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Quelle durabilité pour la filière des fleurs coupées ?

Publié le 14/02/2020
Le désastre socio-environnemental lié au marché des fleurs coupées est désormais bien documenté : mauvaises conditions de travail des ouvrières et ouvriers, obstruction au syndicalisme, consommation en eau, surdosage de produits chimiques, transport par avion réfrigéré émetteur de gaz à effet de serre... Comment s'offrir des fleurs sans contribuer au désastre ?

En 2017, des auteurs du projet de recherche RosesMonde publiaient dans Géoconfluences un article sur la filière rosicole en Afrique orientale depuis les serres kenyanes et éthiopiennes jusqu'à la plaque tournante du marché mondial, Amsterdam : 

  • Léa Benoît, Bernard Calas, Sylvain Racaud, Olivier Ballesta et Lucie Drevet-Demettre, « Roses d'Afrique, roses du monde », Géoconfluences, septembre 2017.

D'autres documents sont venus compléter ce tableau depuis lors dans les médias, notamment sur le bassin horticole sud-américain, par exemple l'article de Zulma Ramirez et Geoffroy Valadon dans Le Monde diplomatique de février 2020 (p. 13), dont le titre au parfum de poésie cache une réalité plus sombre : « Allons voir si la rose… » [abonnés]. L'article montre l'exploitation des ouvrières et leur exposition à un cocktail chimique dangereux pour leur santé. Une rose contient plus de 100 fois les doses d'insecticides ou de fongicides autorisées dans l'alimentation.

En accès libre, on pourra aussi regarder ce documentaire (55 minutes) :

Quelles solutions ?
  • Ne pas célébrer la Saint-Valentin, la fêter autrement ou offrir autre chose...
  • Offrir des plantes vivantes en pot, adaptées au climat dit tempéré, et non des fleurs coupées.
  • Offrir des fleurs de saisons, cultivées localement (mimosa, tulipe...)
  • Offrir des fleurs issues de filières équitables et labellisées. Une recherche en ligne permettra de trouver plusieurs sites proposant des fleurs présentées comme issues d'exploitations durables.

 

 

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