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Jardin ouvrier, jardin familial, jardin partagé…

Publié le 13/06/2019
Auteur(s) : Amélie Deschamps, Agrégée de géographie, doctorante contractuelle - Université de Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3

Les jardins collectifs regroupent l’ensemble des jardins gérés par une association ou une fédération. L’expression apparaît dans une proposition de loi de 2007 qui n’a pas été adoptée, et elle a été reprise par la littérature scientifique française depuis. Les jardins ouvriers sont apparus au XIXe siècle dans les villes françaises sous l’impulsion du clergé et du patronat avec pour objectif de « réduire la misère ouvrière grâce à l’amélioration de l’économie familiale » (Consalès, 2018). Il s’agissait aussi un moyen de contrôle social sur une population ouvrière dont l’oisiveté supposée était perçue comme une menace à l’ordre social. Les jardins ouvriers, devenus jardins familiaux à partir des années 1950, sont des ensembles de parcelles individuelles.

Si les jardins familiaux sont une bien une forme du jardinage urbain, ils ne sont pas à l’initiative des habitants : ceux-ci exploitent des espaces désignés à cette fonction par les autorités publiques. Parmi les autres formes de jardinage urbain, on peut citer le jardin partagé : dans ce cas, la parcelle n’est plus individuelle mais gérée par un collectif d’habitant. Lorsque les espaces végétalisés par les habitants se propagent à la rue, ne se cantonnant plus aux espaces suffisamment grands pour accueillir de véritables parcelles, on parle alors de « jardins de rue » (Niesseron, 2018). Des micro-jardins apparaissent sur les trottoirs, que ce soit avec des jardinières qui sont posées directement dessus ou bien avec l’aide de la mairie qui réalise des trous dans le bitume pour permettre à des habitants de planter à même la terre (à Lyon, on les appelle micro-implantations florales).

D’après Amélie Deschamps, juin 2019.

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