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Le Brésil, ferme du monde ?

L'agriculture brésilienne en mouvement : performances et défis

Publié le 15/05/2009
Auteur(s) : Hervé Théry, directeur de recherche au CNRS-Credal, professeur invité à l'Universidade de São Paulo (USP), Chaire Pierre Monbeig

1. Poids et performances de l'agriculture brésilienne

2. Agriculture et territoire

3. Deux agricultures dans un seul pays

D'où la planète pourra-t-elle tirer les aliments nécessaires aux trois milliards d'habitants supplémentaires qu'elle devrait accueillir avant le milieu du XXIe siècle ? Une évidence s'impose : l'Amérique du Sud est le seul continent où des terres agricoles soient disponibles, en grande quantité et à court terme : l'Europe et l'Amérique du Nord, déjà très productives, n'ont guère de marge de progression ; la situation de l'Afrique ne permet guère d'espérer de progrès à court et moyen terme ; l'Asie a des possibilités, mais plus encore de demandes, car elle sera le grand marché importateur.

Le Brésil est de loin la principale puissance du continent et il est déjà un très grand pays agricole. Par l'étendue et les caractéristiques de son territoire, la masse de sa population, la qualité de ses cadres publics et privés, de ses centres de recherche et de ses universités, le poids de son appareil industriel, il dispose d'immenses avantages comparatifs : de l'espace, du soleil, de l'eau, de la main d'œuvre d'exécution et d'encadrement, les industries d'amont et d'aval qui enserrent l'agriculture dans un complexe agro-industriel, ce qui fait aujourd'hui toute la différence.

Poids et performances de l'agriculture brésilienne

Le monde rural n'y a certes plus la même importance que naguère, la croissance spectaculaire de l'industrie et des services ayant fait passer au second plan ce qui était, jusqu'aux années 1940, la principale base économique du pays et le cadre de vie de la grande majorité de ses habitants. Mais c'est du monde rural qu'est sortie la croissance d'aujourd'hui : les capitaux qui ont édifié l'industrie de São Paulo venaient du café, les ouvriers des usines arrivaient tout droit des plantations ou des campagnes nordestines, le pouvoir politique et les leviers de l'État fédéral ont longtemps été partagés entre les "barons" du sucre, du café ou de l'élevage. Sa place dans l'économie, même si elle a diminué, est loin d'être négligeable et, depuis plusieurs années, sans la croissance du secteur, celle du PIB national serait quasi nulle. Les exportations agricoles ont représenté, en 2006, 15% du total des exportations brésiliennes, et près de 24% si l'on ajoute aux produits bruts ou semi-transformés les produits industrialisés qui en sont directement dérivés. Et ce sont largement  les activités agro-pastorales qui modèlent le territoire, dans les régions déjà consolidées comme sur les fronts pionniers encore actifs qui sont une des grandes originalités du monde rural brésilien.

Le Brésil est non seulement un très grand producteur de grains, mais il est aussi le premier fournisseur mondial de café, de canne à sucre et depuis peu le premier exportateur mondial de viande de bœuf. Parmi ces denrées, la canne à sucre est particulièrement stratégique, vu par certains, dans un contexte de cours du pétrole élevés, comme la solution miracle : les biocarburants produits en grande quantité par le Brésil pourraient être exportés en plus grande quantité encore.

Place mondiale et territoriale de la production agropastorale brésilienne

Dans les tableaux agrégés en grandes catégories (céréales, viandes, fruits et légumes, tableau ci-dessus, en tonnages) le Brésil se situe dans les trois cas parmi les sept premiers rangs mondiaux, parmi des pays à population infiniment plus nombreuse, comme la Chine et l'Inde, ou à complexes agro-industriels puissants comme les États-Unis ou la France.

Si l'on passe des agrégats à chacun des produits mis sur le marché, on constate que le Brésil se situe dans les tout premiers rangs mondiaux pour des denrées stratégiques : soja, viande de bœuf, de porc et de poulet, café, canne à sucre, oranges, tabac, etc.

Le poids des grands secteurs du PIB sur le territoire brésilien

Réalisation : H. Théry

Pour la plupart des pays du continent sud-américain, la principale marge de progression des productions végétales et animales, en dehors des forêts que l'on peut vouloir préserver, se trouve dans les pâturages occupés par l'élevage extensif depuis les colonisations espagnole et portugaise. C'était, avec les plantations de canne à sucre, de café, de cacao ou de bananes, l'activité essentielle des latifundios, les grandes propriétés occupées par les conquistadores et leurs descendants, alors que les minifundios, dans lesquels étaient cantonnées les paysanneries indiennes, se consacraient à l'agriculture vivrière.

Avec l'intensification de l'élevage des espaces se sont libérés et sans diminution de la production, bien au contraire. En Amazonie brésilienne l'Embrapa [2] recommande un taux de charge d'une tête de bétail à l'hectare, au lieu d'une tête pour trois ou quatre hectares comme c'est bien souvent le cas actuellement. Ainsi, le recru forestier est mieux contrôlé et des milliers d'hectares déjà déboisés sont disponibles pour d'autres cultures, le soja par exemple lorsque le climat le permet, ou pour des reboisements.

Agriculture et territoire

Agriculture et élevage ont au fil des siècles pris possession de la plus grande partie du territoire brésilien – mais pas de sa totalité, une bonne partie étant encore sinon vierge du moins très peu occupée – et l'ont organisé en zones bien définies.

Les productions de cueillette*

 * Les produits de cueillette sont en partie destinés à l'auto-consommation, ou font l'objet d'échanges informels,  mais d'autres sont commercialisées sur les marchés intérieur et extérieur

Valeur de la production agricole brésilienne (2005)

Parmi les productions remarquables de ce monde rural, notons tout d'abord, car c'est une particularité de ce pays encore incomplètement occupé, qu'une bonne partie de l'espace brésilien vit encore d'une économie de cueillette : la carte ci-dessus fait apparaître quelques-uns des produits collectés. Cette activité concerne surtout le Nord du pays (Amazonie et Nordeste intérieur), où l'on recueille diverses gommes, cires, fibres et noix. Le marché de quelques-uns de ces produits est mondial, on les retrouve dans les supermarchés ou les boutiques de denrées exotiques et ils sont bien connus (noix du Brésil, noix de cajou, pignons de pin), alors que, pour d'autres productions, les débouchés sont locaux : la noix de babaçu donne une huile qui sert notamment à l'industrie aéronautique, la carnaúba est une cire utilisée jadis par l'industrie du disque et aujourd'hui dans le bâtiment, le pequí est un condiment très apprécié dans le Goiás.

La cueillette concerne toutefois aussi certaines régions du Sud du pays, pour certaines denrées qui apparaissent sur la carte mais aussi pour le bois (carte ci-dessous). En effet, le Brésil est le seul pays au monde dont une partie de la sidérurgie fonctionne au charbon de bois et ce n'est que récemment que des plantations d'eucalyptus et de pin ont commencé à remplacer le bois de cueillette.

Défrichements et exploitation forestière aux avant-postes

Défrichements pour l'élevage en Amazonie

Cliché : Hervé Théry, 4 août 2004

Brûlis de nettoyage des pâturages près de Redenção (Pará). Le feu aide à combattre le recrû forestier et favorise la repousse des graminées appréciées par le bétail

La marche des bûcherons en Amazonie

 pointeur .kmz sur l'image Google Earth de Redenção (Pará) (8° 2'19.79"S / 49°58'29.39"O)

La photographie ci-contre en plus haute définition

L'analyse des types d'utilisation du sol dans le pays (carte ci-dessous) montre une organisation de l'espace très structurée. Elle oppose nettement trois zones dominées respectivement par la forêt (au nord), les pâturages naturels et artificiels (au centre, au sud et dans l'extrême nord), et les terres cultivées (dans quelques régions bien délimitées, dans le Nordeste, le Sudeste et le Sud, plus une région très peu peuplée de la haute Amazonie). Cette tripartition correspond d'assez près aux grands domaines naturels. De vastes zones sont encore couvertes de leur végétation primaire, ce sont celles qu'attaquent les fronts pionniers et la cueillette. Les pâturages, naturels et artificiels, sont occupés par l'important secteur de l'élevage, principalement bovin, qui gagne chaque année en puissance et en extension [3].

Occupation des sols, anthropisation et réserves

Deux agricultures dans un seul pays

Le Brésil a deux ministères de l'agriculture, le ministère de l'Agriculture, de l'élevage et du ravitaillement [4] qui s'occupe d'appuyer le puissant secteur agro-industriel et le ministère du Développement agraire [5], chargé d'encadrer la petite agriculture et de promouvoir la réforme agraire. Cette dichotomie, qui rappelle celle qui juxtaposait naguère en France le ministère des Affaires étrangères et le ministère de la Coopération, met en évidence une agriculture brésilienne associant des systèmes de production très différents : d'une part une petite agriculture familiale (carte ci-dessous à gauche), qui a des parentés avec ses homologues européens, d'autre part un agrobusiness qui n'a rien à envier à ses équivalents nord-américains. Ce partage est le résultat d'une longue histoire de conquête et le partage du territoire, qui n'est pas encore totalement fixé, est le fruit de rivalités aiguës entre ces deux secteurs, comme l'ont montré Eduardo Girardi et Bernardo Fernandes.

Diversité des structures agraires : superficie des exploitations, main d'œuvre

Le clivage qui oppose grandes et petites exploitations est aussi un clivage spatial, qui apparaît bien sur la figure ci-dessus à droite : les petites exploitations (moins de 10 hectares) se concentrent dans le Nordeste et en haute Amazonie, alors que dans le Sud du pays elles n'ont quelque importance que dans les régions les plus pauvres des États de São Paulo (Vale do Ribeira) et de Rio de Janeiro, ailleurs ce sont les exploitations moyennes (10 à 100 hectares) qui l'emportent. Le domaine des grandes exploitations (plus de 100 hectares et, bien souvent, plusieurs milliers d'hectares) correspond d'assez près à celui des savanes arborées, des cerrados (voir le glossaire) et de l'élevage au centre du pays, et à celui des savanes herbeuses et des campos au sud et au nord.

L'inégale diffusion de la modernisation dans l'agriculture

En pop-up : Une analyse factorielle de la diffusion de la modernisation dans l'agriculture brésilienne.

Réalisée sur les indicateurs d'usage des machines, des intrants et des pratiques modernes (avec cartes et méthodologie).

On peut ainsi mettre en évidence la différence entre le Nord et le Sud, plus particulièrement le Sudeste caractérisé par l'usage des pratiques modernes.

Le Nordeste et les régions d'agriculture familiale du Sud, ont privilégié ce qui est utile et accessible à de plus petites exploitations : engrais, produits phytosanitaires, assistance technique, pratiques de conservation des sols et, pour certaines, là où le climat l'exige, irrigation.


Ces oppositions se retrouvent dans les pratiques agricoles des exploitations (documents ci-dessus). Les indicateurs disponibles (on ne dispose que de quelques indicateurs du recensement agropastoral de 2007 et l'on doit donc pour le moment se contenter de ceux de 1996) vont pratiquement tous dans le même sens. Ils montrent, dans le Sud-Sudeste, un recours beaucoup plus fréquent aux intrants modernes, à l'assistance technique publique et privée et à des pratiques plus respectueuses de l'environnement. Ils montrent une nette avance du Sud, notamment des régions d'agriculture familiale. Le Nordeste ne se signale que par l'usage insuffisant des produits phytosanitaires, un peu moins par celui des engrais (principalement dans les régions productrices de canne à sucre), par les pratiques de conservation des sols (presque uniquement dans le Ceará) et moins encore par le recours à l'assistance technique. Ce retard correspond à une difficulté à tenir son rang dans le mouvement général de progrès qu'a connu le pays : la consommation d'engrais y a été multipliée par trois entre 1980 et 1990, celle de produits phytosanitaires par deux, alors que celle des semences sélectionnées et des aliments pour le bétail progressaient plus rapidement encore.

Ces oppositions traduisent des différences entre les systèmes de production, dominés selon les régions par les grandes ou par les petites exploitations. Le statut des exploitants oppose nettement ces deux groupes : alors que dans les régions de petites exploitations la main d'œuvre se réduit la plupart du temps à l'exploitant et à sa famille, dans celles où domine la grande exploitation, le recours à une main d'œuvre salariée permanente est fréquent, que ce soit dans les zones de plantations ou dans celles qui sont vouées à l'élevage. La carte supra (agriculture familiale et agriculture salariée), fondée sur le pourcentage de la main d'œuvre qui a – ou non – un lien de parenté avec l'exploitant, fait bien ressortir le bloc central de l'agronegócio (traduction portugaise de l'agrobusiness) face aux régions d'agriculture familiale, pour reprendre le terme consacré au Brésil.

Appelée "petite production" depuis le régime militaire (1964-1985) quand, dans un contexte de guerre froide et de menace de contagion cubaine, le mot "paysannerie" était tabou, il s'agit bien d'une véritable paysannerie sous ce terme ambigu, même si elle est très composite, allant des amérindiens d'Amazonie aux colons d'origine allemande du Sud. Ce secteur représentait, en 2005, 75% des propriétés agricoles du pays, 25% des terres cultivées et 35% de la production agricole nationale. Il mobilise 14 millions de personnes, soit 60% des travailleurs dans l'agriculture.
Il présente une autre particularité, capitale quand on s'intéresse à l'alimentation de la population : près de 70% des aliments qui sont mis sur la table des Brésiliens viennent de l'agriculture familiale, selon le secrétaire national à la Sécurité alimentaire et nutritionnelle du ministère du Développement social et du Combat contre la faim (MDS), Onaur Ruano : en 2005, la quasi-totalité du manioc (85%), 70% des haricots, 60% des porcs, la moitié du maïs et du lait, 40% des volailles et des œufs, 30% du riz (autrement dit les principales bases alimentaires de la population, sauf la viande de bœuf) provenaient de l'agriculture familiale.

Pourtant ce secteur ne reçoit que peu d'aide des pouvoir publics, à l'exception de celles qui proviennent du Programme national d'appui de l'agriculture familiale (Pronaf [6]). En 2007 celui-ci touchait 1,6 million d'agriculteurs dans tout le pays. Créé sous le gouvernement précédent, celui de Fernando Henrique Cardoso, il a été amplifié sous le mandat de Luís Inácio Lula da Silva [7] : jusqu'en 2003, les aides à l'investissement avaient représenté 2,2 milliards de reais (environ 700 millions d'euros) pour 900 000 agriculteurs ; en 2006 il a atteint 6,3 milliards de reais et l'objectif est d'atteindre 9 milliards de reais et de toucher deux millions d'agriculteurs en 2010.

Cet effort était nécessaire quand on considère l'abîme qui existe entre les pratiques agricoles des exploitations. Les indicateurs dont on dispose (celles du recensement agropastoral de l'IBGE) vont pratiquement tous dans le même sens et montrent un recours beaucoup plus fréquent, dans le Sud-Sudeste, à la mécanisation agricole, aux intrants modernes, à l'assistance technique publique et privée et à des pratiques plus respectueuses de l'environnement. Ce sont donc les grandes exploitations qui bénéficient principalement de l'innovation agronomique et dans le "bouquet" de ces pratiques modernes, les régions d'agriculture familiale du Sud ont privilégié ce qui est utile et accessible à de plus petites exploitations : produits phytosanitaires, assistance technique, pratiques de conservation des sols et, pour certaines, là où le climat l'exige, irrigation.

Conclusion

Le Brésil peut donc être la "ferme du monde" si l'on considère les tonnages produits, le dynamisme de ses producteurs et ses potentiels de croissance, mais il est clair que ce secteur agropastoral brésilien est multiple, composite, traversé de contradictions et de conflits, en constante mutation. Son dynamisme conquérant ne va pas sans de graves problèmes sociaux et environnementaux, qu'il va bien falloir résoudre si le Brésil entend tenir le rôle – flatteur – que la nouvelle division internatiale du travail semble lui avoir assigné.

Notes

[1] Hervé Théry, directeur de recherche au CNRS-Credal, professeur invité à l'Universidade de São Paulo (USP), Chaire Pierre Monbeig

[2] L'Embrapa (Empresa brasileira de pesquisa agropecuária) est l'Institut brésilien de recherche agronomique, l'équivalent de l'Inra en France. www.embrapa.br

[3] Voir l'autre article d'Hervé Théry pour ce dossier : Les dynamiques de l'agriculture brésilienne

[4] Ministère de l'Agriculture, de l'élevage et du ravitaillement (ministério da Agricultura, Pecuária e Abastecimento / MAPA)  : www.agricultura.gov.br

[5] Ministère du Développement agraire (ministério do Desenvolvimento agrario / MDA) : www.mda.gov.br/portal

[6] Le Programme national d'appui à l'agriculture familiale (Programa Nacional de Fortalecimiento da Agricultura Familiar / Pronaf) a été créé en 1995 dans le but de consolider l'agriculture familiale en lui procurant des aides financières, par la formation et la professionnalisation des agriculteurs familiaux, en finançant des infrastructures sociales et économiques. Durant ses premières années, le Pronaf a surtout profité à l'agriculture du Sud du Brésil, originaire de l'immigration européenne, plus proche de ce modèle de producteur rural et d'entrepreneur familial. Mais, peu à peu, notamment sous les gouvernements Lula, il a diversifié les possibilités de financement et les montants des crédits alloués ont fortement augmenté, tout en s'efforçant d'orienter l'agriculture familiale vers un modèle moderniste et compétitif mais aussi soucieux de qualité (agriculture familiale de "terroirs"). www.mda.gov.br/saf/index.php?sccid=813

[7] Fernando Henrique Cardoso (PSDB - Parti de la Social-démocratie brésilienne) a été élu président de la République en octobre 1994, puis réélu en 1998. Luiz Inácio Lula da Silva (ex-leader syndical et fondateur du PT - Parti des travailleurs) lui a succédé en  2002 et a été réélu en 2006.

Références bibliographiques

  • Bertrand J.-P. et Hillcoat G. - Brésil et Argentine : la compétitivité agricole et agroalimentaire en question, INRA/L'Harmattan, Paris, 319 p., 1996
  • Bertrand J.-P., de Mello N. et Théry H. - "Brésil : l'agriculture, une base puissante pour le développement des biocarburants", Demeter 2008 économie et stratégies agricoles, Club Demeter, pp. 187-224, 2007
  • Caron P. et Sabourin E. - Paysans du sertão, mutations des agricultures familiales dans le Nordeste du Brésil, Cirad, 2002
  • Cascudo L.-C. - História da alimentação no Brasil, Companhia Editora Nacional, São Paulo, 1967
  • Castro J. de - Géographie de la Faim, le dilemme brésilien : pain ou acier, Seuil, Paris, 1964
  • Dean W. - With Broadax and Firebrand. The Destruction of the Brazilian Forest, Berkeley, University of California Press, 1997
  • Monbeig P. - Pionniers et planteurs de São Paulo, Armand Colin, Paris 376 p., 1952
  • Sachs I., Wilhelm J. e Pinheiro P.-S. (dir.) - Brasil, um século de transformações, Companhia das Letras, 427 p., São Paulo, 2001
  • Théry H. et de Mello N. - Atlas du Brésil , CNRS Libergéo-La Documentation Française, 304 pages, 2003
  • Théry, H - "La vague déferlante du soja brésilien", M@ppemonde nº 74, 2-2004 http://mappemonde mgm fr/num2/articles
  • Consulter aussi l'intervention d'Hervé Théry : Colloque Alimentation soutenable > Le Brésil, "ferme du monde" ?, vendredi 3 avril 2009 http://lipietz.net/spip.php?page=imprimer&id_article=2386

 

Hervé Théry, directeur de recherche au CNRS-Credal,

professeur invité à l'Universidade de São Paulo (USP), Chaire Pierre Monbeig

édition de la page web, Sylviane Tabarly,

pour Géoconfluences le 15 mai 2009

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Mise à jour :  15-05-2009

 

 


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