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Mobilités douces, modes doux, transport faiblement carboné

Publié le 30/11/2021

Les mobilités douces, ou modes de transports doux, peuvent désigner soit les déplacements non carbonés, soit les déplacements très faiblement carbonés, et dans tous les cas ceux qui émettent moins de gaz à effet de serre (GES) que l'usage de véhicules motorisés individuels. La marche, le vélo sans assistance électrique, la trottinette non électrique, sont des exemples de modes de transport complètement décarbonés. L'habitude a été prise d'y ajouter tous les modes de transport responsables de faibles ou très faibles émissions par voyageur y compris les vélos et trottinettes électriques et l'ensemble des moyens de transport collectif (métro, bus, tramway, téléphériques urbains), même lorsque si fonctionnement est émetteur de GES (bus diesel ou moyens de transport électriques dans des réseaux alimentés par des centrales thermiques) de même que leur fabrication. Les mobilités domicile-travail (pendulaires ou triangulaires) ainsi que les mobilités urbaines sont les plus concernées. Dans la ville néolibérale, la transition vers des mobilités douces est confiée en grande partie à l'initiative du secteur privé, notamment à des start-up.

Dans le contexte de la transition énergétique et dans la mesure où les transports représentaient en 2018 un quart des émissions de CO2 dues à la combusion d'énergie dans le monde (AEI, 2020), une attention particulière a été accordée, dans les recommandations de bonne gouvernance environnementale, à la promotion des modes de transport doux. Toutefois, ces recommandations se sont souvent concentrées sur le transport des personnes, alors que le transport de marchandises représente environ 40 % des émissions du secteur des transports. 

En France, le transport routier était le premier émetteur de gaz à effet de serre en 2019 devant l'agriculture, le résidentiel et les bureaux, et l'industrie manufacturière (INSEE, 2021). C'est aussi le secteur qui a le moins réduit ses émissions entre 2000 et 2019 (ibid.). L'utilisation quotidienne des modes doux reste très minoritaire et principalement cantonnée aux centres urbains et aux grandes agglomérations bien équipées et au réseau routier saturé. En France, en 2010, 72 % des actifs allaient régulièrement au travail en voiture dont 60 déclarent n'avoir pas d'autre choix (Hubert, Pistre et Madre, 2016). Ces chiffres s'élèvent 90 % et 82 % dans les espaces les moins denses, et restent à 71 % et 45 % dans les grandes agglomérations (ibid.). Ces chiffres ayant peu évolué au cours de la décennie écoulée, il reste donc une importante marge de progression pour les modes doux. 

(JBB) octobre 2021.


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