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Perceptions et représentations de la forêt
en environnement périurbain. L'exemple
de la périphérie parisienne.
(Antoine Da Lage)
La création
d'un PNR : les étapes et processus de la
décision
(Antoine Da Lage)
Agriculture
et forêt au sein d'un PNR
(Antoine
Da Lage)
Perceptions et représentations de la forêt
en environnement périurbain
L'exemple de la périphérie parisienne.
(Antoine Da Lage)
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Documents,
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| Les
représentations collectives : la
forêt "poumon vert" ou "manteau
vert" ?
"Poumon
vert" de la grande ville, cette métaphore
anatomique couramment employée à
propos des vastes ensembles forestiers intertropicaux,
est-elle, là aussi, une formule-choc
passe-partout et abusive ? Les boisements
ont-ils le rôle à la fois épurateur
et régénérateur de
l'air qu'on leur accorde couramment ?
L'image du "poumon vert" est donc
généralement plutôt
porteuse de connotations positives, mais
elle n'est pas forcément pertinente.
On peut lui préférer celle,
proposée par Luc Abbadie et Michel
Beaudouin, de "manteau vert" qui
renvoie plutôt à une idée
de protection nécessaire au bien-être
des hommes.
De nouveaux
regards sur la forêt
A partir du milieu
du XIXe siècle les massifs forestiers
situés en région périurbaine
sont progressivement devenus vénérés
et "sanctuarisés". De nos
jours, pour le citadin, la forêt est
une représentation proche et visible
de la nature. Elle crée aussi un
lien avec l'histoire, le passé et
correspond à un certain désir
de l'immuable. Aussi, tel Idefix qui souffre
de voir arracher le moindre arbre, le citadin
ne supporte pas les atteintes à l'intégrité
de la forêt : coupures béantes
des passages d'autoroutes, de lignes TGV,
de lignes EDF ; grignotage des lisières
par des lotissements ou résidences
"l'Orée du bois".
En fait, en Vexin Français et en
Pays de Thelle comme ailleurs (et peut-être
plus qu'ailleurs, du fait de la situation
périurbaine de la région étudiée),
les regards sur la forêt ont changé
avec l'évolution des modes de vie
: il est peut-être trivial de l'énoncer
mais une population française désormais
citadine à 80% ne peut voir la forêt,
la visiter, la parcourir, la décrire,
l'imaginer comme elle le faisait au début
du siècle. Les nouvelles images de
la forêt correspondent aux fonctions
qui lui sont attribuées : la trilogie
"production - protection - récréation"
qui se complexifie. Aujourd'hui on parle
de protéger certains types de boisements
pour protéger les paysages ou la
biodiversité. La fonction récréative
ne concerne plus seulement la chasse, la
promenade, la cueillette et le ramassage
des fleurs, fruits et champignons, mais
aussi la pratique de sports tels que le
VTT, le jogging, ou autre "moto verte".
Quant à la production, si elle a
conservé l'image d'une activité
noble, elle est aussi porteuse désormais
de connotations négatives : polémiques
sur l'industrie papetière, condamnation
de l'enrésinement ou la populiculture,
etc.
D'après la
thèse d'Antoine Da Lage - "Regards
sur la forêt dans le Vexin Français
et le Pays de Thelle : espaces, milieux
et empreintes de l'action humaine"
- Université de Paris X - Direction
Bernard Bomer - décembre 1995
|
1 - Une organisation
concentrique des espaces verts des huit
régions du "Grand Bassin Parisien"
D'après un document Datar -
1994
2 - La
forêt est-elle un "poumon vert"
?
Des éléments de réponse
scientifique sur Planet-Terre
L'expression
"poumon vert" repose littéralement
sur un contre-sens. En effet, la respiration,
dans le monde animal comme végétal,
consiste à absorber l'oxygène
de l'air pour y rejeter du dioxyde de
carbone : l'inverse donc de ce que l'on
croit suggérer par cette métaphore.
Présenté
sur le site "Planet-Terre",
le point de vue de Marc-André SELOSSE,
Ingénieur du Génie Rural,
des Eaux et des Forêts et de
Pierre THOMAS, Professeur à l'École
Normale Supérieure de Lyon.
En conclusion : "Une
forêt à l'équilibre,
c'est-à-dire dont la biomasse ne
croit pas, où il y a autant d'arbres
qui naissent et poussent que d'arbres
qui meurent (c'est-à-dire une forêt
naturelle non exploitée) ne libère
donc pas de dioxygène."
Le bilan annuel d'une forêt mature
en terme d'absorption de CO2 est très
faible car la fixation de CO2 par photosynthèse
est compensée par les rejets de
CO2 dus aux processus de respiration et
décomposition de la matière
organique (micro-organismes, champignons,
insectes…).
C'est pendant la phase de croissance qu'une
forêt reconstitue son stock de biomasse.
Grâce à la photosynthèse,
elle fonctionne alors comme une véritable
"pompe à CO2" (certains
parlent de "puits de carbone")
qui stocke dans le bois et les sols le
CO2 atmosphérique. La reforestation
permet d'installer de nouvelles forêts
qui vont activement fixer du CO2 pendant
leur croissance. Selon la disponibilité
des terres aptes aux boisements, l'homme
peut ainsi créer de nouveaux "puits
de carbone" et agir concrètement
pour réduire significativement
le taux de CO2 dans l'atmosphère.
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La création
d'un PNR : les étapes et processus de la
décision
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Documents,
compléments |
| Des
PNR : où et comment ?
L'existence
d'un PNR, au titre des divers textes réglementaires,
est conditionnée par l'adoption d'une
"charte", document de référence
définissant contours, objectifs et
moyens du parc ; un plan localisant "différentes
zones" et établissant leur "vocation"
fait partie intégrante de cette charte.
D'un décret à l'autre, la
responsabilité de l'initiative de
création d'un PNR ou de rédaction
de sa charte a été dévolue
à diverses instances, au gré
des grands bouleversements qu'a connus en
un quart de siècle l'administration
territoriale de la République : régionalisation
en 1972, décentralisation en 1982-83.
A partir des lois de décentralisation,
le processus de création d'un PNR
doit être enclenché, pour un
"périmètre d'étude"
déterminé, par une "délibération
motivée du conseil régional"
prescrivant l'élaboration de la charte.
Cette rédaction de la charte s'effectue
sous la responsabilité de la région,
non seulement en association avec les collectivités
locales ou territoriales, mais aussi en
partenariat avec d'autres organismes. Cette
délibération est transmise
au préfet de région qui, aussitôt,
"définit avec le président
du conseil régional les modalités
d'association de l'État " à l'élaboration
de la charte. Le représentant de
l'État transmet au président de l'exécutif
régional "son avis motivé
sur l'opportunité du projet".
La charte, qui doit s'appuyer sur "un
inventaire du patrimoine et (...) une analyse
de la situation culturelle, sociale et économique
du territoire, en fonction des enjeux en
présence", est communiquée
"pour accord, aux départements
et aux communes territorialement concernés
ainsi qu'aux groupements de ces dernières"
par la région. Après quoi,
"le conseil régional approuve
le projet au vu des accords recueillis".
Puis, "le projet de charte approuvé,
accompagné des accords des collectivités
territoriales, est transmis par le préfet
de région, avec son avis motivé,
au ministre chargé de l'environnement".
D'autres ministères sont alors consultés
pour avis, de même que la Fédération
des Parcs naturels de France et que le Conseil
National de la Protection de la Nature.
C'est alors qu'un arrêté du
ministère de l'environnement peut
donner le label PNR. La durée du
classement est de 10 ans. Il peut être
reconduit à l'issue d'une nouvelle
procédure. |
Vingt-sept
PNR en 25 ans : une série de créations
en trois phases, au gré des évolutions
du contexte institutionnel français.

1967 -
1994 : au gré des modifications réglementaires,
quatre circuits institutionnels différents
conduisant à la création d'un
Parc Naturel Régional (PNR)
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| Mise
à jour : 20-02-2003
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