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Brève, n° 2, 2004 |
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Les articles des brèves sont indépendants des dossiers. Ils portent
sur des sujets souvent liés
à l'actualité et aux préoccupations
de nos sociétés ou sur des thèmes délimités. Ils pourront
faire l'objet de développements et
d'approfondissements ultérieurs au
sein de dossiers plus complets : voir
l'index
des dossiers thématiques.
Énergie
éolienne : le retard et le retour
(Paul
et Xavier Arnould)
L'énergie
éolienne a une longue histoire. Elle
mêle le mythe et les données
pratiques. Du côté de la légende,
elle tire son nom d'un dieu grec, Éole,
capable d'emprisonner et de libérer
les vents. Du côté du concret,
la connaissance du vent est une préoccupation
forte des sociétés anciennes
et particulièrement du monde gréco-latin.
Au fil du temps, le vent a été
une énergie primaire majeure détronée
progressivement par le charbon, le pétrole,
le gaz et le nucléaire. On a vu disparaître
les moulins d'antan avant leur soudaine réapparition,
depuis une vingtaine d'années, sous
la forme d'aérogénérateurs
couramment appelés éoliennes.
Un tel retour pose, au géographe, des
problèmes de gestion territoriale et
paysagère, de jeux d'acteurs et de
conflits. Il nécessite la prise en
compte de paramètres techniques, économiques
et sociaux.
Actuellement l'énergie éolienne
est une source d'énergie marginale
dans les bilans énergétiques
nationaux. Pourtant depuis une trentaine d'année,
d'abord en Europe du nord (Danemark), du centre
(Allemagne), puis en Espagne, elle effectue
une percée significative. Or, la France
accuse un incontestable retard. Pourtant,
paradoxalement, elle est, après le
Royaume-Uni, le pays d'Europe où le
gisement éolien est le plus abondant.
Alors que l'Allemagne, moins dotée
en potentiel éolien, a un parc d'éoliennes
beaucoup plus développé que
la France : voir les cartes et documents ci-dessous.
Donner la mesure
Très tôt,
les roses des vents fleurissent, gravées
dans la pierre. À Athènes une
tour des vents est construite au IIe siècle
avant J.C. Elle est surmontée d'une
statue de bronze qui pivote sur son axe suivant
la rotation du vent : c'est une des premières
girouettes. Huit facettes sont sculptées
de hauts reliefs figurant les personnages
toujours ailés représentant
les vents. Les vents ont des noms précis
suivant leur direction (Borée par exemple
pour un vent venant du nord ou Zéphyr
pour un vent soufflant d'ouest en est).
De fait, deux données chiffrées
essentielles concernent la direction et la
vitesse du vent. Mesurer une direction
est relativement facile. Une foule de capteurs
peuvent y contribuer. En revanche, les fortes
vitesses des vents couplées avec leur
irrégularité, leur caractère
laminaire ou tourbillonnaire, compliquent
singulièrement l'obtention de données
mesurées fiables. Longtemps les vitesses
ont été estimées. L'une
des échelles d'estimation les plus
célèbres est due à l'amiral
anglais de Beaufort. Elle date de 1806. Distinguant
douze degrés, du calme absolu (0) à
l'ouragan (force 12), elle prend en compte
les états de surface de la mer. Des
échelles terrestres, fondées
sur des critères mixtes de naturel
et de construit comme la fumée, les
frémissements des feuilles, les bris
des branches ou les troncs d'arbres déracinés,
mais aussi les tuiles arrachées, et
les cheminées renversées ou
les bâtiments entiers dévastés,
permettent de proposer des gradations dans
la vitesse du vent, essentiellement en fonction
de ses effets destructeurs.
La métrologie du plus rapide
de tous les fluides pose de redoutables problèmes
de capteurs. Les enregistreurs doivent
être fins pour réagir aux très
faibles vitesses et robustes pour supporter
les bourrasques et les flux violents. Les
anémomètres tubulaires, à
axe horizontal et ceux à quatre coupelles
hémisphériques, sur un axe vertical,
permettent d'obtenir des données qu'il
est ensuite difficile de traiter de façon
cartographique. Faut-il privilégier
les vitesses instantanées, les vents
moyens sur 6 ou 10 minutes, les vitesses horaires,
tri-horaires ou journalières ? Une
autre source de difficulté provient
du fait que les mesures sont données
dans des unités variables, m/s mais
aussi km/h et parfois en nœud marin compliquant
les comparaisons.
Pour s'affranchir des multiples perturbations
liées à la proximité
de la surface terrestre, qu'elles soient dues
à la nature ou aux constructions humaines,
les mesures souvent effectuées à
l'altitude standard de 10 m, sont encore fortement
influencées par de multiples facteurs
perturbateurs nécessitant l'utilisation
de coefficients de correction. Pour obtenir
des mesures représentatives du potentiel
éolien d’un site il est d’usage
d’installer des mâts de mesures
de 50 m de haut, équipés d’anémomètres
et de girouettes à différentes
hauteurs.
Les
territoires de l’éolien en France
et en Europe : la France à la traîne
L'énergie éolienne
mêle deux logiques territoriales dont
la comparaison est riche d'enseignements :
une géographie de la ressource et du
potentiel et une géographie de l'utilisation
effective, de la production qui se calque
assez peu sur la précédente.
La
carte ci-contre est réalisée
à partir des données hétérogènes
du réseau des stations météorologiques
européennes. Établie par
interpolation entre différents
points de collecte des vitesses du vent,
elle permet de cerner les différences
majeures entre grandes unités
géographiques : littoraux, plaines,
plateaux et montagnes. Son degré
de précision est limité.
Elle a surtout un caractère indicatif.
Le gisement éolien européen
traduit l'incontestable primauté
des littoraux atlantiques mais aussi
méditerranéens. Si l'Irlande
occidentale et l'Écosse sont
les pays du vent, la France possède
des ensembles régionaux fortement
ventés. Les littoraux bretons,
normands et picards sont plus favorisés
que le littoral landais. La côte
roussillonnaise, languedocienne et provençale
constitue l'autre ensemble régional
particulièrement favorable. Le
mistral et la tramontane ainsi que le
vent d'autan expliquent cette capacité
maximale. Les régions à
faible capacité sont le massif
forestier landais, le Massif central,
le Jura et les Vosges ainsi que la partie
la plus haute de la chaîne alpine.
La montagne, pourtant domaine des brises
de versant et des vents de type foehn,
ne constitue pas, dans leur ensemble,
un gisement intéressant. L'avantage
de la localisation littorale pourrait
promouvoir des installations off-shore
pour ne pas perturber les paysages continentaux.
L'océan, considéré
alors comme un lieu où l'on peut
installer ou faire ce dont on ne veut
pas sur le continent, relève
d'une qualité incontestable,
la régularité du vent
en mer, mais qui néglige les
forts surcoûts de la construction
et les difficultés accrues du
raccordement aux réseaux. |
Ressources
éoliennes à 50 m au
dessus du terrain : les littoraux
privilégiés
(cliquer sur la carte
pour agrandir)
Légende
ci-dessous :
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Si l'Europe détient la
puissance installée la
plus importante du monde (plus
des 3/4 du parc éolien
mondial), la répartition
du parc d'éoliennes ne
correspond pas aux possibilités
du gisement. Pour preuve l'Allemagne
est l'incontestable leader sur
le plan des sites équipés.
Elle dispose à elle seule
de plus de la moitié des
capacités installées
en Europe (14 600 MW sur
28 400 MW). Viennent ensuite
par ordre d'importance décroissante,
l'Espagne, le Danemark, les Pays-Bas,
l'Italie et le Royaume Uni. La
France n'occupe que la neuvième
place dans l'Europe des quinze,
derrière la Grèce,
malgré le deuxième
gisement en terme de potentiel
énergétique. La
production électrique d’origine
éolienne y représente,
en 2002, l’équivalent
de la consommation d'un peu moins
de 70 000 ménages
ou encore, à titre de comparaison,
la consommation d'électricité
domestique de la ville de Lille
(revue Systèmes solaires,
n° 155, mai juin 2003, Bernard
Chabot "Eolien Français
: état des lieux et perspectives",
p. 74-75).
Télécharger
le fichier .xls des données
statistiques
Carte ci-contre : ©
Géoconfluences - Réalisation
C. Dodane
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Les
sites de production : une primauté
du politique et de l'économique
(cliquer
sur la carte pour agrandir)
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Le
retard français est incontestable
et la marge de progression est forte.
De 1996 à 2002 la croissance
annuelle du marché a été
très rapide, de l'ordre de 80%
par an pour la puissance installée.
La région la plus équipée
en France est le Languedoc-Roussillon
: de nombreux projets y ont été
réalisés dans le cadre
du programme baptisé "Eole
2005" et basé sur des appels
d'offre concurrentiels au niveau des
prix de vente du kWh produit. Ce système
a poussé les investisseurs à
s’intéresser aux territoires
les plus ventés, donc les plus
rentables. Un tel "effet d'aubaine"
ne s'est pas accompagné, de la
part des autorités, d'une information
et d'une pédagogie suffisantes
en direction du grand public. Ce manque
de communication et de concertation
a entraîné de nombreux
blocages et de vives critiques, qui
contribuent à limiter, aujourd'hui,
le développement de la filière.
Source de la carte ci-contre à
droite :
De l'ADEME - www.ademe.fr -,
le Tableau de bord de suivi de production
(TBSP) de l'éolien en France
- www.suivi-eolien.com -
dont les puissances installées
en France (par département, par
Région, France entière)
Cliquer sur la carte pour accéder
aux documents de l'ADEME
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Pour
ou contre les éoliennes ? L'environnement
comme révélateur d'enjeux et
de conflits
Le débat
s'organise souvent autour de trois questions
sensibles : l'éolienne est-elle belle
ou laide ? Fait-elle un bruit insupportable
? Tue t'elle les oiseaux ? Paradoxalement,
alors que pour beaucoup l'éolien
est une énergie douce, propre, renouvelable,
écologique en somme, les plus virulents
de ses détracteurs, parfois dans la
mouvance écologiste, se fondent sur
des arguments environnementaux pour en refuser
l'installation à proximité de
leur lieu de résidence, souvent secondaire.
Les paysages et les pays de l'éolien
en Europe sont, sur tous les littoraux
atlantiques, fortement liés aux moulins
à vent des assécheurs de marais
hollandais, particulièrement actifs
du XVIe au XVIIIe siècle. En position
continentale, les moulins à grain ou
à huile de La Mancha ibérique,
popularisés par l'épopée
burlesque de Don Quichotte, symbolisent aussi
cette omniprésence de l'énergie
éolienne. Mais en fait, durant les
siècles d'or de l'éolien, au
Moyen-Age et à l'époque moderne,
où le vent est une des sources d'énergie
majeure au côté du bois et de
l'eau, toute l'Europe est couverte de moulins.
Les rares survivants de ces temps révolus
sont parfois rénovés, ou même
transformés en écomusée,
mais aussi souvent laissés à
l’abandon. Cette "muséification"
de l'éolien en France ne contribue
guère à en donner une image
dynamique et moderne.
Plus récemment, les photographies,
largement diffusées, des gigantesques
champs expérimentaux d'éoliennes
de Californie, ont aussi grandement
contribué à fausser le débat
sur les enjeux paysagers de l'énergie
éolienne. Cette monotonie et cette
répétitivité du même
motif paysager ont été utilisées,
par les détracteurs de l'énergie
éolienne, pour dénoncer le risque
de défiguration, de standardisation
et de banalisation des paysages. Les images
californiennes sont devenues les symboles
ambigus d'un équipement énergétique
qui séduit par l’ampleur des
moyens mis en œuvre mais qui dérange
par son énorme emprise spatiale, ses
aspects d’uniformisation, sa visibilité
trop ostentatoire. Ces images sont datées.
Elles correspondent à des éoliennes
de puissance machine de 250 kW alors que les
éoliennes actuelles, pour les plus
puissantes, dépassent les 2 500
kW. Il faut donc, en 2004, dix fois moins
d'éoliennes qu'il y a 20 ans pour produire
la même quantité d'énergie.
Les marges de progrès en ce domaine
sont encore appréciables.
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Réalisé
par EMD, association
danoise d'information et de services
dans le domaine des énergies
renouvelables : www.emd.dk

Pour consulter d'autres simulations
paysagères (France, Grèce)
:
> Download > Animation Player
> Visualizations using 3D-Animator
Et de nombreuses "études
de cas" (en anglais) :
> Documentation > Projects
and documentation > 20
Detailed Case Studies
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Fiche descriptive
Situation
géographique
:
Les polders du Dain, sur la commune
de Bouin, au Nord du département
de Vendée, à proximité
du département de Loire-Atlantique.
Les activités de la commune
sont liées à la mer
(aquaculture, conchyliculture)
Caractéristiques
du parc :
- Vitesse moyenne des vents : 22 Km/h.
- Puissance installée :
5 aérogénérateurs
de 2,4 MW ; 3 aérogénérateurs
de 2,5 MW ; puissance installée
totale : 19,5 MW. La production annuelle
est estimée à environ
45 millions de kWh, ce qui correspond
à la consommation électrique
de plus de 22 000 foyers (hors chauffage).
Cette production répond aux
besoins de la population de Beauvoir-sur-mer
et d’une partie de celle du
canton de Challans.
- Emprise au sol des éoliennes
: 28 m2 par éolienne, soit
224 m2 pour les 8 machines ; hauteur
du mât : 62 m ; longueur d’une
pale : 40 m
- Coût d’investissement
: 23 millions d’euros
Déroulement
du projet
Bouin est le premier parc éolien
en Vendée et il a été
réalisé en concertation
avec les autorités locales.
Le choix du site a répondu à
plusieurs critères : potentiel
de vent, disponibilité d’espace,
proximité du réseau électrique,
situation en dehors des zones protégées,
faible densité de population,
absence d’activités balnéaires,
tradition d’exploitation du vent
(la commune avait compté 12 moulins
à vent).
Les
principales étapes du projet
: études préliminaires
(étude de potentiel éolien
et étude d’impact environnemental)
en 2000 et 2001 ; permis de construire
délivré le 12 décembre
2001 ; construction (SIIF Énergies
France) : de septembre 2002 à
février 2003 ; essais techniques
: mars/Juin 2003 ; mise en service industriel
: juillet 2003
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La question du bruit
de l'éolienne est un deuxième
angle d'attaque du lobby anti-éolien.
Les éoliennes sont accusées
de créer des niveaux sonores insupportables.
La législation fournit des arguments
à ce type d'attaques en stipulant qu'une
éolienne doit respecter les critères
législatifs relatifs aux bruits de
voisinage. Les études ont beau démontrer
que le bruit de l'éolienne, au jeu
des comparaisons, vient loin derrière
les décibels de la circulation routière
et ferroviaire, que le bruit des rotations
des pales est inférieur à celui
du vent dans les branches ou les rues du village,
le thème du bruit assourdissant continue
à être utilisé sans vergogne
et sans arguments chiffrés réellement
probants. Cette réglementation, conçue
pour des milieux urbains, est parfois difficile
à appliquer en milieu rural, caractérisé
par son calme et le type diffus de son habitat.
L’oiseau, porteur de symboles
et de valeurs en matière d'environnement,
permet d'utiliser un autre registre argumentaire
pour rejeter l'éolien. Les éoliennes
sont accusées d'être de gigantesques
moulinettes transformant la gent ailée
en pâté d'alouette, en hachis
d'oiseaux migrateurs. Passé le temps
de ces accusations relevant plus du fantasme
que de l'argumentation scientifique, les délicates
études menées par les ornithologues
(voir ci-dessous en partie ressources) tendent
à montrer que les mortalités
aviaires directes sont relativement infimes,
notamment en comparaison avec celles liées
à d’autres aménagements.
Un oiseau normalement constitué est
capable de repérer une éolienne
et de percevoir le risque de trop s'en approcher.
Les impacts du chantier de construction
d’un parc éolien peuvent parfois
entraîner la destruction d’habitats,
ce que les écologistes ne manquent
pas, à juste titre, de dénoncer.
Ils proposent parfois d’utiliser ces
projets d’aménagement pour mettre
en place des modes de gestion plus durables.
Les débats sont passionnés,
mais les argumentations, parfois empreintes
d'une forte part de subjectivité, sont
à la limite de la mauvaise foi. Elles
sont parfois le fait de néoruraux,
propriétaires de résidences
secondaires, affectés du syndrome du
Nimby ("Not in my backyard",
c'est à dire "je suis pour"
mais "surtout pas dans mon jardin").
Les mêmes peuvent dénoncer les
chants intempestifs des coqs, les aboiements
des chiens, le caractère nauséabond
des bouses de vache, les sonneries nocturnes
des cloches et autres dysfonctionnement de
campagnes idéalisées (cf. Jean-Didier
Urbain, 2002, Paradis vert, Désirs
de campagne et passions résidentielles,
Paris, Payot, chapitre "résidences
et résistances", notamment, p.
268-294).
Des contraintes juridiques
aux aspects techniques
La législation
concernant les installations d'éoliennes
est de plus en plus explicite. En
France, la transposition de la directive européenne
97/11/CE concernant l'évaluation des
incidences de certains projets publics et
privés sur l'environnement a conduit
le législateur à soumettre à
étude d’impact et enquête
publique la plupart des parcs éoliens.
Monter un dossier suppose une série
d'études techniques sur le gisement
éolien, afin de définir le meilleur
emplacement pour profiter des vents les plus
forts et les plus réguliers, mais aussi
et surtout un patient travail de démarchage
auprès des différents acteurs
privés et institutionnels : agriculteurs,
élus, commerçants, associations,
services administratifs, parfois instance
d'un parc naturel ou gestionnaire d'une réserve
naturelle. Ainsi le Parc naturel régional
des caps et marais d'Opale a inclus,
dans la nouvelle version de sa charte, un
certain nombre de prescriptions afin de mieux
intégrer les éoliennes dans
le paysage et par rapport aux lieux habités.
Ce travail de négociations, gage d'acceptabilité
démocratique du projet, peut consommer
beaucoup de temps et d'énergie, sans
garantie de résultat. Il n'est pas
rare que les négociations s'étalent
sur plusieurs années : dans un domaine
où les innovations techniques sont
accélérées, cette lenteur
entraîne parfois l'obsolescence du premier
dossier technique qu'il faut alors refaire.
La construction une fois acceptée,
le permis de construire accordé, l'édification
de l'éolienne peut aller très
vite. Quelques entreprises se partagent le
marché de la fourniture des pièces
et du montage. Certains pays, en particulier
l’Allemagne, le Danemark, le Bénélux,
forts de leur avance dans le domaine de l'équipement
de leurs sites les plus consensuels, détiennent
une grande part du marché européen
de la construction d'éoliennes. Mais
certains composants des éoliennes peuvent
être fabriqués en France et sont
ainsi source d'emplois. Les fondations superficielles
constituent la partie invisible du générateur,
dont la réalisation conditionne une
grande partie de la solidité de l'ouvrage.
Le montage des trois éléments
majeurs de la partie aérienne visible,
le mât, les trois pales du rotor de
30 à 100 mètres de diamètre,
d’un poids de 4 à 7 tonnes et
la nacelle qui abrite les génératrices,
ne prend souvent que quelques jours. L'éolienne
est alors prête à tourner dans
une fourchette de vents ni trop faibles, ni
trop forts.
En complément de
la partie technique, voir sur l'autre site
ressource du réseau DESCO-ENS
en Sciences de l'ingénieur
:
www.si.ens-cachan.fr/ressource/r17/r17.htm#6
Pour comprendre les
dimensions économiques
La seule rentabilité d'un
investissement dans les éoliennes dépend
davantage du tarif de rachat du courant électrique
que de la quantité de vent ! Et les
différents acteurs de la filière
énergétique (publiques et privés,
associatifs, etc.) débattent vivement
des avantages et des coûts comparés
selon les différents modes de production
ainsi que de leur "rendement énergétique"
réel. Ces évaluations sont souvent
assez complexes car elles mobilisent de nombreux
paramètres.
Le
coût global du kWh éolien
fourni au réseau par un parc
d'aérogénérateurs prend
en compte les dépenses d'investissement
initiales et les dépenses annuelles
d'exploitation, d'entretien et de maintenance.
Rapporté à la puissance
installée, le coût unitaire
d'investissement est actuellement de
l'ordre de 1 200 euros par kW.
En raison des progrès technologiques
et de l'effet d'échelle lié
à la croissance de la capacité
industrielle, ce coût a régulièrement
diminué au cours des dernières
années.
Au total, le prix
de revient du kWh dépend à
la fois du coût du kW installé
et de la quantité d'électricité
produite sur le site.
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En France, l'électricité
produite par les éoliennes est injectée
sur le réseau électrique et
achetée par EDF ou un distributeur
non nationalisé. Pour répondre
aux engagements internationaux (Kyoto, Directive
européenne électricité
renouvelable), le gouvernement a encouragé
l'investissement dans les projets éoliens.
Le système tarifaire aujourd'hui en
application (pour les 1 500 premiers
MW installés) s'appuie sur différents
critères (coût du kW installé,
prix de revient du kWh, etc.). Il tient compte
de la qualité du potentiel éolien
: plus le site est venté et plus le
prix de rachat diminue. Cette modulation tarifaire
est destinée à éviter
les rentes indues et à encourager une
meilleure répartition des installations
sur l'ensemble du territoire.
Chez certains voisins européens, par
exemple en Allemagne ou au Danemark, l'investissement
est à la fois porté par de grands
groupes industriels mais aussi par des particuliers
et des agriculteurs : au Danemark ce sont
près de 100 000 familles qui possèdent
des parts dans l'énergie éolienne.
À l'heure actuelle (2002), la comparaison
des coûts de production déclarés
des différentes sources énergétiques
pourrait laisser croire que l'énergie
éolienne n'est pas rentable. En effet,
en centimes d'euros par kWh produit, on estime
(chiffres retenus par la Commission Européenne
dans son Livre Vert sur la sécurité
d’approvisionnement) les coûts
à : 3,5 pour le gaz, 4,5 en moyenne
en Europe pour le nucléaire pour 7 000
heures par an de fonctionnement et 5,6 pour
une ressource éolienne moyenne permettant
d'assurer 2 600 heures par an de fonctionnement
pleine puissance d'un parc éolien.
Mais il faut tenir compte d'autres éléments
d'appréciation tels que :
- la réversibilité, gage de
développement durable : de par la loi,
l'exploitant d'un parc éolien doit
constituer les garanties financières
qui permettront le démantèlement
du parc en fin de vie, or, le démontage
est particulièrement rapide et aisé
dans ce cas,
- la valeur de la production décentralisée
: l'éolien, rapprochant lieux de production
et de consommation, ne nécessite pas
de coûteuses infrastructures de transport
d'électricité à longue
distance,
- les coûts indirects sur l'environnement
et les externalités.
Par externalités,
on entend les coûts ou les
bénéfices pour la collectivité
et l’environnement qui ne sont supportés
ni par les producteurs ni par les consommateurs
d’énergie. Ils ne sont donc pas
compris dans les prix payés par les
consommateurs et incluent par exemple les
dommages à l’environnement naturel
et habité (pollution de l’air,
contribution au réchauffement climatique,
impact paysager des installations, etc). La
période de référence
est le cycle de vie lié à la
filière de production d’électricité,
de la construction au démantèlement
des installations.
Les coûts externes sont évidemment
difficiles à évaluer puisqu’il
faut pour cela identifier puis quantifier
les nuisances et, finalement, valoriser celles-ci
en termes monétaires. En l’absence
de marché, différentes techniques
tentent imparfaitement d’attribuer une
valeur monétaire à ces effets
: la méthode du surplus ; celle des
dépenses défensives (logique
du coût d’évitement) ;
celle des prix hédonistes (la baisse
de prix de l’immobilier affecté
par une nuisance) ; l’évaluation
contingente. Cette dernière consiste
à déterminer le montant maximal
que les individus sont prêts à
payer pour bénéficier d’un
accroissement de la qualité de l’environnement
("willingness to pay" ou
WTP) ou, sinon, le montant minimal que ces
mêmes individus sont prêts à
recevoir en compensation de l’effet
négatif ("willingness to accept"
ou WTA) . L’analyse exhaustive
des dommages occasionnés par les différents
filières de production d’électricité
dépend en tout état de cause
du contexte national et local.
Mais le concept d’externalité
va bien au-delà de la simple
évaluation des dommages environnementaux
ou sanitaires. Par exemple, une externalité,
autant économique que politique, est
la dépendance énergétique
du pays. Il est difficile de la quantifier,
bien que certains auteurs s'y soient essayés
(coût pour les États-Unis de
la protection militaire de leurs principales
routes d’approvisionnement), mais c'est
une des dix questions posées par la
Commission Européenne dans son
Livre Vert sur la sécurité d’approvisionnement
(voir les ressources ci-dessous).
En Europe, l’étude ExternE
menée par la Commission européenne
(en 1995, avec une réactualisation
en 1997-1998, voir ci-dessous les ressources
documentaires) constitue la référence
la plus sérieuse en matière
d’évaluation des externalités
associées aux filières (essentiellement
classiques) de production d’électricité.
La méthode mise en œuvre est une
analyse "de bas en haut" étudiant
les effets d’une installation supplémentaire
à un endroit donné. Les différentes
étapes de l’analyse sont les
suivantes : le site et la meilleure technologie
disponible sont tout d’abord analysés
en détail ; l’ensemble des impacts
sont recensés à chaque étape
du cycle de vie de l’installation ;
ces impacts sont classés par ordre
de priorité décroissante ;
ils sont ensuite quantifiés, l’analyse
étant plus ou moins poussée
en fonction de leur priorité.
L’approche mise en œuvre conduit
à identifier indépendamment
pour chaque activité l’incrément
de dommage. Les méthodes utilisées
s’appuient notamment sur des fonctions
"doseréponse", qui permettent
de caractériser les liens entre la
dose (ou l’exposition) et l’effet.
Ces effets sont évalués en termes
probabilistes (à court, moyen et long
terme / en local, régional et global)
et sont enfin traduites en valeurs monétaires.
Plusieurs pays (mais pas la France)
ont étudié les externalités
de la production éolienne dans le cadre
d’ExternE. Les principaux
impacts de cette filière sont liés
à la réalisation de l’installation.
Ils sont évalués en déterminant
la quantité de polluants atmosphériques
émise par les centrales électriques
et les chaudières utilisées
pour fournir l'énergie nécessaire
à cette réalisation. Les impacts
liés au fonctionnement des machines
sont plus divers et essentiellement locaux,
puisqu’ils vont du bruit aux interférences
électromagnétiques causées
par les pales. Il est notable qu’aucun
des sites sélectionnés pour
ces études n’ait posé
de problème écologique majeur
ou de difficultés d'ordre paysager,
l'impact visuel étant considéré
presque partout comme nul, alors que plusieurs
projets en France rencontrent sur ces sujets
des difficultés allant jusqu’au
contentieux visant à l’annulation
du permis de construire.
Ces
résultats doivent être pris avec
beaucoup de précautions dans le cas
d’éoliennes récentes implantées
en France, la plupart des hypothèses
devant être adaptées : l’impact
majeur noté par la plupart des études
vient des émissions lors de la fabrication
des turbines, du fait de la part prédominante
de la production électrique à
partir de charbon et de lignite dans les pays
considérés (Allemagne, Angleterre,
Danemark, Espagne, Grèce). Une éolienne
fabriquée en France, avec de l’électricité
à 90% d’origine hydraulique ou
nucléaire, ne présenterait pas
les mêmes inconvénients, selon
les résultats d’ExternE pour
ces filières. De plus, les éoliennes
étudiées à l’époque
(1997) étaient de puissance et de taille
limitées : de l’ordre de 150
kW à 300 kW par unité, pour
30 à 40 m de hauteur au moyeu et 45
à 60 m en bout de pale. Alors que les
parcs éoliens en projet aujourd’hui
sont constitués de machines de 1 à
4 MW, pour des hauteurs au moyeu de 60 à
100 mètres et des hauteurs en bout
de pale pouvant atteindre 120 à 150
m. De telles éoliennes sont beaucoup
moins bruyantes que les petites unités,
mais posent des problèmes d’insertion
dans le paysage accrus.
La prise en compte économique
des émissions de gaz à effet
de serre (GES) fait partie des engagements
pris par les États signataires du protocole
de Kyoto. Avec le durcissement des réglementations
environnementales, le coût des externalités
est peu à peu intégré
dans la stratégie des producteurs d’électricité,
et il devrait être en partie internalisé,
dans les pays développés, par
des dispositions réglementaires ou
par des systèmes de permis permettant
de répartir leur coût pour la
collectivité sur l’ensemble des
producteurs. Les producteurs américains
prennent d'ores et déjà en compte
les prix des permis d’émissions
d’oxydes d’azote ou d’oxydes
de soufre dans les calculs économiques
de fonctionnement de leurs centrales. La comparaison
du coût des différentes sources
d'énergie fondée sur l'équivalence
énergétique devrait évoluer
en fonction de la prise en compte de ces externalités
: au fur et à mesure que ces impacts
seront internalisés, la donne changera
en faveur d'énergies non émettrices
de GES. À partir de ces estimations
de coût externe à la tonne de
polluant évité et des caractéristiques
techniques des équipements considérés
(énergie consommée, rendement
et émissions par tonne de combustible),
on peut évaluer le coût externe
au MWh de chaque filière. Il existe
aujourd’hui un marché mondial
"pré-Kyoto" de la tonne de
CO2 évitée : elle
s’échange entre 1 USD et 5 USD/tCO2.
À elle seule, l'énergie éolienne
ne peut être une solution alternative
pour couvrir une part conséquente des
besoins énergétiques des sociétés
contemporaines. Mais, dans une phase de tension
croissante sur les ressources énergétiques
mondiales, dans la perspective d'un épuisement
progressif des gisements d'hydrocarbures identifiés
à ce jour, et compte tenu des incertitudes
de l'évolution climatique globale,
elle n'en constitue pas moins une solution
de complément à considérer.
Paul
Arnould, professeur des Universités,
ENS LSH.
Xavier Arnould, ingénieur à
SIIF Energies France.
Sylviane Tabarly, professeure agrégée,
responsable de Géoconfluences.
Merci à Philippe
Chartier (Syndicat des énergies renouvelables)
et à Jacques Maréchal (ADEME)
pour leur relecture et leurs conseils constructifs.
Première mise en ligne : 26 mars
2004
Pour
aller plus loin, des ressources complémentaires.
Ce sujet peut être
inscrit dans le cadre de l'éducation
relative à l'environnement et au développement
durable (EEDD) qui fera l'objet d'une action
généralisée à
l’école, au collège et
au lycée à la rentrée
2004. Elle s’inscrira notamment dans
les dispositifs pédagogiques récents
comme les itinéraires de découverte
(IDD), l’éducation civique, juridique
et sociale (ECJS), les travaux personnels
encadrés (TPE) et les projets pluridisciplinaires
à caractère professionnel (PPCP).
Enquêtes, documents de presse ou documents
en ligne, ouvrages divers font apparaître
d'intéressants jeux d'acteur et jeux
d'échelle sur les territoires concernés
par des projets d'implantation de champs d'éoliennes :
intérêts individuels / intérêt
collectif ; contradictions écologistes
; principe Nimby ("Not in my
backyard", c'est à dire "je
suis pour" mais "surtout pas dans
mon jardin") ; supports médiatiques
et associatifs ; choix des sites (paramètres
naturels, paysagers et environnementaux, juridiques,
etc.) ; financements et exploitation. Certaines
des ressources indiquées ci-dessous
permettent de faire des études localisées.
Pour
compléter,
voir le dossier
de Géoconfluences consacré au
"paysage
dans tous ses états" ainsi
que sur la brève consacrée à
"Électricité
en réseau : solidarités
et dépendances"
Quelques mots-clés
(pour des recherches documentaires autonomes)
Français : vent, éoliennes,
éolien, aérogénérateur,
énergie, énergie renouvelable,
énergie alternative, électricité,
kyoto, environnement, nimby, paysage, perceptions
paysagères, bruit, aménagement,
développement durable, gaz à
effet de serre, GES, externalités,
internalités, jeu d'acteurs, jeu d'échelles
Anglais : wind, wind mills, aerogenerator,
energy, renewable energy, alternative energy,
electricity, kyoto, environment, nimby, landscape,
landscape perception, noise, regional planning,
sustainable development, GES, externalities,
internalities, play of actor, play of scale,
Espagnol : viento, aerogenerador,
energía, parque eólico, energía
renovable, energía alternativa, electricidad,
medio ambiente, paisaje, percepción
de paisaje, ruido, ordenación, desarrollo
sustentable, externalidad, internalidad, juego
de actores, cambio de escalas
Informations
scientifiques, sites experts, sites institutionnels
- Énergies renouvelables sur le
site du Ministère de l'Économie,
des Finances et de l'Industrie
:
www.industrie.gouv.fr/cgi-bin/industrie/frame0.pl?url=/energie/sommaire.htm
- Commission européenne
- Livre Vert "Vers une
stratégie européenne de sécurité
d'approvisionnement énergétique"
- juin 2002 : http://europa.eu.int/comm/energy_transport/fr/lpi_lv_fr1.html
- Sur le site de l'Agence
de l'Environnement et de la Maîtrise
de l'Énergie (ADEME),
les rubriques consacrées aux énergies
renouvelables : www.ademe.fr
Dont le Tableau de bord de suivi de production
(TBSP) de l'éolien en France :
www.suivi-eolien.com
> Carte de la vitesse moyenne annuelle
du vent, à 50 mètres au-dessus
du niveau du sol, pour les plaines exposées.
Source : European Wind Energy Atlas,
Troen & Pedersen , 1989
www.suivi-eolien.com/francais/AideN/consignesnavigation.asp#cartevent
Les puissances installées en France
(par département, par Région,
France entière) :
www.suivi-eolien.com/francais/SUIVI/SVFranceE.asp
> Odyssée, projet européen
coordonné par l'ADEME. Les indicateurs
d'efficacité énergétique
:
www.ademe.fr/partenaires/odyssee/default.htm
> Site en région, l'exemple de Poitou-Charentes
: www.eolien-poitou-charentes.com
- Divers documents sur les sites de Réseau
de Transport d'Électricité (RTE)
- www.rte-france.com
et d'EDF - www.edf.fr
- Le Schéma régional
éolien en région Nord - Pas
de Calais (Préfecture,
Région, ADEME), avec de nombreux documents
(cartes interactives, photos, etc.) : www.schemaregionaleolien-npdc.org
- Energies nouvelles et renouvelables sur
le site de la Commission européenne
:
www.europa.eu.int/comm/energy/res/index_en.htm
- Le potentiel éolien par Météo
France : www.meteo.fr/meteonet/temps/activite/environnement/index.htm
- Une base de données sur les caractéristiques
du vent conçue et entretenue Kurt S.
Hansen (Technical University of
Denmark - DTU) : www.winddata.com
- Par l'Université du Québec
à Rimouski, Eole,
les éoliennes et l'énergie du
vent :
www.eole.org/index.htm
- L'Agence Méditerranéenne
de l'Environnement (AME, Région
Languedoc Roussillon) organise débats
et colloques - Eoliennes et paysages,
où sont les limites de l’acceptable
? www.ame-lr.org/index02.html
L'analyse économique
: une sélection
- Sur le site du Ministère de l'Économie,
des Finances et de l'Industrie, une très
intéressante étude sur les "Coûts
de référence de la production
électrique" :
www.industrie.gouv.fr/energie/electric/se_ele_a10.htm et
www.industrie.gouv.fr/energie/electric/cout-ref-2.pdf
- Par l'ADEME : www.ademe.fr/htdocs/publications/publipdf/col_ser/aspects.pdf
ou www.dossiersdunet.com/article.php3?id_article=15
- Assemblée nationale - Parmi les rapports
de l’Office parlementaire d’évaluation
des choix scientifiques et technologiques -
www.assemblee-nat.fr/documents/index-oecst.asp
- le Rapport sur l'Etat actuel et les
perspectives techniques des énergies
renouvelables (par C. Birraux et J.Y
Le Déaut, députés le
23 novembre 2001) ainsi que le compte-rendu
intégral de l'audition publique du
8 novembre 2001 :
Les énergies renouvelables : que
peut-on en attendre ? Comment en soutenir
le développement ? www.assemblee-nat.fr/rap-oecst/energies/r3415.asp
- Du côté de la Commission européenne,
Débusquer les coûts cachés
de l'énergie :
http://europa.eu.int/comm/research/news-centre/fr/env/02-10-env02.html
- Un projet de recherche de la Commission
- ExternE - Externalities of Energy
: http://externe.jrc.es
Société
civile, entreprises : jeux d'acteurs autour
des éoliennes
Du côté des professionnels
du secteur :
- le Syndicat des énergies renouvelables
- www.ser-fra.com
- France Énergie Éolienne -
www.fee.asso.fr
- Espace éolien développement
:
www.espace-eolien.fr
- EMD, une association danoise d'information
et de services dans le domaine des énergies
renouvelables :
www.emd.dk
- Une autre association danoise de l'industrie
éolienne - www.windpower.org/fr/core.htm
Du côté des mouvements
associatifs :
De nombreuses mouvements associatifs de type
écologiste s'intéressent aux
questions énergétiques en général,
aux énergies renouvelables dont l'éolienne
en particulier. Dans le domaine de l'éolien,
en France, les associations d'opposition aux
projets d'implantation sont particulièrement
actives. Rechercher, en ligne, des exemples
de "pro" et d'"anti".
En voici quelques uns :
- Greenpeace France : www.greenpeace.fr/campagnes/energie/eolien.htm
- du côté des "anti"
: www.eoliennes.net
- www.ventdecolere.org
Les questions ornithologiques
(ressources papier)
- ABIES, Géokos Consultant, LPO Aude,
"Suivi ornithologique du parc éolien
de Port-la-Nouvelle", 1997, 67 pages.
- ABIES et LPO Aude, Sylvain ALBOUY (ABIES)
- Yvain DUBOIS (LPO Aude) - Hervé PICQ
(LPO Aude), "Suivi ornithologique des
parcs éoliens du Plateau de Guarrigue
Haute (Aude)", octobre 2001, 55 pages
+ annexes
- Association des Amis du Parc Naturel Régional
de Corse - Groupe Ornithologique de Corse,
Gilles FAGGIO, Cécile JOLIN, "Suivi
ornithologique du parc éolien d'Ersa-Rogliano
(Haute Corse)", décembre 2003,
54 pages + annexes.

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| Mise
à jour : 26-03-2004

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