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Nodales (Frontières : aéroports, ports et autres lieux de transit)

Publié le 08/03/2013

Les mouvements contemporains de mondialisation ou de régionalisation à des échelles continentales (construction européenne par exemple) brouillent les frontières classiques héritées des XIXe et XXe siècles. À l'heure actuelle, la frontière n'est plus seulement la ligne qui délimite le territoire de l'État et qui tend à se dévaluer alors que les entités politiques se déterritorialisent. La territorialisation d'un État peut de moins en moins être réduite au contenu de son enveloppe frontalière, nombre d'espaces de contrôle ne sont pas réductibles à des lignes cartographiables.
D'autres formes de synapses frontalières se superposent, à d'autres échelles, avec d'autres implantations spatiales, par exemple, les frontières "spécialisées", ponctuelles et réticulées, du contrôle migratoire : gares, aéroports, espaces portuaires, ambassades et consulats. Au déclin relatif de la place de la frontière classique dans le contrôle migratoire correspond la multiplication des frontières "spécialisées", insérées par exemple dans l'architecture des aéroports ou des gares, ou mises en œuvre à travers le contrôle extraterritorial des visas (externalisation de l'asile et de l'immigration), etc. Les zones d'attente et les centres de rétention des demandeurs d'asile et des migrants irréguliers sont autant d'espaces frontaliers destinés à contrôler les accès au territoire national et la tendance contemporaine est à leur délocalisation pour les rapprocher des lieux de départ des migrants.

Voir en corpus documentaire, une proposition de Cécile Michoudet : Où passe la frontière entre le Japon et la Corée du Sud ?