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Géographie
vivante, active
Des pistes pour découvrir une géographie
appliquée et "hors les murs", mais aussi une géographie en débats,
qui incite à :
- nouer des contacts avec des partenaires extérieurs
au monde de l'éducation : autres administrations,
entreprises, responsables politiques, etc.
- mettre les élèves en situation
active.
Certains sujets abordés dans le cadre de cette rubrique peuvent aussi être exploités en Éducation civique, juridique
et sociale.
Les propositions du Comité pour la réforme des collectivités locales :
un "bling blang" territorial ?
(Martin Vanier)
Territorialiser des
services : l'exemple de la "Démarche
territoires" du Département de Meurthe-et-Moselle (Frédéric
Mahieu)
Territorialiser des
services : l'exemple de la "Démarche
territoires"
du Département de Meurthe-et-Moselle (Frédéric
Mahieu)
Depuis les lois de décentralisation des
années 1980, chaque Conseil général
a compétence sur son territoire départemental,
pour l'essentiel dans le domaine de l'action sociale
d'une part, et dans celui des collèges
et des routes d'autre part (voir la
page du corpus documentaire sur l'évolution
des compétences des collectivités).
Pour exercer ces compétences, l’administration
départementale a été amenée
à organiser ses services en créant
des unités spatiales : au début
des années 1990, la Meurthe-et-Moselle
était maillée en 16 Unités
d’actions médico-sociales départementales
(UAMSD) pour l’action sociale et 4 Unités
départementales d'aménagement (UDAM)
pour les routes et les collèges, relais
des services départementaux à travers
le territoire.
Or, des découpages territoriaux pré-existaient
dans le département : les communes, se
regroupant maintenant pour la plupart en intercommunalités
; les cantons, circonscriptions électorales
des élus du Conseil général
; les périmètres d’organisation
des services de l’État, de la sécurité
sociale, tels que les bassins de santé,
les bassins d’emploi, etc. À cela
s'ajoutent les pays, récents territoires
de projet et de contractualisation.
Contraint de découper son territoire pour
organiser la présence de ses services sur
le terrain, comment un département, en
l'occurrence la Meurthe-et-Moselle, peut-il procéder
? Sa forme interdit une gestion qui resterait
centralisée à Nancy et la collectivité
a choisi d'identifier des territoires pertinents
pour son action, au risque de créer de
nouvelles divisions territoriales se surajoutant
aux autres. Quelle échelle et quels découpages
pertinents retenir pour répondre au besoin
social ?
Une démarche, dite "Démarche
territoires", a demandé plusieurs
années d'étude pour modifier les
territoires en fonction de la réorganisation
des services, gardant à l'esprit qu'il
ne faudrait pas accroître la fragmentation
sociale par de nouvelles coupures territoriales
alors que des fractures socio-spatiales sont déjà
prononcées. Il convient alors d'éviter
de les renforcer en les soulignant par d'autres
limites administratives. C'est ce qui avait pu
être reproché à la sectorisation
des ZEP ou des quartiers prioritaires de la politique
de la ville par exemple.
C’est dans cette optique que le Département
de Meurthe-et-Moselle a déterminé
le maillage d'action de ses services. Les territoires
ainsi délimités résultent
d'un compromis entre singularité et globalité
du terrain, de façon à pouvoir intervenir
de façon appuyée sur un quartier
urbain ou un espace rural particulier tout en
gardant une approche globale des évolutions.
Les
Territoires d’actions médico-sociales
(TAMS) entre 1998 et 2003
(cliquer pour agrandir)
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Les
Unités départementales d'aménagement
(UDAM) avant 2003
(cliquer pour agrandir)
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Cartes réalisées par Michel Beure,
Conseil général de Meurthe-et-Moselle,
Direction de l'aménagement des territoires.
Ainsi, est-on arrivé à la conclusion
qu’il fallait ramener les 16 anciennes
UAMSD à un nombre limité de territoires
d’actions médico-sociales (TAMS)
en les centrant sur les différents bassins
de vie du département. Une première
étude proposait plusieurs scénarios
à 5, 6 ou 7 territoires. Cependant, pour
tenir compte des contraintes de l’organisation
départementale, les contours des TAMS
ont été ajustés aux limites
de cantons qui n’ont pourtant de signification
que comme circonscription électorale.
L’agglomération nancéienne
a été segmentée en 4 TAMS
pour faciliter la gestion et l’organisation
des équipes locales. Ainsi, en 1998,
ce sont au final 9 TAMS qui ont été
délimités au total, en donnant
la priorité à des considérations
techniques et organisationnelles aux dépens
de l'objectif de développement social.
Les
TAMS depuis 2003
(en bleu, les limites d'intercommunalités)
(cliquer
pour agrandir)
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Les
UDAM depuis 2003
(cliquer
pour agrandir)
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Cartes réalisées
par Michel Beure, Conseil général
de Meurthe-et-Moselle, Direction de l'aménagement
des territoires
Lors d'une seconde étape,
en 2002-2003, le nombre de TAMS a été
ramené à 6, en fusionnant les 4
TAMS de l'agglomération nancéienne
et en retouchant les découpages de manière
à ce qu'ils correspondent mieux à
la réalité territoriale qu'aux contraintes
de l'organisation départementale. Ces redécoupages
se sont adaptés aux périmètres
des intercommunalités et des pays là
où ils existaient. De la même façon,
le découpage des UDAM a été
modifié.
La répercussion de ces nouveaux zonages
territoriaux de l'action sociale sur l’organisation
des services départementaux n’est
pas anodine. À chaque fois qu’un
périmètre change, cela entraîne
nécessairement une réévaluation
des charges de travail des agents sur les différents
secteurs afin de rééquilibrer les
postes. Il a fallu, pour les TAMS, rassembler
les 4 TAMS de l’agglomération nancéienne
en un seul, modifier le rattachement de certaines
communes et tenir compte d’autres découpages
liés notamment aux services développés
sur le terrain en faveur des personnes âgées
et des personnes handicapées.
Il est certain que les territoires ainsi définis
devront probablement continuer à évoluer
tant que la carte des intercommunalités
ne sera pas complète. D'autres services,
par exemple ceux de la CAF, ont adopté
une forme de territorialisation sur des périmètres
presque superposables avec ceux du Département.
Mais le problème de l’empilement
des découpages reste entier et fait figure
de métaphore de l’enchevêtrement
des compétences des différentes
institutions sur le territoire français.
Frédéric
Mahieu, Conseil général de Meurthe-et-Moselle,
Direction de la solidarité et de l'action
sociale. .

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| Mise
à jour : 18-07-2005
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