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Rivalités de puissance sur la planète Mars

Publié le 12/02/2021
Le journal Libération publie un dossier sur les missions d’exploration de mars, entre émulation scientifique et rivalités de puissance, utile pour traiter le programme de spécialité HGGSP en terminale : « De nouveaux espaces de conquête »
Résumé de l’article

L’accroche résume bien la double dimension, scientifique et géopolitique, de l’actualité martienne :

« Les Terriens débarquent en paix, animés par les plus nobles intentions scientifiques pour tout comprendre de l’atmosphère martienne, son climat, sa géologie, son passé… et pourquoi pas planter quelques drapeaux, au passage. »

L’article liste les États cherchant actuellement à pousser leurs pions sur Mars, tous cherchant à s’affirmer d’une manière ou d’une autre comme des puissances :

  • Les Émirats Arabes Unis ont monté une mission « en un temps record » pour envoyer une sonde, Al-Amal (« espoir ») en orbite martienne. Elle est arrivée le 9 février 2021, l’année des cinquante ans de l’indépendance du pays. Sa mission est d’étudier l’atmosphère de Mars.
  • La Chine a envoyé son robot Tianwen arrivé le lendemain de la sonde émirati (Le Monde, lui, donne la date du 10 février). Le but de la Chine, d’après l’article est de rejouer « toute l’histoire de l’exploration spatiale cinquante ans après les Américains et les Soviétiques. ». Et donc, après avoir envoyé ses taïkonautes dans l’espace puis sur la Lune, puis commencer la construction d’une station orbitale, aller sur Mars. Le but du robot explorateur chinois est d’analyser le sol, la géologie et les matériaux de la planète.
  • Les États-Unis ont fait arriver Perseverance, un rover de grande dimension, le 11 février. Ils restent pour l’instant la grande puissance martienne avec une avance importante et plusieurs engins arrivés avec succès depuis 1996. Perseverance doit collecter des informations sur des preuves de vie et les déposer pour qu’une autre mission les ramène sur Terre.

Lancement de Perseverance Cap Canaveral

Lancement de Perseverance depuis Cap Canaveral (Floride) en mars 2020. Photographie : NASA / Joel Kowsky, licence CC BY NC SA, Flickr.

On devine derrière les applications scientifiques de ces missions une volonté de donner à songer et à rêver, ainsi qu’à se tourner vers l’avenir dans une période difficile (« espoir », « persévérance », ou un nom inspiré d’un poème pour le robot chinois). Derrière les nobles intentions s’ajoute une volonté de construire ou de consolider une puissance douce : montrer qu’on sait faire rêver l’humanité, et en même temps qu’on contribue à l’amélioration de ses connaissances, est aussi une façon d’assurer son influence. Le Monde écrit ainsi : « Dans une région secouée par les conflits et plombée par des difficultés économiques, le projet [émirati d’installer une colonie humaine sur Mars] est aussi considéré comme un moyen d’inspirer toute une génération et lui rappeler l’apogée des avancées scientifiques du Moyen Age. « Les Émirats voulaient envoyer un message fort à la jeunesse arabe et lui rappeler le passé, que nous étions autrefois des générateurs de savoir », explique M. Charaf. »

Les dates d’arrivée très proches de ces engins spatiaux sont liées à la position de Mars et de la Terre permettant la course la plus rapide et la moins coûteuse en carburant possible : les engins sont envoyés en direction de la position où se trouvera mars à la date de leur arrivée prévue.

Un dossier sur France Info
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>>> Et prochainement sur Géoconfluences (mars 2021), un article sur les bases de lancement spatial…

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