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Géographie
vivante, active
Des pistes pour découvrir une géographie
appliquée et "hors les murs"
qui incite à :
- nouer des contacts avec des partenaires extérieurs
au monde de l'éducation : autres administrations,
entreprises, responsables politiques, etc.
- mettre les élèves en situation
active.
Ci-dessous, dans l'ordre
:
- Foncier et immobilier en situation littorale
et insulaire : l'exemple de l'île de la
Réunion.
- Fiscalité et discriminations positives
des territoires : les effets des lois Pons et
Paul dans les DOM - TOM
Foncier et immobilier
en situation littorale et insulaire : l'exemple
de l'île de la Réunion.
On pourra s'inspirer des documents proposés
sur le site de l'Agence pour l'observation
de la Réunion, l'aménagement et
l'habitat (AGORAH) : www.agorah.com/index.php
Il contient des informations relatives à
l'aménagement du territoire de l'île
de la Réunion et il s'intéresse
tout particulièrement aux questions relatives
au foncier et à l'immobilier. On pourra
utiliser certaines des synthèses proposées,
par exemple :
Le foncier et l'immobilier à l'Ile
de la Réunion - 2003 (elle représente
4 Mo en .pdf)
www.agorah.com/index.php?page=docfull
Le document est ainsi introduit :
"Sous la ville, le foncier. Faire de la ville,
c'est d'abord fabriquer du foncier. Ou, au moins,
le transformer. Pas seulement le foncier physique
( la structure de la parcelle), mais le foncier
juridique (le droit des sols et leur appropriation),
le foncier économique (la valorisation
du terrain), le foncier social (le changement
symbolique des quartiers). Or aussi bien les objectifs
que les conditions de la fabrication foncière
sont en pleine mutation." Marcel Belliot,
urbaniste - "Vive le lotissement !"
- Études foncières n°100 - novembre
- décembre 2002.
Une typologie des marchés fonciers est
proposée, six marchés sont identifiés
par l'AGORAH. Par exemple :
- le troisième marché : l'espace
naturel acheté comme matière première
"Pour l'aménageur, l'espace naturel
est la matière première d'un processus
de production. C'est donc à juste titre
qu'on qualifie souvent de " gisement foncier
" les espaces naturels voués à
être urbanisés. C'est le marché
sur lequel les aménageurs achètent
les terrains urbanisables mais encore inconstructibles,
les équipent pour les revendre sur le quatrième
marché comme terrain à bâtir.
Sur ce troisième marché, ce sont
bien les politiques foncières qui déterminent
le niveau des valeurs, tandis que le rythme de
l'urbanisation ainsi que les politiques urbaines
(régulation des densités) déterminent
les quantités mutées.
- le quatrième marché : les nouveaux
terrains à bâtir
" Le marché des terrains neufs "fabriqués"
en périphérie des villes est un
marché au contraire très concurrentiel,
où les politiques foncières ne peuvent
plus intervenir. L'aménageur se procure
une matière première (sur le troisième
marché) et il la transforme en cherchant
à répondre à la demande solvable
tout en faisant face à la concurrence des
autres aménageurs (publics et privés).
Cette concurrence entre les opérateurs
tend à ramener le niveau des prix fonciers
vers le coût de fabrication des terrains.
C'est ensuite le nombre des acheteurs qui détermine
les quantités mutées et par suite,
des nouvelles quantités produites."
(...) "Troisième et quatrième
marchés correspondant à la fabrication
et à l'exploitation du gisement foncier,
foisonnent de toutes parts, impliquant toutes
sortes d'acteurs : aménageurs et promoteurs
évidemment, mais également agriculteurs
s'improvisant aménageurs et marchands de
biens. Cela n'est pas sans conséquence
sur la forme de la ville qui s'étend de
toute part, et sur sa qualité. Lotissements,
ZAC et autres outils au service de l'aménagement
voient le jour. Ainsi quantité ne rime
pas toujours avec qualité".
Quelques exploitations
possibles de ces documentations et investigations
- Quelles sont les méthodes d'investigation,
d'enquête, de quels outils dispose-t-on
?
- Les études des transactions, de l'évolution
des prix, fournissent des indicateurs intéressants
quant à la pression foncière qui
s'exerce en zone littorale. Diverses restitutions
graphiques et cartographiques peuvent être
examinées, mises en relation, comparées.
- L'étude des facteurs d'évolution
du foncier et du marché de l'immobilier
(attractivités, répulsivités,
jeux d'acteurs, etc.)
D'autres agences d'urbanisme peuvent fournir une
documentation de même nature, que ce soit
sous forme numérique ou sous forme papier.
Fiscalité et "discriminations
positives" des territoires : les effets des
lois Pons et Paul dans les DOM - TOM
La loi de finances pour 2001 institue un
nouveau régime de réduction d'impôt
pour les personnes physiques investissant dans
un logement situé outre-mer. Ce dispositif
s'inscrit dans le cadre de la "loi Paul"
: elle remplace la loi Pons qui l'avait précédée
et elle est programmé du 1er
janvier 2001 jusqu'au 31 décembre 2006.
Sont concernés les investissements réalisés
dans les quatre DOM (Martinique, Guadeloupe, Guyane,
Réunion), les deux TOM (Polynésie
Française, Nouvelle Calédonie) ou
l’une des deux Collectivités Territoriales
(Mayotte et Saint Pierre et Miquelon).
Principe général : le dispositif
permet à l’investisseur immobilier
privé, en secteur intermédiaire,
de réduire ses impôts, en toute sécurité
et en toute légalité, de 40% du
montant de l’achat, y compris les frais
afférents (frais de notaires, frais d’hypothèques,
frais financiers, etc …) selon un échelonnement
sur 5 ans. En contrepartie, le propriétaire
doit prendre l’engagement irrévocable
de conserver et de louer pendant 6 ans le logement
en respectant des loyers plafonnés en fonction
de la taille de son logement et des plafonds de
ressources des locataires en fonction de la composition
du ménage.
Il s'agit en quelque sorte d'un principe de discrimination
positive territoriale destiné à
favoriser l'activité immobilière
en outre-mer.
La loi Pons avait provoqué un boom de l'investissement
touristique : les grands hôtels s'étaient
multipliés et la loi avait fait la fortune
de loueurs dont les bateaux occupaient les pontons
des marinas. Mais il ne suffit pas de construire
des hôtels ou d'acheter des bateaux, encore
faut-il les remplir et les effets, parfois pervers,
de la loi Pons ont trouvé leurs limites.
On a souvent cité Saint-Martin (la partie
française de cette île franco-néerlandaise
dépend de la Guadeloupe voisine) dont les
nombreux hôtels construits à coups
de capitaux attirés par les déductions
fiscales sont aujourd'hui fermés ou tournent
au ralenti : une fois les déductions fiscales
encaissées et les déficits déduits
de leurs revenus, bien des investisseurs ont revendu
leurs biens.
La loi Paul cherche à entretenir la bouffée
d'oxygène apportée par de telles
mesures fiscales. Elle-même devrait bientôt
disparaître au profit d'une nouvelle loi,
la loi Girardin qui, dès publication de
ses décrets d'application, devrait rester
en vigueur jusqu'en 2017 (information Le Monde
Argent du 14-15 décembre 2003).
Exemples, parmi d'autres,
de ressources pour s'informer, enquêter,
débattre
- En ligne :
> La société DirectGestion :
www.directgestion.fr/defiscalisation/loi-pons.asp
> La société TAGERIM : www.tagerim.fr/Investir/LoiPaul.asp
> sur les lois Paul et Girardin : www.loi-paul.com/loipaul/girardin.asp
> Un guide sur la fiscalité des investissements
dans les DOM - TOM sur le site en ligne des Échos
:
www.lesechos.fr/patrimoine/guide/FIS75.html
- Des articles sur cédérom ou revue
papier :
> Philippe Frémeaux - Guadeloupe : en
progrès, mais peut mieux faire - Alternatives
économiques, n° 215 (06/2003) ou 7e
édition du cédérom (janvier
1993 à août 2003) - Scérén
- CRDP Languedoc - Roussillon
- Auprès d'agences et cabinets en conseil
immobilier et fiscalité
Quelques
exploitations possibles de ces documentations
et investigations
- Recherche sur
d'autres mesures de discriminations positives
relatives aux territoires et sur leurs bilans
:
zones franches urbaines (ZFU), territoires ruraux
de développement prioritaire (TRDP), zones
de revitalisation rurale (ZRR)
- Mesures fiscales et aménagement du territoire.
- Enquête sur des exemples d'investissements
ainsi motivés : leurs effets, leurs résultats
(pérennisation ou feu de paille ?)

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| Mise
à jour : 16-12-2003
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