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Tenter de comprendre Lagos (Nigeria)

Publié le 31/03/2016

Sur Lagos, la plus grande ville du Nigeria et d’Afrique, plusieurs articles ont été publiés récemment qui cherchent à dépasser les clichés et les superlatifs.

1. Des articles scientifiques
  • Guillaume Josse & Margaux Salmon, « Quel avenir pour les quartiers précaires de Lagos ? », Métropolitiques, 2 mars 2016.

Lagos, plus grande ville du Nigeria et du continent africain, compte aujourd’hui entre 17 et 22 millions d’habitants, dont plus de 70 % vit dans des quartiers précaires. La plupart de ces quartiers périphériques, construits sur des terrains marécageux, non propices à l’urbanisation, ne sont pas – ou mal – desservis en infrastructures et équipements de base. Les risques sociaux, politiques et environnementaux majeurs qu’induit cette urbanisation démesurée nécessitent de trouver rapidement des solutions.
Avec une carte de la tache urbaine (1900-2014), des images satellites et des photos.
http://www.metropolitiques.eu/Quel-avenir-pour-les-quartiers.html

  • Lamoureux David, « Comprendre l’organisation spatiale de Lagos, 1955-2015. », Hérodote 4/2015 (n° 159) , p. 112-125,

L’article est consacré à l’analyse de l’image d’une ville supposée anarchique. L’accent est mis sur l’importance des politiques « formelles » d’aménagement de la ville dans le développement d’espaces urbains « informels » perçus comme étant les symptômes de son anarchie supposée.
Loin d’être incompréhensible ou irrationnelle, cette géographie politique de Lagos reconnaît d’abord l’importance de négociations entre ses communautés, formelles et informelles. Ainsi, ses habitants les plus pauvres s’installent systématiquement près des quartiers formels pour y chercher l’accès à l’électricité et à l’eau, et le long de l’axe Lagos-Ibadan, le plus fréquenté de la ville et donc le lieu privilégié de transaction pour le petit commerce non qualifié qu’ils représentent. Malgré le démantèlement des espaces informels, des logiques clientélistes entretiennent par ailleurs une précarité qui finit par tenir lieu de politique d’aménagement du territoire.
Avec une carte de  l’expansion de Lagos depuis 1900
www.cairn.info/revue-herodote-2015-4-page-112.htm.http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/03/26/les-multiples-fractures-nigerianes_4601746_3212.html

  • Fourchard Laurent, « Les rues de Lagos : espaces disputés/espaces partagés. », Flux 4/2006 (n° 66-67) , p. 62-72.

La rue est un espace négocié : les emplacements limitrophes des habitations et boutiques sont loués, la colonisation des espaces vacants ou classés dangereux (voies ferrées, échangeurs, abords d’autoroutes…) est objet de discussions permanentes et d’accords informels entre une multitude d’acteurs privés. La rue est aussi un espace disputé entre une portion croissante de la population qui en vit au quotidien et des pouvoirs locaux et nationaux qui interviennent ponctuellement pour (r)établir un ordre urbain dont les contours fluctuent en fonction des agendas politiques. L’État n’apparaît jamais avoir la légitimité nécessaire pour faire accepter par les citoyens un ensemble de normes partagées.
Avec une carte de Lagos en 2000www.cairn.info/revue-flux-2006-4-page-62.htm.

2. Des articles dans les média
  • Jean-Philippe Rémy, « Lagos, le laboratoire de l’impossible », Le Monde, 27 mars 2015. Reportage.

Cahin-caha, quelque chose avance et palpite ici. Peut-être un modèle capital d’invention et de réinvention, comme une turbine déréglée.
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/03/27/lagos-le-laboratoire-de-l-impossible-conquerante_4602863_3212.html

  • Robert Draper, « Lagos, la ville qui courait après l’argent », National Geographic,15 mars 2015. 

Un long article en 3 parties : Le miracle de Lagos, à l’écart du malheur nigérian : Les galères de la vie quotidienne n’entament pas l’optimisme et la vitalité des Lagossiens ; Petits et gros pépins d’une croissance mal maîtrisée.
http://www.nationalgeographic.fr/15366-lagos-la-ville-qui-court-apres-largent/

  • Sophie Bouillon, « Lagos la mégalo », Libération, 30 juin 2014.

La capitale économique du Nigeria se rêve en Dubaï africaine. Avec ses gratte-ciel et ses hôtels de luxe, le quartier d’Eko Atlantic fera briller une ville qui n’offre même pas les infrastructures élémentaires à ses habitants.
http://www.liberation.fr/planete/2014/06/30/lagos-la-megalo_1054127

  • Servan Le Janne, « Eko Atlantic City, le futur Dubaï de l'Afrique », Slate Afrique, 23 janvier 2014

La presqu'île artificielle qui se construit dans la baie de Lagos témoigne des profondes inégalités de la société nigériane.
http://www.slateafrique.com/432771/eko-atlantic-city-futur-dubai-afrique

  • Eko Atlantic, le site de la ville nouvelle (dernières nouvelles datant d'août 2015) http://www.ekoatlantic.com/
     
  • France Culture, Culturesmonde, «  De Kinshasa à Lagos : la ville africaine (3/4) - Lagos, Ibadan: portrait d’une mégalopole en devenir », 28 novembre 2013

Quelles sont les origines de ce chaos apparent des mégapoles nigérianes ? Qu’en était-il à l’époque de la colonie britannique ? Comment ces deux villes se sont-elles développées pendant la période post-coloniale, et en particulier ces dernières années ?
Avec Laurent Fourchard, historien au LAM – Sciences Po Bordeaux, et le journaliste et écrivain Pierre Cherruau, connaisseur de la vie culturelle de Lagos, l’une des plus dynamiques du continent. Avec les photos de Sébastien Godret
http://www.franceculture.fr/emissions/culturesmonde/de-kinshasa-lagos-la-ville-africaine-34-lagos-ibadan-portrait-dune

Pour élargir au Nigéria, la vidéo du Monde, « Nigéria, Un pays aux multiples fractures », 4’27, 26 mars 2015.
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/03/26/les-multiples-fractures-nigerianes_4601746_3212.html

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