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Brève
- n° 7, 2004 - Une saison cyclonique dévastatrice
sur l'Atlantique Nord:
Charley, Frances, Ivan, Jeanne ... et les autres |
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Les articles des brèves sont indépendants des dossiers. Ils portent
sur des sujets souvent liés
à l'actualité et aux préoccupations
de nos sociétés ou sur des thèmes délimités. Ils pourront
faire l'objet de développements et
d'approfondissements ultérieurs au
sein de dossiers plus complets : voir
l'index
des dossiers thématiques.
Une
saison cyclonique dévastatrice sur
l'Atlantique Nord :
Charley, Frances, Ivan,
Jeanne ... et les autres
(Sylviane Tabarly
et Vincent Clément)
Les cyclones tropicaux qui ont balayé
l'Atlantique Nord en 2004 ont été
parmi les plus meurtriers de ces trente dernières
années. Phénomène climatique
d'une extraordinaire puissance, les cyclones
s'inscrivent pleinement dans la géographie
des risques et des catastrophes lorsqu'ils
traversent des régions habitées.
Les sociétés humaines, en fonction
de leur niveau de développement, sont
inégalement exposées à
ce risque. Les cyclones qui se sont succédé
ces dernières semaines dans les Caraïbes
et le Sud des Etats-Unis nous ont rappelé
cette dure réalité. Les pays
du Sud sont les plus vulnérables. En
amont, les pays des Caraïbes disposent
de moyens de prévention, d'information
et de déplacement des populations beaucoup
plus limités que leur voisin étasunien.
En aval, leur système de protection
civile et d'aide aux populations victimes
de catastrophes est largement insuffisant.
Cela entraîne souvent des risques associés,
alimentaires et sanitaires, comme on a pu
le constater récemment en Haïti.
Sans État de droit capable de réguler
les effets de telles catastrophes et d'assurer
un retour à la normalité dans
des conditions acceptables, l'aide humanitaire
internationale a du mal à parvenir
aux populations affectées (infrastructures
de communication déficientes, insécurité),
et fait l'objet parfois de pillages ou de
détournements.
Pour préciser les notions
de risque, d'aléa et de vulnérabilité,
voir
le document en pop-up
Des
conséquences humaines désastreuses
Le passage
d'un cyclone (du grec kuklos, cercle,
appelés aussi typhon dans
l’ouest du Pacifique et dans l’Océan
Indien, baguios aux Philippines,
willy-willies en Australie, hurricanes
en Amérique du Nord) dans les régions
habitées entraîne souvent des
catastrophes de grande ampleur. Toitures arrachées,
maisons éventrées, véhicules
renversés, bateaux enchevêtrés
et parfois projetés sur les quais,
villes et villages inondés, sans compter
bien entendu les pertes en vies humaines,
tel est le spectacle désastreux qu'ont
laissé derrière eux les cyclones
Charley, Frances, Ivan et Jeanne dans les
Caraïbes et le Sud des Etats-Unis en
août et septembre 2004. Cette capacité
destructrice est liée à l'énergie
considérable que développent
ces phénomènes climatiques.
Un cyclone est tout d'abord une puissante
soufflerie qui émet des vents violents,
toujours supérieurs à 118 km/h,
mais pouvant dépasser 300 km/h. Ce
sont ensuite de grandes accumulations de cumulo-nimbus,
gorgées d'humidité, qui forment
un cercle tourbillonnant de 100 à 1 000
km de diamètre. C'est pourquoi les
cyclones s'accompagnent de précipitations
brutales : 300 mm en quelques heures est une
situation tout à fait courante. Cependant,
dans les îles montagneuses, les abats
d'eau peuvent atteindre plusieurs mètres
en 24 heures. Enfin, l'élévation
du niveau marin, véritablement aspiré
par ces dépressions cycloniques très
creuses, provoque des raz-de-marée
et des inondations catastrophiques dans les
espaces littoraux.
Cliquer
sur les photos ci-dessus pour les agrandir
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Les dégâts en Floride
Une
vue aérienne des dégâts
laissés par le passage du cyclone
Charley à Punta Gorda en Floride
le 15 Août 2004. Les vents atteignaient
210 km/h et le cyclone a fait 16 victimes.
©
Afp photo de Stephen Jaffe (téléchargement
du 20/09/2004, soumis
à
conditions
particulières.)
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Inondations
et déforestation en Haïti
Haïti,
le 24 septembre 2004 - Des Haïtiens
marchent sur les routes inondées
à proximité de Gonaïves.
La tempête tropicale Jeanne a
provoqué des inondations meurtrières
qui ont ravagé le Nord d'Haïti.
Mais les experts disent que la pauvreté
et la déforestation ont joué
un rôle majeur dans ce désastre.
Un des pays les plus pauvres de la planète,
Haïti, a subi aussi la pire déforestation
privant de nombreuses zones d'une protection
naturelle contre les inondations. Les
paysans, qui s'efforcent de tirer de
faibles revenus d'un sol dégradé,
ont abattu des arbres pour en faire
du charbon de bois, très recherché
dans un pays où la plupart des
habitations sont dépourvues d'électricité.
©
Afp photo de Roberto Schmidt (téléchargement
du 20/09/2004, soumis à
conditions
particulières.)
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| Des
effets dévastateurs - Témoignages
et descriptions - Adaptation et montage
de dépêches d'agence de
presse - Afp et Reuters du 4 au 27 septembre
2004
Ces témoignages
évoquent différentes situations.
Elles sont dépendantes des différences
de niveaux de développement et
donc de vulnérabilité
des sociétés affectées
par les cyclones. D'après les
textes ci-dessous, on pourra comparer
à cet égard une société
très développée
(les États-Unis)
et des sociétés peu développées
et vulnérables (Grenade, Haïti).
Le cyclone Ivan (ouragan de
classe 4 à 5) :
États-Unis
- Environ deux millions
d'habitants - dont 1,2 million pour
la seule ville de La Nouvelle-Orléans
- ont fui les zones côtières
pour rejoindre l'intérieur des
terres, des centaines de touristes ainsi
qu'une centaine de milliers d'habitants
du centre-ville, sans moyen de locomotion,
se sont trouvés piégés
à La Nouvelle-Orléans.
Le maire de cette ville, particulièrement
vulnérable aux cyclones en raison
de sa position au-dessous du niveau
de la mer, a conseillé à
ces personnes restées en ville
de se réfugier dans des immeubles
d'au moins un étage.
- Plus d'un million de personnes se
retrouvent sans électricité
dans plus de 13 États, avec plus
de 340 000 foyers et bureaux touchés,
ont annoncé des responsables.
Des centaines de sauveteurs et de personnels
de secours arpentent les maisons démolies
dans tous les quartiers, avec l'aide
de chiens renifleurs afin de déterminer
l'éventuelle présence
de nouvelles victimes dans les décombres
ou le long des berges des rivières
en crue. Ivan est l'ouragan le plus
meurtrier aux États-Unis depuis
le passage de Floyd en 1999.
- Les gardes côtes ont ordonné
la fermeture de cinq grands ports le
long du golfe du Mexique, de l'Alabama
au Mississipi et à la Floride.
Les compagnies pétrolières
ont évacué des milliers
de personnes des plates-formes off-shore
et arrêté les raffineries
dans une région d'où provient
le quart de la production pétrolière
et gazière américaine.
- Ivan a fait 119 victimes. Les dégâts
qu'il a provoqués dans une douzaine
d'États des États-Unis
sont provisoirement évalués
(estimations au 25 septembre) entre
5 et 10 milliards de $.
Le cyclone Jeanne (tempête
tropicale puis ouragan de classe 3 à
son arrivée sur la Floride) :
Haïti
- "J'ai survolé la savane
désolée, une dizaine de
kilomètres avant Gonaïves,
c'est une vaste mer. Il n'y pas une
seule maison dans la ville des Gonaïves
qui ne soit inondée", a
témoigné le Premier ministre
haïtien Gérard Latortue.
Il a aussi déclaré : "Il
y a un risque d'épidémie
à cause des cadavres. Il n'y
pas d'électricité, les
morgues ne fonctionnent pas, il y a
de l'eau partout ! C'est le plus grand
drame auquel la ville est exposée
aujourd'hui". Dans les rues de
Gonaïves submergées d’eau,
les glissements de terrain et les inondations
ont détruit la plupart des maisons
basses et des cahutes pauvres des quartiers
populaires.
- La communauté internationale
s'organise : plusieurs pays ont offert
leur aide à cette île,
l'une des plus pauvres du monde. Les
convois humanitaires arrivent au compte-goutte,
mais ils pourraient être retardés
par l'insécurité : pendant
les inondations, de nombreux policiers
ont quitté leurs postes, les
familles sont tentées par les
pillages. Par ailleurs, plusieurs centaines
de détenus se sont échappés
des prisons.
- Les Casques bleus de la Mission des
Nations unies en Haïti (Minustah)
distribuent de la nourriture à
des populations affamées, et
bien souvent à bout de nerf.
Les Haïtiens doivent aussi faire
face à une autre menace : les
épidémies. Plus de 2 000
personnes seraient mortes, et chaque
jour, on découvre de nouveaux
corps. Les morgues sont bondées
: les cadavres seront enterrés
dans des fosses communes pour diminuer
le risque d'épidémies
(choléra, typhoïde). Le
Brésil, qui dirige les Casques
bleus de la Minustah, a envoyé
une équipe de 18 spécialistes
avec des appareils de traitement de
l'eau et des médicaments suffisants
pour traiter 10 000 cas.
- Des mesures de sécurité
ont été prises pour prévenir
les risques de pillages et d'émeutes
lors de la livraison de l'aide. Sur
place, on déplore que des rivalités
locales, le désordre politique
et la corruption perturbent la distribution
de l'aide. Au lieu des zones les plus
touchées, ce sont, d'après
un haut responsable de la police nationale,
"les zones contrôlées
par les chimères (anciennes
milices de l'ex-président Jean
Bertrand Aristide) qui reçoivent
le plus d'assistance. Ils ont les armes.
Le maire décide où vont
les camions mais les chimères
sont plus puissants que le maire".
Le 28 septembre 2004, le bilan provisoire
officiel est de 1 300 morts (le
nombre total des victimes devrait dépasser
les 2 000) et plus de 1 000
disparus. Les inondations ont laissé
quelque 300 000 personnes sinistrées.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes
sont sans eau potable ni nourriture.
Au mois de mai 2004, d'importantes précipitations
avaient déjà fait plus
de 2 000 victimes à Haïti.
|

Pour accompagner cette
carte, voir ci-dessous l'animation
d'images du satellite GOES East
La trajectoire des cyclones est à la
fois simple et compliquée. Globalement,
les cyclones se forment dans la partie orientale
des océans en fin d'été
et à l'automne, sur les mers surchauffées
de la zone intertropicale (température
de la mer d'au moins 26°C, sur une lame
d'eau d'environ 50 m). Puis, sous les effets
de la rotation de la terre, les cyclones se
déplacent de l'est vers l'ouest. La
force de Coriolis est indispensable pour donner
un mouvement tourbillonnaire aux cyclones
en formation. Elle engendre un sens giratoire
vers la droite dans l'Hémisphère
Nord, et en sens inverse dans l'Hémisphère
Sud. Les cyclones ne peuvent pas se développer
à proximité immédiate
de l'équateur où la force de
Coriolis est insuffisante. Dans le détail,
bien que se déplaçant grossièrement
d'est en ouest, les cyclones peuvent avoir
des trajectoires erratiques, avec des tracés
en boucle (cyclone Jeanne, voir carte ci-dessus),
ce qui complique considérablement le
travail des prévisionnistes. Lorsqu'ils
atteignent les masses continentales, les cyclones
finissent par disparaître car ils ne
sont plus alimentés en eau d'évaporation
provenant des mers chaudes.
La circulation d'est-ouest des cyclones se
traduit par une répartition inégale
des régions tropicales soumises à
ce risque climatique. Seules les façades
orientales des continents de la zone intertropicale
peuvent être affectées par les
cyclones. L'Hémisphère Nord
est le plus concerné par ce risque.
En moyenne, au cours du XXe siècle,
68% des cyclones ont été enregistrés
dans l'Hémisphère Nord, contre
42% dans l'Hémisphère Sud. Les
catastrophes liées aux cyclones sont
aussi moins fréquentes dans l'Hémisphère
Sud où les terres émergées
sont moins importantes, et les territoires
souvent moins densément peuplés.
Pour en savoir plus sur les cyclones et la
force de Coriolis, sur le "site jumeau"
Planet-Terre :
- La force de Coriolis :
www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/Infosciences/Climats/Dynam-atmos/Cours-Coriolis/index.html
- La dynamique des cyclones :
www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/Infosciences/Climats/Dynam-atmos/Circulations/Cyclones/textecyclone.html
À
titre de comparaison, des exemples de grandes
catastrophes dues
aux cyclones, dans le monde, depuis 30 ans
|
Amérique
centrale
et Caraïbes |
Bangladesh |
Asie
de l'Est
et du Sud-est |
1974 |
septembre : le cyclone
Fifi fait 15 000 morts au
Honduras et plus de 600 000 personnes
sinistrées |
|
|
1985 |
|
mai : au Bangladesh, un
raz-de-marée provoqué par
un cyclone fait plus de 6 800 morts
et disparus. |
|
1986 |
|
|
septembre : au Vietnam,
le typhon Wayne fait près
de 400 morts et 2 500 blessés. |
1987 |
|
|
juillet : en Corée
du Sud, le typhon Thelma fait
plus de 500 morts.
novembre : aux Philippines, le centre
du pays est balayé par le typhon
Nina, près de 800 morts et disparus. |
1988 |
|
novembre : au Bangladesh,
plus de 1 500 morts et des milliers
de disparus lors d'un cyclone qui touche
également l'État indien
voisin du Bengale occidental. |
|
1989 |
|
|
mai : au Vietnam, le typhon
Cécile fait 740 morts
et disparus |
1990 |
|
|
décembre : aux
Philippines, le passage du typhon Mike
fait 750 morts et disparus. |
1991 |
|
avril : au Bangladesh,
un violent cyclone suivi de tornades et
d'inondations fait plus de 139 000
morts. |
novembre : aux Philippines,
le cyclone Thelma, sur l'île
de Leyte, cause la mort ou la disparition
de plus de 6 000 personnes. |
1994 |
|
|
août : en Chine,
le typhon Fred tue au moins 700
personnes dans la province de Zhejiang
(est). |
1995 |
|
|
novembre : aux Philippines,
le typhon Angela fait 1 071
morts et disparus. |
1998 |
- septembre,
cyclone Georges : environ 500
morts et des dégâts considérables
en République Dominicaine, Cuba
et Haïti
- octobre - novembre, cyclone Mitch
: plus de 9 000 morts, 15 000
disparus et 2,3 millions de sinistrés
en Amérique centrale, surtout au
Honduras et au Nicaragua |
|
|
En termes de dégâts
matériels et de coûts, les comptabilités
sont difficiles à établir et
sont en partie fondées sur les indemnités
versées par les compagnies d'assurances.
Le record serait celui de l'ouragan Andrew
de 1992, dont les dégâts sur
les Bahamas et la Floride a été
estimés à 25 milliards de dollars.
Ce record pourrait être approché
par la saison cyclonique de 2004 : autour
de 8 milliards de dégâts pour
Ivan et pour Jeanne, sans compter les autres
cyclones (Charley, Frances). Le coût
moyen d'un cyclone croît au fil du temps
: de 200 millions de $ dans les années
1950, il dépasse 1 milliard de $ au
début des années 2000.
Lorsque des sociétés
du Sud sont touchées, ces estimations
n'ont guère de sens, les populations
sont peu assurées et ne peuvent souvent
compter que sur elles-mêmes et sur la
mobilisation de l'aide humanitaire internationale.
La
mesure des cyclones
On
identifie divers types de perturbations
tropicales : dépressions tropicales,
tempêtes tropicales et cyclones. Une
dépression tropicale est accompagnée
de vents de surface soutenus de moins de 63
km/h. Une tempête tropicale correspond
à des vents de surface soutenus de
63 à 117 km/h maximum. Enfin, un cyclone
est caractérisé par des vents
d’au moins 118 km/h soufflant de façon
circulaire autour d’un centre relativement
calme, appelé "œil du cyclone".
À partir du stade
du cyclone, il convient de préciser
l'intensité du phénomène
: on utilise couramment à cet effet
l'échelle Saffir-Simpson.
Classification
des cyclones : l'échelle
Saffir-Simpson
La
gravité des cyclones est évaluée
en fonction des pressions, de la vitesse
du vent et des dégâts
qu'ils produisent. L'échelle
Saffir-Simpson compte cinq classes
qui déterminent l'intensité
des cyclones tropicaux dans l'océan Atlantique et le Nord-Est du Pacifique.
| Classes |
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
Pression
en hPa |
> à
980 |
965-979
|
945-964 |
920-944 |
< à
920 |
Vent
en km/h |
118-153 |
154-177
|
178-209 |
210-249 |
> à
249 |
Elévation
du
niveau de la mer (m) |
1 à
1,7 |
1,8 à 2,6
|
2,7 à
3,8 |
3,9 à
5,6 |
> à
5,6 |
Dégâts |
minimes |
modérés |
intenses |
extrêmes |
catastrophiques |
-
classe 1 : les risques sont
mineurs pour les habitations sans
fondations. Les routes côtières
sont inondées, des dommages
sont possibles pour les appontements
et les embarcations.
- classe 2 : Les
dégâts peuvent être
importants pour des habitations de
type mobile-home. Des toits peuvent
être soulevés, des maisons
perdre une porte ou une fenêtre.
Les routes côtières sont
inondées 2 à 4 heures
avant l'arrivée de l'oeil du
cyclone.
- classe 3 : Les
plus gros arbres sont déracinés,
tous les panneaux d'affichage sont
renversés. Un grand nombre
des toits sont endommagés.
Beaucoup d'habitations près
des rivages sont détruites.
Les routes basses sont coupées
par des inondations 3 à 5 heures
avant que l'oeil du cyclone n'arrive.
Les inondations sont importantes.
- classe 4 : Les
arbres sont arrachés, ainsi
que les panneaux d'affichage. Importants
dégâts aux toitures,
portes et fenêtres. Dégâts
importants aux étages inférieurs
des édifices en raison d'inondations.
La plupart des routes basses sont
coupées par les eaux 3 à
5 heures avant le passage de l'oeil
du cyclone. Le sable des plages est
soufflé en masse. Sur les côtes,
l'évacuation de la population
est conseillée sur une bande
de 3 km à l'intérieur
des terres.
- classe 5 : Peu
de portes et fenêtres résistent,
les vitres explosent. Destruction
de nombreuses habitations. Les plus
légères sont renversées
ou se disloquent. Dégâts
majeurs aux étages inférieurs
des constructions situées à
5 m au dessus du niveau de la mer,
jusqu'à 1 km des côtes.
L'évacuation peut aller jusqu'à
6 km à l'intérieur des
terres.
Une autre échelle est
connue sous le nom de Dvorak,
inventeur d'une technique
d'estimation de l'intensité
à partir des images satellites
: on compare les caractéristiques
nuageuses de la perturbation aux modèles
types prédéfinis.
D'après le dossier thématique
du site de Météo-France
consacré aux cyclones tropicaux
:
www.meteofrance.com/FR/pedagogie/dossiers_thematiques/cyclones_tropicaux.jsp
|
Systèmes
d'observation et images de cyclones
Trajectoires
de cyclones - Animation d'une séquence
d'images du satellite géostationnaire
GOES East. Sélection
de l'image infra-rouge de 12h45 TU (UTC)
du 7 septembre
au 27 septembre 2004
Sans
liaison internet à haut débit,
privilégier le mode manuel de défilement.
Animation réalisée
à partir des images GOES East (voir
ci-dessous) disponibles sur le "Geostationary
satellite server" > GOES East
archive > GOES East Hurricane sector
: www.goes.noaa.gov/g8hu.html
Les capteurs (instruments) des satellites
géostationnaires délivrent
trois principaux types d'images
en fonction des bandes spectrales d'observation
: images dans le visible, dans l'infra-rouge
thermique (qui rendent compte de la température
de surface supérieure des objets
observés) et dans la bande d'absorption
de la vapeur d'eau. L'infra-rouge thermique,
qui fournit des images tant diurnes que
nocturnes, favorise la visualisation des
nuages de haute altitude, tout particulièrement
des cumulo-nimbus. Leur sommet, plus froid,
apparaît dans des gammes de tons très
blancs.
Satellites
défilants et satellites géostationnaires
: un maillage global

Pour
en savoir plus, consulter les pages
d'Educnet, Météorologie
et enseignement :
www.educnet.education.fr/meteo/default.htm
:
L'Organisation météorologique
mondiale (OMM / WMO) organise et coordonne
une Veille météorologique
mondiale (VMM). Elle fournit en temps
réel une information météorologique
recueillie et acheminée par
les systèmes d'observation
et les liaisons de télécommunication
qu'exploitent ses 185 membres dans
le monde entier. Le ssytème
global repose sur quatre satellites
à défilement à
orbite polaire (NOAA, Météor),
cinq satellites géostationnaires
(Météosat, GOMS, GOES),
environ 10 000 stations terrestres
d'observation, 7 000 stations
sur navires et 300 bouées ancrées
et dérivantes dotées
de stations météorologiques
automatiques : www.wmo.ch/home-fr.html
|
Les caractéristiques
des satellites défilants à
orbite polaire :
Les satellites défilants évoluent
à basse altitude à quelques
centaines de km. Leur période
de révolution autour de la Terre
est courte : 102 minutes pour une altitude
de 850 km. Les satellites aux applications
météorologiques suivent
une orbite polaire (inclinaison de 99°),
ce qui les rend héliosynchrones
: ils survolent une région donnée
de la Terre à heure solaire constante
et, donc, sous des éclairages
comparables.
Les satellites de la NOAA (National
Oceanic and Atmospheric Administration)
actuellement opérationnels sont
NOAA 16 et NOAA 17. Ils sont équipés
de capteurs divers et assurent des missions
très diversifiées.
Les caractéristiques
des satellites géostationnaires
:
Ils sont situés dans
le plan équatorial, à
36 000 km de la surface de la Terre
et ont une position relative fixe par
rapport à la Terre. En conséquence,
ils peuvent prendre fréquemment
des images (une
scène toutes les 15 mn pour les
satellites de dernière génération)
ce qui assure que la surface de la mer
ou de la Terre puisse être vue
à travers des trouées
nuageuses régulièrement.
L'enregistrement des scènes
se fait dans trois canaux : visible
avec une résolution de 2,5 km
au nadir (point sub-satellite), "vapeur
d'eau" et infrarouge thermique
avec une résolution de 5 km au
nadir. Les satellites géostationnaires
de seconde génération
(tels que Météosat de
seconde génération - MSG
ou GOES 8), disposent d'un imageur SEVIRI
à 12 canaux dont la résolution
est de 1 à 3 km. |
Prévention,
systèmes d'alerte et de prévision
Le Centre de prévision
de Miami (Tropical Prediction Center,
National Hurricane Service de la NOAA
et du National Weather Service -
NWS) : www.nhc.noaa.gov
est probablement le plus perfectionné
et le plus complet des centres spécialisés
dans la connaissance des cyclones et il fait
autorité dans la communauté
météorologique internationale.
Le centre fournit des bulletins réguliers
(Tropical Weather Outlook in ATlantic
- TWOAT), transmis et réactualisés
toutes les 6 heures. Des bulletins spéciaux
appelés "advisories", sont
des messages particuliers concernant les perturbations
formées, qu'ils soient au stade de
dépression (Tropical Depression
Advisory), de tempête (Tropical
Storm Advisory), ou de cyclone (Hurricane
Advisory). Ces avis, diffusés
toutes les 6 heures, donnent des informations
sur les caractéristiques du phénomène
suivi et surveillé, les territoires
éventuellement menacés, l'évolution
en cours.
Météo-France fournit des bulletins
plus particulièrement destinés
aux DOM-TOM français dont voici des
exemples ci-dessous.
Exemples
de bulletins de Météo-France
Cliquer sur
les miniatures ci-dessous pour les agrandir
Source : www.meteo.fr/temps/domtom/antilles/pack-public/cyclone/traj/init.htm
Catastrophe
et géopolitique
La
succession rapprochée des cyclones
en 2004 dans cette partie de l'Atlantique
Nord mobilise, bien entendu, les pouvoirs
publics et les médias. La
nature des dégâts provoqués,
les modes de réponse adoptés,
sont révélateurs des grands
contrastes de développement dans cette
partie du monde.
C'est ainsi qu'aux États-Unis, les
déplacements de population concernent
des centaines de milliers, voire, des millions
d'habitants qui ont les moyens d'une mobilité
de grande ampleur. Par rapport aux effectifs
de populations concernés, les pertes
humaines y est relativement moins important
que dans les pays du Sud. Par contre, le coût
des dégâts matériels,
les sommes dues par les assureurs et réassureurs
y sont élevés.
La situation est inverse pour certains pays
des Caraïbes, tels que La Grenade, Haïti,
La Jamaïque. Pour ces espaces insulaires
sans arrières-pays et souvent démunis
de moyens adaptés, les conséquences
sont différentes et sont particulièrement
dramatiques pour des populations. Ces pays
seront, le plus souvent, amenés à
faire appel à l'aide humanitaire bilatérale
ou internationale : voir ci-dessous dans la
partie Ressources du dossier, "Les
acteurs de l'humanitaire".
À
Cuba, l'approche du cyclone Ivan fut
l'occasion d'une mise en scène
télévisuelle orchestrée
directement par le pouvoir. Une mobilisation
générale préventive
(1,9 million d'habitants évacués)
fut efficacement organisée.
Ci-contre, sur cette image de la télévision
cubaine, le président, Fidel
Castro, explique les trajectoires possibles
du cyclone Ivan. Après avoir
fait 44 morts sur sa trajectoire à
travers les Caraïbes, le cyclone
approchait, le 12 septembre 2004, des
îles Caïmans et de Cuba,
en se déplaçant vers l'ouest-nord-ouest
à la vitesse de 17km/h. Des territoires
a forte densité de population
pouvaient être atteints. Des vents
de près de 240 km/heure en avaient
fait un cyclone de catégorie
4 selon le Centre national des ouragans
basé à Miami. |
|
Genèse
et évolution de l'activité
cyclonique
Nous
avons vu, ci-dessus, que les cyclones se
forment dans la partie orientale des océans,
à partir d'une zone perturbée
qui circule d'est en ouest dans ce que l'on
appelle la Zone Intertropicale de Convergence,
la (ZIC ou ZCIT). Pour que ces perturbations
évoluent au stade de cyclone, elles
doivent être alimentées par
un "carburant", en l'occurrence,
l'eau chaude océanique. L'évaporation
de grandes quantités d'eau fournit
l'énergie nécessaire pour
entretenir le système convectif qu'est
une formation cyclonique.
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Les
températures de surface de
la mer : observations, prévisions
Le Centre de prévision
sur le climat (Climate Prediction
Center) de la NOAA présente
des cartes des températures
de surface de la mer (Sea Surface
Temperature - SST), en particulier
des prévisions et des animations
sur les 12 dernières semaines
et les diverses anomalies thermiques
constatées à partir
de l'imagerie satellite
www.cpc.ncep.noaa.gov/products/hurricane/index.html
Également, un aperçu
de la saison cyclonique :
www.cpc.noaa.gov/products/outlooks/hurricane.html
Exemple du document ci-contre :
, pour les quatre dernières
semaines observées selon
la date de consultation : les SST
moyennes par semaine (colonne de
gauche, en °C) et les anomalies,
les écarts constatés
(colonne de droite, en °C)
|
D'autres conditions
doivent également être remplies
pour voir se développer les cyclones
: le profil vertical des vents ne doit pas
présenter de cisaillements (inversions
de direction des vents) qui contrariraient
les ascendances ; en haute altitude, au
niveau de la tropopause, le champ de pression
doit permettre l'évacuation latérale
des masses d'air aspirées par la
"cheminée" cyclonique (on
parle de divergence de haute altitude).
Les périodes de phénomène
El Niño ou La Niña
(phénomène inverse du Niño),
ont aussi des conséquences sur l'activité
cyclonique : El Niño semble
diminuer l'activité cyclonique (car
il accroît les cisaillements atmosphériques),
La Niña semble, au contraire,
l'intensifier.
Y aura-t-il plus de cyclones dans
les années à venir en raison
de l'évolution climatique de
notre planète ? Tout comme pour
la question de l'évolution du climat
de la planète, on retrouve les partisans
du scénario - catastrophe et ceux
qui pensent que, quels que soient les changements
observés, la nature compensera leurs
effets et que les bouleversements promis
ne se produiront pas.
Ainsi, les travaux de l'équipe de
W. Gray et de ses collaborateurs de l'Université
du Colorado prédisent 'une recrudescence
de l'activité cyclonique sur la zone
de l'Atlantique durant les 20 ou 30 prochaines
années (1995/2020), à partir
d'un cycle mis en évidence, selon
eux, d'une durée de 20 à 40
ans, qui fait alterner les périodes
à faible activité cyclonique
(1900/1930 - 1970/1994) et celles à
plus forte activité (1930/1970 -
1995/en cours). Il y a en général
dix tempêtes tropicales et six ouragans
par an dans le bassin de l’Atlantique.
Or, depuis 1995, en Atlantique, toutes les
saisons cycloniques sauf deux (1997 et 2002)
ont été plus actives que la
normale. Les deux exceptions de 1997 et
2002 correspondent à des années
à phénomène El
Niño. Cette activité
cyclonique croissante contraste avec les
25 années précédentes
(1970 - 1994) pour lesquelles l'activité
cyclonique constatée était
plutôt inférieure à
la normale.
De leur côté, les équipes
de Météo-France, qui ont développé
un modèle climatique appelé
Arpège - Climat, se basent sur des
simulations du climat actuel à partir
d'hypothèses de travail. Par exemple,
l'hypothèse d'un doublement du gaz
carbonique dans l'atmosphère (souvent
retenue par les climatologues) amplifierait
le réchauffement de la Terre déjà
observé depuis le début du
XXème siècle. De même
les océans devraient voir leur température
de surface augmenter. (voir l'article du
dossier
consacré au développement
durable). Des mers plus chaudes vont-elles
alors favoriser l'activité cyclonique
tropicale ? Le modèle climatique
français confirme cette idée
avec une augmentation sensible du nombre
de cyclones, dont le nombre annuel doublerait
ou presque, les zones de cyclogenèse
restant les mêmes.
Certains chercheurs mettent en doute ces
simulations qui ne tiennent pas vraiment
compte de la réponse que ce changement
thermique amène à d'autres
facteurs très influents sur l'activité
cyclonique. Le cisaillement vertical des
vents entre la surface et la haute troposphère
sera-t-il diminué (plus de cyclones)
ou augmenté (moins de cyclones) ?
Le réchauffement des eaux augmentera-t-il
la fréquence, voire accentuera-t-il
la récurrence du phénomène
El Niño, comme certains le pensent,
ce qui entraînerait alors une diminution
de l'activité cyclonique sur le Bassin
Atlantique ? Quelles incidences pourrait
aussi avoir un réchauffement climatique
sur les trajectoires, les températures
et l'épaisseur des grands courants
marins ?
On le voit, une réponse globale n'existe
probablement pas. S'il est possible que
le réchauffement de la planète
augmente les températures de surface
des océans favorables aux développements
de cyclones, nul ne sait réellement
comment les autres acteurs de la cyclogenèse
(formation de cyclones) évolueront.
Les scénarios - catastrophe évoquent
une évolution dans le même
sens, d'autres plus raisonnables imaginent
une nature bienveillante qui s'opposerait
à cette évolution ... Le XXIème
siècle apportera les premières
réponses.
Des
ressources pour aller plus loin, une sélection
Quelques
mots-clés
Français
: cyclone, ouragan, typhon, tempête
tropicale, dépression tropicale,
trajectoires, risques, vulnérabilité,
catastrophe, aide humanitaire, victimes,
Zone de Convergence intertropicale, ZCIT,
échelle, classification, Saffir-Simpson,
Dvorak, Caraïbes, Amérique,
Atlantique Nord, satellite géostationnaire,
satellite défilant, GOES, Meteosat,
NOAA, température de surface de la
mer, SST.
Anglais - Title
- A devastating cyclonic season
in the North Atlantic : Charley, France,
Ivan, Jeanne and the others.
Keywords : cyclone,
hurricane, typhoon, tropical storm, tropical
depression, trajectory, risk, vulnerability,
catastrophe, humanitarian aid, victims,
Intertropical convergence zone, ICZ, scale,
classification, Saffir-Simpson, Dvorak,
the Caribbean, America, North Atlantic,
geostationary satellite, GOES, Meteosat,
NOAA, Sea Surface Temperature, SST.
Espagnol - Título
- Una estación cyclónica
devastadora : Charley, Frances, Ivan, Jeanne
y los demás.
Palabras
claves : ciclón, huracán,
tifón, tempestad tropical, depresión
tropical, trayectoria, riesgo, vulnerabilidad,
catástrofe, ayuda humanitario, víctimas,
Zona de convergencia intertropical, ZCIT,
escala, clasificación, Saffir-Simpson,
Dvorak, Caribe, satélite geoestacionario,
GOES, Meteosat, NOAA, temperatura superficial
del mar, SST.
Des
informations scientifiques. Sites experts,
sites institutionnels
Durant la période des cyclones
tropicaux de la zone Atlantique Nord / Caraïbes,
soit du 1er juin au 30 novembre, des renseignements
sont fournis sous forme de bulletins réguliers
ou non, diffusés sur les réseaux
de télécommunication spécialisés,
ou même désormais sur les réseaux
publics de type Internet. L'imagerie satellite
est très présente sur les
questions météorologiques
et elle permet un suivi très précis
et réactif de l'évolution
des phénomènes. On retrouvera
facilement ces images sur les sites spécialisés
en ligne.
- Une référence, le
Centre de prévision de Miami (Tropical
Prediction Center, National Hurricane Service
de la NOAA et du National Weather Service
- NWS) : www.nhc.noaa.gov
est probablement le plus perfectionné
et le plus complet des centres spécialisés
dans la connaissance des cyclones et il
fait autorité dans la communauté
météorologique internationale.
- Le Centre de prévision sur le climat
(Climate Prediction Center) présente
des cartes des températures de surface
de la mer (Sea Surface Temperature
- SST), en particulier des prévisions
et des animations sur les 12 dernières
semaines et les diverses anomalies thermiques
constatées à partir de l'imagerie
satellite
www.cpc.ncep.noaa.gov/products/hurricane/index.html
Également, un aperçu de la
saison cyclonique : www.cpc.noaa.gov/products/outlooks/hurricane.html
- Sur le site de la NOAA, beaucoup d'imagerie
: www.noaa.gov
- Ainsi que sur
celui de GOES (satellite géostationnaire)
: www.goes.noaa.gov/g8hu.html
(voir les séries d'images)
- Les cyclones tropicaux, un dossier thématique
de Météo-France :
www.meteofrance.com/FR/pedagogie/dossiers_thematiques/cyclones_tropicaux.jsp
Parmi les pages d'information et de vulgarisation
scientifiques proposées, retenons
celles consacrées :
> à la question des échelles
(les 5 catégories de la classification
Saffir-Simpson et la classification Dvorak
: www.meteo.fr/temps/domtom/antilles/pack-public/cyclone/tout_cyclone/appellation.htm
> une petite histoire de la dénomination
des cyclones et de l'attribution des prénoms
avec le changement de genre récemment
adopté :
www.meteo.fr/temps/domtom/antilles/pack-public/cyclone/tout_cyclone/prenoms.htm
- L'Organisation météorologique
mondiale (OMM / WMO) organise et coordonne
une Veille météorologique
mondiale (VMM) qui fournit en temps réel
une information météorologique
recueillie et acheminée par les systèmes
d'observation et les liaisons de télécommunication
qu'exploitent ses 185 membres dans le monde
entier, regroupant quatre satellites à
défilement, cinq satellites géostationnaires,
environ 10 000 stations terrestres d'observation,
7 000 stations sur navires et 300 bouées
ancrées et dérivantes dotées
de stations météorologiques
automatiques : www.wmo.ch/home-fr.html
- Site du ministère de l'environnement
du Canada, "Tout sur les ouragans"
(glossaire, présentations scientifiques,
etc.) : www.atl.ec.gc.ca/weather/hurricane/hurricanes_f.html
Médias
et divers
- Sur TV5, un dossier sur les cyclones d'Atlantique-Nord
et Caraïbes :
www.tv5.org/TV5Site/info/afp_sommaire.php?rub=dos1
- Sur le site de la BBC, de nombreux documents
textes, images, animations :
http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/americas/3644228.stm
ainsi qu'un dossier pédagogique consacré
aux cyclones :
www.bbc.co.uk/weather/features/understanding/hurricane_cycle.shtml
- Pour accéder aux sites des médias
locaux et régionaux, à partir
de la Planète Presse du Courrier
international : www.courrierinternational.com/planetepresse/planeteP_accueil.asp
- Documents sur le site officiel de l'État
de Floride particulièrement touché
à répétition par les
passages cycloniques : www.myflorida.com
- Pour s'informer sur les situations politiques,
économiques et sociales générales
des pays touchés par les cyclones,
pour les comparer, on peut utiliser "The
World factbook" de la CIA, voir
Grenade (Grenada), les îles Caïmans
(Caymans islands), la Jamaïque (Jamaica)
par exemple :
www.cia.gov/cia/publications/factbook
- Catnat, un site spécialisé
dans le suivi des catastrophes naturelles
mais dont les archives sont consultables
sur abonnement : www.catnat.net
Les
acteurs de l'humanitaire (international, gouvernemental,
ONG)
- AlertNet, fondation
humanitaire de l'agence Reuters : www.alertnet.org
- ReliefWeb, site d'information du Bureau
de coordination des affaires humanitaires
de l'ONU (UN OCHA) : www.reliefweb.int/w/rwb.nsf
L'accès "by country"
délivre une compilation d'informations
sur la situation :
www.reliefweb.int/w/rwb.nsf/WCT?OpenForm
De précieuses cartes et des rapports
sous forme cartographique ("situation
map"), les images du satellite Ikonos,
à partir de : www.reliefweb.int/w/map.nsf/home
- Autres intervenants
issus d'organisations internationales et du
monde des ONG (parmi d'autres) :
> L'UNICEF : www.unicef.asso.fr/index.cfm?corps=index_operation.cfm&code_operation=10003
> L'OMS : www.who.int/fr
> La Comité international
de la Croix-Rouge (CICR) :
www.icrc.org/fre
Les
assureurs et réassureurs
Le monde de l'assurance et de la réassurance
(l'assurance des assureurs) est directement
concerné par les catastrophes naturelles,
plus particulièrement lorsqu'elles
concernent des pays développés
à haut pouvoir d'achat et haut degré
de protection par les assurances. Les
sept principaux réassureurs mondiaux
sont les groupes suivants : Munich Re, Swiss
Re, Berkshire/Gen. Re, Hannover Re, GE Global,
Everest Re, SCOR. Certains de leurs
sites web peuvent être très intéressants,
par exemple :
- Munich Re - www.munichre.com/default_e.asp
- constate que le coût de la couverture
des catastrophes "naturelles" augmente
rapidement. Les assureurs et réassureurs
doivent répondre à la question
"Où sont les risques ? "
: une observation spatiale du risque précise
leur est indispensable.
On peut consulter et télécharger
de très intéressantes publications,
notamment, les rapports annuels (pour les
rapports antérieurs à 2003,
utiliser le moteur de recherche du site).
> Par exemple, dans le rapport 2002, les
conséquences des catastrophes naturelles
(tempêtes et inondations) : www.munichre.com/pdf/topics_2002_e.pdf
et une carte des grandes catastrophes dans
le monde : www.munichre.com/pdf/weltkarte_naturkatastrophen_2001_e.pdf
Munich Re a établi que les catastrophes
naturelles devenaient plus nombreuses et plus
coûteuses. Durant la décennie
1950-1959, le réassureur en a dénombré
20 pour 42,1 milliards de dollars 2002 ; en
1960-1969, 27 pour 75,5 milliards ; en 1970-1079,
47 pour 138,4 milliards ; en 1980-1989, 63
pour 213,9 milliards et, pour les années
1990, 91 pour 659,9 milliards.
- Les sites de Swiss Re
- www.swissre.com
- et d'American Re
: www.amre.com
Pour
compléter sur Géoconfluences
- brève sur le thème
des aléas et des risques naturels,
le séisme
de Bam en Iran.
- l'article scientifique du dossier
consacré au développement durable relatif
aux évolutions climatiques
Sélection
documentaire et mise en page Web : Sylviane
Tabarly, professeure agrégée
responsable responsable du développement
du site,
et avec la collaboration de Vincent Clément,
responsable scientifique du site
Première
mise en ligne le 30/09/2004

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| Mise
à jour : 30-09-2004

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