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Flottes et flux maritimes

Publié le 18/02/2013

Flottes et flux maritimes en Méditerranée


Les grandes lignes maritimes de la Méditerranée sont à peu près celles des échanges mondiaux : lignes "tour du monde" reliant les grands pôles de la triade, lignes spécialisées du transport pétrolier par exemple.

Que ce soit pour des échanges exogènes (majoritairement) ou endogènes à la région, 250 000 navires marchands de plus de 100 tonnes traversent la Méditerranée chaque année, soit 25 % du volume mondial de transport maritime commercial, et 30 % du trafic mondial de transport pétrolier maritime. Les capacités de transport maritime en circulation en Méditerranée ont augmenté de plus de 50 %, entre 1997 et 2006. La plus grande part de ce transit s'effectue de Suez à Gibraltar, passe entre la Sicile et Malte, longe les côtes de la Tunisie, de l'Algérie et du Maroc : 370 millions de tonnes d'hydrocarbures y transitent par an, avec, en moyenne, 300 passages de pétroliers par jour. La croissance annelle du transport de pétrole s’est élevée à 6 % ; elle est de 7 à 8 % pour le transport de gaz naturel liquéfié (GNL) entre 1997 et 2006. Le trafic des porte-conteneurs se développe en Méditerranée au rythme de + 10 % par an, en lien avec le développement des échanges avec l'Asie ; 400 porte-conteneurs y passent par jour, mais on peut malgré tout noter un retard certain comparé à d'autres façades maritimes portuaires dans le monde (Asie du Sud-Est par exemple), tout particulièrement pour la rive sud méditerranéenne.

Le transport des voyageurs est actif, dynamisé par les flux touristiques, mais il reste en deçà du potentiel : on ne dénombre que 100 millions de passagers par an en Méditerranée, à comparer aux 160 millions de la Baltique, aux 120 millions de Manche et Mer du Nord (données 2000).

La tradition maritime de la Méditerranée est toujours très vivante et les pavillons de certains pays riverains comptent parmi les tout premiers dans le monde. Mais ces positions sont largement dues au développement de registres de libre immatriculation (dits "pavillons de complaisance") qui consistent à découpler l'insciption des navires (dont dépendent la fiscalité, le droit des sociétés, le régime des contrats de travail) de leur propriété et de leur armement. Il s'agit, plus particulièrement, des pavillons de Chypre, Malte, longtemps montrés du doigt, désormais tenus de respecter certains engagements (sécurité, modernisation, respect des normes) pris dans la perspective de leur adhésion à l'UE en 2004. Quant à Gibraltar, il s'agit plutôt d'un registre parallèle (ou registre bis) du Royaume Uni.

Ce trafic maritime intense n’est pas sans conséquence sur le milieu marin.


Pour préciser et compléter, voir
- la partie "corpus documentaire" du dossier Méditerranée

- Les transports maritimes de marchandises en Méditerranée : perspectives 2025, les Cahiers du Plan Bleu 7, mai 2010.
 

Mise à jour : septembre 2014