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Glossaire

Publié le 13/12/2012
Auteur(s) : Sylviane Tabarly, professeure agrégée de géographie, responsable éditoriale de Géoconfluences de 2002 à 2012 - Dgesco et École normale supérieure de Lyon
Marie-Christine Doceul, professeure de chaire supérieure, responsable éditoriale de Géoconfluences - DGESCO, ENS de Lyon
Jean-Benoît Bouron, agrégé de géographie, responsable éditorial de Géoconfluences - DGESCO, Université de Lyon, ENS de Lyon.
Contributions de :
Jean-Louis Carnat
Laurent Carroué, inspecteur général de l’éducation, du sport et de la recherche, directeur de Recherche à l’IFG - Éducation nationale, Université Paris VIII
Anne-Sophie Clémençon, Historienne des formes urbaines et de l’architecture - Chercheuse-photographe associée au laboratoire « Environnement, Ville, Société », Université de Lyon.
Samuel Depraz, maître de conférences en géographie-aménagement - Université de Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3.
Étudiants de master de l'ENS de Lyon dirigés par Emmanuelle Boulineau
Auteurs des articles
Le vocabulaire de la géographie à travers des propositions de définitions de termes et de notions géographiques. Plus d'un millier d'entrées pour découvrir des mots, faire des liens, consolider ses connaissances, trouver des pistes bibliographiques... Ce glossaire est en perpétuelle amélioration. Les définitions ne comportant pas de date sont les plus anciennes.

Il existe 129 résultats dans Glossaire correspondant aux critères suivants : Supprimer le critèreDe villes en métropoles
 Edgeless city
Robert Lang (2003) répond au terme d’edge city de Joel Garreau (1991) en présentant le concept concurrent d’edgeless city. Il désigne ainsi une forme de déploiement diffus des espaces d’activité en dehors de la ville centre, dans les banlieues denses ainsi que les franges urbaines. Cette figure spatiale ignore le piéton, est inaccessible sans voiture, et fait le pendant fonctionnel à la généralisation du lotissement planifié. Selon R. Lang, les edgeless cities sont un phénomène bien (...)
 Empowerment
La notion d'empowerment est très en vogue depuis les années 1990 dans le monde à propos des plus pauvres. Elle désigne l’accès à plus de pouvoirs des catégories les plus défavorisées : les femmes, les pauvres ou les minorités ethniques ou sociales. Quand elle est traduite en français, la notion d'empowerment devient "pouvoir d'agir" ou "autonomisation" ; elle désigne à la fois un processus et un résultat.
La rhétorique de l’empowerment associée à celle des droits de l’homme (...)
 Étalement urbain (urban sprawl) / Expansion urbaine
L'étalement urbain est l'augmentation de la superficie d'une ville, et la diminution de sa densité de population. Il est l'une des manifestations spatiales de la périurbanisation. 
L'accroissement démographique des grandes aires urbaines s'accompagne de phénomènes d'étalement des cités sur les espaces périphériques, phénomènes favorisés par la mise à disposition de systèmes de transport individuels ou collectifs. L'étalement urbain peut correspondre à ce que les anglophones (...)
 Ethnoburb
Ce terme, forgé en 2008 par Wei Li, désigne des espaces résidentiels ou commerciaux suburbains, en périphérie des grandes métropoles, caractérisés par la diversité des communautés qui y résident (multiethniques, multiculturelles, multilingues, et bien souvent multinationales). Dans la plupart d’entre elles, un groupe minoritaire (Hispaniques et Latinos, ou Asiatiques) est significativement surreprésenté, mais n’y constitue pas nécessairement la majorité de la population.

(...)
 Eurocités
Il s'agit d'identifier les métropoles qui, en Europe, sont susceptibles de disposer de fonctions métropolitaines complètes et de rang international : concentration des lieux de décision, concentration d'entreprises et/ou d'institutions internationales, présence de services tertiaires de niveau métropolitain, accessibilité, rôle de vitrine (expositions, foires), capacités d'innovation.
Une étude de l'ex-DATAR en 1989 (Roger Brunet - Les villes européennes - GIP Reclus) se proposait (...)
 Externalités
On appelle externalités, ou effets externes, les transferts de valeur sans compensation monétaire qui dépendent des choix d'autres producteurs (effets externes de production) ou d'autres individus (effets externes de consommation). Ces externalités résultent des interdépendances entre acteurs économiques d'un système de production.
Ces externalités peuvent être négatives ou positives. La pollution engendrée par un site industriel est un exemple d'externalité négative car l'activité (...)
 Fabrique urbaine, fabrique de la ville, production urbaine
La fabrique urbaine, ou fabrique de la ville, désigne le processus social par lequel le tissu urbain se transforme, en insistant principalement sur trois caractéristiques : l'évolution morphologique y compris à l'échelle fine, l'épaisseur temporelle et son importance pour fixer des formes urbaines émergentes, et le rôle des acteurs, en particulier des pouvoirs politiques et économiques dans la transformation du foncier. La fabrique urbaine n'est parfois rien d'autre que la version dépolitisée (...)
 Fonctions métropolitaines supérieures
Les fonctions de commandement et de pouvoir caractérisent les grandes métropoles et prennent appui sur les activités des secteurs tertiaire supérieur (ou avancé) et quaternaire qui y sont localisées : finances internationales, audit et conseil, etc.
Symboles de dynamisme, de décision, porteuses d’images positives, ces fonctions ont été précisées en France à la suite du recensement de la population de 1990 afin de compléter l’analyse traditionnelle par secteur d’activité et pour (...)
 Fragmentation urbaine
La notion de fragmentation, apparue dans le champ des recherches urbaines au début des années 1980, reste très débattue en géographie. Elle peut se définir brièvement comme « une coupure [partielle ou absolue] entre des parties de la ville, sur les plans social, économique et politique. » (Gervais-Lambony, 2001, cité dans Dupont et Houssay-Holzschuch). Dans une ville fragmentée, les différentes parties coexistent sur le mode du repli sur soi. Ce repli peut être d’ordre gestionnaire : (...)
 Front d'urbanisation
Le front d'urbanisation est la ligne de progression des surfaces artificialisées aux franges des agglomérations. Il est la traduction spatiale et paysagère du processus d'étalement urbain. Les surfaces artificialisées au niveau du front d'urbanisation sont rarement assez denses pour « faire ville », l'espace qui progresse sur l'espace rural étant qualifié de périurbain (couronne entourant les agglomérations, rurale et urbaine à la fois). Les composantes paysagères en sont principalement (...)
 Gated community (quartier résidentiel fermé)
Les traductions françaises possibles sont résidence fermée, quartier résidentiel fermé ou enclave résidentielle fermée. La community en anglais est une petite communauté d'habitants, un quartier ou un groupe fréquentant un même lieu de culte ; le terme peut être un équivalent au mot quartier en français dans certains contextes. La gated community (pluriel : les gated communities) est un quartier homogène socialement, généralement habité par des populations aisées, clos, et accessible (...)
 Gentrification
La gentrification désigne « les transformations de quartiers populaires dues à l’arrivée de catégories sociales plus favorisées, qui réhabilitent certains logements et importent des modes de vie et de consommation différents. » (Clair, 2018).
Le terme vient de l'anglais gentry, bourgeoisie ; il a un sens proche mais différent d'embourgeoisement. Caroline Clair (2018) précise que « le terme de "gentrification" a été inventé dans les années 1960 par le sociologue britannique (...)
 Villes globales, villes mondiales
Popularisée par la sociologue et économiste américaine Saskia Sassen sous la forme global cities (1991), et en français dans sa traduction « villes mondiales », ou parfois « villes globales », l'expression désigne les métropoles se situant au niveau supérieur de la hiérarchie urbaine à l'échelle mondiale. Capables de commander l'économie mondiale, elles sont les lieux où se concentrent les pouvoirs centraux des entreprises et de l'économie mondiale. Leur émergence résulte d'une (...)
 Gouvernance urbaine
Dans l'usage devenu le plus courant, le terme général de gouvernance se rapporte aux relations entre les dirigeants et les dirigés, notamment entre l'État et la société civile. Il désigne l'ensemble des processus et des institutions qui participent à la gestion politique d'une société. La gouvernance urbaine désigne particulièrement les modalités de prise de décision dans les agglomérations urbaines, principalement selon deux acceptions : l'acception performative (« la ville doit aller (...)
 Hiérarchie urbaine
La hiérarchie urbaine décrite par la loi rang-taille (de Zipf), ou par la théorie des lieux centraux fut longtemps perçue comme une forme particulièrement stable et universelle de l'organisation du peuplement et des activités sur un territoire.
Aujourd'hui, dans un contexte de mondialisation, au sommet de la hiérarchie des métropoles, des villes comme New York, Londres, Francfort, Sydney, Tokyo, etc., ont des niveaux de déterritorialisation tels qu'elles fonctionnent en quasi-apesanteur. (...)
 Ilot de chaleur urbain
L’effet d’ « îlot de chaleur urbain » (ICU) désigne une « sorte de dôme d’air plus chaud couvrant la ville » qui est la « manifestation climatique la plus concrète de la présence et des activités de la ville » (Cantat, 2004, p.75). Le phénomène est surtout redouté parce qu’il aggrave les risques sanitaires (allergies et problèmes respiratoires ou cardio-vasculaires en cas de canicule notamment). En la matière, des variations à quelques degrés près peuvent être (...)
 Ilot urbain / coeur d'îlot
l'îlot urbain est la plus petite unité spatiale de la géographie urbaine. C'est une portion de terrain qui accueille des constructions et qui est délimité par des voies de circulation. Le plus souvent de forme géométrique simple, il peut être carré ou rectangulaire lorsqu’il est délimité par quatre voies, et triangulaire lorsqu’il est délimité par trois voies.
Le terme d'îlot est employé par les géographes, urbanistes, architectes, quand le terme « pâté de maisons » est (...)
 Indice de dissimilarité
L'indice de dissimilarité proposé en 1955 par Duncan et Duncan s’est imposé dans les études de ségrégation résidentielle et scolaire. Cet indice compare les distributions de deux groupes à travers les unités spatiales, et mesure ainsi leur séparation spatiale. Il varie de 0 (similitude parfaite) à 1 (dissemblance la plus grande).
Pour compléter
- Duncan O.D. et Duncan B., 1955, « A Methodological Analysis of Segregation Indexes ». American Sociological Review, 41, pp. (...)
 Inégalités intramétropolitaines
De nouvelles formes d'inégalités accompagnent le développement des grandes métropoles. Elles se manifestent sous la forme d'une bipolarisation sociale des grandes cités : "haute noblesse" des activités de service et de contrôle supérieures (finance, gouvernance) vivant dans des quartiers huppés, parfois protégés d'une part ; sous-prolétariat de quartiers plus déshérités et populaires à forte proportion d'immigrés d'autre part. Saskia Sassen a plus particulièrement exploré ces (...)
 Informel
L'adjectif informel qualifie ce qui échappe aux cadres normatifs. La notion d'informel est née dans les années 1970 en Afrique subsaharienne, et est développée par Milton Santos dans sa thèse, L'espace partagé : les deux circuits de l'économie urbaine des pays sous-développés (1975). Secteur formel et informel ne s'opposent pas, ils sont souvent complémentaires dans les systèmes de production comme dans les agencements des acteurs économiques. C'est ainsi que les entreprises formelles font (...)
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