ 6 centimètres par an", conclut le Dr. Jan Fietzke de l'IFM-GEOMAR. Ce changement, dont la vitesse est égale à presque 20 fois celle de la hausse des océans actuellement observée, ne peut être expliqué que par la fonte totale d'un ou de plusieurs inlandsis [2].
"Nous ne pouvons pas dire si la fonte d'un large glacier continental dans les années ou les dizaines d'années à venir menace. Nous pouvons néanmoins certifier qu'un tel phénomène s'est déjà produit par le passé. Afin de se préparer au mieux, il est donc nécessaire d'observer de près le comportement de ces inlandsis ", résume le Prof. Eisenhauer (IFM-GEOMAR) pour conclure.
Pour en savoir plus, contacts :
- [1] Blanchon, P., A. Eisenhauer, J. Fietzke and V. Liebetrau, 2009: Rapid sea-level rise and reef back-stepping at the close of the last interglacial highstand, Nature, 458 (7240), 881-884, doi: 10.1038/nature07933
- [2] Article Wikipédia sur les inlandsis: http://fr.wikipedia.org/wiki/Inlandsis
- Prof. Dr. Anton Eisenhauer - Leibniz-Institut für Meereswissenschaften an der Universität Kiel - tél : +49 431 600 2282 - email : aeisenhauer@ifm-geomar.de
Source :
Dépêche idw, communiqué de presse de l'IFM-GEOMAR - 16/04/2009

Rédacteur : Julien Sialelli, julien.sialelli@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 433 (22/04/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 8 avril 2009

>> L'industrie éolienne veut installer en automne 2009 un parc commercial dans la mer du Nord
- www.bulletins-electroniques.com/actualites/58569.htm

Bard Engineering est la seule entreprise qui promet à 100% d'installer cette année un grand parc éolien commercial en mer du Nord. La technique, le financement et les liaisons de câbles marins seraient déjà assurés. Au plus tard à l'automne devraient être installées les premières éoliennes parmi les 80 prévues, à 90 kilomètres au nord de l'île de Borkum. Au milieu de ce parc éolien, nommé "Bard Offshore 1", l'entreprise installera aussi sa plate-forme de relais, comprenant notamment des logements pour les collaborateurs de l'équipe de maintenance.

Aux côtés de la petite installation éolienne pilote "Alpha Ventus", à 43 km au nord de Borkum, une plate-forme, destinée aux 12 éoliennes prévues sur ce site, est déjà installée depuis l'été dernier [1]. Cette semaine débutera la prochaine phase de construction. L'entreprise Doti [2] veut ancrer des socles à trois pieds - des tripodes. Cette installation était censée être réalisée en 2008, mais Doti a abandonné le projet pour la raison officielle suivante : des vagues trop élevées, en affirmant que la crise économique n'avait aucune influence dans cet abandon.

Certains défenseurs de l'énergie éolienne se sont impatientés et ont soupçonné la présence d'un calcul derrière l'arrêt du projet, car derrière Doti se cache un consortium des entreprises d'électricité Eon, EWE et Vattenfall. Ces entreprises souhaitaient-elles peut-être freiner quelque peu la nouvelle technique susceptible de faire concurrence à leurs centrales nucléaires ou au charbon? Des critiques de l'énergie éolienne ont aussi émis des doutes quant à la faisabilité technique du projet. Le problème essentiel est lié aux grandes profondeurs marines allant jusqu'à 44 m dans le secteur allemand. Les Britanniques et les Danois installent leurs éoliennes dans des eaux beaucoup plus calmes et proches des côtes. Pourquoi chaque consommateur d'électricité allemand, qui soutient - qu'il le veuille ou pas - les énergies renouvelables avec une part de sa facture d'électricité, devrait-il cofinancer des projets risqués en mer profonde ?

Dans la branche éolienne, on espère que le débat va rapidement se clore. L'entrepreneur Willi Balz de Wolfschlugen à Stuttgart se montre extrêmement enthousiaste sur la technique éolienne offshore. Son entreprise s'appelle "Wetfeet". De même que de nombreux défenseurs de cette jeune branche, il perçoit les lacunes entre la planification et la réalisation : "Seules nos petites et moyennes entreprises peuvent vraiment aider ces projets à se développer", affirme-t-il. Selon lui, les très grandes entreprises, d'Eon à EnBW, n'ont pas un véritable intérêt dans la technique, mais demeurent aux aguets, de peur de rater le coche. Cependant, ce qui manque aux petits développeurs de projet, c'est simplement le capital.

M. Balz lui-même a, selon ses dires, investi une grande part de ses fonds privés dans le parc éolien "Global Tech I". Le projet a un budget global d'1,3 milliard d'euros. Les autres grands partenaires du projet sont le service municipal de Munich et Energie AG, entreprise du sud de la Hesse. Par ailleurs, Willi Balz a impliqué l'entreprise de construction Züblin. Celle-ci doit construire les fondations, des pieds de béton, qui ne doivent pas être enfoncés dans le sol marin, mais seulement soutenir l'éolienne grâce à leur poids de 6.000 tonnes. 1.500 emplois pourraient être créés - la plupart vraisemblablement à Cuxhaven et Wismar, où pourrait être bâti un navire porteur. En 2011, les premières éoliennes de Willi Balz devraient voir le jour. Mais cela aurait pu aller beaucoup plus vite, explique-t-il, sans la crise financière et si la bureaucratie n'était pas si compliquée.

Christian Dahlke de l'Office fédéral de navigation maritime et d'hydrographie ne se formalise pas de telles critiques. "Nous avons véritablement toujours essayé de traiter toutes les demandes de la façon la plus rapide et dénuée de complications possibles. Dans le cas contraire il n'y aurait pas actuellement 21 licences de parcs éoliens." Sur le principe, il voit la situation comme Willi Balz, mais il s'étonne du fait que les entreprises ne soient pas plus nombreuses à reconnaître le potentiel de l'énergie éolienne en haute mer. Il décerne cependant le marché le plus porteur chez les sous-traitants et prestataires de service et les entreprises qui examinent les fonds marins. "Lors de la ruée vers l'or au Far West ce ne sont pas les chercheurs d'or qui sont devenus riches, mais ceux qui ont vendu les pelles", ajoute M. Dahlke.

[2] DOTI : Deutsche Offshore Testfeld- und Infrastruktur
Pour en savoir plus, contacts :
[1] "Recherche sur l'éolien en mer : construction autorisée pour le parc éolien expérimental Alpha Ventus", BE Allemagne 395 - www.bulletins-electroniques.com/actualites/55537.htm  - 24/07/2008
Source :"Nasse Füsse", Tagesspiegel - 29/03/2009

Rédacteur : Claire Vaille, claire.vaille@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 431 (8/04/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 25 mars 2009

>> Un projet d'oxycombustion pour des centrales thermiques au charbon plus propres

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58326.htm

Les chercheurs de six instituts de l'Université RWTH à Aix-la-Chapelle testent, dans une ancienne centrale thermique, une centrale au charbon innovante : cette installation fabrique de l'électricité de façon tout aussi efficace que la génération actuelle de centrales, sans émettre de CO2 dans l'air.

Les centrales thermiques fossiles, qui produisent de l'électricité à partir de charbon, de gaz naturel ou de pétrole, ont mauvaise réputation : elles rejettent une grosse quantité de CO2 dans l'atmosphère et polluent l'environnement. Cependant, elles sont essentielles dans le mix énergétique allemand : en effet, les énergies renouvelables ne suffiront pas à combler le besoin en électricité de ces prochaines décennies. Pour atteindre les objectifs européens extrêmement exigeants, les possibilités sont limitées : les centrales déjà existantes doivent être plus propres - et ce, le plus rapidement possible.

C'est la raison pour laquelle les ingénieurs de la RWTH [1] à Aix-la-Chapelle développent, dans le cadre du projet de recherche OXYCOAL-AC, un procédé d'oxycombustion [2] du charbon. Le projet est financé par le Ministère fédéral de l'économie et de la technologie (BMWi) dans le cadre de son initiative COORETEC [3], par le Ministère de l'innovation, de la science, de la recherche et de la technologie du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, et par l'industrie à hauteur de 20% du budget global. Parmi les partenaires industriels se trouvent des entreprises comme RWE Power, E.ON Energie, Hitachi Power Europe, MAN Turbo et Linde.

Contrairement aux centrales thermiques habituelles, le charbon dans la centrale-test d'Aix-la-Chapelle n'est pas brûlé avec de l'air, mais directement avec de l'oxygène. "De même que dans toutes les autres centrales thermiques, la combustion du carbone produit du CO2", explique le Prof. Reinhold Kneer de la chaire de transfert de chaleur et de masse [4], l'un des six instituts de la RWTH impliqués dans le projet de recherche OXYCOAL-AC. "Cependant, nous essayons d'obtenir du CO2 presque pur dans le gaz résiduel, afin de pouvoir le traiter plus facilement. Dans ce but, nous employons de l'oxygène pur comme comburant à la place de l'air, et parvenons ainsi à obtenir en sortie de la chambre de combustion des fumées très riches en CO2 (diminution considérable de la production d'oxydes d'azotes par exemple). De cette manière, le CO2 est séparé plus facilement et rentablement des autres composés produits dans le gaz d'échappement."

Il est important que l'oxygène nécessaire à la combustion du charbon ne coûte rien et soit créé dans une installation de séparation d'air à haute efficacité énergétique. L'oxygène est produit dans le bâtiment-coeur de l'installation d'Aix-la-Chapelle, grâce à une membrane de céramique moderne. "Nous avons réussi à développer une technique membranaire à haute température, à l'aide de laquelle de l'oxygène est produit à environ 850°C", comme l'explique le Dr. Malte Förster, de la chaire de transfert de chaleur et de masse de la RWTH d'Aix-la-Chapelle. "Notre membrane présente une structure de grille cristalline [...]", complète M. Kneer. "Cette membrane n'est perméable qu'aux molécules d'oxygène." L'oxygène est ensuite introduit dans la chambre de combustion. A la sortie, c'est un gaz avec une très haute concentration en CO2 qui est obtenu, qui peut ensuite être comprimé et stocké de façon sûre.

"Dans une première phase, nous avons construit une installation pour tester ce procédé spécial et nous avons développé le module membranaire ; à présent nous testons l'ensemble des composants dans notre installation pilote", commente le Prof. Kneer. Ensuite nous laisserons le soin aux universitaires de réaliser les mesures et nous examinerons le procédé à plus grande échelle technologique." Le Prof. Kneer n'envisage cependant pas une commercialisation du procédé avant 2020.

[2] Oxycombustion : combustion utilisant directement de l'oxygène comme comburant plutôt que simplement de l'air.
Pour en savoir plus, contacts :
- [1] RWTH : Rheinisch-Westfälische Technische Hochschule Aachen (Université technique de Rhénanie du Nord-Westphalie d'Aix-la-Chapelle) - www.rwth-aachen.de
- [3] COORETEC : Initiative du BMWi pour soutenir la R&D de centrales thermiques durables à combustibles fossiles - www.cooretec.de
- [4] Lehrstuhl für Wärme und Stoffübertragung
- Thomas von Salzen, correspondant de presse - RWTH, Templergraben 55, D52062 Aachen - tél : +49 241 809 5803, fax : +49 241 809 2324 - email : thomas.salzen@zhv.rwth-aachen.de - www.rwth-aachen.de
Source :
- Présentation du projet OXYCOAL sur le site de RWTH : www.oxycoal.de/index.php?id=336  - 03/2009
- Dépêche IDW http://idw-online.de/pages/de/news305428  - 16/03/2009

Rédacteur : Claire Vaille, claire.vaille@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 429 (25/03/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 13 mars 2009  

>> Les biocarburants en Allemagne - de la première à la troisième génération

www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_024.htm

Les biocarburants sont des carburants d'origine végétale issus de la biomasse (matière organique). Il faut distinguer biocarburants de première génération - dont les principales filières sont le biodiesel (produit à partir de l'estérification d'huiles végétales avec du méthanol) et le bioéthanol (produit par distillation du sucre issu de plantes) - des biocarburants de seconde génération - qui valorisent la biomasse ligno-cellulosique d'origine forestière et agricole : bois, paille, déchets végétaux. Il existe également des biocarburants de troisième génération, agrocarburants produits à partir de microalgues.

En 2007, environ 53 millions de tonnes de carburants ont été consommées en Allemagne. Les biocarburants, avec 4,6 millions de tonnes consommées, ont ainsi couvert 7,3% du besoin en carburant (en pourcentage énergétique) (source FNL1), ce qui représente une économie d'environ 15 millions de tonnes de CO2 (source BMU).

L'Allemagne s'est affirmée comme étant le producteur leader européen de biocarburants de première génération. Ces carburants sont sources de controverses depuis ces deux dernières années : forte compétition avec le marché alimentaire, rentabilité énergétique discutable (avec le transport, la fabrication des pesticides et des engrais), utilisation limitée à un nombre restreint de véhicules... Ces polémiques ont amené le gouvernement allemand à revenir sur certains objectifs concernant les biocarburants de première génération. La baisse de consommation de biocarburants enregistrée depuis 2008 pourrait s'aggraver si le contexte réglementaire moins favorable aux biocarburants de première génération n'est pas modifié.

L'Allemagne se tourne davantage vers les biocarburants de seconde et troisième générations, plus prometteurs en matière d'efficacité énergétique, de réduction des émissions polluantes et de respect de l'environnement. Elle est aujourd'hui leader dans la recherche sur les biocarburants de deuxième génération et de nombreux projets d'installations pilotes réunissent industriels, centres de recherche et constructeurs automobiles. Néanmoins, une mise sur le marché n'est pas attendue avant quelques années.

Au sommaire de ce document :

1. Introduction

2. Les biocarburants de première génération
2.1. Le marché du biodiesel
2.2. Le marché du bioéthanol
2.3. Le cadre politique allemand concernant les biocarburants
2.4. Limitations

3. Les biocarburants de deuxième génération
3.1. Présentation et avantages par rapport aux biocarburants de première génération
3.2. Biomasse et production
3.3. Recherche allemande sur les principales voies de conversion
3.4. L' Allemagne et les biocarburants de 2ème génération : faisabilité d'une unité industrielle?
3.5. Législation et financement des BtL en Allemagne
3.6. Les acteurs des biocarburants de 2ème génération

4. Les biocarburants de troisième génération
4.1. Présentation
4.2. Acteurs des biocarburants de troisième génération

5. Conclusion

6. Annexes
- Tableaux et chiffres
- Les biocarburants en France
- Acteurs et contacts dans le domaine des biocarburants en Allemagne

Auteurs : VAILLE Claire - PROCHNOW Lena
Téléchargez gratuitement la version pdf (364 Ko) de ce rapport à l'url :
www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_024.htm
Origine : Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 4 mars 2009

>> Le groupe Juwi, développeur de projet en énergies renouvelables, s'engage dans de nouveaux domaines commerciaux
- www.bulletins-electroniques.com/actualites/58035.htm

Le groupe Juwi, basé à Wörrstadt (Rhénanie-Palatinat), qui compte parmi les développeurs de projets leaders dans le secteur de l'éolien, du solaire photovoltaïque et des bioénergies, fait partie des entreprises enregistrant une des croissances les plus importantes dans le Land de Rhénanie-Palatinat [1]. L'entreprise s'engage simultanément dans de nouveaux secteurs d'activité : parallèlement à l'énergie éolienne, solaire et aux bioénergies, Juwi s'engage à l'avenir dans des projets de géothermie et d'énergie hydraulique, l'approvisionnement thermique et l'électromobilité jouant également un rôle croissant. Juwi se hisse ainsi au niveau des rares entreprises fournissant des prestations complètes dans le domaine des énergies renouvelables. "Nous avons la ferme conviction que dans quelques années déjà, l'approvisionnement en électricité pourra intégralement provenir des énergies renouvelables. Pour atteindre 100%, les ressources énergétiques renouvelables doivent être - intégralement et massivement - développées. Nous souhaitons ici faire figure d'exemple", explique M. Willenbacher, co-fondateur de Juwi et membre du directoire.

- Jusqu'à aujourd'hui, Juwi a installé environ 350 éoliennes, soit une puissance totale supérieure à 450 MW, et quelques 800 sites de production d'énergie photovoltaïque, ce qui représente une puissance totale d'environ 200 MW. "Dans 3 ans environ, nous aurons installé à peu près 1.500 MW dans le domaine éolien, et 2.000 MW dans le domaine solaire photovoltaïque", explique M. Jung, membre du directoire et cofondateur de Juwi avec M. Willenbacher en 1996. Ces résultats sont à porter au crédit d'une série de grands projets comme les parcs solaires de Waldpolenz près de Leipzig (Saxe) et de Köthen (Saxe-Anhalt), qui représentent les plus grandes installations photovoltaïques d'Allemagne avec une puissance installée de respectivement 40 MW et 15 MW.
- Dans le secteur des bioénergies, Juwi a également de nombreux projets en réserve. Dans le sud de la Hesse par exemple, une installation de biogaz destinée à l'alimentation du réseau de gaz naturel doit être érigée.
- Parmi les projets futurs de Juwi entrent également en scène la géothermie - pour la production d'électricité et d'énergie thermique, notamment dans le fossé tectonique du Rhin supérieur, mais aussi dans la région du Rhin-Main, et l'énergie hydraulique - susceptible d'occuper une fonction compensatrice importante dans le cadre d'une possibilité de stockage dans l'approvisionnement énergétique du futur, dans les Länder de la Hesse et en particulier de la Rhénanie-Palatinat.
- Avec la conception de sa "cabine énergétique" [2], qui produit de la chaleur grâce à des granulés et copeaux de bois ainsi que de l'énergie thermique solaire, Juwi s'engage également dans l'approvisionnement en chaleur.
- Juwi souhaite remplacer rapidement sa flotte automobile de 100 véhicules environ par des véhicules électriques fonctionnant avec de l'électricité verte.
- Juwi s'investit aussi dans une entreprise coopérative spécialisée dans la construction de tours innovantes pour éoliennes. Avec ses partenaires [3], l'entreprise a érigé sur un terrain-test en Rhénanie du Nord-Westphalie la toute première éolienne avec une tour hybride ATS, composée d'un module inférieur en béton et d'un module supérieur en acier. En tenant compte de la durée de projet à long terme, les coûts de production en électricité seraient selon Juwi nettement inférieurs aux systèmes conventionnels présents sur le marché.

Si aujourd'hui le coeur des activités est encore clairement positionné en Allemagne, la part des marchés à l'international prend un poids croissant. En 2009 par exemple, Juwi raccorde intégralement au réseau costaricain le plus grand parc éolien d'Amérique centrale avec 55 éoliennes. "Nous partons du principe que d'ici 2 à 3 ans nous allons réaliser plus de la moitié de notre chiffre d'affaires hors des frontières allemandes", déclare M. Jung.

- [1] En 2009, l'entreprise va créer environ 250 emplois. Une croissance du chiffre d'affaires - de 400 millions d'euros en 2008 - jusqu'à 700 millions d'euros fait également partie des prévisions.
- [2] La cabine énergétique est composée d'une chaudière à pellets (granulés de bois) ainsi que d'une installation solaire thermique, et peut être adaptée en dimension et en puissance aux besoins calorifiques respectifs.
- [3] ATS (Advanced Tower Systems), Siemens
Pour en savoir plus, contacts : Christian Hinsch, directeur commercial (Leiter PR)- Juwi Holding AG, Energie-Allee 1, D 55286 Wörrstadt tél : +49 673 296 571201, fax : +49 673 296 577001 - email : hinsch@juwi.de - www.juwi.de
Source : Communiqué de presse, Juwi Holding AG - 02/2009

Rédacteur : Claire Vaille, claire.vaille@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 426 (4/03/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Espagne, 23 avril 2009

>> L'Espagne élabore la première carte éolienne de Tunisie

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58799.htm

Le Centre National d'Energies Renouvelables espagnol (appelé CENER) [1] vient de finaliser le premier atlas éolien de Tunisie commandé par le gouvernement de ce pays. Cet atlas éolien a été présenté en Tunisie par le chef du service d'évaluation et de prévisions des ressources éoliennes du CENER Marti Pérez, dans le cadre des Journées de l'Energie organisées conjointement par le Ministère tunisien de l'Industrie et l'Energie et l'Ambassade d'Espagne.
La réalisation de cet atlas permet de renforcer le développement de l'énergie éolienne de Tunisie car il existe dès à présent une réelle connaissance des zones à fort potentiel et grande rentabilité comme le nord-est du pays. Dans le sud du pays, la zone qui recouvre le désert du Sahara attire également l'attention du point de vue des critères européens en la matière.
Cet atlas est le résultat d'une année de mesures et d'analyses des données recueillies par des météorologues et mathématiciens espagnols grâce à l'installation des 17 tours de mesures du vent placées dans différentes zones du pays. Ce travail a aussi été rendu possible grâce à l'utilisation d'une centaine de Systèmes d'Information Géographique (Geographic Information System, GIS) [2]. Le financement a été pris en charge par l'Agence espagnole de Coopération internationale pour le Développement (AECID) [3], le CENER et la Communité de Navarre [4].

La réalisation de cet atlas a été rendue possible grâce à la coopération entre les deux pays pour faire face aux défis du XXIe siècle comme l'a souligné l'Ambassadeur d'Espagne en Tunisie en ouverture de ces journées et lors de la présentation du projet.
Pour en savoir plus, contacts :
- [1] Centro Nacional de Energias Renovables (CENER): www.cener.com
- [2] Geographic Information System ou Système d'Information Géographique (SIG) :
www.unice.fr/geonet/def.htm
- [3] Agencia Española de Cooperación Internacional y de Desarrollo (AECID): www.aecid.es
- [4] Comunidad de Navarra : www.navarra.es
Source :
- Energias renovables, 17/04/2009: www.energias-renovables.com
- E- renovable, 20/04/2009: http://erenovable.com

Rédacteur : Sophie Palmier, sophie.palmier@sst-es.org
Origine : BE Espagne numéro 81 (23/04/2009) - Ambassade de France en Espagne / ADIT

Espagne, 23 avril 2009

>> Les centrales thermo-solaires ont le soleil en poupe

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58801.htm

11 Décembre 2008 : Andasol 1, la première centrale thermique espagnole à collecteurs cylindro-paraboliques, est connectée au réseau. Le mois dernier : à Majada de Tiétan, Estrémadure, Acciona pose la première pierre d'une autre centrale de ce type. D'autres sont déjà en construction, certaines sur le point d'être inaugurées. Cette actualité nous donne l'occasion de faire un point sur le thermo-solaire et par la même, de compléter le rapport sur les énergies renouvelables en Espagne, paru en début d'année [1].
Le tableau ci-dessous fait le point des centrales thermo-solaires opérationnelles ou en construction : d'ici 2 ans, ce sont plus de 800 MW d'électricité qui seront produits en Espagne par le solaire de concentration. Et c'est sans compter les multiples projets plus ou moins avancés - certains touts prêts à démarrer à en croire leurs promoteurs - que nous n'avons pas inclus dans le bilan.

Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/58801.htm

Disons toute de suite que la part d'électricité fournie de la sorte part de tellement bas (Cf. bilan 2007, tableaux ci-dessous) que, même avec des taux de croissance à deux chiffres, la contribution restera faible encore longtemps (on pourrait faire le même commentaire pour le photovoltaïque).

Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/58801.htm

Quelques données techniques tout d'abord sur la centrale Andasol 1 désormais en fonctionnement :

Cette centrale, d'un coût de 260 millions d'euros, occupe une surface de 51 hectares dans une zone qui reçoit annuellement 2,2 MWh/m2 de rayonnement solaire. Le système de stockage de l'énergie par sels fondus permet d'emmagasiner 1 GWh d'énergie thermique qui autorise un fonctionnement nocturne à plein rendement pendant 7 heures et demie. Compte tenu des 3 644 heures de fonctionnement à plein régime espérées, la puissance de 50 MW de la centrale devrait permettre de générer 182 GWh d'énergie électrique par an, soit un rendement de conversion radiation solaire/électricité de 16% sur une année.
Pour installer une centrale de ce type, il faut du soleil bien sûr et seules les régions les plus au sud de l'Espagne ont, semble-t-il, un taux d'ensoleillement suffisamment intéressant. Ceci explique que ce pays soit en pointe de la R&D dans ce domaine grâce à la plateforme solaire d'Almeria (PSA, [4]) du CIEMAT, el Centro de Investigaciones Energéticas, Medioambientales y Tecnológicas, présentée comme le plus grand centre européen en la matière. Selon le dernier rapport d'activité disponible, ce ne sont pas moins de 118 personnes impliquées pour un budget hors salaires de 10 millions d'euros. Cette plateforme fait partie de SolLAB, le laboratoire européen associé d'énergie solaire qui regroupe Suisses du Paul Scherrer Institute et de l'ETH de Zurich, Français de PROMES-CNRS d'Odeillo près de Font-Romeu dans les Pyrénées et la division Energie Solaire de l'agence spatiale allemande (DLR) qui a sur place, à Almeria, une dizaine de personnes.

Il faut du soleil donc, mais aussi de l'eau, de l'ordre de 300.000 m3 par an pour une centrale de 50MW. Cette double contrainte soleil+eau, rend la localisation des centrales délicate. On peut ainsi mentionner des projets refusés dans la région de Murcie pour cette raison : un débit de 60 litres par seconde était exigé, incompatible avec les ressources en eau localement disponibles.
Andasol 1 et toutes celles qui la rejoindront (cf. tableau), dépasseront, avec leurs quelques 800 MW les 500 MW programmés par le PER 2005-2010, le Plan pour les Energies Renouvelables en Espagne 2005-2010 [4]. Et selon Carlos Muñoz, président de la section solaire thermoélectrique de la Asociación de Productores de Energias Renovables [5], les demandes d'autorisation en cours des différents projets ne représenteraient pas moins de... 14 GW! Il est clair que comme pour le photovoltaïque que nous évoquons dans le rapport, il y a un véritable effet d'aubaine : en ces temps de crise où le secteur de l'immobilier qui a tend enrichi s'effondre, miser sur la prime gouvernementale de 27 centimes le kWh (les 182 GWh de puissance électrique produits par Andasol 1 rapportent sur cette base pas moins de 49 millions d'euros) est alléchant. Les 14 GW ne verront certainement pas le jour mais sont révélateurs du risque de bulle spéculative qui pourrait affecter le développement du thermo-solaire après celui du photovoltaïque. Carlos Muñoz table plutôt sur 9,5 GW à l'horizon 2020 et prône une croissante équilibrée. On ne peut que le suivre.
Pour en savoir plus, contacts :
[1] Téléchargez gratuitement ce rapport au format pdf :
www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_006.htm
Source :
- [2] www.protermosolar.org
- [3] IDAE, Instituto para la Diversificación y Ahorro de la Energia, www.idae.es
- [4] www.psa.es/webesp/gen/generalesp.html
- [5] Plan de Energias Renovables en España 2005-2010 :
www.mityc.es/Desarrollo/Seccion/EnergiaRenovable/Plan
- [6] Asociación de Productores de Energias Renovables, APPA, www.appa.es

Rédacteur : Guy Molénat, attaché scientifique, service.scientifique@sst-bcn.com
Origine : BE Espagne numéro 81 (23/04/2009) - Ambassade de France en Espagne / ADIT

Espagne, 26 mars 2009

>> Etat des lieux de la politique de gestion des zones humides en Espagne

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58358.htm

L'Espagne a perdu près de 60% de ses zones humides entre les années 60 et la fin des années 90, à cause de l'agriculture, de l'industrie et de l'urbanisation à des fins touristiques. Si la disparition et la dégradation des zones humides sont dues en grande partie aux pressions économiques, il faut y ajouter, d'après Antonio Camacho et les rédacteurs du Plan Estratégico Español para la Conservación y el Uso Racional de los Humedales / Plan stratégique espagnol pour la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides, un manque de coordination des administrations publiques de l'Etat impliquées dans la gestion de l'eau et dans la conservation de la nature, des 17 Communautés Autonomes (CA), ainsi que la méconnaissance de l'opinion publique et des autorités de l'importance des zones humides.

Près de 2 500 zones humides sont recensées actuellement en Espagne, dont une immense majorité est de petite étendue. Le reste concerne des zones humides côtières de vaste superficie comme Doñana en Andalousie (111 646 ha) ou, dans une moindre mesure, le delta de l'Ebre en Catalogne (7 736 ha).

Le rapport que nous proposons fait un état des lieux des acteurs impliqués dans la protection des zones humides espagnoles, ainsi que celui du cadre réglementaire en vigueur et des financements mobilisés.

Téléchargez gratuitement ce rapport au format pdf :
www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_020.htm

Origine : BE Espagne numéro 80 (26/03/2009) - Ambassade de France en Espagne / ADIT

Espagne, 26 mars 2009

>> Etat des lieux de la politique de gestion des zones humides en Espagne

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58358.htm

L'Espagne a perdu près de 60% de ses zones humides entre les années 60 et la fin des années 90, à cause de l'agriculture, de l'industrie et de l'urbanisation à des fins touristiques. Si la disparition et la dégradation des zones humides sont dues en grande partie aux pressions économiques, il faut y ajouter, d'après Antonio Camacho et les rédacteurs du Plan Estratégico Español para la Conservación y el Uso Racional de los Humedales / Plan stratégique espagnol pour la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides, un manque de coordination des administrations publiques de l'Etat impliquées dans la gestion de l'eau et dans la conservation de la nature, des 17 Communautés Autonomes (CA), ainsi que la méconnaissance de l'opinion publique et des autorités de l'importance des zones humides.

Près de 2 500 zones humides sont recensées actuellement en Espagne, dont une immense majorité est de petite étendue. Le reste concerne des zones humides côtières de vaste superficie comme Doñana en Andalousie (111 646 ha) ou, dans une moindre mesure, le delta de l'Ebre en Catalogne (7 736 ha).

Le rapport que nous proposons fait un état des lieux des acteurs impliqués dans la protection des zones humides espagnoles, ainsi que celui du cadre réglementaire en vigueur et des financements mobilisés.

Téléchargez gratuitement ce rapport au format pdf :
www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_020.htm

Origine : BE Espagne numéro 80 (26/03/2009) - Ambassade de France en Espagne / ADIT

Norvège, 20 mars 2009

>> Augmentation des gaz à effet de serre au Svalbard

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58283.htm

Selon l'Autorité norvégienne de Contrôle de la Pollution (SFT), la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère a augmenté au Svalbard entre 2006 et 2007. L'augmentation du niveau de méthane est la plus inquiétante, d'après Catherine Lund Myhre, chercheur senior à l'Institut Norvégien de Recherche sur l'Air (NILU). Les résultats indiquent en effet une augmentation spectaculaire (1% depuis 2004) après une longue période de stabilité.

En collaboration avec la SFT, le NILU surveille 23 gaz à effet de serre ainsi que les éléments présents dans l'atmosphère qui appauvrissent la couche d'ozone, à partir d'une station de recherche située dans les montagnes Zeppelin, près de Ny-Alesund au Svalbard. Les chercheurs pensent que le méthane est libéré lors de la fonte du permafrost. Bien que les niveaux de CFC (chlorofluorocarbures) aient diminué, ceux-ci ont été remplacés par d'autres gaz appauvrissant la couche d'ozone et les niveaux de CO2 ont augmenté de 8% depuis 1988.

Selon Ellen Hambro, directrice de la SFT, les résultats du Svalbard montrent combien il sera important de parvenir à un nouvel accord international sur le changement climatique en décembre prochain à Copenhague : les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent être stabilisées d'ici 2015 et réduites de 50 à 85% d'ici 2050.
Pour en savoir plus, contacts :
- Rapport Annuel 2007 publié par le NILU et la SFT : www.nilu.no/data/inc/leverfil.cfm?id=30037&type=6
- Svalbard Science Forum : www.ssf.npolar.no/pages/news278.htm
- United Nations Climate Change Conference, 7-18 décembre 2009 :
http://en.cop15.dk/news/view+news?year=2009&month=2&newsid=854
Source : SFT, 09/03/2009 - www.sft.no/artikkel____43527.aspx?cid=35920

Rédacteur : Stéphanie Fleur, Ambassade de France en Norvège - sfleur@france.no
Origine : BE Norvège numéro 86 (20/03/2009) - Ambassade de France en Norvège / ADIT

Russie, 26 mars 2009

>> Débuts d'une importante production de polysilicium

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58338.htm

La Corporation russe de nanotechnologies Rosnano va s'associer à la société Nitol pour créer le premier gros complexe russe de production de silicium [1] poly cristallin et de monosilane [2], qui constituent le matériau de base pour le développement de l'énergie solaire, la microélectronique et d'autres secteurs industriels de haute technologie. Les participants sont persuadés que ce nouveau complexe saura créer la base de matières premières qui permettra à la microélectronique russe de se développer, et constituera un élément essentiel à la formation d'un nouveau secteur de l'industrie russe : l'industrie solaire.

Cette usine sera créée sur le site de deux entreprises existantes, Ussoliye-Sibirski Silikon et Ussoliye Khimprom, situées dans la ville d'Oussolié-Sibirskoïé, dans la région d'Irkoutsk (Sibérie). La première tranche de production de polysilicium, d'une capacité annuelle de 300 tonnes a été lancée, en régime de test, en décembre dernier. Le démarrage de la ligne principale de production, d'une capacité annuelle de 3.500 tonnes, est prévu pour la fin de l'année 2009. Quant au démarrage de la fabrication de monosilane, il se fera par étapes, la production devant atteindre au final 200 tonnes par an. Rosnano va investir 7,5 milliards de roubles [3] dans ce projet.

Le silicium polycristallin est le principal matériau semi-conducteur utilisé dans la microélectronique et l'électrotechnique modernes, dans l'énergie solaire et la micromécanique. Le polysilicium est à la base de près de 90% des éléments solaires installés dans le monde. Le rythme de croissance annuel mondial de l'énergie solaire est supérieur à 30%. Quant au monosilane, il est largement utilisé dans la microélectronique et trouve de plus en plus d'applications dans le photovoltaïque pour la production de cellules solaires à couches minces. Nitol [4] est le seul producteur russe de trichlorosilane, matière première essentielle à la fabrication du polysilicium.
Pour en savoir plus, contacts :
- [1] : http://fr.wikipedia.org/wiki/Silicium
- [2] : http://fr.wikipedia.org/wiki/Silane
- [3] : A l'heure actuelle, 1 euro = 45 roubles environ
- [4] : www.nitol.ru/page.php?path=/en/home/  (site en anglais)
Source : Inauka.ru et RIA-Novosti - 28/02/2009

Rédacteur : Nicolas Quenez
Origine : BE Russie numéro 19 (26/03/2009) - Ambassade de France en Russie / ADIT

Russie, 26 mars 2009

>> Hydrocarbures et réchauffement climatique

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58340.htm

"Des catastrophes technogènes menacent-elles les gisements du Nord de la Russie ?" C'est à cette question que s'est efforcé de répondre lors d'une récente conférence de presse Vadim Ivanov, Docteur en sciences techniques et Professeur à l'Université de Tioumen, l'un des grands centres russes de production d'hydrocarbures.

Dans les 25 prochaines années, la superficie des sols durablement gelés diminuera en Russie de 15 à 18%, estime le professeur Ivanov. Le système de transport du gaz de Russie est long de plus de 150.000 km, dont 60.000 sur le territoire de la région de Tioumen. D'après Vadim Ivanov, en 100 ans, la température de l'air a augmenté de 0,6 ° en moyenne, mais de 5 °dans les régions septentrionales, ce qui provoque la fonte des sols gelés.

Plus de 35.000 accidents ou incidents surviennent chaque année sur les gisements d'hydrocarbures de Sibérie occidentale. D'énormes moyens financiers, se chiffrant en centaines de millions de roubles, sont investis pour rétablir le système de conduites, note Vadim Ivanov. Selon ce chercheur, qui a créé toute une école scientifique chargée des problèmes de l'amélioration de la qualité des systèmes de conduites, le territoire sur lequel se trouvent aujourd'hui des sols gelés représente 63% de la superficie totale de la Russie.

La chaire dirigée par le professeur Ivanov s'occupe depuis de nombreuses années déjà d'élaborer des technologies pour réparer ou moderniser les conduits de pétrole et de gaz, technologies qui sont mises en oeuvre dans la production. "On a déjà introduit et l'on utilise largement des constructions en gabionnage [1] pour réparer les tuyaux en service depuis plus de 80 ans", a ainsi indiqué le chercheur. "On pourrait utiliser, à terme, cette technologie pour renforcer les aires des entreprises et des chantiers. On introduit également une technique intratubulaire pour réparer les conduits et l'on élabore une nouvelle technologie de pose sur des pontons."
Pour en savoir plus, contacts :
- Vadim Ivanov, Docteur en sciences techniques et Professeur à l'Université de Tioumen - Tél : 007 345 246 42 10 - email : vestnik@utmn.ru ou vestnik_tgu@mail.ru
- [1] : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabion
Source : RIA-Novosti - 3/02/2009

Rédacteur : Nicolas Quenez
Origine : BE Russie numéro 19 (26/03/2009) - Ambassade de France en Russie / ADIT

Suède, 6 mars

>> L'origine du "nuage brun" d'Asie éclaircie

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58113.htm

Tous les hivers, de décembre à avril, un immense nuage de poussière recouvre le sud de l'Asie. Une équipe de l'université de Stockholm, en collaboration avec des chercheurs indiens, a étudié l'origine des particules de ce nuage. Grâce à une datation au carbone 14, ils ont prouvé que ce nuage provient pour deux-tiers de la combustion de la biomasse et pour un tiers de la combustion de combustibles fossiles.

Pendant la période sèche de l'hiver, les pluies ne nettoient pas le ciel asiatique de ses poussières. Celles-ci se regroupent dans un immense nuage appelé "nuage brun d'Asie". Ce phénomène touche une large partie de l'Asie du sud, plus précisément l'océan indien, l'Inde et le Pakistan. Il a des effets environnementaux désastreux et cause la mort de plusieurs centaines de personnes chaque année. De plus, en absorbant l'énergie du soleil, ce nuage réchauffe les zones qu'il recouvre. Son influence sur le climat de l'Asie du sud est localement comparable à celui des gaz à effet de serre.

Il y a différentes hypothèses expliquant l'origine de ces particules, mais il n'avait pas, jusqu'à présent, été possible de quantifier la proportion de ces différentes sources dans le nuage.

Le groupe de recherche suédo-indien a prélevé des particules du nuage au sommet de montagnes en Inde de l'ouest ainsi qu'aux îles Maldives. Ces particules ont été soumises à un examen au carbone 14. Naturellement présent dans l'atmosphère, cet atome se désintègre progressivement, plus précisément avec une durée de demi-vie de 5700 ans. Ce test permet de différencier les particules provenant de la combustion de la biomasse de ceux provenant de la combustion de combustible fossile. Il y a effet du carbone 14 dans la biomasse, puisqu'elle a été créée récemment. Les combustibles fossiles, au contraire, ont été enfouis pendant des millénaires. Le carbone 14 a donc eu largement le temps de se désintégrer.

L'analyse permet de prouver que deux-tiers des particules proviennent de la combustion de biomasse, c'est-à-dire des incendies de forêts, mais aussi de la production d'énergie par combustions de fumier et de résidu de coupes forestières, pratique fréquente en Inde. Les particules produites par combustion de combustibles fossiles, donc par l'industrie et les transports, représentent le dernier tiers. Pour lutter contre ce fléau, il conviendra donc de lutter parallèlement contre ces deux sources de particules.
Pour en savoir plus, contacts :
- Article de l'université de Stockholm, 23 janvier 2009, www.su.se/pub/jsp/polopoly.jsp?d=426&a=56462
- Science Vol. 323. no. 5913, pp. 495 - 498, (23 January 2009),
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/PVCqt
- Dossier "Atmospheric Brown Clouds" du Forum GAP (Global Atmospheric Pollution), www.gapforum.org
Source : Bulletin de veille du site www.forskning.se , 30 janvier 2009

Rédacteur : Emeric Mudry, mudry.emeric@gmail.com
Origine : BE Suède numéro 2 (6/03/2009) - Ambassade de France en Suède / ADIT

Suède, 6 mars 2009

>> La Suède se lance dans l'exploitation à grande échelle de l'énergie des vagues

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58114.htm

La compagnie d'électricité Fortum, 3ème fournisseur en Suède, a annoncé mi-février son intention de construire avec Seabased AB (start-up créée à Uppsala en collaboration avec un laboratoire de l'université) un parc de 500 générateurs houlomoteurs. D'une puissance totale de 10 MW, ce projet deviendrait le plus important au monde pour la production d'électricité à partir de l'énergie des vagues. Fortum et Seabased espèrent obtenir une aide de l'agence suédoise de l'énergie qui pourrait financer à moitié le parc dont le coût est estimé à 250 millions de Couronnes (environ 25 millions d'Euros).

Seabased AB veut ainsi commencer la production industrielle du système développé à l'université d'Uppsala par l'équipe du professeur Mats Lejion. L'entreprise a mis au point un système complet qui permet de convertir l'énergie mécanique des vagues et de transmettre la production des générateurs au réseau électrique. Chaque unité comprend un générateur linéaire, haut de 4 mètres, situé au fond, relié par un câble à une bouée flottant en surface. La bouée de trois mètres de diamètre oscille verticalement avec les mouvements des vagues et entraîne un piston, à l'intérieur du générateur. Lors du développement du concept, l'accent a été mis sur la fiabilité du système et un alternateur unique à aimant permanent, adapté à des mouvements lents, a été mis au point.

Un premier prototype a déjà été installé en mer en 2006 et deux autres ont été construits. Seabased souhaite désormais lancer la production en série et envisage à terme d'avoir près de 1600 employés qui devraient produire 40 unités par jour dans une usine située à Lysekil près de Göteborg.
Pour en savoir plus, contacts :
- Page web du projet de l'université d'Uppsala : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/sQjHP
- Site de la société Seabased : www.seabased.com
Source : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/ZaaLe

Rédacteur : Antoine Baudoin, CEA - Ambassade de France, antoine.baudoin@diplomatie.gouv.fr,
Origine : BE Suède numéro 2 (6/03/2009) - Ambassade de France en Suède / ADIT



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   Amériques

Brésil, 3 avril 2009

>> Une perspective brésilienne : l'éthanol de manioc

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58516.htm

La production d'ethanol à partir de manioc peut être moins chère que celle réalisée à partir de la canne à sucre. C'est en tous cas le postulat émis par Cláudio Cabello, le directeur du Centre sur les racines et amidons tropicaux (Cerat). Même si elle n'est encore qu'au stade expérimental au Brésil, l'obtention d'ethanol à partir de manioc est une réalité qui devient chaque jour plus proche. Cette racine originaire d'Amazonie présente un haut potentiel énergétique, en plus de la facilité à être transformée en alcool, et pourrait d'ici peu servir à la production de biocarburants.
Depuis 2003, Cláudio Cabello développe des pistes de recherche pour la production d'ethanol à partir d'amidon. Selon lui, l'igname et la patate douce offrent également des bonnes possibilités, mais elles ne sont en rien comparables avec ce qu'il est possible de faire à partir du manioc. Le manioc présente de nombreux avantages comparatifs, comme par exemple celui de pouvoir être cultivé dans différentes régions du pays.
La facilité de transformation du manioc en ethanol tient au fait qu'il n'existe aucun composé dans la racine qui soit susceptible d'inhiber le processus biologique de fermentation alcoolique. Ainsi, selon la région de production, l'obtention d'ethanol à partir de la racine de manioc pourrait être plus rentable qu'en utilisant la canne à sucre, mais ceci dépendra des efforts réalisés sur la productivité. Cláudio Cabello explique que le coût de production du manioc est évalué à 100 réais par hectare. Chaque hectare produisant entre 28 et 30 tonnes et le marché rémunérant 140 réais la tonne, le bénéfice réalisé est alors excellent.
Selon Antônio Donizetti Fadel, le vice-président de l'Association brésilienne des producteurs d'amidon de manioc (Abam), le temps de culture du manioc est de et 9 à 30 mois, et, plus long est le temps de croissance, meilleure est la productivité. Le Brésil est l'unique pays au monde à récolter le manioc au 24ème mois de culture. Au 12ème mois, le rendement est en moyenne de 25 tonnes par hectare, alors qu'une récolte entre les 18ème et 24ème mois donne environ 40 tonnes par hectare, sans que le coût de production n'augmente énormément.
Fadel précise néanmoins que le rendement à l'hectare doit encore être amélioré pour rendre l'utilisation du manioc dans la filière biocarburant viable économiquement. Le manioc n'est pas encore compétitif par rapport à la canne à sucre ou à d'autres matières premières servant à la production de biocarburant. Si le Brésil investissait dans le secteur agricole en faveur de la culture du manioc, cela pourrait changer la donne selon Antônio Donizetti Fadel. Avec la technologie actuelle, une tonne de manioc peut produire 200 litres d'alcool, ou autrement dit, 5 litres de la racine peuvent produire un litre de carburant.
Transformer la canne, le maïs ou le manioc en biocarburant est un processus qui consomme de l'énergie. Une étude réalisée par un chercheur du Secrétariat au développement agro-florestal de l'Etat d'Acre a quantifié l'énergie consommée à partir de chacune de ces matières premières, et l'a comparée à l'énergie obtenue à partir de l'ethanol produit. Il en résulte que le manioc présente le meilleur rendement énergétique parmi ces trois matières premières. De plus, la culture de manioc est celle qui cause le moins d'impacts sur l'agro-écosystème. A noter que l'étude n'a pas considéré l'utilisation de bagasse de cane à sucre comme source d'énergie.
Le Nord et le Nord-Est du Brésil seraient les régions qui bénéficieraient le plus de l'exploitation du manioc pour la production de biocarburant. Les difficultés de transport sur des longues distances, et donc la nécessité de transformation sur place, ainsi que les possibilités de production dans des usines de taille réduite ou moyenne, peuvent contribuer à un véritable développement économique et social de ces régions.
La culture du manioc est une des cultures qui fournit déjà le plus d'emploi au Brésil. Actuellement, elle génère, directement ou indirectement, près de 10 millions d'emplois, dont près de 50% travaillent dans la production de farine de manioc. La production nationale de manioc est de 26 millions de tonnes par an selon l'Abam. La moitié de la production est transformée en farine de manioc, environ 40% sert directement à la consommation domestique et animale, et près de 10% est transformé en amidon.
En dépit du fait que le Brésil ne produise pas encore d'ethanol de manioc, le pays maîtrise déjà les techniques nécessaires pour commencer ce type d'activité. Il serait par ailleurs possible d'adapter les usines de canne à sucre à la production d'éthanol de manioc, grâce aux similarités entre les processus de fermentation et de distillation.Les chercheurs doivent maintenant avancer sur les moyens d'augmenter la productivité, afin de rendre l'ethanol de manioc plus compétitif.
Pour en savoir plus, contacts :
"Etanol de mandioca pode ser mais barato do que etanol de cana" - Inovação Tecnológica - PEDUZZI Pedro, Agência Brasil - 09/03/2009 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/3OeWH
Source :
"Produção de etanol a partir da mandioca pode ser mais barata do que com a cana" - Jornal da Ciência - PEDUZZI Pedro, Agência Brasil - 02/03/2009 - www.jornaldaciencia.org.br/Detalhe.jsp?id=61939

Rédacteur : Faustine Fourdinier
Origine : BE Brésil numéro 123 (3/04/2009) - CenDoTeC / Ambassade de France au Brésil / ADIT

Etats-Unis, 23 avril 2009

>> Les Etats-Unis : en route vers une régulation de leurs émissions de GES !

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58772.htm

Selon les conclusions de l'EPA, rendues publiques le vendredi 17 Avril, les GES (Gaz à Effet de Serre) doivent désormais être considérés comme des polluants responsables du réchauffement climatique et "menaçant la santé actuelle et le bien être des générations avenir" (discours de L. Jackson - administratrice de l'EPA) . Ce verdict met un terme au long débat, occulté par l'administration précédente et visant à statuer sur le droit de l'agence à réguler les GES en application de la loi du "Clean Air Act" [1].
A la suite de sa nomination en février dernier, la Secrétaire à l'EPA Lisa Jackson s'est ressaisie du dossier enterré par son prédécesseur et a déposé en mars à la Maison Blanche, les conclusions de l'agence quant à l'impact des GES sur la santé publique. Selon ce rapport, l'agence prévoit la régulation de six GES (le dioxyde de carbone, le méthane, les oxydes nitreux, l'hydro-fluorure de carbone, les hydrocarbures fluorés et hexafluorure de souffre). Au-delà de la nécessité de réguler les GES dangereux pour la santé des populations, l'agence reconnaît également la pollution au carbone comme un des facteurs contribuant aux catastrophes naturelles telles que les vagues de chaleur, les feux de forêt ou encore les ouragans.
L'EPA dispose maintenant d'une période de 60 jours pour recueillir les commentaires du public et élaborer un projet de réglementation. En effet, si les conclusions remises par l'EPA ouvre la voie à la réglementation des GES, l'agence n'est cependant pas obligée de les réguler et aucun seuil d'émission n'a été jusqu'à présent proposé.
Cette déclaration officielle devrait néanmoins accélérer l'adoption du projet de loi sur le climat, actuellement débattu au Congrès (projet de loi Waxmann / Markey [2]). Le Président Barack Obama dispose maintenant d'un levier de pression efficace pour inciter le Congrès à adopter des mesures de régulation à l'échelle fédérale. Si les conclusions de l'EPA suffisent pour mettre en place un système de marché de permis d'émission, le Président souhaiterait néanmoins privilégier la voie législative, une réglementation par décrets pouvant plus facilement être contestée en justice. Par ailleurs, l'adoption d'une loi sur le climat au sein des Etats-Unis permettrait au Président de s'engager sur la scène internationale lors du prochain sommet sur les négociations climatiques (Copenhaque - décembre 2009).
Il n'en reste pas moins que cette reconnaissance officielle ouvre la porte sur de nombreuses opportunités de recherche quant à l'impact du changement climatique sur la santé humaine. La mission pour la science et la technologie de Washington DC prévoit la publication d'un rapport sur ce thème pour juin 2009. Cette publication sera suivie à l'automne 2009 d'un séminaire organisé en collaboration avec le CNRS et l'INSERM qui aura entre autre pour mission d'identifier des thèmes de recherches communs pouvant faire l'objet de partenariats franco-américain.

Pour en savoir plus, contacts :
- [1] BE Etats-Unis 159. L'EPA s'apprêterait (enfin !) à affirmer que les Gaz à Effets de Serre sont des polluants. www.bulletins-electroniques.com/actualites/58418.htm
- [2] BE Etats-Unis 161. Climat : l'Académie des Sciences proposera ses recommandations pour "éviter l'ingérable et gérer l'inévitable". www.bulletins-electroniques.com/actualites/58585.htm
Source :
- EPA Finds Greenhouse Gases Pose Threat to Public Health, Welfare / Proposed Finding Comes in Response to 2007 Supreme Court Ruling. (17/04/2009). EPA. http://redirectix.bulletins-electroniques.com/fnJBs
- E.P.A. Clears Way for Greenhouse Gas Rules. (17/04/2009). New York Times.
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/dnNtp

Rédacteur : Agathe Dumas (deputy-envt.mst@ambafrance-us.org)
Origine : BE Etats-Unis numéro 163 (23/04/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 23 avril 2009

>> L'impact de la production de bioéthanol sur le prix des denrées alimentaires aux Etats-Unis

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58774.htm

Au cours des dernières années, l'utilisation de l'éthanol en tant que carburant aux Etats-Unis a augmenté à un taux moyen de 25% par an. Cette croissance a été alimentée par la hausse du prix de l'essence couplé à long terme par les subventions qui ont encouragé les fabricants d'éthanol à accroître leur production. Malgré un ralentissement de la production courant le dernier trimestre de 2008 en raison de la baisse des prix du pétrole, la consommation globale d'éthanol aux Etats-Unis l'an dernier a atteint un niveau record, supérieur à 34 milliards de litres.
En 2008, près de 105 milliards de mètres cube de maïs ont été utilisés pour produire de l'éthanol aux Etats-Unis. Ce montant constitue une augmentation par rapport à l'année précédente de près de 35 milliards de mètres cube. La demande de maïs pour la production d'éthanol, a exercé une pression à la hausse sur les prix du maïs, qui a augmenté de plus de 50% entre Avril 2007 et avril 2008, pour retomber ensuite. La hausse de la demande pour le maïs a aussi augmenté la demande pour les terres cultivées et les prix de la nourriture animale. L'augmentation du prix du maïs a donc, à son tour, fait augmenter le prix de nombreux produits agricoles comme le soja, la viande, la volaille et des produits laitiers et, par conséquent, le prix des aliments.
Les prix des aliments ont été poussés en partie par les effets de l'augmentation du prix de l'énergie, et ont augmenté de près de 2,5% en 2006, de 4% en 2007, et de plus de 5% en 2008. Le Congressional Budget Office (CBO) estime que d'avril 2007 à avril 2008, la hausse du prix du maïs résultant de l'expansion de la production de bioéthanol a contribué à l'augmentation de 0,5 à 0,8% des 5,1% d'augmentation du prix des denrées alimentaires mesuré par l'indice des prix à la consommation (IPC). Toutefois, l'effet de l'éthanol sur l'avenir de l'inflation des prix des denrées alimentaires est incertain parce que les initiatives du nouveau gouvernement semblent favoriser la production de l'éthanol, ce qui continuera de faire monter la pression sur les prix, mais en revanche, l'augmentation de l'approvisionnement en maïs, en augmentant les rendements des cultures, ou l'amélioration des technologies pour la fabrication d'éthanol à partir de maïs ou d'autres matières premières, auront plutôt tendance à faire baisser les prix des denrées alimentaires.
L'évolution du prix des aliments influence également les dépenses fédérales pour l'aide alimentaire. Le gouvernement fédéral administre plusieurs programmes d'aides qui sont gérés au niveau local par des organismes d'Etat. Les aides les plus importantes sont le "supplemental nutrition assistance program" (SNAP) du départment of food and nutrition de l'USDA et celui de la National school Lunch and School breakfast programs. Les budgets fédéraux pour ces programmes sont réajustés chaque année selon la variation des prix des denrées alimentaires. Le changement des prix de 2007 à 2008 a pour conséquence, une hausse des dépenses fédérales pour ces programmes : on estime une augmentation de 600 à 900 millions de dollars pour l'année 2009 due à l'augmentation des prix des denrées alimentaires.
Le Programme d'aide supplémentaire pour les femmes, les nourrissons et les enfants, mieux connu sous le nom de WIC est un autre programme fédéral d'aide alimentaire du département "food and nutrition service" de l'USDA et dont les dépenses sont également touchées par l'augmentation de la production d'éthanol. Parce que WIC fournit un panier de biens à des bénéficiaires par opposition à un ensemble de prestations en espèces, comme dans la SNAP, le coût du programme peut ainsi varier de mois en mois. L'augmentation due à la production d'éthanol représenterait une augmentation de 75 millions de dollars pour l'année 2008 si on prend l'hypothèse d'un même nombre de participants qu'en 2007 pour le programme WIC.
Pour en savoir plus, contacts :
- Food and nutrition service USDA: WIC: www.fns.usda.gov/wic
- Food and nutrition service USDA: SNAP: www.fns.usda.gov/FSP
Source :
The Impact of ethanol use on food prices and greenhouse gas emissions, april 2009 -
www.cbo.gov/ftpdocs/100xx/doc10057/04-08-Ethanol.pdf


Rédacteur : Lila Laborde deputy-agro.mst@consulfrance-chicago.org,
Origine : BE Etats-Unis numéro 163 (23/04/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 17 avril 2009

>> Biocarburants : une soif en eau qui pèse sur les réserves des Etats-Unis

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58699.htm

Fin 2008, la capacité de production américaine de bioéthanol passait la barre des 34 milliards de litres, dépassant ainsi les seuils imposés pour cette année par la loi sur l'Indépendance et la sécurité énergétique de 2007 (Energy Independence and Security Act - EISA). Faisant l'objet d'importantes subventions de la part de l'état fédéral, la filière biocarburant (1ère génération) a été encouragée par les instances gouvernementales américaines afin de diversifier les sources d'énergies et de diminuer la dépendance énergétique vis-à-vis des pays exportateurs d'énergies fossiles. Leader sur la scène internationale dans la production de biocarburants, les Etats-Unis espèrent atteindre le seuil des 57 milliards de litres de bioéthanol d'ici 2015. Cette production croissante d'énergie d'origine biomasse soulève cependant un certain nombre de problématiques, résultant notamment de l'impact environnemental d'une telle industrie. En effet, selon une étude publiée en février 2009 par le journal "Environmental Science and Technology", la production de bioéthanol consommerait trois fois plus d'eau que ce qui avait été initialement estimé.
D'après l'EPA (Environmental Protection Agency), plus de 95% des biocarburants américains sont produits à partir de grains de maïs. Si les études antérieures estimaient la consommation de 263 à 784 litres d'eau pour la production d'un litre de bioéthanol à partir du maïs [1], les chercheurs Y. Chiu, B. Walseth et S. Suh du département "Bioproducts and Biosystems Engineering" de l'université du Minnesota, ont mis en évidence qu'il s'agirait en réalité d'une consommation variant pour les différents états de 5 (Ohio) à 2 138 (Californie) litres d'eau pour chaque litre d'éthanol [2]. Se basant sur des données récoltées en 2007 pour 41 états, la quantité d'eau totale nécessaire à la production de bioéthanol aux Etats-Unis s'élèverait ainsi à 3 260 milliards de litres. La consommation d'eau aurait alors augmenté de 246% entre 2005 et 2008 (passant de 1 900 à 6 100 milliards de litres) pour une hausse de la production de bioéthanol de 133% (passant de 15 à 34 milliards de litres sur la même période).
Cette étude met, comme on l'a dit, en évidence une disparité régionale importante, 12 états du Midwest consommant moins de 100 litres d'eau par litre d'éthanol produit. Cette disparité est principalement le résultat de pratiques agricoles différentes (absence d'irrigation, drainage des cultures...). Toutefois, la majorité des états enregistre une consommation d'eau élevée, celle-ci pouvant avoir des répercussions régionales sur la gestion de l'eau et le rechargement des aquifères. A titre d'exemple, les états [4] recouvrant la nappe souterraine d'Ogalla, puisaient 68% de leur consommation en eau pour la production d'éthanol en 2007. Selon les données de l' "U.S. Geologigal Survey", cette exploitation forcenée de l'aquifère serait à l'origine de 18% de la réduction de la taille de cette nappe souterraine.
L'étude confirme ainsi les résultats des recherches du "National Research Council", publiés en 2006 et soulevant la question de l'impact environnementale d'une production à grande échelle de biocarburants à base de maïs [3]. Par ailleurs, ces récents travaux soulignent aussi l'importance de tenir compte des disparités régionales en privilégiant l'implantation de bio-raffineries près de sites ne nécessitant pas d'irrigation intensive et n'utilisant qu'en apport mineur les réserves d'eau souterraines. En effet, sachant que 36 états connaîtront dans le court terme des pénuries en eau de plus ou moins grande échelle (données de l' Office Fédéral "U.S. General Accounting"), l'expansion d'une telle industrie ne pourra qu'aggraver l'épuisement des réserves souterraines.

[4] South Dakota, Nebraska, Wyoming, Colorado, Kansas, Oklahoma, New Mexico et le Texas
Pour en savoir plus, contacts :
- [1] National Research Council . Water Implications of Biofuels Production in the United States; National Academies Press: Washington, D.C., 2008; pp 19-25.
http://books.nap.edu/openbook.php?record_id=12039&page=19
- [3] Hill, J.; Nelson, E.; Tilman, D.; Polasky, S.; Tiffany, D. Environmental, economic, and energetic costs and benefits of biodiesel and ethanol biofuels. Proc. Natl. Acad. Sci. 2006, 103 (30) 11206-11210. www.pnas.org/content/103/30/11206.short
Source :
- [2] Chiu et al. Water Embodied in Bioethanol in the United States. (Feb. 2009). Environmental Science & Technology, 2009; 43 (8) - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/36FgW
- Bioethanol's Impact On Water Supply Three Times Higher Than Once Thought. (13/04/2009). ScienceDaily. www.sciencedaily.com/releases/2009/04/090413102225.htm

Rédacteur : Agathe Dumas (deputy-envt.mst@ambafrance-us.org)
Origine : BE Etats-Unis numéro 162 (17/04/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 6 avril 2009

>> Espaces naturels : nouveaux espaces protégés équivalents à la superficie de l'Alsace

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58530.htm

Adoptée par la Chambre des Représentants le 25 mars 2009, la loi "Omnibus Public land Management Act of 2009" protègera près de 810.000 hectares d'espaces naturels sur l'ensemble du territoire américain. Ratifiée le 30 mars dernier par le Président Barack Obama, la loi rassemble 160 mesures allant de la protection de nouveaux espaces naturels (agrandissement des parcs nationaux...) à la gestion des ressources (dépollution des eaux souterraines, gestion des écosystèmes forestiers, création de chemins de randonnées...)
Validée par la Chambre des Représentants (par 285 voix contre 140) et par le Sénat (77-20), l'"Omnibus Public land Management Act" est une mesure phare pour la préservation des écosystèmes du pays, protégeant plus d'espace que l'ensemble des mesures prises au cours de ces 8 dernières années. La loi a été ratifiée sans les nombreux amendements attendus portant sur l'interdiction du port d'armes dans les espaces protégés.
Soutenue par 38 représentants Républicains, la loi n'a donc pas souffert du clivage partisan, mais elle n'a cependant pas fait l'unanimité au sein du parti Républicain. En effet, la protection de ces espaces ferme la porte à tout développement futur d'activités industrielles (exploitation forestière, industrie minière et pétrolière ...). Aux yeux d'une partie des Républicains, ces mesures ont pour conséquence de réduire significativement les surfaces disponibles notamment pour le déploiement d'énergies renouvelables (éolien, solaire...) nécessaires pour diminuer la dépendance énergétique des Etats-Unis vis-à-vis des pays exportateurs d'énergies fossiles.
Parmi les espaces naturels nouvellement protégés se trouvent les montagnes San Gabriel en Californie avec 190.000 hectares, les canyons de l'Idaho avec 210.000 hectares ainsi que de nombreux agrandissements de parcs nationaux existants (100.000 hectares aux abords du Parc National des Rocheuses "Rocky Mountains", 100.000 hectares près du parc "Zion" dans l'Utah...). Ces mesures juridiques constituent pour certains états l'aboutissement d'années de lutte politique (à l'instar de l'Oregon depuis 7 ans).
Protégeant de nouveaux espaces naturels dans neuf états différents (Californie, Colorado, Idaho, Michigan, New Mexico, Oregon, Utah, Virginia, and West Virginia), cette loi a également permis d'officialiser la protection de 11 millions d'hectares annoncée en 2000 lors de la création du programme "National Landscape Conservation System" et gelée par l'administration sortante. Elle comprend par ailleurs un certain nombre de mesures visant à améliorer la gestion des ressources au sein des différents écosystèmes américains (désert, forêt..) et renforce notamment la réglementation existante sur le ramassage de fossiles.
Enfin, un certain nombre de mesures porte directement sur l'amélioration de la gestion de l'eau au sein de ces espaces protégés (protection des bassins versants et des berges de rivières, dépollution des eaux souterraines...). Dirigés par le Département de l'Intérieur (1), ces différents programmes visent à préserver les ressources en eau menacées dans de nombreux états en raison du développement urbain et du changement climatique.
Au-delà de la préservation du patrimoine environnemental des Etats-Unis, le Président Barack Obama a précisé que de telles initiatives bénéficieront à l'ensemble des populations, apportant l'eau potable dans les zones les plus isolées et développant le tourisme ailleurs. En effet, selon les estimations de la sénatrice Boxer (D, Californie), les espaces naturels nouvellement identifiés en Californie devraient créer plus de 400 emplois dans l'industrie touristique. Cette loi devrait par ailleurs bénéficier des financements accordés par l'Etat dans le cadre du "stimulus package", 3 milliards de dollars étant dédiés à la protection des écosystèmes et des paysages américains ainsi qu'à la création d'infrastructures sur les terrains fédéraux.

Pour en savoir plus, contacts :
- Texte de la loi S. 3213 [110th]: Omnibus Public Land Management Act of 2008 -
www.govtrack.us/congress/billtext.xpd?bill=s110-3213

- Obama Signs the Omnibus Public Lands Management Act of 2009. (30/03/2009). Transcript du discours du président Barack Obama. www.nytimes.com/2009/03/30/us/politics/30lands-text.html
- [1] BE Etats-Unis n°159. Les espèces d'oiseaux menacées aux Etats-Unis incarnent les "canaris dans la mine" - www.bulletins-electroniques.com/actualites/58417.htm
- [2] Summary : American Recovery and Reinvestment. Committee on Appropriations -
http://appropriations.house.gov/pdf/PressSummary01-15-09.pd
Source :
- House passes bill protecting 2 million acres of wilderness. (25/03/2009). Bright Green Blog -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/a0SVZ
- Obama signs landmark U.S. conservation bill. (30/03/2009). Reuters -
www.reuters.com/article/environmentNews/idUSTRE52T72S20090330
- Wilderness Bill Clears the House on Its Second Go-Round. (26/03/2009). New York Times -
www.nytimes.com/2009/03/26/science/earth/26land.html

Rédacteur : Agathe Dumas (deputy-envt.mst@ambafrance-us.org)
Origine : BE Etats-Unis numéro 160 (6/04/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 27 mars 2009

>> Le Midwest américain met la priorité sur le développement des bioénergies de seconde génération
- www.bulletins-electroniques.com/actualites/58411.htm

Entre 2002 et 2007, le cadre réglementaire de la croissance de la filière éthanol aux Etats-Unis avait permis la croissance spectaculaire de la filière bioéthanol, tirée par la demande pour un carburant de remplacement, dans un contexte de prix élevés du pétrole. Les Etats-Unis sont ainsi devenus les premiers producteurs mondiaux d'éthanol en 2006. Ils détenaient 48% de la production mondiale en 2007, devant le Brésil (31%). La production de biocarburants avait créé de nouveaux débouchés pour les grandes cultures du Middle West américain. La filière maïs-éthanol a, dès lors, bénéficié de subventions locales et autres soutiens fédéraux considérables pour promouvoir la production des bio-raffineries en milieu rural, principalement concentrées dans la "corn belt". Actuellement, 161 bio-raffineries sont en activité, 7 en extension de capacité et 42 autres en construction. Cependant, suite aux problèmes liés à diversification importante du maïs vers la filière bioéthanol et ses conséquences sur le prix des principales denrées alimentaires, les principaux centres de recherche du Midwest se tournent vers la recherche de nouvelles matières premières pour la production de biocarburants. La loi sur l'énergie de 2007 fixe une obligation d'incorporation de biocarburants (renewable fuel standard, ou RFS) très ambitieuse : 36 milliards de gallons (soit 136 milliards de litres) d'ici 2022, dont 55,5% seraient, à terme, produits à partir d'éthanol cellulosique.

Au sein de l'université de l'Illinois, 320 hectares de terres sont consacrés à la plus grande ferme de recherche sur les biocarburants des Etats-Unis. Ce concept de ferme énergétique expérimentale est unique car c'est la première fois que écologistes, agronomes, fermiers et économistes travaillent sur des projets transversaux. Cette ferme est vouée à la culture expérimentale de plantes susceptibles d'être valorisées pour la production de l'énergie, telles que le Miscanthus, les Switchgrass afin de comparer les potentialités de chacune d'entre elles. Les objectifs sont notamment de comparer les capacités de résistance aux invasions par les insectes, aux maladies, de dresser un tableau des conséquences environnementales, d'évaluer le flux de densité énergétique. A long terme, "l'Energy Farm" dirigé par Tim Mies devrait conduire des programmes de recherche sur de nombreuses autres cultures a fort potentiel en matière de biocarburants : "Nous voulons nous pencher sur plusieurs autres graminées, les cultures ligneuses, certaines espèces d'arbres pourraient également être utilisées, de même que certaines variétés de sorgho." déclare Tim Mies. Le financement de cette ferme est assuré par l'Energy Biosciences Institute et l'Université de l'Illinois.

Les travaux menés montrent d'ores et déjà que la plante "Miscanthus géant" pourrait produire deux fois plus de biomasse par hectare que le maïs. Le Miscanthus géant (miscanthus giganteus) est une espèce hybride de plantes herbacées de la famille des Poaceae. Elle résulte du croisement par l'homme de Miscanthus sinensis et Miscanthus sacchariflorus. Par ailleurs, cette plante ne nécessiterait pas l'utilisation d'engrais azoté et présenterait même la particularité d'apporter des matières organiques au sol. Le climat et les sols de l'Illinois se prêtent très bien à la culture de cette plante qui pourrait devenir la troisième principale plante cultivée dans l'état. Cependant, le problème de la stérilité est à considérer puisqu'elle ne produit pas de graines. La culture de Miscanthus nécessiterait donc une main d'oeuvre plus importante. Toutefois la stérilité apporte l'avantage de lui attribuer un faible risque d'invasivité. La reproduction de cette plante se fait donc végétativement, par ses rhizomes ou encore par clonage. Les chercheurs de l'université de l'Illinois travaillent actuellement sur l'élaboration de machines agricoles pouvant optimiser la culture et la récolte de Miscanthus, afin de limiter les coûts de main d'oeuvre.

Restaurer les prairies dans l'Illinois comme culture énergétique est un concept relativement nouveau mais la région étant majoritairement constitué de prairies avant la mise en place de la culture intensive du maïs, le développement des énergies renouvelables est actuellement une priorité de l'Etat. C'est dans cet esprit que neuf Etats du Midwest ont signé un accord visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) à travers des objectifs communs. Cet accord a été signé par les gouverneurs du Wisconsin, Minnesota, Illinois, Indiana, Iowa, Michigan, Kansas, Ohio, Dakota du Sud. La province canadienne du Manitoba frontalière a également signé cet accord.

Parmi ces objectifs concrets nous pouvons retenir : une amélioration de l'efficacité énergétique de 2% par an à compter de 2015, une hausse de l'utilisation de biocarburants produits dans la région pour atteindre 50% des besoins du secteur des transports tout en réduisant de moitié l'usage d'énergies fossiles dans la production de carburants d'ici 2025, ou encore une hausse de l'utilisation des énergies renouvelables à 30% de la consommation électrique d'ici 2030.

"Les dirigeants à travers le Midwest tracent une nouvelle direction sur l'énergie pour nos citoyens, notre nation et notre monde, créant des emplois à hauts revenus pour nos citoyens et bâtissant un monde plus propre et plus sûr pour les générations à venir", a déclaré le gouverneur du Wisconsin Jim Doyle, qui préside actuellement l'Association des gouverneurs du Midwest. "Le Midwest est bien positionné pour "devenir l'Arabie saoudite de l'énergie renouvelable", a-t-il ajouté !
Source :
- Miscanthus, Switchgrass and Restored Prairie Tested as a Potential Energy Crops, 18/03/2009: www.aces.uiuc.edu/news/stories/news4705.html
- Miscanthus géant: http://fr.wikipedia.org/wiki/Miscanthus_g%C3%A9ant
- Etats-Unis : le Midwest se met aux énergies renouvelables, 16/11/2007 :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/fKffv

Rédacteur : Lila Laborde deputy-agro.mst@consulfrance-chicago.org, Adèle Martial: attache-agro.mst@consulfrance-chicago.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 159 (27/03/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 27 mars 2009

>> Nouvelle approche génétique pour augmenter les sources de biomasse : des retombées potentielles pour le secteur des biocarburants

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58412.htm

Un facteur essentiel au développement durable des différentes filières de biocarburants réside dans la disponibilité de matières premières riches en biomasse. Le docteur Stephen Moose, généticien des plantes de l'université de l'Illinois à Urbana Champaign a mis au point un nouveau plant de maïs qui devrait produire une quantité importante de biomasse. Ce nouveau plant qui présente des surfaces foliaires plus importantes pourrait s'avérer être une excellente source de matière première pour la transformation en biocarburants. Les travaux ont été publiés dans "proceedings of the national academy of sciences of the United States of America" date du 2 mars 2009.

L'étude se base sur l'observation de la présence naturelle dans le génome du maïs d'un gène appelé glossy 15, qui permet à la plante de secréter une cire recouvrant les jeunes feuilles, les protégeant ainsi d'un ensoleillement direct. D'autres études ont montré que la principale fonction de Glossy15 serait de ralentir la maturation de la plante, lui permettant ainsi d'optimiser sa croissance et d'augmenter en taille en fin de la saison. S. Moose a donc cherché à augmenter l'expression de ce gène en introduisant une seconde copie du gène à l'aide des procédés de transfert de gènes.

Les observations et mesures réalisées au niveau de la plante ayant subi cette modification génétique indiquent un allongement de la taille du plant, accompagné d'une réduction de la densité des grains et d'une augmentation de la teneur en sucres des tiges. Ces caractéristiques pourraient également en faire une excellente source d'alimentation pour le bétail.

L'équipe du professeur Moose a tenté cette expérience sur plusieurs types de maïs et les effets observés sont similaires pour l'ensemble des variétés étudiées. Les études d'optimisation de la technique ont toutefois permis de montrer que l'introduction d'un nombre trop élevé de copies du gène glossy 15 pouvait avoir un effet létal sur la plante suite à une production trop importante de cire responsable d'un ralentissement de la croissance des feuilles. Le professeur Moose est relativement confiant quant à l'approbation de son dossier de demande d'autorisation de commercialisation par les services administratifs compétents : "la manipulation est sans danger pour l'environnement puisque le gène d'intérêt est déjà présent dans le génome du maïs, le seul changement étant l'intrusion d'une copie supplémentaire de ce gène".

Contre toute attente, la réglementation relative aux OGM risque d'être modifiée aux Etats-Unis. L'USDA (United States Department of Agriculture - Département américain à l'agriculture) a annoncé le 6 mars dernier qu'elle comptait effectuer une révision de la réglementation des "Organisme Génétiquement Modifié (OGM)" . Ceci confirme la volonté de la nouvelle administration de reprendre les études sur une technologie et des aliments qui demeurent, 13 ans après leur mise en marché, très controversés et dont l'innocuité pour la santé et l'environnement non toujours pas été démontrées d'une manière scientifique et rigoureuse. Signe des temps nouveaux, un article du New York Times datant du 19 mars dernier rapporte que le couple Obama aurait décidé de cultiver des fruits et légumes biologiques à la maison blanche, afin d'envoyer un message sur l'importance d'une alimentation saine et plus respectueuse de l'environnement. Un petit geste qui accompagne celui de la prolongation des consultations publiques sur la première révision de la réglementation en matière d'OGM depuis 22 ans...
Source :
- Doubling a Gene in Corn Results in Giant Biomass, 02/03/2009 :
www.aces.uiuc.edu/news/stories/news4683.html
- Obamas to Plant Vegetable Garden at White House, 19/03/2009:
www.nytimes.com/2009/03/20/dining/20garden.html?_r=2
- Obama renvoit les OGM à la cuisine! 17/03/2009: http://redirectix.bulletins-electroniques.com/fkcXd

Rédacteur : Lila Laborde deputy-agro.mst@consulfrance-chicago.org, Adèle Martial: attache-agro.mst@consulfrance-chicago.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 159 (27/03/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 10 mars 20

>> Espèces en danger : Obama rétablit des mesures de protection supprimées par son prédécesseur
- www.bulletins-electroniques.com/actualites/58138.htm

Le 3 mars dernier, le président Barack Obama s'est attaqué au dossier sur les espèces en danger. Souhaitant rétablir le rôle de la loi "Endangered Species Act" réglementant la protection des espèces en danger ou menacées, le président a annoncé l'annulation de mesures prises par son prédécesseur, lesquelles visaient à affaiblir le processus d'application de cette loi.

Ces mesures permettaient en effet, aux différents projets gouvernementaux susceptibles de nuire à la santé des écosystèmes, d'éviter tout contrôle de leur empreinte écologique par des organismes extérieurs. Cette règle, émise conjointement par le ministère de l'Intérieur et celui du Commerce un mois avant la fin du mandat de G.W. Bush [1], légalisait dans le cadre de l' "Endangered Species Act" les émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) ou le rejet de substances toxiques. Par exemple, cette mesure aurait évité à l'industrie pétrolière en Alaska de se soumettre à tout contrôle de l'impact de ses activités sur les écosystèmes environnants et notamment sur l'habitat de l'ours polaire (espèce en danger).

Rétablissant l'autorité des administrations ("U.S. Fish and Wildlife Service" et la NOAA - "National Oceanic and Atmospheric Administration") en charge de l'application de l' "Endangered Species Act", le président a exigé des différentes agences fédérales américaines qu'elles fassent systématiquement appel à des experts indépendants pour estimer l'empreinte environnementale de tout projet gouvernemental. Ce processus de consultation étant au coeur de l'application de la loi, la communauté scientifique et environnementale a acclamé cette initiative.

Faisant l'objet d'un décret ("Presidential Memorandum"), cette décision a été annoncée par le président en personne. Celui-ci s'est par ailleurs adressé directement aux deux ministères, leur demandant de proposer une nouvelle procédure tenant compte de l'intégralité de la loi. Ce décret affirme une fois de plus la volonté de la nouvelle administration d'intégrer l'environnement au coeur de sa politique.
Pour en savoir plus, contacts :
[1] BE. Etats-Unis n° 145. La déréglementation de l'extraction charbonnière atteint des sommets. www.bulletins-electroniques.com/actualites/56897.htm
Source :
- Obama Restores Scientific Consultation to Endangered Species Act, 03/03/2009 - Environmental News Services - www.ens-newswire.com/ens/mar2009/2009-03-03-094.asp
- Obama Restoring Endangered Species Act Provision, 03/03/2009 - Washington Post -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/KNMFU

Rédacteur : Agathe Dumas (deputy-envt.mst@ambafrance-us.org)
Origine : BE Etats-Unis numéro 156 (10/03/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 10 mars 2009

>> Progression historique du budget de l'EPA : eaux propres, sols dépollués et GES inventoriés au programme
- http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58139.htm

L'EPA retrouve ses moyens d'actions... et bien plus encore

Après son discours remarqué devant les 2 chambres du congrès, le Président a présenté le 26 février son projet de budget pour l'année 2010. Il s'agit de son premier budget en année pleine, celui de 2009 ayant été gelé par le congrès à niveau constant jusqu'au 6 mars. Par conséquent, ce budget est attentivement scruté par tous les observateurs car il reflète les premières orientations durables pour la suite du mandat présidentiel. Les grandes lignes de la politique annoncée au sénateurs et aux représentants par Barack Obama sont esquissées dans un document de 142 pages, où figurent en bonne place les dépenses pour le financement d'un nouveau modèle énergétique, sobre en carbone et riche en emplois.

Parmi les mieux lotis se trouve notamment l'Environmental Protection Agency (EPA) avec un montant de 10,5 milliards de dollars, soit une augmentation de 34% par rapport à l'année 2008. Il s'agit de la plus forte augmentation qu'ait connu l'agence depuis sa création il y a 39 ans. Cette annonce arrive peu après le vote définitif du plan de relance ("stimulus package") s'élevant à 787 milliards de dollars, dont 7.22 milliards alloués à des projets et programmes de protection de la santé humaine et de l'environnement gérés par l'EPA. Si l'on additionne les deux montants, il s'agit d'un quasi-doublement des moyens d'intervention d'une agence qui a longtemps été bridée (et sous-financée) par l'administration Bush.

Des priorités en ligne avec celles du candidat Obama

Les éléments clés de ce budget pour ce qui concerne l'EPA sont affectés à l'eau (infrastructures et restauration des réserves), à la régulation des gaz à effet de serre (GES) et au traitement des sols pollués. 3.9 milliards de dollars sont en effet dédiés à l'eau, pour 1000 projets de traitement des eaux usées et 700 projets d'adduction d'eau potable. Les fonds sont affectés essentiellement à des prêts bonifiés et abondés par les états fédérés, et sont destinés à l'amélioration ou au remplacement des infrastructures. Une initiative majeure pour la protection des grands lacs (lacs Supérieur, Michigan, Erié, Huron, etc.), qui forment la plus grande réserve d'eau douce au monde, se voit allouer 475 millions de dollars. Les chantiers sont nombreux, comme le contrôle des espèces invasives, les pollutions diffuses, la pollution benthique et la restauration des habitats écologiques.

L'inventaire des GES figure au palmarès avec 19 millions de dollars d'augmentation. Cet inventaire est en effet indispensable afin de fournir les données critiques d'une future législation "climat". Enfin, 1 milliard de dollars devraient être collectés annuellement par la réinitialisation de la taxe destinée au fameux Superfund. Ce fonds permettra à nouveau de financer la dépollution des 1255 sites figurant encore sur la liste prioritaire de l'EPA.

Lisa Jackson, la nouvelle administratrice de l'agence, s'est montrée très satisfaite de ces nouveaux financements. "Nous n'avons plus à choisir entre une économie forte et un environnement sain. Il est clair que l'EPA est à nouveau au travail" a-t-elle déclarée dans un communiqué. Après la visite le 26 février de Michelle Obama, au cours de laquelle la première dame a réaffirmé l'importance que le Président accordait aux missions de l'agence, le moral des troupes est au plus haut.

Une bataille budgétaire se prépare au Congrès

Mais tant dans les rangs des démocrates que dans les rangs de l'opposition, des voix s'élèvent contre la politique ambitieuse du Président. Certains estiment que le prix à payer est trop élevé (un déficit frisant les 1.750 milliards de dollars), d'autres que les recettes prévues au titre des ventes de permis d'émission (USD 645 milliards sur 10 ans à partir de 2012) sont trop optimistes à l'heure où les cours de la tonne de CO2 s'effondrent en Europe. Il reste donc de longues négociations en perspective au Congrès avant de pouvoir parier sur l'envergure définitive de l'action gouvernementale, notamment en matière d'environnement.
Pour en savoir plus, contacts :
Détails du budget de l'année 2009-2010 fournis par la Maison Blanche :
- www.whitehouse.gov/omb/budget
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/rl8lB
Source :
- American Institute of Physics - lettre électronique n°25 du 27/02/09 :
"Obama administration releases FY 2010 budget overview" - www.aip.org/fyi/2009/025.html
- Washington Post du 26/02/09: "Obama's budget - winners and losers" -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/tVtWY
- Bloomberg.com - page vue le 27/02/09: "Obama would increase EPA budget,
revive Superfund" - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/WjRwi

Rédacteur : Marc Magaud (attache-envt.mst@ambafrance-us.org)
Origine : BE Etats-Unis numéro 156 (10/03/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT



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   Asie et Océanie

Chine, 26 mars 2009

>> La Chine approuve quatre projets d'énergies renouvelables

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58368.htm

Selon le site Internet de la Commission Nationale pour le Développement et la Réforme (NDRC), la Chine a approuvé quatre projets d'énergie renouvelable au cours des deux derniers mois.

Parmi les quatre projets, deux sont des installations hydro-électriques avec des capacités allant jusqu'à 1000 mégawatts, les autres étant des centrales éoliennes d'une capacité de 100 mégawatts chacune. Les centrales hydroélectriques sont celles de Daduhe Luding dans le Sichuan et de Beipanjiang Dongqing dans le Guizhou, toutes deux situées dans le Sud-Ouest de la Chine, où les ressources en eau sont abondantes. Les deux projets d'énergie éolienne situés dans les "trois gorges de l'éolien" sont Huadian Guyuan dans le Hebei ainsi que la deuxième phase du Rudong dans le Jiangsu.

Lors d'une réunion tenue récemment cette année, la Chine a déclaré qu' elle consacrerait plus de dix ans à la construction de quatre parcs éoliens d'une capacité combinée de plus de 10.000 mégawatts dans les provinces du Gansu, de la Mongolie intérieure, du Hebei et du Jiangsu. La capacité combinée de ces éoliennes est presque équivalente à celle du barrage des Trois Gorges. Chacune des installations éoliennes utilise des turbines produisant 1,5 mégawatts.
Pour en savoir plus, contacts : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/3roOR

Rédacteur : Anthony Nowocien anthony.nowocien@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Chine numéro 61 (26/03/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Chine, 13 mars 2009

>> La Chine va dépenser des milliards de dollars pour la reforestation

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58173.htm

La Chine va investir 60 milliards de yuan (8,77 milliards de dollars US) par an pour sa campagne de reforestation, destinée à atteindre un taux de 20% du pays couvert par des forêts d'ici 2010. Jia Zhibang, chef de l'administration des forêts, a indiqué que 16,66 millions d'hectares d'arbres doivent être plantées au cours des deux années à venir afin d'augmenter le taux de forestation de 18,21% actuellement à 20%.

"Nous faisons face à des difficultés énormes pour atteindre cet objectif en raison des catastrophes naturelles successives de l'année dernière", a indiqué Jia à l'agence de presse Xinhua dans une interview écrite. Une tempête de neige et un verglas exceptionnel dans les sud il y a environ un an et un tremblement de terre dans la province du Sichuan en mai 2008 ont non seulement causé d'énormes destructions et sinistres, mais aussi endommagé beaucoup de forêts, a-t-il dit. Le taux de couverture de la forêt a chuté de 0,29% après les désastres, avait-il dit la veille de la 31ème journée de la reforestation.

En dépit de ces catastrophes naturelles, la Chine est parvenu, selon des statistiques publiées par le comité "Greening national" mercredi mars, à créer 4,77 millions d'hectares de forêts en 2008, soit un accroissement de 22,1% par rapport à 2007. 540 millions de personnes ont joint leurs efforts de reforestation au cours de la dernière année, plantant 2,31 milliards d'arbres dans les montagnes, les parcs des villes, sur les campus universitaires et le long des routes et chemins de fer.

La Chine est le troisième plus grand pays du monde en termes de superficie, avec 9,6 millions de kilomètres carrés, derrière la Russie et le Canada. Le congrès national du peuple (NPC) avait voté une résolution en 1981 afin qu'il soit du devoir de tout citoyen âgé de 11 ans et plus de planter des arbres chaque année. Les arbres sont habituellement plantés au printemps, soit en mars et avril pour la majeure partie du pays.

La Chine a cessé de réduire la surface occupée par ses forêts naturelles il y a dix ans, ce qui a aidé à préserver 95,33 millions d'hectares de forêts, selon le "Greening Committee".
Pour en savoir plus, contacts :
http://news.xinhuanet.com/english/2009-03/11/content_10994601.htm
Source : Xinhua

Rédacteur : Hubert Chenut
Origine : BE Chine numéro 59 (13/03/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Chine, 13 mars 2009

>> La Chine, leader mondial des énergies propres

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58182.htm

Qu'il s'agisse de production d'éoliennes, de panneaux solaires et maintenant de batteries pour voitures électriques (voire de voitures électriques elles-mêmes), la Chine est désormais le leader mondial toutes catégories. Elle devrait profiter ainsi au premier chef des plans de relance "verts" des Etats-Unis, de l'Europe et du Japon.

Côté éolien, les fabricants chinois - et filiales chinoises de groupes occidentaux - de composants pour éoliennes sont désormais les leaders mondiaux : ils ont fourni plus de 56% des équipements mondiaux fin 2007, selon le Global Wind Energy Council (GWEC), contre 41% en 2006. Et leur part de marché devrait augmenter significativement à l'avenir. Leur capacité de production atteint environ 8 GW et devrait grimper à 12 GW en 2010, selon le GWEC. Les entreprises chinoises commencent en 2009 à exporter leurs pales au Japon et en Europe, et espèrent fournir bientôt les Etats-Unis. Le pays comptait, fin 2007, 40 gros producteurs de composants, comme Goldwind et Sinovel Wind, les deux plus grands, mais aussi Dongfang, Windey ou encore Sewind. Le marché mondial de la fabrication pèse déjà 8,6 milliards de dollars par an, dont Sinovel serait le numéro un, alors qu'il n'était que dixième en 2007, selon son partenaire américain AMSC.

Cette semaine, General Electric (GE), l'un des plus gros fabricants mondiaux d'éoliennes, a annoncé de grandes ambitions pour accroître ses livraisons sur le marché chinois, le marché qui connaît le plus rapide développement mondial. Mais, comme ses rivaux Gamesa et Vestas, qui ont eux aussi récemment remporté de gros contrats en Chine, General Electric précise que le matériel livré en Chine sera fabriqué dans ses usines chinoises. GE a annoncé qu'il allait doubler ses livraisons d'éoliennes en Chine en 2009, à 320 unités, contre 159 en 2008. Et il compte encore les doubler à 600 en 2010, a indiqué au Shanghai Daily Steve Fludder, un responsable du groupe. GE a annoncé le mois dernier que sa filiale en Chine, GE Transportation System Group, allait démarrer une usine de rotors et multiplicateurs de vitesse dans le Hunnan, pour un investissement de 40 millions de dollars, en coopération avec A-Power Energy Generation Systems. Cette usine devrait être l'une des plus importantes d'Asie.

Dans les rotors, le chinois China High Speed Transmission Equipment Group a conquis 90% du marché intérieur chinois depuis 2004. Il est l'un des fournisseurs habituels de GE, qui a pris 3,61% de son capital. De son côté, l'Espagnol Gamesa a remporté, fin décembre, une commande de 295 MW d'éoliennes de la compagnie d'énergie chinoise Longyuan Electric Power Group Corporation, à savoir 347 unités de Gamesa G5X-850 kW, fabriquées dans sa filiale chinoise. Le mois dernier, le leader mondial des éoliennes, le danois Vestas, a décidé d'accroître massivement sa production en Chine en investissant plus de 350 millions de dollars sur son site de Tianjin. Vestas China a déjà annoncé, fin décembre, avoir obtenu des commandes de 100 MW de la part du développeur chinois de parcs éoliens China Guangdong Nuclear Wind Power Company, ce qui a fait de Vestas China le premier fournisseur étranger en Chine. Vestas possède aussi un site en Mongolie et, au total, emploie déjà 1.800 personnes dans le pays. Dans la même tendance, le gros producteur américain de systèmes électriques pour éoliennes, American Superconductor Corporation, qui a lui aussi installé des usines en Chine, vient d'annoncer que sa filiale chinoise AMSC avait, pour la première fois, commencé à livrer directement des composants aux fabricants chinois d'éoliennes, en particulier au géant Sinovel. L'américain TPI Composites fait également fabriquer ses pales d'éoliennes en Chine. Son site chinois fournit les éoliennes de General Electric.

La Chine veut, d'ici 2010, plus que doubler sa production d'énergie éolienne par rapport aux 12 GW installés à la fin 2008, ce qui ferait d'elle le numéro 2 mondial derrière les Etats-Unis, devant l'Allemagne et l'Espagne, selon le GWEC. Ses aides aux parcs éoliens sont conditionnées à l'utilisation d'éoliennes produites à 70% localement. Elle compte installer ses turbines surtout dans les régions de Mongolie intérieure, le Hebei et le Jiangsu.

Pour ce qui concerne le solaire, la Chine est déjà le numéro un, et de nouveaux producteurs se lancent sans arrêt sur ce marché. Le pays est devenu premier producteur mondial de modules photovoltaïques dès 2007 avec une production de 1,18 GW. Selon la China Solar Association, l'essentiel est concentré dans la province du Jiangsu avec 1 GW de capacité, soit un quart du total mondial. Des milliers d'entreprises se sont lancées sur ce créneau, annonçant une inévitable surproduction. Les groupes américains produisent de plus en plus en Asie, et notamment en Chine. Le leader First Solar a augmenté sa production en Malaisie, et son usine malaisienne est dix fois plus importante que son site américain de l'Ohio. Son rival Evergreen Solar pense installer sa production en Asie et BP Solar a renoncé à installer une usine aux Etats-Unis à cause de la concurrence de fournisseurs chinois. Le Japonais Kyocera vient d'annoncer qu'il va quadrupler ses capacités de production solaire en Chine, en faisant passer sa production à 240 MW par an en 2011 dans sa filiale de Tianjin, où il investira 32 à 42 millions de dollars.

Mais les producteurs sont de plus en plus de "vraies" sociétés locales plutôt que des filiales de groupes européens ou américains, car la baisse du prix du silicium favorise l'apparition de nouveaux entrants. Les multiples fabricants chinois craignent une baisse de 20% du chiffre d'affaires du secteur cette année : le succès de l'industrie chinoise est à l'origine de son déclin. Le géant Suntech, qui vient de passer sa production à 1 GW, vient ainsi de licencier 10% de ses effectifs et table sur une chute de 25 à 30% du prix des panneaux photovoltaïques.

Selon une étude d'iSuppli, la production mondiale atteindra 11,1 GW en 2009, en hausse de 62% par rapport à 7,7 GW en 2008 mais seulement 4,2 GW devraient être installés en 2009 contre 3,8 GW en 2008, ce qui signifie que la production excèdera la demande de 168%, contre 102% en 2008. Le chiffre d'affaires du secteur devrait donc chuter de 19%, à 12,9 milliards de dollars en 2009 contre 15,9 milliards en 2008, selon iSuppli. Le prix moyen des panneaux installés devrait ainsi décroître, de 4,20 dollars par watt à 2,50 dollars par watt. La Chine, qui exporte 98% de ses panneaux solaires, pourrait voir disparaître avec cette crise ses producteurs les plus fragiles et ainsi consolider le secteur. Le chiffre d'affaires du solaire devrait redémarrer en 2010, quand la chute des prix ralentira.

En 2012, l'Asie (en incluant le Japon) produira 82% des cellules solaires en silicium polycristallin, contre 71% en 2008, selon une étude de Greentech Media intitulée "PV Technology, Production and Cost, 2009 Forecast : The Anatomy of a Shakeout." Les trois premiers producteurs devraient être la Chine, Taïwan et le Japon, qui devraient fabriquer 12 GW, soit 44% du total mondial en 2012, contre 23% pour l'Europe (6 GW) et 16% pour les USA (4,3 GW).

La domination de la Chine concerne aussi l'éclairage : selon Policy Matters Ohio, une large partie des ampoules à basse consommation de GE sont fabriquées en Chine, dans un site en partenariat avec Xiamen Topstar Lighting.

Pour ce qui est des voitures électriques, pour la deuxième fois, un constructeur chinois devance les Occidentaux, alors que GM n'a pas encore lancé sa Chevrolet Volt. Le premier constructeur indépendant chinois, Chery Automobile, a dévoilé cette semaine son premier véhicule électrique, le S18, qui selon lui possède une autonomie de 150 km et une vitesse maximale de 120 km/h. La recharge de la batterie prend 6 heures sur une prise standard de 220 volts et 80% de la batterie peut être chargée en 30 minutes. Son rival, BYD Auto a déjà dévoilé plusieurs modèles électriques et hybrides et affiche des ambitions encore plus grandes : il compte en vendre sur les marchés américain et européen dès 2010-2011. BYD va commencer le mois prochain les livraisons de sa F3DM qui peut rouler sur 100 km en utilisant uniquement sa batterie électrique, ou 580 km en mode hybride (avec essence).

La Chine pense profiter du nouveau marché des voitures électriques pour jouer à égalité avec les constructeurs occidentaux historiques, et prendre le leadership mondial, tant sur son propre marché, qui s'annonce gigantesque, qu'à l'international. La Chine vise 60.000 véhicules alternatifs en 2012. Aux Etats-Unis, les rumeurs vont bon train, évoquant même la vente par Wal-Mart de voitures électriques chinoises très bon marché.

La Chine pourrait devenir le premier producteur mondial de véhicules alternatifs en 2013, même dans les biocarburants de nouvelle génération, c'est à dire l'éthanol cellulosique (issu de végétaux non alimentaires), où les Etats-Unis ont pourtant de très grandes ambitions pour prendre le relais de l'éthanol de maïs et développent actuellement de gros sites de production, aidés par les fonds publics, estime le patron du leader mondial des enzymes Novozymes, qui fournit à la fois les producteurs d'éthanol chinois et américains.
Pour en savoir plus, contacts : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/UYDdc
Source : Green univers

Rédacteur : Hubert Chenut
Origine : BE Chine numéro 59 (13/03/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Chine, 5 mars 2009

>> En Chine, la "révolution verte" pourrait profiter du plan de relance

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58080.htm

Les plans de relance économique adoptés dans de nombreux pays sont-ils "verts" ? Le Monde a mené l'enquête dans cinq d'entre eux : en Allemagne, Espagne, Grande-Bretagne, au Japon et, dans ce premier volet, en Chine.

Mauvaise nouvelle, le méga-plan de relance de 4.000 milliards de yuans (400 milliards d'euros) sur deux ans annoncé par Pékin en novembre 2008 doit faire basculer la Chine vers une économie plus centrée sur la consommation intérieure. Bonne nouvelle : conçu dans l'esprit d'une mise à jour de la structure industrielle, il fait la part belle à l'environnement et pourrait bien catalyser la "révolution verte" tant attendue pour rééquilibrer en qualité la croissance chinoise : "Il n'y aura pas un centime de dépensé sur les projets qui favorisent la production de masse, ou les secteurs hautement polluants et gourmands en ressources", a prévenu Zhang Ping, le chef de l'agence de planification chinoise, en annonçant l'affectation de 35 milliards d'euros, soit 8% du total, à la protection de l'environnement.

D'autres dépenses contribuent à améliorer le bilan vert, notamment celles consacrées à l'amélioration des infrastructures urbaines et rurales, ou à la promotion des énergies renouvelables. "Face à la crise financière mondiale, développer une économie verte est probablement un autre domaine pour l'économie", a déclaré au Financial Times le premier ministre, Wen Jiabao. Déjà, 1,2 milliard d'euros d'investissements en faveur de l'environnement ont été approuvés dans le cadre du premier train de 10 milliards d'euros d'investissements annoncés au premier trimestre 2009. De son côté, le ministère de la protection environnementale annonçait, fin janvier, avoir rejeté 11 projets polluants sur 164, principalement des centrales thermiques ou des usines chimiques.

Moderniser les équipements

Dans les faits, le plan de relance a d'abord pour principe d'accélérer les projets inscrits dans le 11e plan quinquennal chinois (2006-2010), où figuraient les questions environnementales et d'énergie. "Il faut comprendre qu'il y a déjà une vraie démarche systémique, axée sur l'environnement, dans ce plan quinquennal. Ces derniers mois, on a énormément de sollicitations de la part des collectivités, qui nous consultent sur toutes sortes de dossiers liés à l'eau ou aux déchets. Le plan de relance de l'Etat y est pour beaucoup, il y a une nouvelle incitation : les fonds sont disponibles", constate Frédéric Gourdin, président de Suez Environnement en Chine.

Selon M. Gourdin, on assiste en outre à une maturation des projets environnementaux : "Dans le domaine du traitement des eaux, la Chine a multiplié le nombre de stations d'épuration. Maintenant se pose la question du traitement des boues résiduelles. On va passer plus vite à cette deuxième phase. Même chose sur les déchets, avec plus d'unités spécialisées sur certains types de déchets. Ces actions s'élargissent au monde rural, où les besoins sont énormes pour le traitement des eaux usées, et où les questions sont encore plus complexes", poursuit-il.

Pour les défenseurs de l'environnement, le bilan écologique du plan de relance pousse à l'optimisme, même s'il implique d'être vigilants : "Tous ces nouveaux investissements vont certainement être bénéfiques pour la cause environnementale en Chine. On a accumulé une trop grande dette vis-à-vis de la nature, et la crise est l'occasion de rembourser. Avec la demande qui chute, des entreprises en profiteront pour moderniser leurs équipements. D'autres, les plus faibles et les plus polluantes, seront poussées à disparaître", estime l'écologiste Ma Jun, directeur de l'Institut pour les affaires publiques et l'environnement, une ONG.

Revers de la médaille, l'obsession de croissance et les inquiétudes sur l'emploi pourraient mettre à l'épreuve le système de contrôle des abus environnementaux : malgré ses pouvoirs plus élargis, le ministère de la protection environnementale reste soumis à toutes sortes de contraintes et d'aléas politico-économiques. Pressé d'agir plus vite, il a déjà dû créer un "corridor vert" pour une approbation plus rapide des projets. A Shenzhen, les évaluations d'impact environnemental peuvent désormais se faire au niveau des arrondissements, au lieu de la ville, une évolution dénoncée par les écologistes. "Certaines des normes plus strictes qui devaient à l'origine être introduites risquent d'être retardées", constate aussi M. Ma.
Pour en savoir plus, contacts : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Cc9B0
Source : Le monde.fr

Rédacteur : Hubert Chenut
Origine : BE Chine numéro 58 (5/03/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Chine, 5 mars 2009

>> Etats-Unis et Chine en tête de la course à l'éolien

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58076.htm

Les deux pays leaders en termes de capacités installées en 2008 sont les Etats-Unis et la Chine, selon le bilan publié par le Global Wind Energy Council.

Les Etats-Unis ont installé 8.358 MW de nouvelles capacités en 2008, atteignant un parc total de 25.170 MW. Ce qui les fait passer au premier rang mondial, devant l'Allemagne qui compte 23.902 MW de capacités installées. Les projets éoliens achevés en 2008 aux Etats-Unis ont représenté 42% des nouvelles capacités énergétiques installées dans le pays. Ils ont permis de créer 35.000 emplois, l'industrie éolienne employant aujourd'hui 85.000 salariés. Avec la crise financière, la dernière partie de l'année a cependant été moins faste que le premier semestre, plusieurs grands projets se retrouvant en manque d'argent. Et plusieurs entreprises du secteur ont dû licencier une partie de leurs effectifs. L'Europe et l'Amérique du Nord sont au coude à coude avec près de 8,9 GW de nouvelles capacités installées en 2008, l'Asie suivant de près avec 8,6 GW.

En Asie, c'est surtout la Chine qui joue la locomotive : avec 6,3 GW de nouvelles capacités, elle a doublé ses capacités par rapport à 2007, atteignant un total de 12,2 GW. Et le gouvernement chinois veut maintenir la cadence : en 2009, les nouvelles installations devraient encore doubler pour représenter le tiers des nouvelles capacités mondiales, selon l'association de l'industrie chinoise des énergies renouvelables.

A ce rythme, la Chine pourrait rapidement rattraper l'Allemagne et l'Espagne et prendre la deuxième place mondiale en capacités installées dès 2010. Elle serait alors à 30 GW de capacités, ce qui était initialement son objectif pour... 2020 ! Du coup, l'industrie de l'éolien chinoise se structure à grande vitesse, que ce soit la production de turbines ou des composants. Et les entreprises chinoises ne se content plus de leur terrain de jeu domestique et commencent à partir à l'assaut des marchés extérieurs, notamment britannique et japonais [...].
Pour en savoir plus, contacts : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/McmPz
Source : Green Univers

Rédacteur : Hubert Chenut
Origine : BE Chine numéro 58 (5/03/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Chine, 5 mars 2009

>> Des millions de Chinois souffrent du manque d'eau

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58049.htm

L'état d'urgence, jusqu'à présent au niveau deux, a été élevé au niveau un, jeudi, dans les régions agricoles touchées, lors d'une réunion du Centre national de lutte contre la sécheresse et de contrôle des inondations, a indiqué le Centre dans un communiqué. Les provinces les plus touchées sont celles du nord et de l'est du pays, depuis la frontière mongole jusqu'à la Mer jaune : Gansu, Shaanxi, Shanxi, Henan, Hebei, Shandong et Anhui, ainsi que la capitale Pékin. Dans le même temps, le gouvernement central a décidé d'envoyer des spécialistes sur place afin de fournir des aides et conseils techniques, selon le China Daily.

Jeudi, le président Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao avaient appelé à la mobilisation. Environ 4,3 millions d'habitants et 2,1 millions de têtes de bétail manquent d'eau en raison de la pire sécheresse depuis le début des années 1950, a souligné le Centre dans un communiqué. Et 43% de la superficie des cultures de blé d'hiver est menacée car certaines zones n'ont pas vu une goutte depuis cent jours, selon les médias chinois.

Jeudi, le vice-Premier ministre Hui Liangyu, chargé de l'agriculture, a présidé une conférence nationale pour coordonner et renforcer les programmes d'aide. M. Hui a également appelé les gouvernements locaux à accélérer la construction de systèmes d'irrigation, a expliqué le China Daily. Dans certaines zones, la baisse de la récolte de blé pourrait être de 50%, mais l'impact sur l'ensemble de la récolte ne sera que de 5%, estime la société de consultants Beijing Orient Agribusiness. "La hausse du prix du blé devrait être limitée car le gouvernement dispose de suffisamment de réserves pour stabiliser le marché", a déclaré Ma Wenfeng, analyste de la société. "La Chine ne devrait pas énormément augmenter ses importations de blé, par conséquent l'impact direct sur les prix internationaux sera minime", ajoute-t-il. Et l'effet de la sécheresse ne devrait pas compenser la chute des prix du blé provoquée par la crise économique mondiale.

Le manque d'eau est un problème récurrent en Chine, rendu encore plus aigü ces dernières années par la forte croissance économique. Pékin, avec ses 17 millions d'habitants, est particulièrement touché et certains experts estiment que la métropole a atteint une situation critique, devant aller chercher ses ressources en eau de plus en plus loin. Les autorités de la ville ont été obligées d'aller chercher de l'eau dans la province du Hebei qui entoure Pékin, à travers un canal de plus de 300 km, alimenté par trois réservoirs. Ce canal s'inscrit dans le grand projet, d'un coût de plusieurs milliards de dollars, qui vise à puiser dans le Yangtse, le plus grand fleuve chinois, et à acheminer l'eau vers le nord du pays.
Pour en savoir plus, contacts : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/IfpHp
Source : Bloomberg

Rédacteur : Hubert Chenut
Origine : BE Chine numéro 58 (5/03/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Chine, 5 mars 2009

La fonte des glaciers de l'Himalaya devient "angoissante" pour les scientifiques chinois

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58048.htm

Selon une équipe de scientifiques chinois menés par Xin Yuanzhong, les glaciers himalayens fondent à une vitesse dramatique. Au cours des 40 années passées ils ont perdu une surface de 196 km2, soit un quart de la surface de la ville de New York. Ils ne couvrent plus désormais que 1051 km2. Cette réduction signifie la fonte de plus de 989 millions de m3 de glace, ce qui suffirait à remplir le réservoir le plus grand de la ville de Pékin.

Par exemple le glacier du pic Yuzhu, dans le massif des Kunlun, a vu sa langue reculer de 1500 m sur ces 40 ans. Le taux de recul est le même que celui du glacier Quelcaya, au Pérou, qui est le plus grand glacier en zone tropicale. Mais c'est la partie est des glaciers du col du mont Tanggula qui montre le plus fort taux de recul, avec 265 m chaque année actuellement (7,57 m/an en 1957) !

L'ingénieur Xin attribue cette accélération de la fonte au réchauffement climatique. Selon lui cette fonte contribue à alimenter les fleuves aujourd'hui, mais lorsque la fonte aura cessé, la sécheresse finira par faire son apparition. Or le réchauffement du climat local attire plus d'éleveurs, faisant monter la pression de l'activité de pâturage sur des écosystèmes fragiles.
Pour en savoir plus, contacts : http://news.xinhuanet.com/english/2009-02/04/content_10763469.htm
Source : Xinhua

Rédacteur : Hubert Chenut
Origine : BE Chine numéro 58 (5/03/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Singapour, 13 mars 2009

>> Des biocarburants "made in" Singapour pour l'Europe et l'Amérique du nord

www.bulletins-electroniques.com/actualites/58192.htm

Des carburants fabriqués à partir d'huile de palme, d'huile végétale et de graisse animale à Singapour pourraient bientôt alimenter les flottes automobiles d'Europe et d'Amérique du nord.

Le groupe finlandais spécialisé dans le raffinage de pétrole, Neste Oil, a choisi de construire la plus grande usine de production de biocarburant au monde à Singapour pour un montant de 1,2 milliards SGD (600 millions d'euros). Dès sa mise en service, i.e. à partir de l'année prochaine, l'usine devrait avoir une capacité de production annuelle de 800.000 tonnes. Le groupe Neste Oil produira le 'carburant vert' sous la marque NExBTL. Selon la société, 'le carburant le plus propre au monde' pourra être utilisé pour tous types de moteurs diesel et permettra de réduire de façon notable les émissions de gaz d'échappement comparé aux gazoles traditionnels.

Au début du projet, l'usine devait uniquement produire du carburant pour l'Europe mais selon le directeur général adjoint de Neste Oil, Jarmo Honkamaa, le groupe envisagerait désormais d'exporter une partie de sa production vers l'Amérique du nord et plus particulièrement vers la côte ouest du Canada. La société finlandaise serait aussi en pourparlers avec des compagnies japonaises et sud-coréennes.

Selon le directeur général de la compagnie finlandaise, Matti Lievonen, le choix du site de production s'est arrêté sur Singapour dû à sa proximité avec l'Indonésie et de la Malaisie qui sont les deux plus grands producteurs d'huile de palme. Le carburant vert devrait néanmoins coûter entre 200 et 300 USD de plus par tonne par rapport au diesel traditionnel.
Source : Straits Times, 06 mars 2009

Rédacteur : Catherine Guermont
Origine : BE Singapour numéro 61 (13/03/2009) - Ambassade de France à Singapour / ADIT


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Mise à jour :   15-07-2009

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