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Tibet (Xizang)

Publié le 26/02/2013

Glacis de montagnes aux confins occidentaux de la Chine, le Tibet (Xizang en chinois) a été annexé par la RPC en 1950 et, en 1965, sera officiellement créée la Région autonome du Tibet. Soumis depuis à un contrôle sévère et répressif, une politique de sinisation et d'intégration y est poursuivie à travers différents processus. Le peuplement par des Chinois d'ethnie Han qui aboutit à rendre la population autochtone tibétaine minoritaire, ce qui est déjà le cas dans les grandes villes (Lhassa, Xigatse, Gyangtse). Selon le recensement chinois de 2000, les Tibétains étaient au nombre de 5,4 millions en RPC dont 2,4 millions dans la Région autonome, les autres étant dans les régions périphériques : Sichuan, Yunnan, etc.
Le désenclavement de la région pour mieux l'arrimer au reste de la Chine se traduit par la construction d'une ligne de chemin de fer (dite ligne "Qing-Zang"), entre Golmud au nord-est, ville de la province du Qinghaï et Lhassa au sud-ouest, capitale du Tibet : voie ferroviaire la plus haute de la planète (passage par le col de Tanggula à plus de 5 000 mètres d'altitude), elle est entrée en service en 2006 et 900 000 voyageurs par an sont attendus.
La Chine tient à s'assurer la maîtrise de cet immense territoire pour d'importantes raisons géostratégiques. Il "surplombe" l'Asie du Sud, permet le contrôle des accès en direction de l'Asie centrale et il est frontalier de l'Inde alors que les contentieux frontaliers entre les deux pays ne sont pas tout à fait soldés. C'est un château d'eau (30% des ressources hydrauliques de la Chine selon la presse officielle) assurant l'alimentation des bassins versants de fleuves majeurs, dont le Yangzi et le Fleuve Jaune qui y prennent leur source. Il recèle bon nombre de ressources d'intérêt stratégique, des gisements de cuivre, de chrome et des réserves estimées de lithium, d'uranium et de borax les plus riches du monde.
En mars 2008, alors que la Chine se préparait à accueillir les Jeux Olympiques, des émeutes ont éclaté, principalement animées par les religieux, à Lhassa et ailleurs au Tibet et dans les régions de peuplement tibétain de la périphérie. Une phase répressive déterminée s'en est suivie.

Mise à jour :  janvier 2010