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Brève, n° 8, 2004 |
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Les articles des brèves sont indépendants des dossiers. Ils portent
sur des sujets souvent liés
à l'actualité et aux préoccupations
de nos sociétés ou sur des thèmes délimités. Ils pourront
faire l'objet de développements et
d'approfondissements ultérieurs au
sein de dossiers plus complets : voir
l'index
des dossiers thématiques.
Un
vignoble en crise : la viticulture française
et le marché mondial du vin
(Marie Liégeois, Paul Arnould)
Ces dernières années, la crise
viticole française et la réforme
de l’Appellation d’Origine
Contrôlée (AOC) ont été
fréquemment évoquées
dans les médias. La situation semble
préoccupante puisque les médias
se relaient pour décrire la profondeur
de cette crise. La France est mondialement
reconnue pour sa capacité à
produire des grands crus qui s’exportent
dans le monde entier, mais elle est sévèrement
concurrencée par les producteurs du Nouveau Monde (Afrique du Sud, Argentine,
Australie, Californie, Chili).
Si crise il y a, quelles en sont les données
? De quelle manière
les viticulteurs français pourront-ils
s'adapter ? La
réforme de l'AOC actuellement en chantier,
suffira-t-elle ? Les réponses ne sont
pas simples car, lorsqu’il est question
de vin, il est autant question de biologie,
d’agriculture spécialisée,
de culture et d’art de la table que
de commerce et de stratégie.
La
crise viticole française dans un marché
mondial en recomposition
L'origine de la crise viticole
française est complexe. Elle relève
de plusieurs causes. La baisse de la consommation
de vin, ajoutée à l'arrivée
de nouveaux producteurs, ont obligé
les viticulteurs français à
diminuer leur production. La production française
a des difficultés à l'exportation,
car la concurrence est plus sévère.
Plus généralement, à
partir de 1990, la production mondiale commence
à baisser. Mais la situation varie
considérablement entre les principaux
pays producteurs : la production de la France,
de l'Italie, de l'Afrique du Sud diminue,
alors qu'elle augmente pour la Grèce,
les États-Unis et le Chili par exemple.
C'est principalement la viticulture de masse
qui est en chute libre, alors que les vignobles
de qualité résistent mieux.

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La crise de la viticulture
française est aussi liée
à l'évolution de la consommation
nationale et à la lutte contre
l'alcoolisme. Le consommateur français
préfère boire moins mais
mieux, d'où une forte diminution
de la consommation des Vins de Table.
La loi Evin, très controversée
dans les milieux viticoles, a été
motivée par le souci de préservation
de la santé. Il est bien difficile
de trancher entre
morale, santé et culture, entre
bienfaits et méfaits de l’alcool.
Comment peut-on faire simultanément
la promotion du vin français,
et, en même temps, des campagnes
de prévention contre l'alcoolisme
et pour la sécurité routière
?
Victime d'une baisse de la consommation
domestique, la viticulture française
subit aussi un fléchissement
de ses exportations. Elle est soumise
à la concurrence des vins du
Nouveau Monde, ainsi que de
celle de ses voisins européens
(Grèce, Espagne, Italie) et du
Maghreb.
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L’exemple
de la Grande-Bretagne (plus grand importateur
de la planète et historiquement lié
aux vins de Bordeaux) illustre bien ce propos,
car les vins français ne représentent
actuellement plus que 25% de ses importations,
contre 40% détenus par les vins du
Nouveau Monde. Les restaurants britanniques
proposent d’ailleurs une carte des vins
illustrant parfaitement cette tendance puisqu’on
y trouve, côte à côte,
des vins australiens, français, californiens
et chiliens.
Les grands crus français
et les champagnes ne sont pas touchés
par cette crise : ils relèvent d’une
toute autre logique de production et de consommation.
Ils sont dépendants de certaines fluctuations
(euro fort, boycott conjoncturel de certains
produits français), mais leur hégémonie
n’est pas pour autant remise en cause.
Les vins ordinaires occupent une part importante
des échanges or, ils sont directement
soumis à la concurrence des vins du
Nouveau Monde. La chute a commencé
dans les années 1980 : les vins français
étaient de qualité médiocre
et leurs prix, en moyenne, trop élevés.
Comparativement, les vins du Nouveau Monde
étaient moins chers et, surtout, de
qualité gustative constante d’une
année sur l’autre.
Le succès des vins du Nouveau Monde
a été facilité par le
manque de vins intermédiaires, accessibles
et connus du grand public, entre les Vins
de Table souvent médiocres et les grands
vins de dégustation. Les Vins de Pays,
assez méconnus et souvent confondus
avec les Vins de Table, ont des difficultés
à attirer une clientèle désireuse
de se faire plaisir sans dépenser trop.
Cependant, certains ont su relever le défi
et se reconvertir à la production de
qualité à l'instar des vins
du Languedoc-Roussillon, les AOC et Vins de
Pays du Minervois, de Faugères, du
Pic-saint-loup par exemple. On est passé
d'une production de masse à un vignoble
de qualité en faisant baisser les rendements
(politique d'arrachage, introduction de nouveaux
cépages, arrêt de l'irrigation,
amélioration des techniques de taille).
La mode des vins du Nouveau Monde
s’inscrit aussi dans l’élargissement
des pratiques gustatives. Nos palais sont
de moins en moins réticents à
de nouvelles expériences plus exotiques.
Ainsi, la découverte de la gastronomie
de ces pays est peut-être à mettre
en parallèle avec cet engouement naissant
pour des vins venus d’ailleurs. Il devient
effectivement très en vogue de déguster
un pavé d'autruche avec un vin australien
! En outre, les grandes surfaces facilitent
l’accès à ces vins du
Nouveau Monde puisque maintenant,
un rayon spécial leur est presque systématiquement
réservé.
Ce qui inquiète vraiment les viticulteurs
français, c’est la capacité
des producteurs du Nouveau Monde
à augmenter encore leur part de marché.
Ces nouveaux producteurs sont parfaitement
capables de produire de très grands
crus, qui, jusqu’à présent
étaient l’apanage de la France.

À titre d’exemple,
Monsieur Perrin, viticulteur de renom en Châteauneuf-du-Pape,
a exporté ses cépages et son
savoir-faire Outre-Atlantique : il élabore
en Californie un vin somptueux, très
proche de ses crus français et démontre
ainsi que le vin de qualité en Californie
est possible. Pour l’instant, la production
de très haute gamme du Nouveau
Monde est encore distribuée en
quantité limitée chez quelques
cavistes et dans quelques très bons
restaurants. Certains de ces excellents vins
ont pour principal objectif de faire connaître
un produit et d’élargir, par
la suite, la gamme proposée à
la vente.

Que
sont ces vins du Nouveau Monde ?
Le Nouveau
Monde, formule à la fois admirative
et énigmatique, désigne avant
tout l’Afrique du Sud, l’Argentine,
l’Australie, les États-Unis (Californie)
et le Chili. Leurs pratiques viticoles diffèrent
des pratiques hexagonales et, pour comprendre
leur succès actuel, il est nécessaire
de s’intéresser de plus près
à ces nouvelles approches qui semblent
faire recette.
Tout d’abord, la vinification et l’élaboration
de leurs vins font preuve d’un modernisme
dont la "Vieille Europe" ne sait
pas encore exactement que penser. L’industrialisation
des techniques viticoles est appliquée
sur tous les maillons de la chaîne de
production. Il en résulte une baisse
des coûts de production évidente,
et donc, une meilleure compétitivité
sur le marché international. Les différences
de coût de main d'oeuvre jouent également
un rôle important (Argentine, Chili).
Les producteurs du Nouveau
Monde ont eu pour souci constant de partir
du marché. Cette situation n’est
pas révolutionnaire, car, même
en France, de nombreux ajustements ont été
réalisés au fil des ans pour
produire le vin que réclamaient les
consommateurs : nous ne buvons plus les mêmes
vins que nos arrière-grands-parents.
L’adaptation de la production aux goûts
des consommateurs n’est en réalité
pas aussi simple, car ils ne sont pas seuls
à fixer les règles du jeu en
matière de goût : le guide Parker
ou d'autres références, la grande
distribution y contribuent aussi. Typiquement,
l’exemple du Beaujolais Nouveau
est là pour montrer que des habitudes
de consommation peuvent résulter d'heureuses
initiatives. C'est
le 13 novembre 1951 qu'est accordée
l'autorisation de "libération
anticipée de l'appellation Beaujolais",
occasion saisie par Georges Duboeuf pour commercialiser
des vins primeurs grâce à une
logistique audacieuse. Pari réussi
puisque maintenant la fête du Beaujolais
Nouveau est célébrée
partout en France et s’exporte aussi
largement dans d’autres pays du monde,
même au Japon. La notion d’adaptation
au marché est donc complexe.
Néanmoins, cet effort d’adaptation
comporte des limites car, en fonction des
années, plus ou moins pluvieuses, plus
ou moins ensoleillées, le goût
du vin n’est pas le même. Les
producteurs du Nouveau Monde ont
réussi à passer outre cette
contrainte, sans faire de référence
explicite au terroir. Les assemblages sont
réalisés sur des surfaces immenses,
permettant ainsi de palier aux aléas
climatiques et favorisant la régularité
du goût d’une année sur
l'autre. Le vin australien est, quant à
lui, élaboré grâce à
l’assemblage des vins de tout le pays
pour obtenir une qualité constante
! Dans un tel contexte de production, on est
évidemment très loin des petites
régions viticoles françaises,
très loin de la notion de terroir aussi.
Néanmoins, on évite de décevoir
le consommateur en ne lui présentant
que des vins auquel il s’attend. On
évite aussi de le surprendre en ne
lui présentant jamais ce que les années
ensoleillées et très sèches
(comme l’été 2003) savent
produire de meilleur.
La constance gustative de la production n’est
pas le seul point fort des vins du Nouveau
Monde. L’effort impressionnant
qui est fait sur le marketing participe largement
de leur succès. Les étiquettes
sont colorées et d’une extrême
simplicité. Souvent, on peut y lire
le nom du cépage (chardonnay, merlot,
etc.), les contraintes d’étiquetage
étant beaucoup moins lourdes qu’en
France. L’étiquette du dos de
la bouteille donne à lire au consommateur
les informations dont il a besoin pour faire
son choix (cépage, élaboration
du vin, etc.). La France commence à
mieux renseigner le consommateur sur la manière
dont est élaboré le vin.
Le budget investit dans la publicité
complète largement cette machine de
production. On est vraiment dans une logique
de conquête du marché très
proche de celle de Danone, Mac Donald ou Coca-Cola.
La publicité imaginée par les
producteurs de vins du Nouveau Monde
sort des sentiers battus. Ainsi, les vins
Jacob’s Creek (élaborés
au sud-est de l’Australie, vers Adélaïde)
ont mis en place le Jacob’s Creek
Open de golf, ils ont réussi à
faire de leur vin la boisson officielle des
repas servis à Wimbledon. Ils ont même
créé un Jacob’s Creek
Tour en cyclisme (un des plus grands
d’Australie). La marque est omniprésente
et elle s’associe à des valeurs
différentes de celles classiquement
associées au vin comme la gastronomie,
l’art de la table, etc. Le fait d’associer
le vin au sport relève de la nouveauté
la plus audacieuse. Les producteurs français
rivalisent difficilement sur le volet publicitaire,
car ils sont obligés de se plier aux
obligations de la loi Evin qui interdit la
publicité sur les alcools dans les
manifestations sportives.
Le
succès de ces nouveaux vins peut
également s’expliquer par
leur simplicité, leur goût,
doux et sucré, qui les rend plus
faciles à apprécier. La
dégustation semble davantage
à la portée de tous, faisant
disparaître le complexe du novice
qui n’osait dire s’il trouvait
bon tel ou tel vin. Publicité,
marketing, études de marché
et de goût, tels sont les atouts
de ces nouveaux concurrents.
La question que soulève l’exposé
de ces pratiques viticoles est évidemment
celle de la délicate limite entre
la fraude et l’amélioration.
L’exemple des sciures de chêne
utilisées par les pays du Nouveau
Monde reflète la polémique
qui existe autour de ces pratiques.
L’utilisation de ces sciures (qui
sont plongées en sachet dans
le vin à la manière d’une
infusion) permet d’obtenir le
vin boisé recherché à
moindres frais : l’utilisation
du fût reste beaucoup plus coûteuse
que la sciure. En France, les copeaux
sont utilisés pour les Vins de
Pays, mais sont prohibés dans
le cas des AOC.
Les stratégies de communication
sont aussi différentes : en France,
on fait parler le terroir, aux États-Unis,
on fait parler le consommateur. |
Une
adaptation aux nouveaux modes de consommation
!

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Ce portrait doit être nuancé
par le cas particulier de l’Afrique
du Sud qui échappe effectivement à
cette règle. Le pays privilégie
largement la qualité, la notion de
terroir et la typicité. La directive
Production vinicole intégrée
(PVI) s’est engagée pour
une viticulture de qualité, soucieuse
de la préservation des ressources naturelles
non renouvelables. Ainsi, une attention particulière
est portée à la maîtrise
de l’érosion des sols, au traitement
des déchets, au choix des cépages
(qui doivent être économiquement
viables), à l’orientation de
la pente, à la réduction optimum
des divers intrants (facilitée par
le maintien en herbe), à la régularisation
de l’irrigation, à la lutte intégrée
contre les parasites, etc.. Il n’est
pas question ici de produire des vins industriels
et sans esprit. Il n’est pas question
non plus de mélanger tout ce qui se
produit dans le pays. La typicité et
la qualité des vins d’Afrique
du Sud est une réalité que la
directive PVI tente de préserver.
La
réforme de l’AOC… une arme
fatale ?
Face à
une telle crise les producteurs français
s'efforcent de réagir. Une grande partie
des difficultés rencontrées
par les viticulteurs proviendrait de trop
grandes contraintes imposées par l'AOC
créée en 1935. Cette appellation,
dont le cahier des charges est extrêmement
lourd, n’est plus forcément synonyme
de qualité. Certains Vins de Pays se
vendent beaucoup plus cher et sont bien meilleurs
que certains vins AOC. Dans ce contexte, le
consommateur néophyte, s’il est
mal informé, a forcément toutes
les peines du monde à s’y retrouver.
La multiplication des appellations provoque
l’embarras du consommateur. Elle est
symptomatique d’une confusion beaucoup
plus générale qui touche l’ensemble
de la filière alimentaire (Label Rouge,
AB, Produit de l’année, etc.).
L’Institut National des Appellations
d’Origine (INAO) souhaite donc
réformer l’AOC. L’idée
est d'en concevoir une nouvelle : l’AOCE
pour les vins d’excellence. Ces grands
crus seront ainsi soumis à des règles
très strictes et pourront être
bien plus facilement identifiés par
les consommateurs. Dans le même temps,
les vins AOC continueront à exister,
mais différemment. La réforme
prévoit une plus grande lisibilité
des étiquettes de sorte que le texte
imprimé parle avec une plus grande
clarté du produit consommé (mention
du cépage, etc.). Les vins produits
en AOC simple pourront également bénéficier
d’un assouplissement du cahier des charges
pour les rendre plus concurrentiels vis-à-vis
de ceux du Nouveau Monde.
Cette réforme, qui intervient pour
alléger et clarifier les appellations
existantes, paraît contradictoire puisqu’elle
ajoute un nouveau label (AOCE) aux appellations
existantes (AOC, VDQS, Vin de Pays). Il n’est
pas évident qu'elle aide réellement
le consommateur à y voir plus clair.
Les vins d’excellence seront certes
plus facilement identifiables, mais l’imbroglio
observé sur les vins de qualité
moyenne semble devoir rester le même.
Quelle sera la place effective de l’appellation
AOC dans cette nouvelle logique ? Il semble
qu’elle soit amenée à
devenir redondante avec l’appellation
Vin de Pays ou VDQS.
Conclusion
Le succès
de la réforme des AOC dépend
largement des mesures ultérieures qui
pourront être prises pour clarifier
la situation des appellations restantes. On
peut se demander dans quelle mesure elle ne
dépend pas aussi d'une meilleure cohérence
internationale en matière de législation
sur le vin. Quelle peut réellement
être l'efficacité d'une mesure
strictement française dans un contexte
mondialisé ? Plutôt que d'agir
ponctuellement et de manière isolée,
la crise viticole française ne serait-elle
pas l'occasion de réfléchir
à une politique commune européenne
en matière de vin ? L'harmonisation
des appellations européennes pourrait
constituer une nouvelle arme face à
l'arrivée des vins du Nouveau Monde.
Par ailleurs, une éventuelle réforme
des appellations ne permettra pas aux producteurs
de faire l'économie d'une réflexion
globale sur les stratégies d'exportation
et de reconquête des marchés.

Annexe
1 - Viticulture et paysage
| Les
pays de vignobles doivent leur originalité
à leur vie sociale faite de convivialité,
à leur économie fondée
sur la commercialisation, mais aussi
et surtout à leurs paysages intensément
humanisés et spécialisés.
La vigne est fondamentalement une culture
durable, permanente. Les cartes topographiques
repèrent les vignes avec un figuré
particulier, signe d'une culture pérenne,
à haute valeur ajoutée
économique mais aussi paysagère.
Les visions obliques, depuis les "routes
du vin", ou verticales (photos
aériennes), permettent une identification
immédiate d'un type de paysage
parmi les plus originaux du monde rural.
Le caractère géométrique
des vignobles contribue à signer
leur personnalité paysagère
: espacement régulier des ceps,
alignement d'échalas en bois,
piquets en béton ou en métal,
taille uniforme. Le vignoble est le
monde de la régularité,
de la répétitivité.
Paysage
du Beaujolais, région des Pierres
dorées, des "paysages
- patrimoines"
Cliquer
sur l'image pour l'agrandir*
* Si l'agrandissement de l'image en
pop-up ne se fait pas correctement,
cliquer
ici
Photos
en montage panoramique - Sylviane Tabarly
- septembre 2004


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Ci-contre
à gauche, localisation,
à deux échelles,
de l'angle de prise de vue (cliquer
pour agrandir)
Prise de vue depuis la D. 120,
au nord d'Oingt, en direction
de l'ouest (vallon du ruisseau
de Vervuis). L'exposition vers
l'ouest est plus rare pour les
vignobles et suppose une viticulture
rentable. En arrière-plan,
la partie occidentale des monts
boisés du Beaujolais. Voir
carte TOP 100, IGN, n° 43
(Lyon - Vichy). Notons le double
alignement des ceps convergeant
vers le talweg ou suivant les
courbes de niveau. Parcelles de
taille moyenne limitées
par des talus, des bandes enherbées
et des chemins d'exploitation.
Arbres, friches et îlots
boisés résiduels.
Extraits
cartographiques d'après
le site du RNDE :
www.rnde.tm.fr/francais/ls/lsgen.jsp
Acquérir
ou consulter les cartes de l'IGN
:
www.ign.fr/affiche_rubrique.asp?rbr_id=1766&lng_id=FR
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Ce qui pourrait être facteur de
monotonie et créer la lassitude
est un puissant motif de structuration
et donne au paysage une clarté
et une lisibilité évidente.
Le caractère soigné de
la culture : des tuteurs, des terrasses,
des murs, des haies d'arbustes, des
clôtures confirme cette impression
de maîtrise et de rigueur. La
marqueterie des parcellaires allant
des grands enclos des châteaux
du Bordelais aux petites parcelles de
certains secteurs du Beaujolais ou des
côtes de Toul donne à chaque
pays de vignoble une touche paysagère
particulière. La place de la
vigne, dans l'ensemble du paysage agraire,
de la monoculture, la "mer de vignes",
à la "coltura promiscua",
où la vigne se marie, plus ou
moins discrètement, avec d'autres
plantes, constitue un puissant facteur
de différenciation régionale.
Les dispositifs topographiques : vignobles
de coteaux, de plaines ou de plateaux
différencient également
des paysages qui n'ont de stéréotypés
que l'espacement réguliers des
pieds de vigne. L'habitat rural des
pays de vignoble est un élément
fort du pittoresque paysager. Les villages
souvent groupés, denses, serrés
se donnent des allures de petites villes,
comparaison justifiée par l'aspect
cossu des maisons et l'importance des
commerces. L'habitat isolé des
mas du Languedoc ou des châteaux
du Bordelais, leur qualité architecturale,
leurs matériaux de construction
signent également l'originalité
des terroirs viticoles. La maison vigneronne
est enfin une des pièces maîtresses
du puzzle paysager des pays de vignoble,
qu'elle soit maison bloc, en hauteur,
château, demeure aristocratique
ou plus modeste édifice elle
est toujours structurée en liaison
avec son lieu magique et en partie secret,
son cœur invisible mais où
l'on pénètre avec émotion
et cérémonial, la cave.
Texte original, proposé par Paul
Arnould, professeur à l'ENS LSH,
pour Géoconfluences.
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Paysages
d'hier à aujourd'hui
L'exemple du vignoble mosellan - Le
village de Vaux

Une étiquette
de la fin du XIXe siècle en langue
allemande. À l'arrière-plan,
Metz reconnaissable à sa cathédrale.
Au premier plan à gauche le château
de Vaux (Schloss Vaux) qui était
transformé en champagnerie. Le
vignoble n'est pas l'élément
dominant du paysage représenté
: le culturel et le bâti
l'emportent.
Photographie Gérard Liégeois,
septembre 2004
Vignes
récemment plantées sur
la commune de Vaux (à l'arrière-plan,
l'église du village, exposition
à l'sst) : l'encépagement
du vignoble mosellan progresse ici.
Une vigne nouvellement plantée
n'est productive qu'au bout de deux
à trois ans.
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Les
vignes du château de Vaux

Étiquette
montrant le vignoble de Vaux avant
la crise du phylloxera. La parcelle
représentée (exposition
à l'est), en haut à
droite de l'étiquette, se retrouve
sur la photographie ci-dessous, identifiable
par le bâtiment (de nos jours,
le chalet des "Amis de la nature")
situé au contact de la forêt.

Photographie
: Gérard Liégeois, septembre
2004
Le
paysage devient support de communication
pour la filière. Le vignoble
est à ce point un paysage culturellement
riche que le Saint-Émilion
est un site inscrit au Patrimoine
Mondial de l’UNESCO. Ce type
de mesure de protection montre à
quel point ces paysages peuvent dégager
de fortes valeurs identitaires et
culturelles. La juridiction de Saint-Émilion,
site inscrit au patrimoine mondial
de l'Unesco :
http://whc.unesco.org/nwhc.fr/pages/sites/main.htm
|

Annexe
2 - Le terroir
Le
terroir fait-il le goût du vin
? Il n’est pas évident
de répondre à cette
question, car la réponse peut
difficilement trancher en faveur d’un
OUI ou d’un NON.
Il semble actuellement que la relation
qualité du vin - terroir ne
soit pas totalement vide de sens.
En revanche, la relation typicité
- terroir est bien moins évidente
à démontrer, car on
ne sait toujours pas quelles molécules
du sol donnent au vin des goûts
spécifiques de violette, de
griotte, etc.. Plusieurs expériences
(notamment dans le vignoble de Bordeaux)
ont été tentées
pour démontrer le rôle
joué par le terroir. En prenant
des terroirs différents porteurs
des mêmes cépages, on
obtient des vins (pourtant élaborés
de manière strictement identique)
forts différents :
- il semble ainsi que les sols argileux
donnent des vins colorés, tanniques
et plutôt gras,
- les sols de graves (bords de la
Gironde) produisent davantage des
vins fruités, aux tanins moins
agréables mais d’une
grande longueur en bouche,
- les sols calcaires de plateau engendrent
des vins d’une grande finesse,
très peu tanniques, qui gagnent
en complexité en vieillissant.
Quels sont alors les éléments
qui font qu’un terroir peut
être qualifié de "bon"
?
- le bilan hydrique du sol : il est
effectivement préférable
que le plant de vigne subisse un stress
hydrique pendant l’été,
- la porosité du sol : la vigne
se plait dans un sol bien égoutté,
- l’alimentation minérale
de la vigne : la présence d’azote
est un facteur prépondérant.
Trop d’azote peut nuire à
la plante, mais trop peu d’azote
limite fortement sa croissance. Les
blancs sont plus exigeants en azote,
ce qui explique que des sols favorables
aux rouges ne le soient pas forcément
pour des blancs,
- les conditions climatiques : l’ensoleillement
doit être maximal, c’est
la raison pour laquelle les vignobles
exposés au nord ne peuvent
obtenir l’AOC, l’exposition
au sud et à l’est sont
en revanche très privilégiées.
Le gel printanier est également
un facteur limitant, mais certains
viticulteurs s’adaptent à
cette contrainte en développant
de nouvelles techniques (arrosage,
feux dans les vignes), notamment en
Champagne, en Moselle et en Allemagne.
On peut donc affirmer qu’il
existe des terroirs plus favorables
que d’autres à la culture
de la vigne. Cependant, le terroir
ne fait pas tout. On peut très
bien produire un mauvais vin sur un
terroir d’exception. Il fut
même un temps où on élaborait
un vin particulièrement mauvais
sur les terres du Château Pétrus.
Inversement, le terroir du Clos Vougeot
n’est pas un modèle de
terroir viticole. Il est dans la vallée
(et non pas sur les coteaux). Historiquement
lié à la production
viticole monastique, il est devenu
très prestigieux, alors que
rien dans son implantation ne laissait
supposer qu’il puisse produire
un vin d’exception.
Les techniques de vinification sont
par ailleurs primordiales dans l’élaboration
d’un vin. Elles prennent en
quelque sorte le relais du terroir.
|
Annexe
3 - Viticulture et environnement
La question du respect de l’environnement
par les agriculteurs (et en particulier les
viticulteurs) est particulièrement
sensible et polémique. On leur reproche
souvent de maltraiter leur terroir à
grands renforts d’intrants, alors que
de gros efforts sont fournis par la profession,
désormais bien plus respectueuse que
dans les années 1950 des sols qu’elle
cultive.
Tout commence au lendemain de la seconde guerre
mondiale. L’arrivée des produits
phytosanitaires est vécue comme un
véritable soulagement par les viticulteurs.
Les pesticides ont permis de rendre le travail
moins difficile, de réduire les coûts
et donc de permettre à une partie de
la profession de survivre. Dix ans plus tard,
les vignerons se rendent compte que ces pratiques
stérilisent le sol et empêchent
la vie microbienne qui permettait l’amendement
en matière fertile des vignes. Pour
faire face à ce problèmes, le
recours aux engrais s’est généralisé.
Puis, les années 1970 annoncent l’ère
de la mécanisation. Les engins sont
lourds et engendrent un compactage des sols,
empêchant la vigne de se nourrir en
profondeur et l’obligeant à se
développer en surface. Or, des racines
traçantes rendent la plante plus dépendante
des conditions climatiques de surface (température,
pluviométrie) et moins dépendante
des qualités du sol en profondeur.
Cette situation peu réjouissante amène
la profession à prendre réellement
conscience des problématiques environnementales.
Il n’est plus possible de continuer
à alimenter cette spirale qui éloigne
toujours plus le vin de son terroir d’origine.
Les problèmes d’érosion
ont été l’élément
déclencheur de pratiques plus environnementales.
Le compactage des terres a favorisé
le ruissellement aux dépends de l’infiltration.
Ainsi, après chaque épisode
pluvieux, il fallait sans cesse remonter la
terre en haut des pentes. Ce phénomène
étant particulièrement visible,
il est apparu comme le révélateur
des problèmes environnementaux.
C’est ainsi qu’un grand nombre
de viticulteurs s'orientent vers une viticulture
raisonnée, respectueuse de l'environnement.
Certains viticulteurs ont même développé
des vins labellisés "Bio".
Toute la profession ne se tourne pas vers
ces pratiques nouvelles, mais le développement
d’une viticulture raisonnée ou
intégrée suscite un large engouement.
Certaines pratiques restent encore à
améliorer (notamment sur les questions
d’érosion des sols), mais globalement
la marche vers le respect de l’environnement
est bien avancée.
Puisque l’AOC va vraisemblablement être
réformée, il ne serait peut-être
pas inutile d’intégrer au cahier
des charges certaines règles de respect
de l’environnement. L’AOCE peut
être perçue comme une "récompense"
pour le viticulteur qui élabore un
bon vin sur un bon terroir.
Glossaire
Ampélographie
- Étude
des cépages. Cette discipline
est récente (fin du XIXe siècle)
mais la notion de cépage est
ancienne car les romains avaient déjà
repéré certaines variétés
supérieures aux autres (L’amineum
notamment).
AOC, Appellation d’Origine
Contrôlée -
Elle est créée en 1935,
principalement pour lutter contre
la fraude qui s’est largement
développée suite à
la crise du phylloxéra. Le
principe est simple : une zone délimitée
(en fonction de l’exposition,
de la nature du sol, etc.) et des
règles communes de production
(encépagement, taille de la
vigne, etc.). Le tout est strictement
noté dans un cahier des charges
soumis à l’INAO et à
la Chambre d’Agriculture.
Cépage - Variété
de plant de vigne. L’étude
des cépages constitue une science
: l’ampélographie. A
ce jour, plus de 5 000 cépages
sont répertoriés. Mais
une centaine seulement présente
un réel intérêt
œnologique.
Chaptalisation -
Ajout de sucre dans le jus de raisin
lorsque celui-ci n’est pas assez
chargé en sucre. Cette opération
a pour objectif soit de sucrer davantage
le vin, soit de relever le niveau
d’alcool (car le sucre se transforme
en alcool au cours de la fermentation).
INAO, Institut National des
Appellations d’Origine
- Cet institut doit, entre autre,
approuver ou non les cahiers des charges
qu’on lui soumet pour de nouvelles
propositions d’AOC. Il doit
également veiller au respect
du cahier des charges.
Moût - Il correspond
au jus des raisins après la
vendange. Il est stocké dans
les cuves pour fermenter et donner
du vin.
Œnologie - Science
qui étudie le vin, les éléments
qui le constituent, sa préparation,
son élevage et sa conservation.
Elle est un ensemble de connaissances
scientifiques relatives au vin.
Phylloxéra -
Maladie attaquant les ceps de vignes.
Elle se déclenche au XIXe siècle
avec l’importation en France
de cépages d’Amérique
du Nord. Ces cépages étaient
porteurs d’un parasite, le phylloxéra,
desséchant les feuilles). L’arrivée
de ce parasite dans les vignes françaises
a provoqué des pertes immenses
dans tout le pays. La solution trouvée
pour éradiquer le problème
(en plus des arrachages et de l’ennoiement
des vignes) a été de
greffer nos cépages sur des
porte-greffes américains qui
étaient immunisés.
|
Terroir
- C’est l’ensemble des éléments
naturels qui caractérisent un
vignoble : la nature du sol et du sous-sol,
l’exposition, le climat, l’ensoleillement,
etc. Un terroir viticole idéal
doit avoir un bilan hydrique négatif
ou faiblement positif. Pour plus d’informations,
se reporter à l’annexe
sur le terroir.
VDQS, Vin Délimité de
Qualité Supérieure
- On le situe généralement
entre l’AOC et le Vin de Pays.
Certains producteurs préfèrent
rester dans cette appellation car les
règles sont moins strictes qu’en
AOC (notamment en ce qui concerne le
choix des cépages). Aujourd’hui,
il devient très difficile de
dire qu’un VDQS est moins bon
qu’un AOC. Il est simplement élaboré
avec un cahier des charges différent
et plus souple.
Vins de garde - Ce
sont des vins qui présentent
une grande capacité de conservation.
Ils sont généralement
élaborés en vue d’être
conservés plusieurs années.
Il est préférable de ne
pas les consommer trop jeunes, car c’est
en vieillissant qu’ils révèlent
toute leur saveur.
Vins d’assemblage
- Ce sont des vins élaborés
à partir de plusieurs cépages.
Le viticulteur, aidé de l’œnologue,
assemble ainsi différents vins
de cépage (syrah, grenache, merlot
par exemple) et tente de chercher le
bon équilibre entre toutes ces
saveurs. Il peut être aussi bien
un vin de très grande qualité
(grands Bordeaux par exemple) qu’un
mauvais vin assemblé à
partir de productions très hétéroclites
(Kiravi élaboré avec le
mélange de vins français
et algériens).
Vins de Pays - Ce sont
des vins produits en dehors des AOC
et des VDQS. Leur aire de production
est délimitée géographiquement.
Ils peuvent être des vins de cépages
ou des assemblages entre différents
cépages de la même aire
géographique. Ils sont devenus
complexes à définir tant
leur gamme s’est élargie.
Ils peuvent tout aussi bien ressembler
à certains Vins de Table qu’à
certains excellents AOC. Leur typicité
est leur principal argument de vente.
Vin de Table - Ce sont
généralement des vins
de qualité médiocre au
prix peu élevé. Ils sont
souvent réalisés à
partir d’assemblages de vins provenant
de régions plus ou moins éloignées.
Il existe en Europe les vins de "différents
pays de la communauté européenne",
mais la zone de fabrication n’est
pas forcément toujours aussi
étendue. |

Des
ressources pour aller plus loin, une sélection
Bibliographie
- Bérard L. et Marchenay P. - Les
produits de terroir entre cultures et règlements
- CNRS Editions - 2004
- Corvol A. - Forêt et vigne, bois
et vins - L’Harmattan - 2002
- Dion R. - Histoire de la vigne et du
vin des origines au XIXe siècle
- Flammarion - 1959
- Dion R. - Le paysage et la vigne. Essais
de géographie historique - Payot
- 1990
- Enjalbert H. - Histoire de la vigne
et du vin : l'avènement de la qualité
- Bordas - 1975
- Galet P. - Dictionnaire encyclopédique
des cépages - Hachette - 2000
- Insee Première - Boissons alcoolisées
: 40 ans de baisse de consommation -
n° 966 - mai 2004
- Lachiver M. - Vins, vignes, vignerons
: histoire du vignoble français
- Fayard - 1988
- Le Gars C. et Roudié P. (dir) - Des
vignobles et des vins à travers le
monde : hommage à Alain Huetz de Lemps.
Colloque tenu à Bordeaux les 1, 2 et
3 octobre 1992 - PUF de Bordeaux - 1996
- Liégeois M. - Le vignoble transfrontalier
de la vallée de la Moselle - Mémoire
de maîtrise, Paris IV - 2000
- Pitte J.-R. - À propos du terroir
- Les Annales de Géographie - 1999
- Pitte J.R. (dir) - La nouvelle planète
des vins - Annales de géographie,
n° spécial 614-615 - juillet-octobre
2000
- Pomerol C. (dir.) - Terroirs et vins
de France. Itinéraires oenologiques
et géologiques - Paris, Orléans
- BRGM - 1986
- Ribereau-Gayont P. (dir) - Atlas Hachette
des vins de France - Hachette - 2000
L'IGN, ou les éditions Benoît,
éditent un certain nombre de cartes
relatives au vignoble français.
Quelques mots-clés
(pour des recherches documentaires autonomes)
Français :
vin, viticulture, vigneron, viticulteur, vinification,
vin d'assemblage, vin boisé, Vin de
Pays, Vin de Table, cépage, cru, AOC,
Appellation d'origine contrôlée,
VDQS, INAO, terroir, paysage, consommation,
production, producteur, superficie
viticole, exportation, importation, globalisation,
vins du Nouveau Monde, crise viticole,
publicité.
Anglais - Title
: Vineyards in crisis : the
French viticulture and the world wine market
Keywords : wine, viticulture,
wine grower, vinification, blended wine, wine
of a district region, ordinary wine, type
of vine, great wine, AOC, VDQS, INAO, native
soil and climate, landscape, consumption,
production, producer, wine growing area, export,
import, globalisation, wines from the New
World, wine-producing crisis, advertising.
Espagnol - Título
: Un viñedo en crisis
: la viticultura francesa y el mercado mondial
del vino
Palabras claves : vino, vinicultura,
vinicultor, vinificación, vino de mescla,
vino con denominación de orígen,
vino de mesa, cepa, caldo de vino, AOC, VDQS,
INAO, terruño, consumo, producción,
productor, superficie vitivinícola,
exportación, importación, globalización,
vinos del Nuevo Mundo, crisis vitivinícola,
publicidad.
Des informations scientifiques.
Sites experts, sites institutionnels
Sites officiels, sites experts
:
- Divers documents sur Agreste, site de statistiques
et d'études du Ministère de
l'agriculture. Voir Conjoncture par domaines
et Études - www.agreste.agriculture.gouv.fr
- Toujours sur le site du Ministère
de l'agriculture, dans le cadre des "Dossiers
de la PAC", l'OCM (Organisation commune
du marché) viti-vinicole :
www.agriculture.gouv.fr/spip/mediatheque.librairie.periodiques.dossiersdelapac..francais_r126.html
- Le rapport du Sénat sur la viticulture,
L'avenir de la viticulture française
: Entre tradition et défi du Nouveau
Monde, 10 juillet 2002 : www.senat.fr/rap/r01-349/r01-349.html
- Le site de l’INAO : www.inao.gouv.fr
- L'Ambassade de France aux États-Unis
: www.ambafrance-us.org/fr/aaz/vins.asp
- Office international de la vigne et du vin
(OIV) - www.oiv.int/fr/index.html
- avec une photothèque de vignobles
(paysages) à travers le monde : http://photo.oiv.int
- La juridiction de Saint-Émilion,
site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco
:
http://whc.unesco.org/nwhc.fr/pages/sites/main.htm
- Le secteur vitivinicole de l'UE : http://europa.eu.int/comm/agriculture/markets/wine/index_fr.htm
- Statistiques de la FAO : http://apps.fao.org/faostat/default.jsp?language=EN&version=ext&hasbulk=0
et
http://apps.fao.org/faostat/collections?version=ext&hasbulk=0&subset=agriculture
Sites des professionnels
:
- L'ITV, Centre Technique Interprofessionnel
de la vigne et du vin en France :
www.itvfrance.com/public/f_sommaire.htm
et Viticulture et environnement, viticulture
durable :
www.itvfrance.com/documents/iti_5
- Revue des Œnologues, 03/05/2004, "Vers
une profonde réforme des appellations"
:
www.oeno.tm.fr/actu/wod/clst/3066n7023_vRub/3066x3067x3073x3076x7023.html
- Viti-Net, 04/05/2004, "L’INAO
propose une profonde réforme des appellations"
:
www.viti-net.com/Outils/Fiches/FichesDetail.asp?idRub=54&id=464
- L'Office National Interprofessionnel des
vins (ONIVINS) - www.onivins.fr
- des statistiques mondiales du commerce des
vins : www.onivins.fr/EspacePro/Economie/StatistiquesRubrique.asp?Section=5
- Vitisphère, une encyclopédie
intéressante, un "atlas économique
du vin" et bien d'autres informations
:
www.vitisphere.com
- Quelques définitions autour du vin
: www.oenologie.fr/encyclo/dico/dico_home.shtml
- Site du producteur australien Jacob’s
Creek : www.jacobscreek.com
- Institut des vins de Californie, des images
et des informations sur le marché californien
:
www.wineinstitute.org
Divers :
- Bailly A. - Vins de cépage ou AOC,
que choisir ? :
http://xxi.ac-reims.fr/fig-st-die/actes/actes_2000/bailly/article.htm
- Un documentaire de France 5 "Tempête
dans un verre de vin" :
www.cndp.fr/tice/teledoc/actuel/mire_tempetevin.htm
- À propos des cépages : www.vitis.org/CEPAGES.html
- À propos du terroir : www.agora21.org/terroir/ressources.html
- Les enjeux paysagers viticoles : www.geo.univ-avignon.fr/.../Les%20enjeux%20pays.%20viticoles.pdf
- Le "vin bio" en France : http://vinbio.free.fr/france/carte.html
Par Marie Liégeois, doctorante au Laboratoire
BioGéo à l'ENS LSH de Lyon
Première
mise en ligne le 30/09/2004

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| Mise
à jour : 17-10-2004

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