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Veille de l'actualité scientifique et technologique internationale
Cette rubrique est conçue à partir d'une sélection des BE (Bulletins Electroniques) publiés sur www.bulletins-electroniques.com rédigés par les Services pour la science et la technologie des Ambassades de France et diffusés par l'ADIT.
Les BE sont des publications d'information sur les avancées technologiques et scientifiques dans le monde. Ils sont le fruit du partenariat entre l'ADIT et le Ministère des Affaires étrangères français, via les Services pour la Science et la Technologie des Ambassades de France à l'étranger : pour en savoir plus consultez www.bulletins-electroniques.com et www.adit.fr
Nous avons retenu les thématiques du développement durable ou qui lui sont liées (énergie, environnement, transports, agronomie). Cette présentation sera régulièrement actualisée selon le principe d'archives glissantes, sur un pas de temps de deux à trois mois environ.
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En archives, juillet et août 2009 :
Europe et Proche-Orient
Allemagne, 30 juillet 2009
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Un approvisionnement énergétique plus sûr grâce à un "super-réseau intelligent" (SuperSmart Grid) - www.bulletins-electroniques.com/actualites/60152.htm
Une nouvelle étude suggère que l'Europe peut atteindre un approvisionnement en énergie plus sûr et lutter contre le changement climatique grâce aux énergies renouvelables. L'étude souligne également la manière dont un "super-réseau intelligent" (SuperSmart Grid, SSG [1]) pourrait soutenir une transmission à longue distance et une production d'énergie décentralisée. A terme, un tel réseau pourrait encourager la mise en place d'un système énergétique complet à base d'énergies renouvelables d'ici 2050. Cette étude fait partie de CIRCE [2], un projet financé à hauteur de 10 millions d'euros dans le cadre du sixième programme cadre européen (FP6, [3]). Programmé jusqu'en 2011, CIRCE a pour objectif d'évaluer les impacts des changements climatiques dans la zone méditerranéenne.
L'un des défis à relever par les énergies renouvelables est l'intermittence de la demande énergétique, qui pourrait être problématique pour le système de réseau. Celui existant en Europe doit ainsi être remodelé car il ne peut pas suivre la demande en énergie croissante. Les chercheurs de CIRCE proposent ainsi le développement d'un réseau extensif, afin que l'électricité générée par des sources renouvelables puisse être transportée sur de longues distances, formant un "super-réseau". Décentraliser la production d'électricité renouvelable sur des installations de petites dimensions serait aussi une option viable afin de surmonter les problèmes actuels ; ceci constituerait un "réseau intelligent". Ainsi, par la combinaison de ces deux options, un "super-réseau intelligent" pourrait être créé. Le SSG aurait la capacité de transmettre l'électricité dans une large zone et de relier entre elles des installations de petites dimensions se partageant la production d'électricité. Selon les partenaires de CIRCE, un SSG efficace serait aussi capable de compenser les fluctuations d'électricité sur un large éventail.
Afin que l'Europe atteigne son objectif en terme de réduction d'émissions de gaz à effet de serre de 60% à 80% (par rapport aux niveaux pré-industriels) d'ici 2050, un système d'électricité 100% renouvelable est nécessaire, selon les chercheurs. Ils ont constaté qu'il serait ainsi possible de se conformer à la politique de restriction de la hausse moyenne de température à moins de 2°C [4].
Les énergies renouvelables importées de l'extérieur de l'Union européenne pourraient contribuer à garantir l'objectif européen de faire provenir 20% de toute l'énergie de sources renouvelables d'ici 2020. En gardant cela à l'esprit, des installations comme des centrales thermiques solaires dans les déserts d'Afrique du Nord pourraient fournir de l'énergie renouvelable à l'Europe. Les experts affirment que les conditions d'exploitation dans de telles zones sont plus efficaces en terme de coût pour produire du courant solaire.
Les chercheurs ont aussi noté que les technologies de courant continu à haute tension (HVDC) permettent au courant d'être transmis sur de longues distances avec des pertes minimales, alors que les lignes de courant alternatif (AC) nécessitent une isolation croissante et sont plus difficiles à gérer.
L'intégration du marché du courant en Europe rendrait le système plus fiable et les consommateurs pourraient acheter de l'électricité à meilleur marché. Selon les chercheurs, l'éco-électricité importée d'Afrique du Nord pourrait stimuler la sûreté énergétique car les importations globales d'énergie seraient plus diversifiées. Ils ont ajouté que le commerce d'électricité sur le marché mondial garantit un approvisionnement plus régulier en énergie importée.
D'autres avantages du SSG sont les larges économies d'échelle et les faibles coûts d'opération qu'il garantirait. Cependant, les investissements initiaux pour les installations d'énergie renouvelable seraient élevés. Les centrales thermiques solaires d'Afrique du Nord coûteraient, par exemple, trois fois autant qu'une centrale fossile traditionnelle en Europe.
Pour en savoir plus, contacts :
- [1] Informations supplémentaires sur le SuperSmart Grid (en anglais) : www.supersmartgrid.net
- [2] Informations supplémentaires sur CIRCE (en anglais) : www.circeproject.eu
- [3] Informations sur le programme FP6 (FP6-SUSTDEV) :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/TzMfG
- [4] "Réduire les émissions de 50% pour un réchauffement global inférieur à 2°C d'ici 2050", BE Allemagne 435 - www.bulletins-electroniques.com/actualites/59001.htm - 06/05/2009
- Résumé du rapport du Joint Reseach Center (JRC) de la commission européenne, soulignant le besoin d'investissements accrus des gouvernements en énergies renouvelables (en anglais) :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/vvCLS
Source :
Communiqué Cordis (service communautaire d'information sur la recherche et le développement) - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/mxynf - 16/07/2009
Rédacteur :
Claire Vaille, claire.vaille@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 447 (30/07/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT
Allemagne, 30 juillet 2009
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Les avantages du solaire thermique, histoire et perspectives
www.bulletins-electroniques.com/actualites/60154.htm
Connue depuis longtemps, éprouvée depuis longtemps : le solaire thermique est une technique utilisée pour produire de l'électricité à partir de la chaleur du soleil, réservée aux régions fortement ensoleillées. Actuellement, deux centrales sont construites en Espagne, et dans le Nevada une installation d'une puissance de 64 MW a été raccordée au réseau. Pourtant cette technique pourrait être beaucoup plus développée aujourd'hui si elle n'était pas tombée dans l'oubli entre-temps. Cet oubli est du à plusieurs raisons : aux Etats-Unis, les gouvernements républicains qui ont succédé à Jimmy Carter et à la crise pétrolière ont abandonné le solaire thermique. Le pétrole était en effet redevenu abordable et il était préférable d'asseoir ses investissements sur des centrales fossiles et nucléaires, aux technologies éprouvées. Enfin, le changement climatique n'était pas encore un sujet d'actualité, et la population ne craignait ni les centrales nucléaires ni les réservoirs fuyants dans les sites de stockage définitif de déchets nucléaires.
L'Allemagne aussi a laissé le développement du solaire thermique en hibernation, bien qu'au début, des experts du Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) aient contribué de façon déterminante à la recherche effectuée pour une centrale de démonstration à Almeria en Espagne. En 1998, le gouvernement d'Helmut Kohl a coupé la majeur partie des subventions et la coalition rouge-vert (SPD-Grüne) qui lui a succédé a préféré investir dans des modules photovoltaïques sur les toits allemands que de grandes centrales dans le Sud de l'Espagne ou en Afrique du Nord. La moitié de tous les moyens de soutien destinés aux énergies renouvelables a été investie dans le photovoltaïque ces dix dernières années, un cinquième dans l'énergie solaire et seulement un dixième dans le solaire thermique.
Le solaire thermique présente des avantages certains par rapport aux autres énergies renouvelables : comme l'énergie solaire est transformée en électricité grâce à de la vapeur et des turbines classiques, elle a recours à des composants éprouvés. Selon une étude comparative menée par le Ministère fédéral de l'environnement (BMU), le coût d'une centrale solaire thermique au Maroc est amorti au niveau énergétique après cinq mois d'exploitation, seulement ce qui signifie qu'elle a produit à nouveau l'énergie nécessaire pour sa construction, sa mise en activité et l'élimination de ses déchets. Pour une installation éolienne, cette durée d'amortissement énergétique atteint entre 4 à 7 mois, pour les cellules photovoltaïques en silicium, une durée de 3 à 5 ans. Parmi tous les scénarios concernant les énergies renouvelables, le solaire thermique connaît le plus grand potentiel d'expansion.
Une étude menée par le DLR affirme qu'il est réaliste d'envisager une capacité des centrales solaires thermiques de plus de 3 GW pour l'Europe, qui pourrait s'élever à 15 GW pour le monde entier. D'ici à 2015, les experts s'attendent à ce que l'électricité, coûtant aujourd'hui entre 0,1 et 0,2 euros/kWh, devienne compétitive avec celle produite par les centrales fossiles. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime que le kilowattheure de l'électricité solaire en 2020 coûtera 6 c euros. A cela devront s'ajouter les coûts de transport de 0,02 euros environ.
Les experts partent du principe qu'en 2025 l'électricité en provenance d'Afrique du Nord, intéressante par principe car contribuant d'avantage à la lutte contre le changement climatique, sera également meilleur marché que l'électricité allemande provenant de centrales à charbon.
Pour en savoir plus, contacts :
[1] Informations supplémentaires sur Solar Energy Generating Systems (SEGS), le plus grand complexe solaire du monde, consistant en 9 centrales solaires situées dans le désert des Mojaves en Californie - http://en.wikipedia.org/wiki/Solar_Energy_Generating_Systems
Source : "Längst erprobt" - Süddeutsche Zeitung - 17/06/2009
Rédacteur :
Claire Vaille, claire.vaille@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 447 (30/07/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT
Danemark, 28 juillet 2009
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Le réchauffement climatique risque de faire mourir les océans
www.bulletins-electroniques.com/actualites/60139.htm
Les océanologues s'inquiètent depuis plusieurs décennies de l'expansion des zones mortes, ces immenses nappes d'eau dépourvues d'oxygène où les espèces supérieures ne peuvent pas survivre. Les principaux responsables de ces désastres écologiques sont les engrais agricoles drainés aux embouchures des fleuves. Ainsi, toutes les formes de vie supérieure ont disparu en quelques dizaines d'années autour du delta du Mississipi et dans plus d'un quart de la mer Baltique. Les bactéries qui occupaient ces espaces avant l'apparition de la première forme de vie terrestre ont repris le contrôle de ces mers, annihilant plusieurs milliards d'années d'évolution.
Une équipe de chercheurs danois vient de dresser un constat encore plus alarmant de la situation, en interprétant une dramatique expansion de ces zones comme un effet secondaire du réchauffement qui touche notre planète. Si leurs prédictions sont exactes, les océans du monde entier pourraient à terme abriter plus de dix fois plus de zones mortes qu'aujourd'hui. Si les scientifiques espèrent que la vie pourra reconquérir les zones mortes côtières grâce à un contrôle accru des engrais agricoles, ce n'est pas le cas des nouvelles zones déficitaires en oxygène, qui le resteraient pour des millénaires. Un grand nombre d'écosystèmes océaniques serait alors à jamais perturbés. Les conclusions de cette étude ont été publiées dans la revue Nature Geoscience.
Le professeur Gary Shaffer, du Niels Bohr Institute à l'Université de Copenhague a utilisé le modèle informatique du DCESS (Danish Center for Earth System Science) pour effectuer des projections sur les 100.000 prochaines années. L'accumulation de dioxyde de carbone dans l'atmosphère réchauffe la planète et, beaucoup plus lentement, les océans. Ce phénomène altère la chimie marine et diminue en particulier la capacité des mers à absorber l'oxygène, créant ainsi de nouvelles zones mortes en surface. La décomposition des animaux morts d'anoxie contribue alors naturellement à l'expansion de ces zones. Le réchauffement devrait par ailleurs entraîner une baisse considérable de l'intensité des courants marins qui empêchent aujourd'hui la propagation des zones mortes en brassant en permanence les eaux dénuées d'oxygène.
"Notre modèle prévoit des phénomènes importants de disparition des poissons et crustacés, particulièrement au large des côtes ouest des continents américains. Ceci est très inquiétant en raison de ce que l'on sait du passé" explique Gary Shaffer. L'appauvrissement des mers en oxygène est en effet le probable responsable de plusieurs des extinctions de masses qui ont touché notre planète. De plus la dénitrification engendrée par l'absence d'oxygène vide les mers de certains nutriments essentiels, au profit de planctons qui sont capables de fixer l'azote dissout. Ceci, combiné à l'acidification des mers qui résulte également de la présence de gaz à effets de serre, augure des bouleversements futurs profonds et imprévisibles dans les chaînes alimentaires marines.
"C'est le futur de la fonction de garde-manger perpétuel des océans qui sera menacé par l'expansion des zones mortes" met en garde le professeur Shaffer. "Il faut réduire la présence de CO2 dans l'atmosphère pour éviter l'appauvrissement en oxygène et l'acidification des océans, et surtout se prémunir de leurs terribles conséquences à long terme."
Pour en savoir plus, contacts :
Gary Shaffer, Niels Bohr Institutet - Tél : +45 353-20612 - Email : GS @ gfy.ku.dk - www.dcess.dk/CV_Shaffer.pdf
Source :
Nature Geoscience Advanced Online Publication:
www.nature.com/ngeo/journal/vaop/ncurrent/abs/ngeo420.html
Rédacteur :
Jean-Baptiste Paquel -
jean-baptiste.paquel@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Danemark numéro 23 (28/07/2009) - Ambassade de France au Danemark / ADIT
Espagne, 24 juillet 2009
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Thon rouge et hippocampe : deux premières en aquaculture
www.bulletins-electroniques.com/actualites/60087.htm
Thon rouge : et 416.666 douzaines d'oeufs s'il vous plait !
La mondialisation touche aussi les goûts culinaires, et ce n'est pas sans conséquence. Par exemple, l'engouement international plutôt récent pour les sushis et les sashimis menacerait d'extinction le thon rouge à la base de ces spécialités japonaises. C'est en tous les cas une des causes de la forte demande du marché et de la surpêche qui en découle. La situation est à ce point préoccupante pour Thunnus thynnus, et toutes les espèces de thons en général, qu'il existe même - depuis fort longtemps d'ailleurs (40 ans) - une commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique, CICTA [1] dont le siège est à Madrid. "Menaces sur le thon rouge" est d'ailleurs le titre d'un long article consacré à ce sujet dans le numéro de juillet 2009 du magazine "Pour la Science".
Pour ne pas menacer l'espèce tout en ne frustrant pas les amateurs de cette "torpille" des mers qui peut filer bon train à plus de 70 km/h, une solution serait d'en maîtriser l'aquaculture. Jusqu'à présent, les essais étaient restés vains, qui ne permettaient pas d'obtenir un nombre significatif d'oeufs viables des femelles thons rouges captives. Les choses pourraient bien changer avec ce qui est présenté par l'IEO, l'Instituto Español de Oceanografia [2], comme "un succès scientifique à l'échelle mondiale" : l'obtention de 5 millions d'oeufs viables de thon rouge de l'Atlantique au Centro Oceanográfico de Murcia de l'IEO [4]. Ses chercheurs ont stimulé hormonalement la ponte des femelles thons qui 72 heures plus tard, ont donné leurs premiers oeufs. La stimulation s'est faite dans l'eau, dans les bassins de l'entreprise Tuna Graso. Les oeufs ont été recueillis pour commencer des expériences de cultures des larves au Centro Oceanográfico de Murcia ; l'obtention des oeufs viables n'est évidemment qu'un premier pas dans tout un processus de recherche à mener avant l'obtention de thons adultes. Cela passe en particulier par des recherches sur l'alimentation. Ce travail est au coeur du projet européen SELFDOTT mené par l'IEO et financé par le 7ème PCRD et auquel participent, entre autres, l'université de Montpellier, l'IFREMER et le CNRS.
Hippocampes en liberté
Dix jeunes hippocampes d'un an, nés et élevés en captivité, viennent d'être relâchés dans l'estuaire d'Arousa (près de Pontevedra et Vigo en Galice). Pour l'IIM, l'Instituto de Investigaciones Marinas de Vigo du CSIC [5], l'équivalent espagnol du CNRS, c'est la première fois au monde que cet animal est réintroduit dans son milieu naturel [6]. Les hippocampes en question ont été sélectionnés génétiquement pour ne pas altérer la diversité génétique de la population locale, et sont équipés de marqueurs sous-cutanés qui permettront de les suivre pendant au moins un an. Le but de cette ligne de recherche dirigée par Miguel Planas de l'IIM, en collaboration avec des scientifiques de l'université de Saint-Jacques de Compostelle et de l'ICCM, l'Instituto Canario de Ciencias del Mar, est l'étude des populations naturelles des hippocampes de mer, le développement de techniques d'élevage permettant l'obtention de bancs de reproducteurs contrôlés génétiquement et l'étude de la viabilité des espèces relâchées. De cette étude, il ressort aussi que le mythe de l'hippocampe monogame n'est pas fondé : manifestement, dans le but d'assurer sa descendance, l'hippocampe est prêt à des entailles au contrat de mariage.
Pour en savoir plus, contacts :
- [1] www.iccat.int/fr
- [2] www.ieo.es/inicial.htm
- [3] Note de presse de l'IEO : www.ieo.es/prensa/NPhuevosatunmod.pdf
- [4] www.mu.ieo.es
- [5] www.iim.csic.es
- [6] vidéo : www.csic.es/mostrarVideo.do?video=SueltaCaballitos
Source :
- Les références données dans l'article
- El Pais du 12 juin (Thon rouge)
- El Pais du 1er juillet (Thon rouge)
- El Pais du 2 jullet (Hippocampe)
Rédacteur :
Guy Molénat, attaché scientifique, guy.molenat@sst-bcn.com
Origine : BE Espagne numéro 84 (24/07/2009) - Ambassade de France en Espagne / ADIT
France, 25 août 2009
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Biomasse : AREVA conclut un partenariat stratégique avec Astonfield Renewable Resources
www.bulletins-electroniques.com/actualites/60185.htm
Ce partenariat qui concerne la construction en Inde de centrales biomasse d'une capacité de production cumulée de 100 MW, s'inscrit dans la stratégie du groupe AREVA qui vise à renforcer son offre sur le marché des énergies renouvelables, notamment en Inde et en Asie du Sud-est. Selon les termes de l'accord conclu, l'entité Bioénergies d'AREVA, basée à Chennai, assurera la conception, la construction et la mise en service des centrales, des projets dans lesquels AREVA et Astonfield Renewable Resources investiront conjointement.
La construction de la première de ces centrales débutera au quatrième trimestre 2009 dans l'état du Bengale occidental. Rappelons qu'AREVA compte à son actif 100 centrales bioénergie en service ou en cours de construction.
Pour en savoir plus, contacts :
AREVA - Patricia Marie : tél. +33 (0)1 34 96 12 15
Rédacteur :
ADIT - Jean-François Desessard - email : jfd@adit.fr
Origine : BE France numéro 231 (25/08/2009) - ADIT / ADIT
Norvège, 1er juillet 2009
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Le réchauffement de la planète moins ralenti par les aérosols que prévu
www.bulletins-electroniques.com/actualites/59754.htm
Une nouvelle étude menée par le CICERO (Center for International Climate and Environmental Research), à Oslo, vient de montrer que la pollution de l'air, la poussière et les autres petites particules pouvant réfléchir la lumière du soleil vers l'espace ralentissent moins le phénomène de réchauffement de la planète que ce que l'on pensait jusqu'à présent.
Le rapport qui aide à comprendre comment fonctionne le changement climatique révèle en effet que les estimations scientifiques concernant le réfléchissement de la lumière par ces particules en suspension ont sous-estimé la rapide accumulation de suie noire également en suspension dans l'air et qui a pour effet inverse d'absorber la chaleur. "Les émissions de carbone noir, ou suie, ont augmenté très rapidement", déclare Gunnar Myhre, chercheur au CICERO, dans un article publié dans l'édition en ligne du Journal Science du 18 juin 2009. La suie provient de la combustion de la végétation (incendies de forêts pour nettoyer les terres agricoles de l'Amazone à l'Indonésie, par exemple) et de la combustion de combustibles fossiles.
D'après la présentation 2007 d'un panel de climatologues de l'ONU, les particules en suspension dans l'air (en tenant compte de la suie et d'autres petits facteurs) atténueraient la lumière du soleil d'environ 0,3 watts par mètre carré, soit moins de 0,5 watts. "Cela compense à peu près un dixième de l'effet produit par les gaz à effet de serre qui piègent la chaleur, principalement par combustion de combustibles fossiles, d'environ 2,7 watts par mètre carré", ajoute Gunnar Myhre. Les principales particules de nature humaine réfléchissant la lumière du soleil sont les sulfates émis par la combustion de combustibles fossiles dans les usines, les centrales électriques ou les voitures.
M. Myhre pense que des lois plus strictes contre la pollution pourraient permettre d'améliorer la qualité de l'air et ainsi accélérer le réchauffement. Réchauffement qui induira selon le comité de l'ONU plus d'inondations, de sécheresses, l'élévation du niveau des mers, des vagues de chaleur et l'extinction d'espèces animales et végétales. "Les effets directs des aérosols peuvent avoir contribué à un refroidissement au milieu du 20ème siècle et avoir masqué l'importance du réchauffement actuel de la planète", écrit-il. Des contrôles plus stricts des émissions d'aérosols pourraient potentiellement conduire "à une accélération du réchauffement dans le futur".
Plus de 190 gouvernements ont convenu d'élaborer un nouveau pacte de l'ONU pour lutter contre le réchauffement de la planète lors de la COP15 (conférence internationale sur les changements climatiques) à Copenhague en décembre 2009, notamment en réduisant l'utilisation des combustibles fossiles.
Gunnar Myhre affirme que son étude concilie les grandes différences entre les données satellitaires et les estimations basées sur des modèles informatiques. Les satellites, par exemple, n'étaient pas performants pour évaluer le gradient lumineux au-dessus de surfaces comme les déserts. Les nuages aussi bloquent la lumière du soleil. "Cela réduit la marge d'incertitude... concernant la dispersion de la lumière solaire", déclare Gunnar Myhre. Les aérosols de nature humaine s'ajoutent aux particules naturelles, y compris les poussières d'éruptions volcaniques, de sable du Sahara ou le sel de la mer, qui dominaient avant l'utilisation généralisée des combustibles fossiles à partir du 18ème siècle.
Pour en savoir plus, contacts :
- CICERO : www.cicero.uio.no/home/index_e.aspx
- Gunnar Myhre, Senior Research Fellow, CICERO - Adresse postale : CICERO, Pb. 1129 Blindern, 0318 Oslo, Norvège - Tel : + 47 22 85 58 01 - Email : gunnar.myhre@cicero.uio.no
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/U6aXB
- Journal Science (en ligne), Science DOI: 10.1126/science.1174461, 18/06/2009
www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/1174461
Source :
Reuters, 18/06/2009 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/kOhup
Rédacteur :
Stéphanie Fleur, Ambassade de France en Norvège - sfleur@france.no
Origine : BE Norvège numéro 88 (1/07/2009) - Ambassade de France en Norvège / ADIT
Norvège, 1er juillet 2009
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Accélération de la fonte des neiges au Svalbard
www.bulletins-electroniques.com/actualites/59755.htm
Les chercheurs de l'Institut Polaire Norvégien (NPI) et le Centre Universitaire du Svalbard (UNIS) publient une nouvelle étude concernant les particules de suie contenues dans l'air et la neige au Svalbard. Leurs conclusions affirment que le manque de neige autour de Longyearbyen est du à la fois aux pollutions locales et aux pollutions issues des transports de grande distance. Les particules dans l'air sont mesurées régulièrement à la station Zeppelin, à proximité de Ny-Alesund, depuis 2002. En outre, le NPI et l'UNIS ont recueilli des échantillons de neige dans différentes zones du Svalbard au cours des deux dernières années, et ont ensuite quantifié les particules de suie présentes dans ces échantillons.
D'après les recherches antérieures, nous savons que le réchauffement climatique est causé principalement par l'augmentation de la concentration dans l'atmosphère des gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone. Des recherches récentes montrent que les particules de suie contribuent également au réchauffement du climat, et plus particulièrement pour les particules de suie issues des transports de l'industrie dans les régions polaires.
Les particules de suie, noires, absorbent les rayonnements solaires beaucoup plus efficacement que d'autres particules sombres. La neige qui contient de la suie fond donc beaucoup plus rapidement que celle n'en contenant pas. Au début de la saison de fonte des neiges, ce phénomène est plus particulièrement visible. Une neige propre, plus blanche, réfléchit plus la lumière du soleil. Plus il y a de particules de suie dans la neige, et moins l'énergie solaire est réfléchie. Le résultat est une augmentation de la vitesse du dégel pour les endroits chargés en particules de suie.
Les particules de suie dans la neige arrivent sur la côte Est du Svalbard grâce au vent et aux pressions atmosphériques, et proviennent d'industries ou de sources naturelles présentes aussi bien en Europe qu'en Sibérie. Sur la côte Ouest du Svalbard la neige contient également des particules de suie, même si la concentration est moindre. Nous supposons que ces particules, provenant d'Amérique du Nord, disparaissent petit à petit au cours de tempête sur le chemin du Svalbard. L'air qui a frappé la côte ouest du Svalbard peut avoir initialement contenu des particules de suie de sources nord-américaines, mais les particules sont susceptibles de disparaître sous la pluie et la neige le long du chemin.
En plus des particules de suie qui sont transportées à partir des principales sources du sud, le Svalbard a également sa production locale. A Longyearbyen, la production annuelle est estimée à environ 14 tonnes de suie qui proviennent de la centrale et de divers véhicules. Les moteurs diesel représentent plus de la moitié de la pollution, dont un quart pour la seule centrale. L'activité navale contribue aussi à ces pollutions.
En plus de la fumée et des gaz d'échappement, le Svalbard est également contaminé par les poussières de charbon. Le charbon de la mine contient du carbone qui absorbe la lumière. Cette diffusion par le vent fait que la neige autour de l'aéroport de Longyearbyen a une concentration au moins 200 fois plus forte (printemps 2008) que la norme mesurée au Svalbard.
Autour de Longyearbyen, Barentsburg et Svea, les concentrations de suie dans la neige sont si élevées que la neige fond beaucoup plus vite. Ceci a pour effet d'affecter la durée de l'enneigement dans ces endroits. L'effet est, toutefois, limité aux alentours de ces sources de pollution, par opposition à la pollution plus éparse due aux transports longue distance qui peuvent affecter une grande partie de l'Arctique. Pour l'ensemble du Svalbard, les sources locales constituent environ 10 à 20% de la pollution totale.
Par rapport à d'autres facteurs influençant le climat, la suie a une durée de vie relativement courte dans l'atmosphère. Sa durée de vie varie de quelques jours à plusieurs semaines, selon la saison et les régions dans lesquelles les émissions se produisent. Cela signifie que la réduction des émissions a des effets positifs quasi immédiats, et ceci permettrait donc de réduire l'impact humain sur le climat rapidement, et ce en tout point de la Terre, mais plus particulièrement aux régions polaires et aux glaciers de haute altitude. Le Svalbard est donc un endroit clé pour les projets de recherche qui étudient l'impact de l'homme sur la neige, la glace et le climat.
Pour en savoir plus, contacts :
- Institut Polaire Norvégien : http://npweb.npolar.no
- UNIS : www.unis.no
- Eva Therese Jenssen, The University Centre in Svalbard, Pb. 156, 9171 Longyearbyen, Norway - Tel : + 47 79 02 33 13 - Email : eva.therese.jenssen@unis.no
Source :
- Institut Polaire Norvégien, 24/06/2009 - http://npweb.npolar.no/Artikler/2009/1245836002.7
- UNIS, 10/06/2009 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/n9FgL
Rédacteur :
Damien Isambert, Base Franco-Allemande AWIPEV de Ny-Aleseund - damien.isambert@awi.de
Maxime Mussard, SINTEF - maxime.mussard@sintef.no
Origine : BE Norvège numéro 88 (1/07/2009) - Ambassade de France en Norvège / ADIT
Royaume-Uni, 7 juillet 2009
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Des aquifères salins pour le stockage du CO2 britannique
www.bulletins-electroniques.com/actualites/59852.htm
Une étude intitulée "Oportunities for CO2 Storage around Scotland", menée par le gouvernement écossais en collaboration avec le Scottish Centre for Carbon Storage (SCCS, Centre écossais du stockage carbone) et d'autres partenaires industriels, a révélé qu'environ 46.000 millions de tonnes de CO2 issu du secteur industriel (y compris la production d'électricité) pourraient être stockés dans des aquifères salins [1] en mer du Nord. Il serait alors possible de stocker l'équivalent d'une centaine d'années de toutes les émissions de CO2 du secteur industriel britannique.
Pour arriver à de telles conclusions, le SCCS et ses partenaires ont dans un premier temps évalué les niveaux d'émissions de CO2 en Ecosse et au Nord de l'Angleterre sur une période allant de 2008 à 2040. Ils ont ensuite déterminé le volume de CO2 qu'il serait possible de capturer. L'équipe a ensuite passé en revue puis sélectionné 10 aquifères salins et 29 champs d'hydrocarbures situés sous la mer du Nord. Sachant que la capacité de stockage de 10 aquifères varie entre 4 600 à 46.000 millions de tonnes, cela permettrait non seulement de stocker le CO2 du reste du Royaume-Uni mais également celui de l'Europe. Plus de 90% de la capacité de stockage du CO2 repose sur de larges aquifères salins situés entre 1 et 3 km de profondeur en dessous du niveau de la mer et souvent proches des champs d'hydrocarbures.
Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/59852.htm
L'étude indique également que l'injection de CO2 dans des réservoirs naturels d'hydrocarbures serait une méthode efficace de récupération assistée du pétrole (EOR). En effet, cette technique est utilisée par l'industrie pétrolière depuis une quarantaine d'années. La prise en compte des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère a mené à étudier ces dernières années le potentiel de cette méthode pour stocker durablement le CO2. Lorsque les conditions des réservoirs sont adéquates, cette méthode peut permettre à la fois d'augmenter notablement la récupération du pétrole, et de stocker définitivement du CO2 dans les formations géologiques. Le potentiel de stockage du CO2 associé à l'EOR est important, à peu près 60% du CO2 injecté est retenu dans le réservoir, en ne prenant pas en compte la réinjection. Dans le cadre des plans actuels de la Commission Européenne, 12 projets de démonstration à grande échelle, qui appliquent la technologie de capture et de stockage de CO2 principalement à des centrales électriques fonctionnant au charbon, seront lancés d'ici 2015. Ainsi, cette étude permet d'ores et déjà d'identifier les sites potentiels de stockage du CO2 industriel en mer du Nord.
[1] Les aquifères salins
Localisés dans les bassins sédimentaires, les aquifères salins représentent des couches géologiques constitués de roches perméables (où l'eau circule librement) et poreuses (qui peut stocker de l'eau) situées généralement à une profondeur supérieure à 800m. Ils contiennent de l'eau hypersaline impropre à la consommation. Ces aquifères sont nombreux et peuvent avoir des superficies de plusieurs milliers de km2. Ils peuvent être offshore ou onshore.
En règle générale, chaque aquifère profond possède à sa base et en son sommet des couches imperméables composées par exemple d'argile, de marne ou de sel qui assurent une barrière d'étanchéité, en particulier vis-à-vis des réservoirs d'eau douce, qui sont peu profonds. Le terme réservoir fait référence à l'existence d'un réseau poreux connecté pouvant contenir des fluides (eau, gaz, huile).
Source :
- The Engineer, 01/05/09, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/KtSlh
- CO2 EOR and storage in oil reservoirs, http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=17068255
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/xcgGA
Rédacteur :
Mickaël Haustant
Origine : BE Royaume-Uni numéro 97 (7/07/2009) - Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT
Royaume-Uni, 7 juillet 2009
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Nouveau procédé de dissolution du bois
www.bulletins-electroniques.com/actualites/59853.htm
Une collaboration américano-britannique entre deux scientifiques du département de chimie de l'Université Queen's de Belfast et des chercheurs de l'Université d'Alabama (Etats-Unis) a permis de développer un nouveau procédé écologique permettant de dissoudre du bois de conifères ou de feuillus tels que le pin des marais (southern yellow pine) et le chêne rouge (red oak) afin de faciliter sa transformation en biocarburants, textiles, vêtements et papier.
Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/59853.htm
Aujourd'hui, la plupart des industriels utilisent le procédé Kraft [1] pour dissoudre le bois. Dans l'industrie papetière, ce procédé représente environ 80% de la production mondiale de pâte à papier. Contrairement au procédé Kraft très polluant, la technique mise au point à l'Université Queen's de Belfast est faiblement toxique et biodégradable. Celle-ci consiste à dissoudre complètement des copeaux de bois dans une solution ionique liquide, le [C2mim]OAc (Ethyl-3-methylimidazolium acétate). La dissolution complète du bois, s'achève en chauffant le produit issu de la dissolution dans un bain d'huile. Il est également possible d'accélérer cette dissolution par pulsations micro-ondes ou par irradiation ultrasonore. L'équipe de chercheurs à également démontré que le [C2mim]OAc est un meilleur solvant pour le bois que le [C4mim]Cl (1-butyl-3-methylimidazolium chloride). Par ailleurs, trois variables, à savoir le type de bois, la masse initiale de l'échantillon à dissoudre ou encore la taille des particules de bois; affectent la dissolution ainsi que les taux de dissolution. Par exemple , le bois de chêne rouge se dissout beaucoup mieux et plus rapidement que le pin des marais.
Selon le Dr Héctor Rodriguez : "Cette découverte est une étape importante vers le développement du concept de bioraffinerie, où de la biomasse est transformée pour produire une grande variété de produits chimiques. Cela pourrait donner lieu à une véritable industrie chimique durable basée sur les bio-ressources renouvelables".
Afin d'améliorer la technique, les scientifiques envisagent l'ajout d'additifs écologiques au liquide ionique ou l'utilisation de catalyseurs. Les chercheurs espèrent à terme parvenir à une meilleure dissolution, même sous des conditions plus souples de température et de pression, et s'efforcent également d'atteindre une complète séparation des différents éléments contenus dans le bois (cellulose, lignine) en une seule étape. Les deux équipes souhaitent également élargir le procédé aux matières organiques riches en huiles essentielles qui peuvent ensuite être utilisés dans des procédés tels que la fabrication de parfums.
[1] Le procédé Kraft
C'est la méthode de production la plus employée parmi les procédés de fabrication de pâtes chimiques. Au cours de ce procédé, le bois, taillé en morceaux ou en copeaux, est cuit dans de la soude caustique de façon à éliminer le maximum de lignine tout en conservant la cellulose. Dans ce procédé, les produits chimiques actifs de cuisson (liqueur blanche) sont l'hydroxyde de sodium (NaOH) et le sulfure de sodium (Na2S).
La pâte obtenue à l'issu de ce procédé permet d'obtenir du carton de couleur foncée, due aux résidus de lignine qui subsistent après la cuisson. Pour obtenir un papier plus ou moins blanc, plusieurs types d'agents blanchissants peuvent être utilisés : le chlore, le bioxyde de chlore (ou dioxyde de chlore), l'oxygène, l'ozone ou l'eau oxygénée. Toutefois, les meilleurs résultats lors des phases de blanchiment sont obtenus à l'aide du chlore qui permet de dissoudre toute la lignine encore présente sans endommager la cellulose, qui devient totalement blanche et reste blanche pendant plusieurs années.
Du fait du caractère chimique de ce procédé, l'industrie des pâtes et papiers rejette une quantité importante de substances polluantes diluées dans un grand volume d'effluent. Ces effluents peuvent contenir par exemple des composés organochlorés tels que les dioxines et les furannes chlorés, de traces de BPC, des composés phénoliques...
Source :
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Dotpn
- Royal Society of Chemistry, www.rsc.org/Publishing/Journals/GC/article.asp?doi=b822702k
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/cHNat
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/leVoO
Rédacteur :
Mickaël Haustant
Origine : BE Royaume-Uni numéro 97 (7/07/2009) - Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT
Slovaquie, 13 juillet 2009
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Une forêt classée au patrimoine naturel de l'UNESCO en danger
www.bulletins-electroniques.com/actualites/59952.htm
Selon les défenseurs de la nature, la République slovaque détruit l'héritage mondial classé par l'UNESCO. Vlk (Le Loup en français), association des défenseurs de la protection des forêts des Carpates de l'Est a fait appel aux institutions d'Etat à cause de la destruction du territoire des anciennes forêts d'hêtres des Carpates qui ont été nommées "héritage mondial" par l'UNESCO en 2007.
Au bout d'un processus de nomination qui a duré quelques années, une partie des forêts des massifs Vihorlat et Bukovske vrchy en Slovaquie du nord-est (et une partie des forêts ukrainiennes) ont été ajoutées à la liste d'héritage naturel UNESCO. Pourtant, comme le signale l'association Vlk, deux ans plus tard il n'y a toujours pas de carte géographique exacte de ce territoire et même sur place, l'endroit est mal signalé. On y abat encore des arbres. Et d'ailleurs, cela risque de se prolonger durant les 10 années à venir, tout cela dans le cadre de l'exploitation forestière, et personne ne prend en compte les restrictions éventuelles.
L'administration autonome et le Ministère de l'environnement ont approuvé l'accord "Pierres Blanches", dans le cadre duquel on va supprimer une partie des forêts dans le but d'y construire un centre de sports d'hiver. Il y a également un plan de construction d'une route pour les automobiles et camions, jusqu'à 3.5 tonnes, qui est censée traverser le coeur de ce territoire d'héritage mondial. Si le Vlk alarme les institutions, c'est qu'elle a lutté pendant des années pour faire inscrire ces forêts dans la liste de l'UNESCO. Aujourd'hui, elle ne peut que regarder comment ces arbres disparaissent.
Source :http://redirectix.bulletins-electroniques.com/5U7vi
Rédacteur :
William DELABY : william.delaby@diplomatie.gouv.fr
Sara CINCUROVA
Origine : BE Slovaquie numéro 10 (13/07/2009) - Ambassade de France en Slovaquie / ADIT
Suisse, 6 juillet 2009
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La Suisse met l'accent sur la géothermie
www.bulletins-electroniques.com/actualites/59839.htm
En Suisse, la géothermie est à l'honneur. L'office fédéral de l'énergie (OFEN) promeut cette énergie renouvelable, espérant qu'elle devienne un jour l'une des principales sources de chaleur et d'électricité en Suisse.
Un atlas des ressources géothermiques sur le plateau suisse a montré l'existence d'un important potentiel. Résultat : sept projets de géothermie profonde (injection d'eau dans des roches fissurées à une profondeur de 3000 à 5000m) sont actuellement à l'étude. Le plus ambitieux d'entre eux se situe à St Gall. La ville espère chauffer un tiers des ménages, et même produire de l'électricité. Si le projet venait à être réalisé, il serait mis en service d'ici 2012 ou 2013. Les autres projets se situent à Thônex, Etoy-Aubonne, Lausanne, Lavey-les-Bains, Brig-Gliss et Zurich.
Autre preuve de l'intérêt porté à cette énergie renouvelable, l'Université de Neuchâtel a créé en 2008 une chaire dédiée à la géothermie. C'est la première du pays dans ce domaine. Pour assurer la relève scientifique, un nouveau Master consacré à la formation de spécialistes de la géothermie ouvrira à Neuchâtel à l'automne 2009. En Europe, il n'y a qu'à Reykjavik qu'existe une formation équivalente. Depuis 2004, Neuchâtel développe sa compétence dans le domaine avec la création du Centre de recherche en géothermie (CREGE), qui intervient au niveau de la recherche appliquée et de la formation, du conseil et de l'expertise.
L'exploitation de cette énergie et la recherche pour développer de nouveaux modes d'utilisation ne sont pas nouveaux en Suisse. La géothermie à faible profondeur est déjà très utilisée comme source d'énergie de chauffage. Le pays possède la plus forte densité de sondes géothermiques verticales : au moins 40.000 sondes chauffent actuellement des maisons individuelles ou des bâtiments. Un ambitieux projet de centrale électrique géothermique nommé Deep Heat Mining, a été lancé à Bâle en 1998. L'objectif était de produire de l'électricité pour environ 5000 foyers. En 2006, un forage de 5 km de profondeur a été réalisé. A cette profondeur, l'eau atteint 200°C. Après le forage, des travaux de fracturation de la roche ont suivi. Leur objectif était d'offrir à l'eau des fissures dans lesquelles elle pourrait circuler. Ces travaux ont malheureusement engendré des secousses sismiques, entraînant le gel du projet.
Les Suisses espèrent donc que les projets actuellement en cours d'études, mieux préparés, arriveront à terme.
L'ambassade de France en Suisse organisera avec l'Université de Neuchâtel et le Projet géothermie profonde de Soultz (Alsace) la première conférence franco-suisse sur la géothermie, à Neuchâtel les 9 et 10 novembres 2009.
Pour en savoir plus, contacts :
- Office fédéral de l'énergie : www.bfe.admin.ch/energie/00559/00599/index.html?lang=fr
- CREGE : www.crege.ch/index.html
- Société suisse pour la géothermie : www.geothermie.ch/index.php?p=home
Source :
- "La géothermie refait surface en Suisse", Energia n°2, Mars 2009
- "Géothermie : si on creusait un peu ?" Uninews n°6
Rédacteur :
Leslie Courbon, leslie.courbon@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Suisse numéro 21 (6/07/2009) - Ambassade de France en Suisse / ADIT

Amériques
Etats-Unis, 17 juillet 2009
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La publication d'un nouveau rapport sur la projection des besoins en matières premières agricoles d'ici 2050 - www.bulletins-electroniques.com/actualites/60032.htm
Selon les dernières estimations publiées vendredi 19 juin par la FAO, la faim dans le monde aurait atteint un niveau historique en 2009 avec près de 1,2 milliards de personnes touchées. Un nouveau rapport, publié le 25 juin dernier par la Deutsche bank et l'université du Wisconsin de Madison, révèle que les besoins en énergie et en nourriture de la planète devraient augmenter de 50% d'ici les 40 prochaines années. Ceci en raison de l'augmentation de 75% de la demande mondiale de céréales et du doublement de la demande mondiale de viande prévus entre 2000 et 2050. Ces résultats mettent en évidence la nécessité d'actions énergiques en matière de planification et d'investissement dans le secteur agricole à l'échelle mondiale.
La Deutsche Bank, une des premières des banque d'investissement dans le monde, a rédigé ce rapport en collaboration avec David Zaks, chercheur au centre SAGE ("Center for sustainability and the global environment") de l'Institut Nelson's Center à l'université du Wisconsin à Madison. Le document a pour objectif de fournir un plan d'investissement pour l'agriculture durable dans un contexte de croissance démographique massive et de demande croissante en nourriture, fibres et combustible.
Selon le rapport, un écart, déjà observable aujourd'hui, apparaît entre la production et la demande agricole à l'échelle mondiale. Ce décalage est appelé à augmenter en raison du changement climatique, de la demande croissante pour les biocarburants, et de la raréfaction de l'eau. Paradoxalement, on observe une très forte croissance de la production agricole et de l'accès à la nourriture par habitant depuis 50 ans. Au cours de la seconde moitié du 20eme siècle, la production agricole et alimentaire a été multipliée par 2,6, progressant davantage en 50 ans qu'en 1.000 ans. Le rapport montre combien la recherche agricole et le développement technologique ont connu des avancées significatives aux Etats-Unis et en Europe, notamment lors de cette dernière décennie, alors que ces progrès ne se sont malheureusement pas traduits par une augmentation de la production à l'échelle mondiale. L'agriculture des pays en voie de développement, a, au final, peu profité des retombées de ces développements et de ces investissements dans les différents secteurs de l'agriculture.
Pour répondre à ce problème d'augmentation rapide de la demande en matières premières, le rapport présente différentes solutions potentielles et identifie un certain nombre de stratégies visant à accroître la production agricole mondiale de manière durable:
(1) l'amélioration de l'irrigation, de la fertilisation et du matériel agricole,
(2) l'application de technologies sophistiquées de gestion à l'échelle mondiale afin d'étendre la recherche et les investissements aux régions en voie de développement,
(3) l'investissement dans l'éducation afin d'optimiser l'utilisation des nouvelles technologies, grâce à des services de formation, et de vulgarisation, (4) l'augmentation des rendements de production grâces à l'utilisation des nouvelles biotechnologies, y compris les cultures génétiquement modifiées.
Notons toutefois que ces stratégies et solutions potentielles sont connues et validées par les pouvoirs politiques et décisionnels et qu'elles sont à l'étude dans plusieurs pays du Sud. Il est important de rappeler que les retombées des actions entreprises jusqu'à présent sont loin d'être suffisantes.
Le rapport de la "Deutsche Bank" s'appuie en partie sur les travaux et méthodologies développées par les chercheurs de l'"Université of Wisconsin", plus particulièrement du centre Madison pour le développement durable et l'environnement mondial et de l'unité SAGE de la "Nelson Institute for Environmental Studies". Les outils analytiques, cartes, modèles et bases de données ont été initialement développés dans le cadre d'un programme de recherche plutôt académique visant à dresser un tableau "global" de l'agriculture à l'échelle mondiale. Les principaux axes de recherche de cette unité concernent la mise en place de stratégies énergétiques pour la lutte contre le changement climatique, les pratiques agricoles qui n'affectent pas les besoins en eau, ou encore l'impact de la croissance urbaine sur la santé publique. La problématique au coeur des travaux de cette unité concerne la compréhension de l'impact des activités humaines sur l'environnement mondial. Pour atteindre cet objectif, cette unité a mis au point des cartes, des modèles informatiques et des données pour décrire les écosystèmes terrestres ainsi que les systèmes hydrologiques et climatiques. Sage a ainsi développé une nouvelle génération d'outils de modélisation des différents écosystèmes à l'échelle mondiale : IBIS Integrated BIosphere Simulator:
www.sage.wisc.edu/download/IBIS/ibis.html ) et THMB Terrestrial Hydrology Model with Biogeochemistry: www.sage.wisc.edu/download/HYDRA/hydra.html).
Ces prévisions, fondées sur la poursuite des politiques et pratiques actuelles, prennent en compte l'évolution de la démographie mondiale et la modification de l'architecture de distribution des revenus au cours des 50 prochaines années. Celles ci devraient entraîner un changement des habitudes alimentaires et un accroissement de la demande de nourriture notamment dans les pays en développement. L'effort d'accroissement de production sera très inégal : entre 2000 et 2050, l'Afrique devrait plus que quintupler sa production et l'Asie devrait plus que la doubler.
Le 10 juillet dernier, les dirigeants du Groupe des huit principales puissances économiques du monde (G8) se sont engagés à mobiliser 20 milliards de dollars américains sur trois ans pour une initiative visant à promouvoir le développement de l'agriculture dans les pays pauvres et à réduire les pénuries alimentaires. L'initiative aidera également les pays en développement à faire avancer la recherche scientifique dans le domaine de l'agriculture, promouvoir les collaborations internationales et améliorer la dissémination de la recherche. Il n'est pas inutile de rappeler que les précédents engagements pris sur cette question ont été difficiles à tenir par les huit principales puissances économiques du monde !
Pour en savoir plus, contacts :
- Le website du professeur David Zaks: www.sage.wisc.edu/people/zaks/zaks.html
- Le website du Center for sustainability and the global environment: www.sage.wisc.edu
- Le website du Nelson Institute for environmental studies: www.ies.wisc.edu
Source :
- "1,06 milliards d'humains ont faim!" 20 juin 2009 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Uk7Dx
- Projected Food, Energy Demands Seen To Outpace Production, 25 juin 2009,
www.sciencedaily.com/releases/2009/06/090625152936.htm
- La production agricole dans le monde: http://redirectix.bulletins-electroniques.com/L8mnj
- Le G8 promet 20 milliards de dollars pour l'agriculture, 14 juillet 2009:
www.merid.org/fs-agbiotech/fr/more.php?id=7608
Rédacteur :
Lila Laborde, deputy-agro.mst@consulfrance-chicago.org; Adèle Martial, attache-agro.mst@consulfrance-chicago.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 174 (17/07/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 10 juillet 2009
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Une étude de l'USAID fait le point sur les conséquences du développement des biocarburants dans les pays d'Asie www.bulletins-electroniques.com/actualites/59918.htm
Dans le cadre de son programme "Environmental Cooperation-Asia Clean Development and Climate Program", l'US Agency for International Development (USAID) a financé une étude qui vient de donner lieu à la publication d'un rapport intitulé "Biofuels in Asia: An Analysis of Sustainibility Options". Après quelques généralités sur les biocarburants et la demande asiatique, ce document étudie le potentiel de ces pays pour la production de biocarburants, évalue la soutenabilité environnementale, économique et sociale puis dresse un inventaire des mesures à prendre pour parvenir à une production durable de biocarburants en Asie, ainsi qu'un classement des différentes cultures en fonction de leur durabilité. Le rapport se termine par une mise en garde des décideurs publics sur les défis inhérents à cette activité économique.
Si la mise en oeuvre à grande échelle des biocarburants en Asie s'avère plus destructrice que bénéfique (disparition de surfaces importantes de forêts et de tourbières, impacts sociaux négatifs), ce rapport montre qu'un développement décentralisé, à plus petite échelle des biocarburants de première génération pourrait en revanche contribuer à l'amélioration de la situation économique et environnementale de ces pays. Selon ces experts, la mise en place de petites unités de productions gérées au niveau communautaire serait source d'amélioration des conditions de vie des populations, de soutien à l'industrie locale et représenterait aussi un outil d'ajustement au changement climatique.
Les premiers résultats issus d'initiatives pilotes en cours en Asie du Sud Est (Jatropha, Pongamia et palmier à huile) sont d'ailleurs très encourageants avec des rendements effectifs de 0,6 à 4,1 tonnes fruits/ha pour de jeunes plantations de Jatropha (1 à 2 ans) ; Ce qui laisse envisager à terme l'obtention de 440 à 2220 L huile/ha (en fixant le taux d'extraction à 75%).
De nombreuses voix s'élèvent cependant dans la communauté scientifique comme au niveau des instances internationales pour mettre en avant les impacts négatifs des biocarburants dans les pays en voie de développement. Olivier De Schutter, professeur à l'Université catholique de Louvain (Belgique) et rapporteur aux Nations Unies pour les questions de droit à l'alimentation estime que la politique adoptée par l'Union Européenne en matière d'énergies renouvelables, contribue à l'acquisition de surfaces importantes de terres agricoles dans les pays du Sud par des industriels, au détriment de leurs propriétaires initiaux.
L'institut international de recherche sur les politiques alimentaires, IFPRI, a publié un rapport en avril 2009, qui va également dans ce sens, recensant les surfaces acquises de la sorte pour la période 2006-2009 : 5 millions d'hectares au minimum à l'échelle mondiale. Plante de la famille des Euphorbiaceae, originaire d'Amérique du Sud, le Jatropha Curcas, parfois qualifié "d'or vert du désert", illustre tout à fait ce débat. Peu exigeante en eau : 300 à 1000 mm par an et donnant des fruits non comestibles riches en huile : 30 à 40% de la masse du noyau, le Jatropha présente également l'avantage d'avoir une croissance assez rapide, de permettre une mise en valeur des sols érodés ou dégradés et d'être peu sensible aux parasites. Ces qualités sont à l'origine de l'engouement dont il fait l'objet au Sud comme au Nord : essais en champs en Californie menés par l'University of California Davis, programme de formation en Inde (Jatrophaworld Training Programme), projet de plantations sur 10 millions d'hectares d'ici à 2012 en Inde, partenariat BP et D1 Oils pour cultiver environ 1 million d'hectares répartis dans différents pays, etc.
Or derrière cet "or du désert" une autre réalité apparaît. De récentes études menées entre autres par l'Université de Twente (Pays Bas), remettent en question ces performances et notamment l'empreinte-eau du Jatropha. Comme toute culture, des apports en eaux et en engrais sont nécessaires pour atteindre un certain rendement. De l'avis même du centre de promotion du Jatropha (CJP en Inde), les rendements sont multipliés par 4 lorsque les parcelles sont irriguées. De même, bien que la récolte du Jatropha soit manuelle et mobilise des ressources humaines importantes (0,25 travailleurs/ha contre 0,07 pour le soja par exemple), ces perspectives favorables se traduisent parfois in fine par une exploitation des travailleurs et un non respect du droit du travail.
Des études supplémentaires reliant rendements, contenu en huile, quantités d'engrais apportées, irrigation et conditions agro-climatiques sont nécessaires afin de mieux évaluer la faisabilité économique et environnementale de projets de ce type. Et comme le souligne le rapport de l'USAID, il est également nécessaire d'inciter à une meilleure valorisation des co-produits du Jatropha : glycérine, tourteaux, etc.
Le débat est ouvert sur les potentialités du jatropha et de l'avis de toutes les parties concernées, la nécessité de mettre en place des mécanismes de régulation, par le biais de politiques publiques harmonisées, pour assurer l'aspect durable et économiquement viable de la production de biocarburants à petite échelle dans les pays du Sud est incontournable. Par ailleurs, l'accent est également mis vers un soutien renforcé à la recherche agronomique, afin d'aboutir à une standardisation de cette espèce semi-sauvage et une augmentation de ces performances, ex : développement de variétés résistantes au gel (société SG Biofuel en partenariat avec l'University of California San Diego), obtention de variétés produisant jusqu'à 2 tonnes d'huile/hectare (société D1 Oils plc).
Source :
- Rapport de l'USAID, Biofuels in Asia: An Analysis of Sustainibility Options, mars 2009 -
www.cleanenergyasia.net/
- Claims and facts on Jatropha curcas L.; R.E.E. Jongschaap, W.J. Corré, P.S. Bindraban & W.A. Brandenburg ; 2007
- Biofuels and 'Land Grabs' in Poor Nations, 12 juin 2009 :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/611d7
- European biofuels firms scramble for 'idle' lands in poor countries, 13 mai 2009 :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/h9NTY
- Rapport de l'IFRI, "Land Grabbing" by Foreign Investors in Developing Countries: Risks and Opportunities, Joachim von Braun and Ruth Meinzen-Dick, Avril 2009 : http://www.ifpri.org/pubs/bp/bp013.pdf
- Annexe du rapport de l'IFRI, Avril 2009 : www.ifpri.org/pubs/bp/bp013Table01.pdf
- FAO 2008, State of Food and Agriculture
- An Assessment of the Biofuels Industry in India, Gonsalves, 2006.
- UC Davis tests jatropha for Chevron, décembre 2008,
www.biodieselmagazine.com/article.jsp?article_id=3101
- Jatrophaworld Training 2009: 2nd Generation nonfood Biofuel crops Knowledge Platform, 2 juin 2009 : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/y7Gts
- All Washed Up for Jatropha?, 9 juin 2009, http://bioenergy.checkbiotech.org/news/all_washed_jatropha
- www.jatrophaworld.org/index.html
- Worldwatch / UNEP, Green Jobs: Towards decent work in a sustainable low-carbon world, 2008
- SG Biofuels: "The conventional wisdom about jatropha is wrong" as cold-tolerant species appear, new agronomy practices take hold, 16 juin 2009 : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/HzEtn
- Jatropha - Careful Science, Uninformed Optimism and Simplistic Implementation, 9 juin 2009 : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/zJz1K
Rédacteur :
Sophie Groeber, stagiaire.mst@consulfrance-chicago.org - Adèle Martial, attache-agro.mst@consulfrance-chicago.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 173 (10/07/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Etats-Unis, 3 juillet 2009
>> La chambre des représentants vote en faveur d'un marché de permis d'émissions de GES
www.bulletins-electroniques.com/actualites/59816.htm
Première dans l'histoire politique des Etats-Unis, une chambre du Congrès américain vote en faveur d'un projet de loi visant à mettre en place un marché de permis d'émissions de GES (Gaz à Effet de Serre). Elaboré par les représentants Ed Markey (D, Mass.) et Henry Waxman (D, Californie) dans le cadre de la sous-commission pour l'énergie et le commerce, le texte a été adopté vendredi 26 juin à la suite d'un vote de 219 voix contre 212. Ne faisant pas l'unanimité auprès des démocrates (44 démocrates ont voté contre l'adoption du projet de loi), la loi devrait mener à de profonds remaniements dans plusieurs secteurs de l'économie américaine.
Adopté par la chambre des représentants, l' "American Clean Energy and Security Act" (H.R. 2454) consiste en la mise en place d'un marché de permis d'émissions, imposant des quotas d'émissions de CO2 et permettant aux entités ne respectant pas leur quotas d'acheter des crédits d'émissions à celles disposant d'excédents. Cette loi a pour but de réduire les émissions de GES de 17% par rapport aux niveaux de 2005, d'ici 2020, et de 83%, d'ici 2050.
L'adoption de ce texte législatif ne s'est cependant pas fait sans compromis. Les services publics, en charge de la distribution d'électricité, ont ainsi obtenu le droit de continuer à exploiter les centrales électriques fonctionnant au charbon sans la mise en place de frais additionnels et tout en obtenant des subventions importantes destinées à la recherche sur le CCS (technologie visant à capturer et à stocker en profondeur le CO2 émis à la sortie des centrales électriques). De plus, si le projet de loi initial imposait aux électriciens de distribuer 25% de leur électricité d'origine renouvelable d'ici 2020, les Etats du sud-est (ayant peu investi dans les renouvelables) ont obtenu la diminution de ce pourcentage à 15%, celui-ci restant modulable en fonction de chaque Etat.
H.R. 2454 prévoit cependant un certain nombre de mesures innovantes. Ainsi, 5% des revenus générés seront alloués à la création d'un fond monétaire destiné à la protection des forêts tropicales. Cette mesure vise à réduire la pression existante sur la déforestation, laquelle compte actuellement pour 20% de la pollution liée au changement climatique. Ce financement devrait donc aider à la préservation de la biodiversité tout en réduisant les émissions liées à la déforestation d'une quantité correspondante à 10% des émissions des Etats-Unis.
La loi donne par ailleurs plus de pouvoir à l'EPA, permettant à cette agence de réadapter les réglementations émises en matière de régulation des GES de façon à tenir compte des dernières études scientifiques dans le domaine du changement climatique. En effet, ce projet de loi nécessitera la mise en place de diverses réglementations complémentaires, notamment dans les domaines des énergies renouvelables, de l'efficacité énergétique et des normes environnementales dans le secteur du bâtiment. La réglementation devrait aussi contribuer à la relance de l'économie en fournissant des bourses aux différentes universités et instituts publics dans le but de mettre en place différents programmes de formation dans le domaine des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique.
La mise en application de cette loi dépendra cependant du vote du Sénat. Le président Barack Obama a ainsi exhorté le Sénat à débattre du projet dans les plus brefs délais. En effet, l'adoption d'une telle loi avant la fin de l'année permettrait aux Etats-Unis de se repositionner sur la scène internationale tout en apportant des éléments de négociations au futur sommet climatique de Copenhague (décembre 2009).
Pour en savoir plus, contacts :
- BE Etats-Unis 163. (23/04/2009). Les Etats-Unis : en route vers une régulation de leurs émissions de GES! www.bulletins-electroniques.com/actualites/58772.htm
- BE Etats-Unis 169. (12/06/2009). Stockage géologique du CO2 : potentiel très important... tout comme les contraintes. www.bulletins-electroniques.com/actualites/59494.htm
- BE Etats-Unis 167. (2/06/2009). Politique climat et opinion publique : peu d'enthousiasme pour le marché de permis d'émissions. www.bulletins-electroniques.com/actualites/59287.htm
Source :
- House Passes Bill to Address Threat of Climate Change. (27/06/2009). New York Times -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/XqI1U
- With Something for Everyone, Climate Bill Passed. (30/06/2009). New York Times -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/db8QI
- American Clean Energy and Security Act. Union of Concerned Scientists.
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/O73Bn
Rédacteur :
Agathe Dumas (deputy-envt.mst@ambafrance-us.org)
Origine : BE Etats-Unis numéro 172 (3/07/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Asie et Océanie
Chine, 9 juillet 2009
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Alerte écologique : l'augmentation de température menace les glaciers des monts Qilian
www.bulletins-electroniques.com/actualites/59866.htm
Les monts Qilian sont une chaîne de montagnes située à la limite entre les provinces du Gansu et du Qinghai, en bordure Nord-est du plateau tibétain. Elles comptent plusieurs sommets au-delà des 4600 m. Une équipe de scientifiques de l'institut de recherches en ingénierie et environnement pour les régions froides et arides rattaché à l'Académie chinoise des sciences (CAS) a étudié les enregistrements réalisés sur les glaciers de cette chaîne depuis 1975 et conclut à une détérioration de plus en plus rapide de la situation.
La surface des glaciers locaux était de 1972 km2 en 1975, ce qui représentait 3,5% de la surface des glaciers chinois. Leur volume de glace était estimé alors à 94,5 km3. D'après les données satellites et celles de l'observation, l'équipe estime que la surface totale des glaciers locaux s'est réduite de 8,2% en 50 ans, avec une pointe à 24,3% dans la région de la Heihe (Rivière Noire) ou plusieurs glaciers ont disparu. La zone la moins touchée est celle du lac Hala, où les glaciers n'ont perdu que 2,5% de leur surface.
Une autre équipe du même institut travaillant sur une vallée particulière du massif a montré que la réduction de superficie a probablement été de 9,3% entre 1956 et 1973, mais de 18,2% entre 1973 et 2003. Quant à la perte de volume des réserves de glace, elle est estimée à 0,65 km3 entre 1956 et 2000.
Pour en savoir plus, contacts :
- Site de l'Institut de recherches en ingénierie et environnement pour les régions froides et arides (en Chinois) : www.casnw.net
- Des images des 6 plus beaux glaciers chinois : www.jerichorose.com/Article/2009/2799.html (un glacier du mont Qilian est présenté sur les deux vues de bas de page).
- Des images des monts Qilian : www.29trip.com/jd/445.html
Source :
China.com.cn/news, du 30 juin 2009 :
www.china.com.cn/news/env/2009-06/30/content_18036050.htm (en Chinois)
Rédacteur :
- André Villalonga science8@ambafrance-cn.org
- Xu Wenjing lucie.xu@ambafrance-cn.org
Origine : BE Chine numéro 72 (9/07/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT
Chine, 9 juillet 2009
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La qualité de l'eau disponible en ligne
www.bulletins-electroniques.com/actualites/59867.htm
Des informations en temps réel sur la qualité de l'eau des principaux cours d'eau chinois seront désormais accessibles en ligne. Le Ministère de la Protection de l'Environnement a commencé la publication des résultats des tests sur la qualité des eaux de surface pour 100 localités différentes. Les informations sont mises à jour toutes les quatre heures.
Si la qualité de l'eau de surface n'est pas directement liée à celle du robinet, une surveillance des lacs et rivières permet néanmoins de s'assurer de la qualité de l'approvisionnement, en particulier lorsqu'un accident de contamination se produit, d'après une déclaration du Ministère. Selon Ma Jun, directeur de l'Institut des Affaires Publiques et Environnementales, la publication en temps réel des résultats est un pas en avant pour la diffusion de l'information sur l'environnement en Chine. S'il apprécie l'accès du grand public à ces questions environnementales, il trouve toutefois que la présentation devrait être plus facile d'accès, en particulier sur les données impactant directement la population.
Les contrôles sont effectués sur les sept principaux fleuves et trois lacs, ainsi que leurs affluents au sud. Cinq indicateurs sont utilisés pour juger la qualité de l'eau : le pH, l'oxygène dissous, le carbone organique, la demande chimique en oxygène et l'azote ammoniacal. Auparavant, seule la demande chimique en oxygène était publiée.
Source :
China Daily, 02/07/09 : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/53LWd
Rédacteur :
Anthony Nowocien anthony.nowocien@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Chine numéro 72 (9/07/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT
Chine, 1er juillet 2009
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Risques accrus de catastrophes météorologiques
www.bulletins-electroniques.com/actualites/59773.htm
Avec une augmentation des catastrophes météorologiques depuis les années 90, la Chine se prépare à des conditions climatiques difficiles. "Les conditions météorologiques extrêmes seront plus fréquentes à l'avenir en raison de l'instabilité de l'atmosphère et le réchauffement climatique pourrait en être la cause indirecte" a déclaré He Lifu, de l'administration météorologique de Chine (CMA). Il a ajouté que les sécheresses, tempêtes et inondations sont déjà devenues de plus en plus fréquentes. La CMA a fait face à 16 situations d'urgence l'année passée, chiffre jamais atteint depuis 1949.
D'après les statistiques du Ministère des Affaires Civiles, les conditions météorologiques extrêmes ont provoqué une perte de 176.2 milliards de yuans (19.5 milliards d'euros) en moyenne dans les années 90. Mais ce chiffre est passé à 244 milliards de yuans (27 milliards d'euros) à partir de 2004.
Les sécheresses seraient de plus en plus fréquentes, aggravant les pertes de récoltes dans le pays. Depuis l'an 2000, ce montant atteindrait 37,28 millions de tonnes chaque année, soit deux fois plus que dans les années 80. Depuis le 24 juin, de nombreuses provinces du nord de la Chine ont été frappées par de fortes températures, comme dans le Hebei où le mercure a atteint les 40°C.
Pour en savoir plus, contacts :
La sécheresse au Tibet - http://en.chinagate.cn/top_news/2009-06/24/content_18000684.htm
Source :
China Daily - 30/06/09 - www.chinadaily.com.cn/china/2009-06/30/content_8335014.htm
Rédacteur :
Anthony Nowocien anthony.nowocien@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Chine numéro 71 (1/07/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT
Corée, 6 juillet 2009
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Du lithium extrait de l'eau de mer
www.bulletins-electroniques.com/actualites/59823.htm
Le Ministère du Territoire et des Affaires maritimes a annoncé le 6 mai 2009 avoir développé un processus permettant d'extraire du lithium de l'eau de mer.
Selon l'équipe de recherche du Korea Institute of Geology, Mining and Materials (KIGAM) dirigée par le Dr. CHUNG Gang-Sup, cette nouvelle technologie garantie une meilleure productivité pour moins de pollution et serait beaucoup plus économe que le procédé développé au Japon. Les Coréens utilisent l'eau de mer de refroidissement des centrales électriques tandis que les Japonais exploitent le lithium au moyen d'une plateforme au large.
Le lithium est un métal stratégique car présent en quantité limitée sur la terre et entrant dans la composition des batteries. Cette technologie pourrait permettre à la Corée de répondre à la demande croissante de ce métal qu'elle importe aujourd'hui d'Amérique Latine.
Source :
Yonhap
Rédacteur : nick.vilaihongs@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Corée numéro 47 (6/07/2009) - Ambassade de France en Corée / ADIT
Japon, 10 juillet 2009
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Un "smart grid" à la japonaise
www.bulletins-electroniques.com/actualites/59893.htm
La Fédération Japonaise des Compagnies Productrices d'Electricité [1] a annoncé le 3 juillet 2009 qu'elle lancera début 2010 un projet d'étude visant à développer un "smart grid" version japonaise. Les compagnies veulent s'assurer qu'elles peuvent produire de l'électricité stable en associant les panneaux solaires des particuliers aux autres unités de production existantes. Cette décision s'inscrit dans le cadre d'un débat lancé quelques mois auparavant sur la necessité au Japon d'étudier la mise en place d'un "smart grid", après que le président américain s'est prononcé pour l'établissement d'un tel système aux Etats-Unis.
Le terme "smart grid" a été inventé aux Etats-Unis pour désigner un réseau ("grid") de distribution d'électricité géré intelligemment ("smart") par l'informatique, de manière à mieux adapter l'offre à la demande. L'idée américaine est notamment de permettre aux compagnies d'électricité de réagir plus rapidement en cas de grosse coupure dans le réseau ("blackout"). Toutefois, plusieurs experts japonais ont fait valoir que le réseau de transport de l'électricité dans l'archipel est déjà très bien géré et qu'un tel système ne peut guère apporter d'amélioration, tout du moins pour ce qui est du réseau haute tension, reliant les centrales de production aux sous-stations.
Dans la conception traditionnelle d'un réseau, de grandes centrales de production transportent l'électricité vers les sous-stations, qui distribuent le courant aux foyers. Mais avec le développement des énergies renouvelables, les petits consommateurs deviennent petits producteurs, et tout le schéma du réseau est à repenser. D'autant plus que le gouvernement prévoit de porter la production d'énergie solaire à 28 million de kilowatts d'ici 2020, 70% de cette énergie devant être produite par 5,3 million de foyers. Il a notamment annoncé, le 8 juillet dernier, qu'il comptait équiper les 32.000 écoles primaires et collèges du pays de panneaux solaires d'ici 2020. Les experts estiment que le réseau ne peut supporter qu'une production de 10 million de kilowatts. A cette problématique de l'augmentation du nombre de sites de production s'ajoute celle nouvelle de l'introduction sur le réseau d'éléments de stockage. En effet, la production solaire est fortement dépendante de la météo. Les périodes de fort ensoleillement ne coïncident pas nécessairement avec les périodes de forte demande d'électricité. L'ajout de batteries sur le réseau permettrait de résoudre ce problème.
L'introduction de nombreuses petites unités de production n'est pas sans conséquence sur la stabilité du réseau. La tension et la fréquence du courant peuvent s'en trouver altérés, rendant inutilisable l'électricité produite. L'enjeu des différents projets "smart grid" comme celui annoncé par la fédération des compagnies d'élecricité est donc d'étudier l'impact qu'aura l'introduction sur le réseau de multiples producteurs, et de réussir à optimiser l'utilisation de ces derniers.
Comme exemple de projets, la Compagnie d'Electricité d'Okinawa lancera en août de cette année un projet d'étude de "micro smart grids". Elle introduira sur des réseaux autonomes de quatre îles de tailles différentes des panneaux solaires et des batteries de stockage. Les réseaux insulaires, de par leur petite taille et leur isolement, sont beaucoup moins stables et donc plus sensibles à l'introduction de nouveaux éléments.
Mais les compagnies d'électricité ne sont pas les seules à entreprendre de telles études. Une équipe de recherche de l'université de Kyoto (dirigée par le Professeur MATSUYAMA Takashi), travaille sur des projets visant à utiliser les énergies électriques produites par des installations domestiques. Elle développe notamment un protocole de transmission des données relatives à la maîtrise de la production d'électricité. Par ailleurs, le Tokyo Institute of Technology lancera en 2010 un projet lié au smart grid version japonaise, en association avec Tepco (compagnie d'électricité de Tokyo), Toshiba et Hitachi. Leur objectif est d'analyser l'influence sur le réseau de la vente d'électricité par de petits producteurs et de développer des appareils pour gérer efficacement la production d'électricité.
Les agences gouvernementales ne sont pas en reste. La NEDO [2] va faire une démonstration de "smart grid" courant 2010 dans l'Etat du Nouveau-Mexique (Etats-Unis). De grandes compagnies japonaises (Sharp, Kyocera pour les panneaux ; NGK insulators pour les batteries) prendront part au projet.
[1] FEPC : Federation of Electric Power Companies of Japan ; regroupe les dix principales compagnies d'électricité du Japon.
[2] NEDO : New Energy and Industrial Technology Development Organization ; agence gouvernementale de promotion de la recherche.
Pour en savoir plus, contacts :
- Projet de la Compagnie d'Electricité d'Okinawa - 01/07/2009 (japonais) -
www.okiden.co.jp/shared/pdf/news_release/2009/090701_1.pdf
- Scénario de production solaire d'électricité, METI (japonais) -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/qLafO
Source :
- Tech-on - 07/07/2009 (japonais) - http://techon.nikkeibp.co.jp/article/TOPCOL/20090707/172655/
- Tech-on - 01/06/2009 (japonais) - http://techon.nikkeibp.co.jp/article/TOPCOL/20090601/171043/
- Yomiuri shinbun - 06/07/2009 (anglais) - www.yomiuri.co.jp/dy/business/20090706TDY07302.htm
- Nikkei - 03/07/2009 (anglais) - www.nni.nikkei.co.jp/e/ac/tnks/Nni20090703D03JFN03.htm
- Nikkei - 08/07/2009 (japonais) - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/zK1vA
Rédacteur :
- Hugues CHATAING , adjoint(point)ing(arobase)ambafrance(tiret)jp(point)org
- Pierre DESTRUEL, attache(point)ing(arobase)ambafrance(tiret)jp(point)org
506/ENV/1617
Origine : BE Japon numéro 509 (10/07/2009) - Ambassade de France au Japon / ADIT

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