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Corpus documentaire
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La politique
de la ville en France :
Les étapes de la politique de la
ville en France / Aspects de la rénovation
urbaine
Les Zones urbaines sensibles : quelques indicateurs
Les
Zones urbaines sensibles (ZUS) : quelques indicateurs
La
politique de la ville : trois zonages d'intervention
Trois niveaux d’intervention Zones urbaines
sensibles (ZUS), Zones de renouvellement urbain
(ZRU) et Zones franches urbaines (ZFU) sont
caractérisés par des dispositifs
d’ordre fiscal et social d’importance
croissante, visant à répondre
à des degrés différents
de difficultés rencontrées.
Les Zones urbaines sensibles (ZUS) sont
des territoires infra-urbains, cibles prioritaires
de la politique de la ville. 751 zones ont été
définies par la loi du 14 novembre 1996
de mise en œuvre du Pacte de relance de
la politique de la ville.
Un sous-ensemble de 416
Zones
de redynamisation urbaine (ZRU), dont
396 en métropole. rassemblaient 3,2 millions
d'habitants en 1999. Elles correspondent aux
ZUS "confrontées à des difficultés
particulières, appréciées
en fonction de leur situation dans l'agglomération,
de leurs caractéristiques économiques
et commerciales et d'un indice synthétique".
La loi a également instauré
44 Zones franches urbaines (ZFU) dont
38 en métropole. Les zones des ZFU ne
coïncident pas nécessairement avec
celles d’une ZUS, mais elles peuvent englober
plusieurs ZUS ou créer des zones ne comportant
que des fractions de ZUS. Les ZFU correspondent
aux quartiers de plus de 10 000 habitants
présentant les situations les plus dégradées.
Les données de
l'Observatoire national des zones urbaines sensibles
(ONZUS)
Les documents et les informations ci-dessous
sont issus, sauf mention spéciale (encadrés),
du rapport 2005 de l'Observatoire national des
Zones urbaines sensibles (ONZUS). Ils permettent
d'éclairer certains aspects de la situation
socio-économique sur ces territoires
et de faire le point sur les politiques de rénovation
de l'habitat et de l'emploi. La sélection
réalisée tient compte, entre autre,
de l'intérêt de l'analyse spatiale
des informations et de la qualité d'origine
des documents (cartes, graphiques). Pour cette
dernière raison, certaines cartes, pourtant
intéressantes, ont dû être
écartées. L'organisation d'origine
du rapport a également été
modifiée et adaptée.
Ce rapport, coordonné et présenté
par Bernadette Malgorn (Préfète
de la Région Bretagne et du Département
d’Ille-et-Vilaine et Présidente
du Conseil d’orientation de l’observatoire
national des ZUS) est accessible, dans son intégralité
(13,5 Mo, 330 pages), à partir du site
ministériel de la "Politique de
la Ville" :
L’Observatoire national des Zones urbaines
sensibles et le rapport 2005 de l'Observatoire
des ZUS (13,5 Mo) :
www.ville.gouv.fr/infos/dossiers
et
www.ville.gouv.fr/pdf/editions/observatoire-ZUS-rapport-2005.pdf
Les * du texte ci-dessous renvoient
à une page de définitions et méthodes,
ci-dessous en pop-up :
Introduction
Les constats du rapport 2005 confirment
ce qui apparaissait déjà dans
le tableau tracé en 2004 : un cumul de
problèmes de même ordre mais une
grande diversité des situations d’une
ZUS à l’autre et, sans doute, au
sein d’une même ZUS. Revenus, délinquance,
emploi et chômage, équipements,
transformation du peuplement, ressources et
charges des communes, autant de caractéristiques
par rapport auxquelles les ZUS ne se rangent
pas de façon homogène.
Sont abordées successivement ci-dessous
les thématiques suivantes : 1) L'activité,
l'emploi 2) Les revenus 3) Collectivités
: charges et ressources 4) Le logement et la
rénovation urbaine 5) La santé
6) L'enseignement, l'éducation 7) La
sécurité et la tranquillité
publiques 8) La mobilité résidentielle
des habitants des ZUS
1) L'activité,
l'emploi
Le taux de chômage des 15-59 ans (au sens
BIT*) est, en moyenne, en 2004, de 20,7% dans
les ZUS, en progression d’un point par
rapport à 2003. Il est environ le double
de la moyenne nationale et de la moyenne des
agglomérations ayant une ZUS (10,3% en
2004).
| Taux
d'activité en 2004 (%)
|
|
ZUS
|
Partie hors ZUS
des agglomérations avec ZUS |
Agglomérations
sans ZUS
et rural |
Hommes
15-59 ans |
74 |
78,2 |
80,1 |
Femmes
15-59 ans |
58,6 |
67,7 |
68,2 |
Ensemble
15-59 ans |
66,1 |
72,9 |
74,3 |
Source
: enquête "emploi" 2004
- Insee
Les femmes et les populations immigrées
apparaissent plus menacées par
le chômage. Pour les femmes,
le fait de résider en ZUS accroît
la probabilité de chômage
de plus de 7 points par rapport aux actives
présentant les mêmes caractéristiques
mais résidant en dehors des ZUS. |
Taux de chômage(%), en 2004,
selon l'origine immigrée ou non
|
|
ZUS
|
Partie hors ZUS
des agglomérations avec ZUS |
Agglomérations
sans ZUS
et rural |
Hommes
non immigrés |
17,9 |
9,2 |
6,8 |
Hommes
originaires de pays hors UE |
26,4 |
5,5 |
15,1 |
Femmes
non immigrés |
19,7 |
9,8 |
9,9 |
| Femmes
originaires de pays hors UE |
38,4 |
25 |
23,5 |
Ensemble
|
22,4 |
10,7 |
10,2 |
|
Les taux de chômage les moins élevés
caractérisent les ZUS "simples",
les plus élevés s’observent
en 2004 comme en 2003 dans les ZRU*. Les ZFU*
se situent à un niveau intermédiaire.
| Les
zones franches urbaines :
une solution ?
Assemblage de 4 cartes (1/4 NW, NE,
SE, SW) d'après le site portail
des Zones franches urbaines :
www.zones-franches.org

Les ZFU ont une géographie plus
complexe puisque leurs territoires ne
coïncident pas nécessairement
avec ceux d’une ZUS : ils peuvent
englober plusieurs ZUS ou créer
des territoires ne comportant que des
fractions de ZUS.
Les Zones de redynamisation
urbaine (ZRU) correspondent aux ZUS
"confrontées à des
difficultés particulières,
appréciées en fonction
de leur situation dans l'agglomération,
de leurs caractéristiques économiques
et commerciales et d'un indice synthétique".
Sources :
> Les Zones franches urbaines existantes.
Eléments de bilan, portraits,
témoignages, contacts.
www.ville.gouv.fr/pdf/actualite/presse/zfu-portraits.pdf
> Carte de l'Atlas des ZUS :
http://i.ville.gouv.fr/divbib/doc/
cartesZUS/zus065.pdf
|
Un
exemple de Zone franche urbaine : Marseille
La ZFU a été
délimitée en 1996, dans
le cadre du Pacte de relance de la ville,
projet parallèle à l'opération
d'aménagement urbain d'intérêt
national (Euroméditerranée).
Elle couvre plus de 200 ha, autour de
3 noyaux englobant des villages traditionnels
(St André, St Henri, St Antoine)
et des logements collectifs (la Bricarde,
La Castellane, Plan d'Aou).
Contexte
Ces quartiers avaient bénéficié
d'une industrialisation massive au XIXe
siècle, liée aux extensions
du port favorisant l'installation de
grandes usines. Mais au XXe siècle,
les entreprises ont peu à peu
disparu et les activités se sont
déplacées vers la zone
industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer
et vers les rives de l'Étang
de Berre dans les années 1960,
et, dans les années 1970 et 1980
vers Aix et les Milles, puis vers Aubagne
et Gémenos.
Pendant les années 1960 à
1980, Marseille a donc vécu un
desserrement industriel important :
la ville comptait environ 44% des effectifs
industriels des Bouches-du-Rhône
en 1975, contre 37% en 1990. Le nombre
d'établissements de plus de 50
salariés a diminué de
moitié dans le secteur industriel
entre 1985 et 1994.
Quelques faits et chiffres. Premiers
résultats.
- Au lancement du dispositif : 30% de
taux de chômage ; désertion
des services publics ; économie
en friche.
- Nombre d'entreprises : 691 en 1997
; 1 553 en 2000, par exemple :
SPIE Communication ; Alcatel ; AON (leader
mondial du courtage en assurance) ;
AOL ; Mitsubishi
- Augmentation du nombre de postes de
travail : 2 130 en 1997 ;
7 500 en 2000 dont 36% ont bénéficié
aux habitants de la zone.
- Taux de chômage : 30,7% en 1997
; 23,5% en 2000
La Zone de redynamisation urbaine (ZRU)
de Marseille 15e et 16e
ZRU Nord littoral
: Plan d'Aou, La Bricarde, La Castellane,
Le Vallon, Mourepiane
|
On notait, dans le rapport
2004 de l’Observatoire, que ni le faible
capital scolaire, ni les structures socio-démographiques
des populations en ZUS, ni les contextes économiques
régionaux dans lesquels se situent ces
quartiers, n’expliquaient entièrement
le plus haut niveau de chômage qui y était
observé. On mettait en évidence
une majoration de la probabilité de chômage,
"toutes choses égales par ailleurs",
pour les actifs résidant en ZUS.
2) Les revenus
| Le
revenu fiscal* moyen des ménages
des 931 communes de plus de 10 000 habitants
(hors Paris) est de 8 461 €.
Il s’élève à
9 823 € pour les 546 communes qui
n’ont pas de ZUS.
Mais il n'atteint que 7 705 € pour
les 385 communes comportant des ZUS, et
6 858 € pour les 121 communes qui
ont plus de 30% de leur population en
ZUS.
Ces dernières comptent en moyenne
43% de logements sociaux et 89% d’allocataires
logement contre, respectivement, 17% et
43% pour les communes qui n’ont
pas de ZUS. La part des ménages
non imposés est de 57,4% dans les
ZUS, contre près de 37% dans les
unités urbaines ayant une ZUS et
près de 40% au niveau national.
Près d’une ZUS sur trois
compte entre 20% et 30% de bas revenus
fiscaux (proportion de la population vivant
dans des ménages dont le revenu
par unité de consommation est inférieur
à 5 469 € en 2001). Dans 20%
des ZUS cette proportion dépasse
40% de la population. |
Revenu
fiscal moyen des ménages*
(en €, en 2004)
|
Revenus
fiscaux moyens des ménages
: |
Plus
de
10 000 hab.
|
De
5 000 à
9 999 hab. |
Toutes
les communes |
8 461 |
8 246 |
Communes
avec ZUS |
7 705 |
6 421 |
Communes
avec
> 30% de la population en ZUS
|
6 858 |
|
Communes
sans ZUS |
9 823 |
8 390 |
Source : revenus
fiscaux des ménages, INSEE -
DGI
|
Revenu fiscal moyen
par ménage et par Unité de consommation*
en 2001
|
|
Nombre de ménages fiscaux
|
Dont taux de ménages
non imposés (%) |
Revenu fiscal moyen par ménage (€) |
Revenu fiscal moyen par unité de consommation (€) |
ZUS* |
1 435 988 |
57 |
19 005 |
10 540 |
Unités
urbaines ayant une ZUS (200 UU*) |
13 036 644 |
37 |
29 527 |
18 135 |
France
métropolitaine |
23 336 863 |
40 |
28 433 |
17 184 |
Source : revenus fiscaux des ménages,
INSEE - DGI
Mais
les situations sont diversifiées, contrastées.
Le revenu fiscal moyen des ménages est
très différent d'une commune à
l'autre. Les ressources, analysées au
regard des indicateurs de potentiels fiscaux
ou financiers* montrent des situations communales
particulièrement préoccupantes.
Médiane des revenus
fiscaux par Unité de consommation* (UC)
dans les ZUS de quelques agglomérations
en 2001(€)
Quelques exemples de ZUS aux revenus médians
les plus élevés par rapport
à leur unité urbaine (par Unité
de consommation, en 2001, en €)
|
Nom
de la ZUS (population des ménages
fiscaux) |
Agglomération
et atlas
i-ville
|
1
- Médiane des revenus dans la ZUS |
2
- Médiane des revenus dans l'unité
urbaine |
Rapport
1/2 |
Les
Epis (1 286) |
|
15 769 |
11 235 |
1,404 |
Moulin
des Loups, Couture du Limon (2 753) |
|
11 810 |
11 147 |
1,059 |
Les
Hauts de Mazargues (5 745) |
|
14 628 |
13 387 |
1,053 |
Clos
au Duc (1 965) |
|
14 596 |
14 098 |
1,035 |
Pietralba
(1 256) |
|
13 295 |
13 186 |
1,008 |
Pont
de Sèvres
(5 333) |
|
17 889 |
17 968 |
0,996 |
Breckelberg,
Fatima, Garang (5 957) |
|
12 829 |
13 483 |
0,951 |
Maugout
(2 903) |
|
12 877 |
13 733 |
0,938 |
La Mouchonnière
(4 128) |
|
12 937 |
13 819 |
0,936 |
Girardière,
Turbaudières
(6 117) |
|
13 182 |
14 183 |
0,929 |
Consulter, sur le site i-ville, les cartes
IGN comportant les zonages ZUS correspondant
- Atlas des 751 Zones urbaines sensibles
(ZUS) :
www.ville.gouv.fr/index.html |
Source : Revenus fiscaux des ménages
2001, Insee-DGI
Quelques exemples de ZUS
aux revenus médians les plus faibles
par rapport
à leur unité urbaine (par Unité
de consommation, en 2001, en €)
|
Nom
de la ZUS (population des ménages
fiscaux) |
Agglomération
et atlas
i-ville
|
1
- Médiane des revenus par UC dans
la ZUS |
2
- Médiane des revenus par UC dans
l'unité urbaine |
Rapport
1/2 |
Monclar
(5 412) |
|
4 699 |
13 140 |
0,358 |
Beaubreuil
(4 327) |
|
5 537 |
15 545 |
0,356 |
Les
Aubiers (3 192) |
|
5 687 |
15 992 |
0,356 |
Grands
Pêchers, Bel Air
(7 057) |
|
6 146 |
17 968 |
0,342 |
Les
Dervallières (5 397) |
|
5 347 |
15 847 |
0,337 |
La Paillade
(14 705) |
|
4 715 |
14 004 |
0,337 |
La Reynerie,
Bellefontaine
(17 416) |
|
5 187 |
16 450 |
0,315 |
Centre
ancien (7 682) |
|
4 305 |
14 373 |
0,300 |
Saint
Jacques, Saint Mathieu, La Réal.
(7 693) |
|
3 655 |
12 207 |
0,299 |
Saint-Mauront,
Bellevue, Cabucelle (12 496) |
|
4 100 |
13 887 |
0,295 |
La Source
(5 626) |
|
4 776 |
16 458 |
0,290 |
Consulter, sur le site i-ville, les cartes
IGN comportant les zonages ZUS correspondant
- Atlas des 751 Zones urbaines sensibles
(ZUS) :
www.ville.gouv.fr/index.html |
Source : Revenus fiscaux des ménages
2001, Insee-DGI
Les espaces urbains de ces
dernières ZUS sont parmi les plus fortement
ségrégués. Le revenu médian
ne dépasse que très rarement le
premier décile national (5 469 €).
Fort niveau de chômage, place importante
des ménages d’inactifs, donc place
importante des prestations de solidarité
non imposables dans les revenus, contribuent
à expliquer la faiblesse des revenus
fiscaux.
Ces différences observées entre
les ZUS posent le problème de la pertinence
des indicateurs et de la révision des
zonages.
3) Collectivités
: charges et ressources*
Le produit de la fiscalité locale directe*
(taxes d'habitation, taxe sur le foncier bâti
et non bâti, taxe professionnelle) engendre
de fortes inégalités de richesse
entre les communes. Bien souvent, les communes
qui comportent des ZUS sont pénalisées
dans leur développement par la faiblesse
de leurs ressources fiscales, faiblesse qui
leur interdit de faire face aux charges socio-urbaines
écrasantes auxquelles elles sont généralement
confrontées.
L’effet de la péréquation,
dans son action de réduction des inégalités
des ressources, n’apparaît pas corrélé,
avant la réforme de la Dotation de solidarité
urbaine en 2005 (DSU devenue DSUCS par la loi
de cohésion sociale), avec le classement
en ZUS ou en ZFU. Les communes de plus de 10 000
habitants n’ayant pas de ZUS ont en moyenne
40 € par habitant de dotations de péréquation,
alors que celles ayant une ZUS ont 31 €
et celles comportant les ZUS les plus peuplées
36 €. En effet, cette dotation prenait
en compte les insuffisances de ressources et
le poids des charges urbaines dans leur ensemble,
sur la totalité du territoire des communes
concernées, sans que les règles
conduisent à attribuer un supplément
de dotation aux communes ayant une ZUS ou une
ZFU.
4) L'habitat,
le logement et la rénovation urbaine
La transformation du parc
des logements des ZUS s’inscrit dans la
mise en œuvre du Programme national de
rénovation urbaine (PNRU) tel que défini
par la loi du 1er août 2003 (loi Borloo).
Au 1er juillet 2005, 62 conventions de rénovation
urbaine, portant sur la période 2005-2008,
ont été signées.
Elles concernent 78 ZUS et 18 quartiers
dérogatoires dont 9 quartiers relevant
d’anciens Grands projet de ville
(GPV) ou d'Opérations de renouvellement
urbain (ORU). Les opérations programmées
dans les 78 ZUS vont conduire à
démolir 9% des logements existants,
et à en réhabiliter 17%,
représentant ainsi une transformation
de plus du quart de leur parc de logements.
Les ZUS concernées par des conventions
signées représentent près
de 300 000 logements soit 16% du parc
de logements de l’ensemble des ZUS.
Elles sont caractérisées
par l’importance du parc social
(69% des résidences principales
sont des logements HLM) et par le poids
des constructions des années 1950
et 1960 (80% des logements ont été
construits entre 1949 et 1974). |
Part des logements dans les ZUS
selon la période de construction
(%)
|
|
Ensemble
des ZUS |
ZUS faisant
l'objet d'une convention * |
| Avant
1949 |
14,9 |
4,4 |
| Entre
1949 et 1967 |
34,6 |
41,7 |
| Entre
1968 et 1974 |
31,4 |
37,7 |
| Entre
1975 et 1981 |
11,2 |
10,7 |
| Après
1981 |
8 |
5,5 |
* Projets
faisant l'objet d'une convention signée
au 1er juillet 2005, hors DOM, soit 77
ZUS |
Le volume des
constructions représente 91% du volume
des démolitions : il est prévu
de démolir 30 044 logements sociaux,
d'en construire 27 316, d'en réhabiliter
53 669 et d'en résidentialiser 50 155
[1].
Les projets de rénovation
urbaine :
constructions et démolitions programmées
entre 2004 et 2008
Constructions et démolitions
(2004 à 2008)
|
Réhabilitations
et résidentialisations [1]
de logements sociaux
(2004 à 2008)
|
5) La santé
Les ZUS ont, en moyenne, deux fois moins d’établissements
médicaux que leurs communes ou leurs
unités urbaines. 8% de ces quartiers
(50 ZUS) ne disposent d’aucune structure
de pratique médicale. La plupart d’entre-elles
sont situées dans les régions
voisines de l’Île-de-France (Champagne-Ardenne,
Centre, Haute-Normandie, Basse-Normandie), mais
également dans le Nord-Pas-de-Calais
et dans l’Est. Ce sont des ZUS peu peuplées,
avec près de 2 600 habitants en moyenne.
Il y a, en ZUS, 6,5 établissements de
pratique médicale pour 5 000 habitants,
contre respectivement 14,6 et 13 établissements
dans les communes et les unités urbaines
où elles sont situées. 89% des
établissements de pratique médicale
en ZUS appartiennent au secteur libéral
mais, avec une densité moyenne de 5,8
pour 5 000 habitants, ils y sont 2 fois
moins nombreux que dans les unités urbaines
où elles sont implantées.
Densité
moyenne des établissements de santé
dans les ZUS, leurs communes et leurs unités
urbaines [2]
|
|
ZUS |
Communes d'implantation
des ZUS |
Unités urbaines
d'implantation des ZUS |
Ensemble des communes |
| Pratique médicale |
6,5 |
14,6 |
13 |
11,4 |
| Auxiliaires médicaux
|
6,3 |
11 |
11,3 |
11,6 |
| Pratique dentaire
|
1,7 |
3,7 |
3,6 |
3,5 |
| Pharmacies |
1,6 |
2,1 |
2,1 |
2,2 |
| Hôpitaux |
0,3 |
0,7 |
0,6 |
0,7 |
Source : Insee, fichier Sirène des
établissements au 1er janvier 2002
La santé des
enfants : 21%
des élèves en ZUS présentent
des problèmes de vision contre 18% hors
ZUS. Surpoids et obésité
affectent plus souvent les enfants scolarisés
en ZUS. L’obésité touche
plus fréquemment les filles, surtout
quand elles sont scolarisées en ZUS.
En moyenne, les enfants de grande maternelle
en ZUS prennent moins souvent des petits déjeuners.
Ils consomment moins de produits laitiers et
de légumes que les élèves
hors ZUS. Par contre leur consommation de boissons
sucrées est plus fréquente. Près
d’un enfant sur cinq scolarisé
en ZUS a au moins 2 dents cariées non
soignées, soit 3 fois plus que chez les
enfants scolarisés hors ZUS.
L’article 76 de la loi de lutte contre
les exclusions (Loi n°98-657
du 29 juillet 1998 d'orientation relative à
la lutte contre les exclusions) a prévu
la création de Permanences d’accès
aux soins de santé (PASS) au profit des
personnes en situation de précarité
"visant à faciliter leur accès
au système de santé et à
les accompagner dans les démarches nécessaires
à la reconnaissance de leurs droits".
En 2003 près de 60% des PASS de métropole
sont situées dans une commune ayant au
moins une ZUS.
Sources : enquête en milieu scolaire,
Drees, Dep,Desco, InVS
6) L'enseignement,
l'éducation
Le taux d’élèves défavorisés
est de 64% (42,6% hors ZUS). Cet écart,
si on le rapproche de celui qui concerne la
part d’élèves de nationalité
étrangère (12% dans les collèges
de ZUS contre 4% en dehors), traduit la permanence
de phénomènes de ségrégation
spatiale qui peuvent être localement très
forts, reflétant et amplifiant parfois
ce qui se passe dans l’habitat.
Si l’on examine la scolarité des
élèves des collèges de
ZUS, les grands écarts constatés
demeurent. La proportion d’élèves
en retard de 2 ans ou plus en 6e est supérieure
de 3 points dans les établissements en
ZUS. De même, les élèves
de 3e orientés vers l’enseignement
général ou technologique sont
plus nombreux à redoubler leur seconde
(22% en ZUS contre 18% en dehors). L’écart
de réussite au diplôme national
du brevet est de 10 points environ en défaveur
des élèves scolarisés en
ZUS.
Les taux de retard enregistrés en ZUS
étant déjà significativement
plus importants que ceux du reste du territoire,
l’existence d’un écart supplémentaire
en défaveur des garçons en fait
une population particulièrement exposée
au risque d’échec scolaire.
Retard
scolaire filles - garçons
| |
|
% d'élèves
de 6e en retard d'un an ou plus |
% d'élèves
de 3e en retard d'un an ou plus |
| Collèges en ZUS |
Garçons |
40,9 |
47,9 |
| Filles |
32,4 |
39,8 |
| Ecart |
8,5 |
8,1 |
| Collèges hors ZUS |
Garçons |
28,7 |
37,1 |
| Filles |
21,5 |
29,9 |
| Ecart |
7,3 |
7,2 |
Le nombre de divisions post-bac
n’a pas varié de manière
significative. Il est à noter une nette
spécialisation de l’offre post-bac
en ZUS avec la faible présence des Classes
préparatoires aux grandes écoles
(celles situées en ZUS représentant
5,5% de l’ensemble de ces classes), alors
que près de 12% des sections de techniciens
supérieurs et plus du quart des autres
divisions post-bac (dont les préparations
paramédicales) seraient situées
en ZUS.
La part d’enseignants en poste depuis
moins de 2 ans dans le même établissement
reste plus forte en ZUS qu’ailleurs. Elle
augmente même en 2003-2004, accompagnant
une évolution affectant l’ensemble
des collèges du territoire. La proportion
des enseignants de moins de 30 ans y demeure
aussi supérieure (25% dans les ZUS contre
18% en dehors).
En complément, à partir de
pages consacrées à l'éducation
prioritaire -
www.cndp.fr/zeprep/rep/default.htm
- on pourra aussi consulter la carte des Zones
d'éducation prioritaire (ZEP) et des
Réseaux d'éducation prioritaire
(REP), par Académie (document DESCO /
SCÉRÉN - CNDP) :
www.cndp.fr/zeprep/doc/carte.htm
7) La sécurité
et la tranquillité publiques [3]
28 catégories d’infractions enregistrées
par les services de police et de gendarmerie
représentant, au niveau national, 72%
de la délinquance constatée, ont
fait l’objet d’un décompte
sur les quartiers des 640 ZUS étudiées,
situées en Zone de police. Pour l’ensemble
des 28 catégories d’infractions
retenues, le total des faits constatés
dans les ZUS situées en Zone de police
s’élève, en 2004, à
68 faits pour 1 000 habitants (le taux
médian est de 51,6 faits pour 1 000 habitants)
en moyenne contre 65,6 dans l’ensemble
des circonscriptions de sécurité
publique d’appartenance de ces ZUS et
de 47,3 pour la France métropolitaine.
L’écart de taux de délinquance
constatée entre les ZUS et leurs circonscriptions
d’appartenance est de + 3,7%, et
celles-ci constituent elles-mêmes des
territoires où la délinquance
est plus élevée que la moyenne
métropolitaine.
La sur-délinquance constatée en
ZUS est plus prononcée pour les actes
de vandalisme, certains actes de violences aux
personnes ou certaines catégories de
vols (avec ou sans violence). La fréquence
des vols simples dans les lieux ou locaux publics
est par contre plus faible en ZUS que dans les
territoires qui les environnent.
Selon l’indicateur fondé sur la
sélection des 28 index, le niveau moyen
par région de criminalité constatée
dans les ZUS en 2004 s’échelonne
de moins de 33 faits pour 1 000 habitants en
Corse à plus de 113 faits pour 1 000
habitants en Aquitaine. Au-delà de ces
moyennes, il convient de ne pas omettre la grande
hétérogénéité
des situations entre les ZUS d’une même
région et ne pas faire de ce critère
un "prédictif" du niveau de
criminalité dans les ZUS. Une analyse
par taille d’agglomération révèle
cependant un lien, souvent mis en évidence
à partir d’autres données,
entre taille des agglomérations et niveau
d’infractions constatées, lien
qui trouve dans une certaine mesure sa traduction
dans l’analyse régionale. En 2004
à Paris, le niveau de délinquance
dans les quartiers en ZUS est inférieur
de près de 9% par rapport à son
niveau sur l’ensemble de la capitale.
8) La mobilité
résidentielle des habitants des ZUS
La mobilité résidentielle est
importante dans les ZUS : 61% de leurs habitants
en 1990 habitent un autre logement en 1999.
Les écarts de mobilité entre les
ZUS et les autres types de quartiers urbains
sont variables selon les âges : pour les
jeunes adultes (7 à 30 ans), les différences
sont quasi nulles, alors qu’à partir
de 30 ans, les habitants des ZUS sont nettement
plus mobiles que les habitants du reste de leurs
agglomérations.
Les jeunes des ZUS quittent plus tardivement
et un peu moins fréquemment le domicile
parental que ceux qui habitent dans le reste
de leurs agglomérations. Le faible niveau
de diplôme de beaucoup de jeunes vivant
en ZUS et leurs difficultés d’insertion
professionnelle expliquent en grande partie
ce retard dans l’accès à
une autonomie résidentielle. Les moins
diplômés et les enfants d’ouvriers
sont ceux qui restent le plus souvent habiter
chez leurs parents, et lorsqu’ils déménagent,
ils sont plus nombreux à emménager
en ZUS. Les enfants d’immigrés,
quel que soit leur niveau de diplôme ou
leur origine sociale, restent plus souvent que
les autres habiter en ZUS.
Pour les adultes, l’écart de mobilité
entre les ZUS et le reste des agglomérations
est net. Parmi les habitants des ZUS,
entre 1990 et 1999, 64% des 21-50 ans
et 34% des plus de 50 ans ont changé
de logement contre, respectivement, 56% et 27%
des habitants d’autres quartiers des mêmes
unités urbaines. La mobilité résidentielle
a le même caractère sélectif
chez les adultes que chez les plus jeunes :
être au chômage, être ouvrier
ou employé non qualifié, élever
seule ses enfants, être immigré,
louer un logement du parc social sont autant
d’éléments limitant les
changements de logement et, lorsqu’il
y a changement de résidence, favorisant
le ré-emménagement en ZUS.
Les habitants du parc locatif des ZUS restent
plus mobiles que les habitants des autres quartiers
d’habitat social hors ZUP. La prise en
compte des caractéristiques démographiques
et sociales ne suffit pas non plus à
comprendre les différences. La surmobilité
des habitants des ZUS est probablement à
mettre en relation directe avec leur environnement
de résidence et son ressenti (centralité
du quartier, niveau de loyer, présence
de commerces, ressenti du lieu de vie…).
La mobilité résidentielle transforme
la structure démographique et sociale
des ZUS. Les arrivées sont loin de compenser
les départs. Entre 1990 et 1999, pour
100 personnes qui ont quitté les ZUS,
59 sont arrivées (1,7 million de
départs contre 1 million d'arrivées.
Les entrants sont plus défavorisés
que les personnes qui ont quitté les
ZUS : peu qualifiés, plus souvent
en emploi précaire, ils sont plus exposés
au risque de chômage et au déclassement
professionnel. Les cadres et les professions
intermédiaires sont surreprésentés
parmi les départs de ZUS. Sous l’effet
des départs, le poids des ménages
défavorisés s’accroît
dans les ZUS.
La mobilité résidentielle a transformé
le peuplement des ZUS en accentuant le poids
des personnes professionnellement les plus fragiles.
Toutefois, le fait d’habiter en ZUS ne
constitue pas un blocage dans la trajectoire
résidentielle : il est possible d’en
partir pour emménager dans d’autres
quartiers. L’accès à un
logement situé en ZUS ne constitue pas
forcément une étape négative
dans leur trajectoire résidentielle :
sur 10 entrants, 6 accèdent à
un logement plus spacieux ou confortable.
En conclusion
Cette analyse invite à réfléchir
sur la pertinence actuelle du zonage des ZUS
afin que les politiques publiques soient concentrées
sur les territoires aujourd’hui les plus
prioritaires. Le rôle assigné à
l’Observatoire national des ZUS à
sa création était de "mesurer
le retour de ces quartiers dans la République".
La révision du zonage serait une manière
officielle d’en prendre acte.
Assurer un traitement égal et équitable
des communes au regard de la solidarité
financière, principe constitutionnel
s’il faut le rappeler, implique d’envisager
une révision des ZUS. Une révision
du zonage prioritaire devrait intervenir à
période régulière de façon
à inscrire la politique de la ville dans
un développement dynamique des territoires
avec pour objectif de quitter à terme
ces procédures d’exception.
Notes
[1] La
résidentialisation est un terme d’urbanisme
qui désigne une démarche d'aménagement
destinée à améliorer l'image
d'un quartier et à réduire le
sentiment d'insécurité et d'abandon.
Pour lui donner des dimensions plus humaines,
l'habitat urbain est réorganisé
en petites unités résidentielles
confortables. En fonction des programmes, diverses
options sont envisageables : matérialisation
des limites de la résidence ; aménagement
d'espaces de transition entre l’espace
public, la rue et les parties communes de l’immeuble
; organisation de stationnements réservés
aux habitants de la résidence, d'espaces
verts, de jeux pour les enfants, etc.
[2] La densité des établissements
de pratique médicale et dentaire, d'auxiliaires
médicaux et d'hôpitaux est deux
fois plus faible en ZUS que dans leurs communes
et leurs unités urbaines. Seule la répartition
des pharmacies apparaît plus homogène.
Cette meilleure répartition des officines
est à relier à la législation
qui régule l'implantation des pharmacies
: depuis 1941, leur ouverture est subordonnée
à la délivrance d'une licence
par la Préfet, en fonction des quotas
de population. Le Préfet peut aussi imposer
une distance minimale entre deux officines.
[3]
Ministère de l’Intérieur
et de l’Aménagement du territoire,
statistiques des services de sécurité
publique centralisées par la direction
de la police judiciaire. Les résultats
présentés portent sur 640 ZUS
(hors Paris) et leurs circonscriptions regroupant
une population de près de 4,1 millions
d’habitants et réparties sur 253
circonscriptions de sécurité publique
couvrant 22,2 millions d’habitants.
Pour compléter,
approfondir, des ouvrages récents
- Vieillard-Baron H. - Les banlieues, des singularités
françaises aux réalités
mondiales - Hachette, 2001. Un compte-rendu
de lecture :
www.cafe-geo.net/cafe2/article.php3?id_article=544
- Guilluy C. et Noyé C. - Atlas des nouvelles
fractures sociales en France - Autrement, 2004.
Un compte-rendu de lecture :
www.cafe-geo.net/cafe2/article.php3?id_article=366
et des ressources en
ligne
Sources institutionnelles
et expertises
- Le site ministériel (Ministère
de l'emploi, de la cohésion sociale et
du logement) :
www.ville.gouv.fr/index.htm
et le Centre de ressources de la Délégation
interministérielle à la ville
(DIV) :
http://i.ville.gouv.fr
> Chronologie des politiques de la ville
de 1977 à 2004 :
http://i.ville.gouv.fr/divbib/doc/chronopolvil14062004.pdf
> les travaux de l’Observatoire national
des Zones urbaines sensibles et le rapport 2005
de l'Observatoire des ZUS :
www.ville.gouv.fr/infos/dossiers
et
www.ville.gouv.fr/pdf/editions/observatoire-ZUS-rapport-2005.pdf
> un "SIG" qui regroupe, en fait,
des cartes (sur fond IGN au 1/25 000e)
et divers données à l'échelle
communale :
http://212.208.99.50/extra/sigville/new/index.php
- Un dossier du site ministériel du logement)
sur l'impact de l'article 55 de la loi SRU,
les communes sous l'objectif des 20% de logements
sociaux :
www.logement.equipement.gouv.fr/actu/loi_SRU/default.htm
- La DATAR -
www.datar.gouv.fr
divers documents, SIG interactifs, à
partir de l'Observatoire des territoires, entrées
par territoires ou par zonages :
http://prod.camptocamp.com/zonages/p1_present.php
- Agence nationale pour la rénovation
urbaine (ANRU) :
www.anru.fr/fr/index.php
- Le zonage de l'éducation prioritaire
sur le site SCÉRÉN du CNDP :
www.cndp.fr/zeprep/rep/default.htm
- Entreprises Territoires et Développement
(ETD) :
www.projetdeterritoire.com/spip/index.php3
> dont un glossaire :
www.projetdeterritoire.com/spip/glossaire_terr_serv.php
- Sénat - Le projet de loi de finances
sur la ville 2005, avis et rapport :
>
www.senat.fr/rap/l04-074-336/l04-074-336.html
>
www.senat.fr/rap/a04-076-23/a04-076-23.html
- Divers documents concernent la ville sur le
site de l'INSEE
www.insee.fr/fr/home/home_page.asp
dont, pour les ZUS :
www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/IP835.pdf
- Rapport de la Cour des comptes sur la politique
de la Ville (2002) :
www.ccomptes.fr/Cour-des-comptes/publications/rapports/politique_de_la_ville/polville0.html
dont, parmi les annexes, des exemples (Clichy-Montfermeil,
Vaulx-en-Velin, Vénissieux, etc.) et
comparaisons internationales :
www.ccomptes.fr/Cour-des-comptes/publications/rapports/politique_de_la_ville/polville23.html
- Banlieues en crises ? - la sélection
de la Bibliothèque des rapports publics
www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports/actualite/banlieues.shtml
- Le Conseil d'analyse économique, Analyses
économiques - Ségrégation
urbaine et intégration sociale - Rapport
de Jean-Paul Fitoussi, Éloi Laurent et
Joël Maurice :
www.cae.gouv.fr/lettres/CAE-2004.01.pdf
- Rapport de l'Observatoire des finances
locales (Direction générale des
collectivités locales) :
www.dgcl.interieur.gouv.fr/comites_organismes/CFL/OFL/OFL2005/accueil_cl_2005.htm
et
www.dgcl.interieur.gouv.fr/comites_organismes/CFL/OFL/OFL2005/publication_globale.pdf
- Par le Conseil de l'emploi,
des revenus et de la cohésion sociale
(CERC
www.cerc.gouv.fr/indexf.html
), un rapport de 2004, Les enfants pauvres
en France :
www.cerc.gouv.fr/rapports/rapport4cerc.pdf
- Dans le cadre de la politique régionale
de l'Union européenne, le programme Urban
2 (Fonds européen de développement
régional - FEDER) > Dynamiser les
zones urbaines en crise :
http://europa.eu.int/comm/regional_policy/urban2/index_fr.htm
Sources universitaires, grandes écoles
- Par le revue Mappemonde
http://mappemonde.mgm.fr/index.html
> Jean-Christophe François et Antonine
Ribardière - Qu’apporte l’échelon
infracommunal à la carte des inégalités
de richesse en Île-de-France ? :
http://mappemonde.mgm.fr/num3/articles/art04305.html
- Centre de recherche
Espace Transports Environnement Institutions
locales / Institut d'Urbanisme de Paris :
www.univ-paris12.fr/creteil
> C. Lelévrier - Politique de la ville
ou comment lutter contre "l'exclusion"
et la "ségrégation"
dans la ville - Note de synthèse réalisée
pour un dossier transmis pour une conférence
à l’ONU par le Ministère
des affaires sociales (janvier 2004) :
www.univ-paris12.fr/creteil/2/lelevrie/chl04a.pdf
> C. Lelévrier - "La mixité
sociale et les politiques urbaines", Dossier
: pourquoi les villes sont-elles en crise ?,
Revue Passages, n°109-110, Mai-Juin 2001,
pp. 29-32 :
www.univ-paris12.fr/creteil/2/lelevrie/chl01a.pdf
- Les invités des Cafés géographiques
> Myriam Houssay-Holzschuch invitée
des Cafés géographiques : "Ségrégation
sociale, ségrégation spatiale"
(2002) :
www.cafe-geo.net/cafe2/article.php3?id_article=194
> Hervé Vieillard-Baron : Les quartiers
chauds sont-ils forcément enclavés
? :
www.cafe-geo.net/cafe2/article.php3?id_article=729
- Travaux d'élèves
de l'ENA, rapports de séminaires, séminaire
'Le logement' (2005) :
www.ena.fr/ena.php?Id=006002008&Retour=006002&profil=
Dont "La mixité sociale dans le
logement" :
www.ena.fr/ena.php?Id=006002008010&Retour=006002008&profil=
Autour des statistiques, quelques ressources
- L'Institut national d'études démographiques
(INED) :
www.ined.fr
- La Commission nationale de l'informatique
et des libertés (CNIL) :
www.cnil.fr
- L'Insee :
www.insee.fr/fr/home/home_page.asp
- Le Conseil national de l'information statistique
(Cnis) :
www.cnis.fr
- Pénombre, une mise en perspective critique
de l'information économique :
www2.unil.ch/penombre
Autre, divers, des exemples
- Association des maires de France :
www.amf.asso.fr/index.asp
- Le site portail des professionnels territoriaux
:
www.territorial.fr
- Le site des coopératives d'Hlm :
www.hlm.coop/index.php3
- Les statistiques de la discrimination : la
situation française :
Entreprendre pour la cité - Petit Déjeuner
Débat - 28 Avril 2005 - Gestion de la
diversité dans l’entreprise
Des outils statistiques pour mesurer la diversité
des origines. Quels obstacles aujourd’hui
et quelles solutions pour demain ? :
www.imsentreprendre.com/documents/compte%20rendu%20280405.pdf
- Le GPV de Toulouse - Le Mirail :
www.ressources-territoires.com/html/publications/fiche_expe/TOULOUSEgpv.pdf
- Le GPV de Clichy-sous-Bois - Montfermeil :
www.cacm93.com/developpement_urbain/politique_ville/gpv.htm
- La politique de la ville et des quartiers
en Midi-Pyrénées :
www.ressources-territoires.com/html/politique/histoire.html
- Une étude de cas : le Programme
local de l'habitat de Montpellier Agglomération
:
www.montpellier-agglo.com/fr/internet/notrecommunaute/img/0403_PLH.pdf
- L'exemple du PLH de Paris
:
www.paris.fr/portail/Urbanisme/Portal.lut?page_id=5633
- Les dotations de l'État
aux collectivités - L'exemple du département
du Finistère :
www.finistere.pref.gouv.fr/D-VieCollectivites/A43-Dotations.htm
Sélection, synthèse et mise en page
web : Sylviane Tabarly

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à jour : 30-11-2005
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