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Autour des notions Habiter / Habitant

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 Place dans le nouveau programme de sixième : la Terre, planète habitée

À l’école primaire, les élèves ont acquis un certain nombre de repères concernant leur territoire proche et l’espace français dans son contexte européen et mondial. Le programme de la classe de sixième permet, après un approfondissement de la connaissance de l’espace proche, d’explorer le monde, d’y situer les sociétés humaines dans leur diversité, de découvrir et de caractériser les différentes manières de l’habiter. La démarche invite à développer la curiosité des élèves et à leur donner le goût de l’ailleurs.
Le choix des études de cas et des exemples doit mettre l’accent, sans exclure les autres facteurs de différenciation, sur la diversité des cultures et des formes de mise en valeur du monde qu’elles induisent. Le paysage est l’outil privilégié de cette découverte. Des études de cas conduisent à une approche des différentes dimensions des paysages (évolution, esthétique…)

1) Mon espace proche : paysages et territoire (environ 10% du temps consacré à la géographie)

Connaissances. Lecture des paysages quotidiens et découverte du territoire proche : lieux, quartiers, réseaux de transports… Cet espace proche est situé à différentes échelles : régionale, nationale et mondiale.

Démarches. Il est souhaitable de conduire cette étude à partir d’une sortie sur le terrain. Cette étude amène les élèves à manipuler des documents du quotidien : plan du quartier et de la ville, plan des réseaux de transports, carte touristique, un système d’information géographique (SIG) d’usage courant… La réalisation de croquis simples permet de rendre compte du paysage et/ou de l’organisation du territoire local. Les élèves utilisent pour se situer : le globe, un SIG, différents planisphères (le monde vu d’Europe, d’Amérique, de l’hémisphère sud etc.) et se réfèrent aux points cardinaux et aux grands repères géographiques.

Capacités :
> Localiser. Son espace proche dans sa région et en France La France sur différents planisphères et à l’aide d’un globe virtuel. Les continents et les océans sur différents planisphères. Se situer dans l’espace à différentes échelles en utilisant les points cardinaux et les grands repères géographiques
> Décrire. Le paysage local et ses différentes composantes / Un itinéraire en faisant intervenir les notions de distance et de temps de parcours.
> Réaliser un croquis simple pour représenter les paysages proches et/ou l’organisation du territoire local

3) Habiter la ville (environ 15% du temps consacré à la géographie)

Connaissances. Plus de la moitié de l’humanité vit en ville. Les paysages urbains et la vie en ville dépendent de multiples facteurs au nombre desquels la culture et l’histoire, le cadre naturel, les activités, la situation démographique et le niveau de développement.
Démarches. Deux études de cas reposent de manière privilégiée sur l’étude de paysages : deux villes, choisies dans deux aires culturelles différentes. Ces études de cas permettent de dégager des caractéristiques communes et des éléments de différenciation.
Capacités. Situer les espaces étudiés sur différents planisphères thématiques. Décrire les paysages étudiés et expliquer les transformations des espaces concernés. Réaliser un croquis simple d’un paysage.

4) Habiter le monde rural (environ 15% du temps consacré à la géographie)

Connaissances. Les multiples manières de vivre et de travailler dans le monde rural, la forte ou faible présence humaine, la diversité des paysages ruraux, dépendent de facteurs multiples, parmi lesquels les conditions naturelles, économiques, démographiques et culturelles.
Démarches. Deux études de cas reposent de manière privilégiée sur l’étude de paysages : deux espaces ruraux, choisis dans deux aires culturelles différentes. Ces études de cas permettent de dégager des caractéristiques communes et des éléments de différenciation.
Capacités. Situer les espaces étudiés sur différents planisphères thématiques. Décrire les paysages étudiés et expliquer les transformations des espaces concernés. Réaliser un croquis simple d’un paysage.

5) Habiter les littoraux (environ 15% du temps consacré à la géographie)

Connaissances. Le type d’activité dominant, les choix et les capacités d’aménagement, les conditions naturelles sont autant d’éléments à prendre en compte pour caractériser et différencier les littoraux où se concentre une part accrue de la population mondiale.
Démarches. Deux études de cas reposent de manière privilégiée sur l’étude de paysages : deux littoraux, un littoral industrialo-portuaire, un littoral touristique.
Capacités. Situer les espaces étudiés sur différents planisphères thématiques. Décrire les paysages étudiés et expliquer les transformations des espaces concernés. Réaliser un croquis simple d’un paysage.

6) Habiter des espaces à fortes contraintes (environ 15% du temps consacré à la géographie)

Connaissances. Certains espaces présentent des contraintes particulières pour l’occupation humaine. Les sociétés, suivant leurs traditions culturelles et les moyens dont elles disposent, les subissent, les surmontent voire les transforment en atouts.
Démarches. Deux études de cas reposent de manière privilégiée sur l’étude de paysages et sont choisies parmi : un désert chaud / un désert froid / une haute montagne / une île
Capacités. Situer les espaces étudiés sur différents planisphères thématiques. Localiser et situer les grands ensembles de relief et les principales zones climatiques de la planète. Décrire les paysages étudiés et expliquer les transformations des espaces concernés. Réaliser un croquis simple d’un paysage.

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 Habiter, habitant et quelques corrélats : le point sur les notions, d'après le glossaire général

Renvois aux notions du glossaire général :

- Habiter, habitant

- Aménagement

- Espace vécu

- Localisation

- Mobilité

- Paysage

- Territoire

 Quelles ressources pour l'enseignant sur Géoconfluences ?

Des ressources pour une approche nouvelle de la géographie en sixième (introduction de Jean-Louis Carnat)
 
Le nouveau programme en classe de 6e s’inscrit pour partie en continuité avec le programme précédent mais il introduit, sinon une rupture radicale, du moins  un recentrage explicite et marqué sur l’homme, être social, habitant  de la planète et acteur spatial. Il s’organise autour d’un mot central -  habiter - et quelques mots, principes et démarches,  repris de manière systématique de l’un à l’autre des six thèmes du programme : paysage,  étude de cas,  croquis,  localisation, situation.
Habiter - Ce terme constitue la notion centrale du programme et, comme précisé dans le glossaire général,  il doit être pris dans un sens large, ne se limitant pas à l’espace privé ni à la seule échelle locale.  Il intègre des dimensions multiples, pour certaines directement visibles dans le paysage (habitat, activités agricoles, infrastructures urbaines ou de transport), pour  d’autres plus diffuses ou  ne pouvant être saisies qu’indirectement (circulation,  mobilités, pratiques culturelles), pour d’autre relevant enfin du sensible ou de l’imaginaire mais  qui ne sont pas pour autant sans effets sur les pratiques de l’espace (représentations spatiales, archétypes paysagers).
Paysage - Ce terme-ci constitue l’entrée  volontairement privilégiée dans l’espace géographique en classe de 6e. Le travail sur le paysage intègre deux activités, la description et l’explication. L’une ne précède pas l’autre, il ne s’agit pas de décrire puis dans une étape ultérieure d’expliquer, elles s’articulent en permanence dans un rapport dialectique. Par ailleurs le paysage ne "montre" rien par lui-même : c’est l’observateur dans le cas d’une sortie sur le terrain, (thème 1 Mon espace proche), ou l’élève travaillant sur des supports documentaires de nature diverse (thème 3 à 6 Habiter la ville, Habiter le monde rural, Habiter les littoraux, Habiter les espaces à forte contrainte) qui, en percevant le paysage, en y prélevant des informations et en les interprétant, donne sens à celui-ci. L’entrée dans le paysage est fréquemment opérée à partir de vues au sol (observation directe) ou de vues obliques à partir d’une position légèrement dominante.  Les nouvelles technologies et les nouveaux supports (globes "virtuels", images zénithales ou orbitales, images 3D, hyper-paysage), la littérature, la publicité, etc. proposent d’autres entrées qui  ne sont pas à négliger.
Étude de cas  - L’entrée par le paysage suppose de choisir un lieu et de l’analyser sous l’angle du paysage selon la logique de l’étude de cas. Ce cas vaut pour lui-même et  il permet d’identifier et de caractériser un type d’occupation et d’aménagement de l’espace pour être capable de le reconnaître en d’autres lieux dans des rencontre ultérieures.  Mais il vaut aussi dans le cadre de la thématique du chapitre (par exemple habiter les espaces littoraux) par la confrontation avec un autre lieu, où, dans une même situation (par exemple, le littoral)  la société a développé un autre type d’activité (un littoral industrialo-portuaire/un littoral touristique ) : l’élève est ainsi amené à percevoir et à concevoir, au fil de l’année de 6e, la diversité des formes d’occupation et d’utilisation de l’espace terrestre, et à construire, en première approche, la notion de territoire. Le choix des études de cas doit être guidé par le souci de diversification des espaces afin d’offrir à l’élève une forme de parcours planétaire.  Les dossiers référencés ci-dessous constituent autant d’appuis à la construction de ce parcours.
Localisation, situation  - Le cas étudié ne prend une réelle dimension géographique que dans la mesure où il est localisé et situé. Cette double préoccupation amène l’élève à exprimer, sous des formes diverses (orale, écrite, sur un fond de carte), la position du lieu par l’utilisation répétée des repères.  Elle  demande aussi, par recours aux planisphères, de le placer dans son contexte en référence aux caractéristiques humaines (peuplement), physiques et naturelles (reliefs, climat, pluviosité, etc.) du milieu environnant.
Le croquis - Il constitue à la fois une interprétation  du paysage et une trace écrite rendant compte du travail effectué sur celui-ci. La pratique répétée du croquis construit chez l’élève la maîtrise d’un langage graphique approprié à  rendre compte de l’espace géographique analysé. Les formes possibles de croquis ne se limitent pas au travail classique  - voire ritualisé - d’identification des plans, ou de zonage cherchant à rendre compte de manière exhaustive de l’espace analysé.  L’annotation directe sur le document support, les allers-retours verbalisation/croquis constituent autant de pistes à explorer, sachant que dans certains cas le travail se limitera à un seul multiples aspects du paysage étudié.

Une sélection de ressources (nouvelles fenêtres)

Nous rappelons que ces ressources sont, conformément à la charte de Géoconfluences, destinées à la formation continue des enseignants. Ils peuvent y puiser des idées de démarches et en exploiter, pour les activités avec leurs élèves, des extraits de textes, des photographies et leurs commentaires, des cartes et toute autre documentation jugée utile. Par contre, l'utilisation directe de nos ressources en ligne par les élèves, surtout au niveau de la classe de 6e, est, en règle générale, difficilement envisageable.

- parmi les articles indépendants, Les territoires du sacré, le sacre du territoire. Religion, urbanité, société : l’exemple de Katmandou / Mexico, au risque de son développement / Pauvreté et mobilités circulaires campagnes x villes au Niger / Dubaï, territoire d'un nouveau type dans le monde arabe / La pêche dans le lac Victoria : un exemple de mal-développement / Une société face au risque naturel majeur - Séisme meurtrier en Iran : Bam, 26 décembre 2003 / Johannesburg : équité et eau, une étude géographique
- en rubrique Géographie en questions, Remue-méninges, Jean-Claude Wieber, Le paysage, objet géographique obscur ou trop évident ?
- le dossier De villes en métropoles
- le dossier Le paysage dans tous ses états
- dans le dossier Afrique subsaharienne : territoires et conflits, Les camps de réfugiés du Kenya : des territoires sous contrôle / Agriculture et conflits en Côte d'Ivoire : terroirs maraîchers, territoires disputés / Darfour : impacts ethniques et territoriaux d'une guerre civile en Afrique
- dans le dossier La Chine entre espaces domestiques et espace mondial,  Le barrage des Trois-Gorges, populations déménagées, relocalisées / La croissance urbaine de Shanghai à travers "les mots de la ville"
- dans le dossier Le développement durable, approches géographiques, Buenos Aires, ou les territoires de la récupér-action / La ville dense et durable : un modèle européen pour la ville ? / Gouvernance territoriale et gestion des déchets : l'exemple de la Campanie (Italie)
- dans le dossier La France : des territoires en mutation, Le Bassin potassique alsacien, un territoire entre passé et projet / Seine-Saint-Denis, entre misère sociale et intégration économique / La banlieue au risque des définitions / Les pays ont dix ans ... retour sur expérience / Nouveaux territoires de l'habiter en France : les enclaves résidentielles fermées / Territoires de l’innovation et de la compétitivité en région PACA : le projet ITER, de l'international au local / La politique de la ville en France (Les étapes de la politique de la ville en France. Aspects de la rénovation urbaine. Les Zones urbaines sensibles, quelques indicateurs) /Observation de territoires en Seine-Saint-Denis / Territoires de projet, un tour d'horizon des pays / Lyon-Confluence, un exemple de rénovation urbaine / Le terroir, un territoire hybride. L’exemple des fromages des Alpes du Nord
- dans le dossier La frontière : discontinuités et dynamiques, Lille en fêtes : les recompositions de l’espace frontalier par les pratiques festives / Les effets de la frontière sur l'apprentissage de l'allemand en Alsace et en Moselle / Mobilités et frontière, ingrédients d’une alchimie territoriale au Pays basque / L’eau "bien public régional" dans un territoire transfrontalier d’Amérique centrale.
- dans le dossier Mobilités, flux et transports, Les mobilités quotidiennes à Londres : aspects, impacts et régulations / La Bolivie à la conquête de l'Est. Flux migratoires et intégration territoriale des marges orientales
- dans le dossier Le paysage dans tous ses états, Les bassins houillers d'Europe, des paysages entre héritages et renouveau /  La nature en ville, des enjeux paysagers et sociétaux
- dans le dossier La Russie : des territoires en recompositions, Nouveau front pionnier pétrolier et gazier dans l'Extrême-Orient russe : Sakhaline / Exploitation des hydrocarbures et environnement en Sibérie occidentale. L'exemple de l'Arrondissement autonome de Khanty-Mansisk (Nijnevartovsk) / La géographie interroge le passé : mémoires et territoires en Fédération de Russie
- dans le dossier Le vin entre sociétés, marchés et territoires, Systèmes spatiaux viticoles. Trois études de cas / Rive Droite ou Rive Gauche ? Les politiques patrimoniales viticoles bordelaises à la lumière d’une lecture géo-culturelle /  Les terroirs de l'aire AOC Bergerac / Les vins californiens en quête d’une image territoriale / Les paysages de la vigne / Le marketing du vin : quelles images ? Le cépage ou le terroir ? / L'inscription de territoires viti-vinicoles au patrimoine mondial de l'Unesco

Sélection, propositions :
Sylviane Tabarly et Jean-Louis Carnat, Géoconfluences, le 2 avril 2009



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