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La Chine entre espaces domestiques et espace mondial

Comment étudier l'urbanisation en Chine ? et Concevoir une typologie cartographiée à partir d'un graphique triangulaire

Publié le 10/04/2003

   Comment étudier l'urbanisation en Chine ?

D'une manière générale, l'étude comparée des rythmes et modalités de l'urbanisation dans le monde se heurte au problème de l'hétérogénéité des données statistiques qui, d'un État à l'autre, sont recueillies selon des modalités très variables, reposent sur des définitions différentes. La situation peut être compliquée aussi du fait de la variabilité dans le temps des modes de collecte des données. Voir en ligne le document du site de Geopolis (laboratoire de géographie d'Avignon - U.M.R. 6012 ESPACE) : "Portée et limites de la définition de l'agglomération"
www.geo.univ-avignon.fr/Site%20Avignon/pages/labo/geopolis/Gp_Pres.html#ancre370744
ainsi que les notes techniques du site Citydata de l'ONU :
http://unstats.un.org/unsd/citydata/technote.asp

Jusqu'à l'explosion récente des espaces urbains, la ville chinoise était circonscrite (cheng, la muraille), sa fonction étant avant tout celle du marché (shi).
Les orientations du pouvoir maoïste provoquèrent un phénomène exceptionnel de désurbanisation : les taux d'urbanisation des années 50 ne seront retrouvés qu'au cours des années 80.

L'étude du mouvement, du rythme de l'urbanisation pose des problèmes méthodologiques certains : différentes réformes introduites entre 1982 et 1986 provoquent des biais dans l'évaluation de la population urbaine artificiellement gonflée. Quoi qu'il en soit, le rythme de croissance urbaine est actuellement très rapide et échappe en large partie au planificateur.

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Définir les espaces urbains en Chine

- La cité englobe la ville elle-même et des arrondissements suburbains qui peuvent abriter des campagnes, des villages et bourgs voire d'autres villes rattachées fonctionnellement à la municipalité éponyme.
- La municipalité (shiyu) est une juridiction territoriale comprenant la ville, la cité, et les districts avoisinants. L'Atlas des villes de 1994 répertoriait 450 villes dont certaines recouvraient un territoire immense (celui de Chongqing représentait le 1/3 du Sichuan).
- La ville (shi) comprend la ville stricto sensu (centre ville et banlieue - shiqu) ainsi que les districts suburbains ruraux, avec leurs bours et leurs villages, placés sous sa juridiction (agglomération urbaine - diqu)
- Les arrondissements urbains (shiqu) comportent la ville et sa banlieue (jiaoqu) : ils ne tiennent pas compte des districts ruraux inclus dans la municipalité mais prennent en compte les populations rurales de la grande banlieue.
- Les arrondissements suburbains de la banlieue (jiaoqu)
- La zone urbaine (jianchengqu) désigne la zone bâtie en continuité.

Les limites urbaines définies en 1953 stipulaient : "parmi les banlieues des shi, toutes celles qui lui sont adjacentes, quelle que soit la part de leur population agricole, sont incluses dans la zone urbaine ; les autres banlieues, selon leur situation, sont urbaines, ou zones résidentielles de type urbain, ou rurales".
En 1963 on étend le domaine des villes aux zones nécessaires à la construction, adjacentes de résidences des travailleurs, nécessaires à la production maraîchère et aux régions dont la vie économique dépend étroitement de la ville. A partir de 1983, de nombreux districts ont été reclassés en zones urbaines sous certaines conditions afin de pouvoir bénéficier, entre autres, des investissements étrangers.
Ainsi, les villes chinoises étendent-elles leur juridiction sur un territoire très vaste, fait de districts ruraux, dans une perspective de relation étroite d'autosuffisance. L'exemple extrême est celui de Chongqing, la métropole industrielle de la province du Sichuan, qui administre une zone "urbaine" de 82403 km² (presque trois fois la Belgique !) comptant 430 districts et préfectures. La municipalité de Pékin (Beijing), qui totalise 16808 km² où vivent 10,250 millions d'habitants, comprend quatre arrondissements urbains (shiqu), six arrondissements suburbains (jiaoqu) et dix districts suburbains.

Définir la population urbaine

Les statistiques (Annuaire statistique de la population chinoise - Zhongguo renkou tongji nianjian) identifient les catégories suivantes : "rurbains" (résidents non-agricoles et agricoles des villes et des bourgs - shizhen zong renkou), "péri-urbains" (résidents non-agricoles de l'agglomération urbaine), urbains (résidents non-agricoles des arrondissements urbains). Mais au total la population urbaine est surestimée par l'inclusion d'une nombreuse population paysanne dans les circonscriptions urbaines.

Le service statistique de l'ONU propose ici un tableau de données concernant la population des villes chinoises à partir de 100 000 habitants (données du recensement de 1990) y faisant apparaître le sex-ratio : http://unstats.un.org/unsd/citydata/default.asp?contid=4&cid=157

Pour comparer avec les définitions françaises de la ville, se référer à l'article de Marianne Guérois et Fabien Paulus pour CyberGéo (article issu d'une communication donnée au Salon Géo-évènement (Paris), en avril 2001 et révisé le 12/04/2002) : "Commune centre, agglomération, aire urbaine : quelle pertinence pour l'étude des villes ?" :
www.cybergeo.presse.fr/essoct/guerois/guerois.htm

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 Concevoir une typologie cartographiée à partir d'un graphique triangulaire

Les principes de conception et d'utilisation du graphique triangulaire

La représentation graphique triangulaire est particulièrement indiquéepour représenter une quantité constante, fractionnée en trois parties variables, éventuellement exprimées en pourcentage et dont le total égale 100 %.

Pour la construire, on placera un point à l'intérieur d'un triangle équilatéral. En reliant ce point à chacun des trois sommets, on partage le triangle en trois domaines représentatifs de chacune des variables. Par exemple, le centre du triangle correspond à l'égalité des trois variables, soit une valeur de 33,33 % chacune. Un sommet du triangle correspond à la valeur 0 de deux des trois variables. Le milieu d'un côté correspond à la valeur 0 de l'une des trois variables et à la valeur 50 % des deux autres.

Lorsque les points (représentant des individus au sens statistique) sont regroupés, il est conseillé de zoomer sur les valeurs utiles du graphique comme c'est le cas sur cette page. Attention alors : la valeur des sommets est différente (voir l'exemple ci-dessous).

En complément, consulter aussi les manuels d'utilisation des outils logiciels qui proposent ce type de représentation graphique.


Application : la répartition des effectifs employés par types de propriété des entreprises en Chine (données 1999)

Concevoir une typologie des provinces en fonction de la structure de l'emploi.

- en Y (colonne K) : part des effectifs employés dans les entreprises d'État ,
- en Z (colonne M) : part des effectifs employés dans les entreprises collectives
- en X (colonne O) : part (%) des effectifs employés par les entreprises (joint-venture, privé)

(Cliquer sur les miniatures pour les agrandir)

Cliquer sur la miniature pour l'agrandir

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Tous les documents graphiques et cartographiques ci-dessous ont été réalisés avec Philcarto 2.x pour windows :
http://perso.club-internet.fr/philgeo

Les données (copie d'écran d'une feuille Excel) :

- Source : China Data Center - Université du Michigan
http://141.211.136.209/cdc/cms/cms_table.htm


À partir des mêmes données, une autre classification, d'autres couleurs :



Résultat cartographique (cliquer sur la miniature) :


Cliquer sur la miniature pour agrandir

Un autre exemple d'application, consultable en ligne, à propos de la situation cartographique du continent africain et de son évolution dans le temps (distribution de la surface cartographiée par échelle selon trois regroupements temporels) :
www.unites.uqam.ca/dgeo/idc/afrique/textes/analyafr.htm

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Mise à jour :   10-04-2003

 


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