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Corpus documentaire
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Identités
plurielles en Europe : des points de vue
Langues
et nationalités : pages portail de l'Europe
à 25
Europa,
le site de la Commission :
http://europa.eu.int
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sur les miniatures pour les agrandir
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En
2004, les deux portails web de deux institutions
essentielles de l'UE, le Parlement et la Commission,
affichent la diversité linguistique communautaire.
Avec le dernier élargissement, neuf nouvelles
langues, de statut égal, se sont officiellement
ajoutées aux 11 langues antérieures.
Chaque document officiel est traduit dans chacune
des 20 langues officielles et plus d'un fonctionnaire
de l'UE sur cinq est affecté au service
linguistique ! Il est loisible au citoyen de correspondre
avec les institutions de l'Union dans la langue
officielle qu'il désire.
Au Parlement européen, il est difficile
de trouver des interprètes capables de
traduire n'importe quel binôme de langues.
Aussi, pour les sessions parlementaires, la méthode
de la "langue pivot" - l'anglais, le
français et, parfois, l'allemand - est
pratiquée. Et, de fait, davantage encore
avec le dernier élargissement, l'anglais
semble s'imposer. En 1997, 40% des documents de
la Commission étaient rédigés
originellement en français, ce taux est
passé à 30% en 2004.
Voir le glossaire.
Sur les paysages linguistiques, quelques références
en ligne :
- L'aménagement linguistique
et les langues dans le monde - Hébergeur
: Trésor de la langue française
au Québec (TLFQ) - Université Laval
: www.tlfq.ulaval.ca/axl/index.shtml
- Mercator,
réseau de recherche et service d'information
des langues régionales et /ou minoritaires
de l'UE avec le soutien de la Commission européenne
www.mercator-central.org/index-fr.htm
Une base de données réalisée
par le CIEMEN (International Escarré
Centre for Ethnic Minorities and Nations).
Elle rassemble les documents juridiques, légaux
sur le paysage linguistique européen. Site
en anglais :
www.ciemen.org/mercator/index-gb.htm
- Par le Conseil de l'Europe,
les Droits de l'homme et les minorités
(> liens internes) :
www.coe.int/T/F/Droits_de_l%27Homme/minorites
Des comportements culturels, individuels et collectifs,
diversifiés
Grands
ensembles linguistiques et religieux
en Europe
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Réalisation J. Lévy et P. Mitrano
- Cartothèque de Sciences Po :
www.sciences-po.fr/cartographie/index.html
D'après l'ouvrage de Jacques Lévy
: Europe, une géographie - Hachette, 1997
Les dimensions
nationales des comportements, points de vue anthropologiques
Les cultures nationales
se manifestent aussi par des comportements et
des valeurs partagés, qui leur sont propres.
Des travaux de nature anthropologique se sont
efforcés de les mettre en évidence,
ceux d'Edward Hall, de Geert Hofstede, par exemple.
Or, dans une nation, la culture n'évolue
qu'assez lentement, d'autant plus que le contenu
des esprits s'est cristallisé dans les
institutions, les structures sociales : gouvernement,
systèmes juridique et éducatif,
organisations de travail, vie associative.
Geert Hofstede
s'est livré à une étude
comparative des valeurs liées
au travail (les pratiques directoriales,
la motivation des salariés) d'une
grande société multinationale
(IBM) dans une cinquantaine de pays. Une
enquête au long cours y a été
entreprise : 116 000 questionnaires ont
été traités statistiquement
(analyse factorielle multivariée)
permettant de quantifier les résultats
en indices. Une classification selon quatre
"dimensions" largement indépendantes
les unes des autres :
1 - individualisme / collectivisme : à
l'une des extrémités de
l'échelle (100), des sociétés
dans lesquelles les liens entre individus
sont extrêmement lâches, situation
possible par la très grande liberté
que ce type de société accorde
à chacun de ses membres ; à
l'autre extrémité de l'échelle
(0), des sociétés dans lesquelles
les liens entre les individus sont extrêmement
forts.
2 - distance hiérarchique : le
degré d'inégalité
est mesuré par l'échelle
des distances hiérarchiques qui
va également de 0 (faible distance)
à 100 (grande distance) ; dans
une organisation, le degré de distance
hiérarchique est lié au
degré de centralisation de l'autorité
et au degré d'autocratie de la
direction. Les sociétés
aussi bien que les organisations sont
dirigées de manière aussi
autocratique que le permettent leurs membres.
L'autocratie existe autant chez les membres
d'une société que chez ses
dirigeants: les systèmes de valeur
des deux groupes sont généralement
complémentaires.
3 - contrôle de l'incertitude :
l'incertitude à l'égard
de l'avenir est plus ou moins bien vécue
et supportée ce qui a des conséquences
sur l'attitude à l'égard
de la prise de risque ; les "sociétés
a faible contrôle de l'incertitude"
ont une tendance naturelle à se
sentir en sécurité relative
; les sociétés "à
fort contrôle de l'incertitude"
cherchent à créer la sécurité
et à éviter les risques.
4 - masculinité / féminité
: toutes les divisions de rôle d'origine
sociale sont plus ou moins arbitraires
et ce qui est considéré
comme typiquement masculin ou féminin
peut varier d'une société
à l'autre ; il est possible de
classer les sociétés selon
qu'elles cherchent à minimaliser
ou à maximaliser la division du
rôle des sexes ; on peut appeler
"masculines" les sociétés
qui ont maximalisé la division
du rôle social des sexes et "féminines"
celles où cette division est relativement
peu marquée.
Comparaison
des dimensions culturelles.
Distances culturelles en Europe et en comparaisons
internationales
| |
Distance
hiérarchique (PDI) |
Contrôle
de
l'incertitude (UAI) |
Individualisme
(IDV) |
Masculinité
(MAS) |
| Allemagne |
35 |
65 |
67 |
66 |
| Autriche |
11 |
70 |
55 |
79 |
| Belgique |
65 |
94 |
75 |
54 |
| Danemark |
18 |
23 |
74 |
16 |
| Espagne |
57 |
86 |
51 |
42 |
| Finlande |
33 |
53 |
63 |
26 |
| France |
68 |
86 |
71 |
43 |
| Grèce |
60 |
112 |
35 |
57 |
| Irlande |
28 |
35 |
70 |
68 |
| Italie |
50 |
75 |
76 |
70 |
| Pays-Bas |
38 |
53 |
80 |
14 |
| Portugal |
63 |
104 |
27 |
31 |
| Royaume-Uni |
35 |
35 |
89 |
66 |
| Suède |
31 |
29 |
71 |
5 |
| Hongrie* |
45 |
79 |
83 |
55 |
| République Tchèque * |
35 |
60 |
60 |
45 |
| Pologne* |
55 |
78 |
60 |
65 |
| Norvège |
31 |
8 |
50 |
69 |
| Suisse |
34 |
58 |
68 |
70 |
| Turquie |
66 |
85 |
37 |
45 |
| États-Unis |
40 |
46 |
91 |
62 |
| Japon |
54 |
92 |
46 |
95 |
L'étude de G. Hofstede
peut être, aujourd'hui, dans l'Europe
du XXIe siècle, complétée
et nuancée. En 1997, Franck Bournois
(Université de Paris II et Directeur
des études à l'l’Institut
des hautes études de défense
nationale - IHEDN) a été chargé
par la Commission européenne de réaliser
une étude sur les comportements et
les valeurs des dirigeants européens.
Existe-il une homogénéisation
des comportements et des valeurs en Europe
? Une centaine de questions fermées,
réparties en six thèmes, furent
posées à un nombre significatif
de managers de six pays en Allemagne, France,
Grande-Bretagne, Bulgarie, Pologne et République
tchèque. Un logiciel d’analyse
statistique des données, permit de
positionner ces six pays pour chaque question.
Les résultats mirent en évidence
les proximités des réponses
entre les différents pays. Certains
stéréotypes ont pu être
relativisés, tels que la ponctualité
des Allemands ou l’ultralibéralisme
des Anglais. Il conclut à l’existence
probable d’un modèle de management
européen, les pays étudiés
présentant davantage de similitudes
que de différences. La proximité
la plus forte se situe entre les Allemands
et les Français, suivie d’autres
proximités importantes à l’intérieur
du groupe de l’Europe de l’ouest
(Allemagne, France, Grande-Bretagne) et
de celui de l’Europe de l’Est
(Bulgarie, Pologne, République tchèque).
Bibliographie
:
- Hofstede G. - Cultures and Organization
: intercultural cooperation and its importance
for survival - New York - McGraw Hill
- 1997
- Hofstede G. - Vivre dans un monde
multiculturel - Les Éditions
d'Organisation - 1994
- Suleiman E. et Mendras H. - Le Recrutement
des élites en Europe - La Découverte
- 1995 |
Un exemple de
différence comportementale : les
suicides.

La
cartographie de la mortalité par
suicides révèle des tendances
nationales
Au
niveau européen, le suicide a un
impact important sur la mortalité
prématurée. Il constitue
la deuxième cause de mortalité
des jeunes entre 15 et 24 ans, après
les accidents de la circulation. Trois
quarts des décès par suicide
concernent une population âgée
de moins de 65 ans. Les taux masculins
et féminins varient respectivement
dans un rapport de 1 à 20 et de
1 à 50, selon les régions
et on observe, dans la plupart des régions
européennes, une corrélation
entre les taux masculins et les taux féminins.
La Finlande est le pays européen
le plus touché présentant
des taux élevés pour l’ensemble
de ses régions. Il s’agit
du seul pays européen où
le suicide constitue la première
cause de mortalité des jeunes de
15 à 24 ans, avant les accidents
de la route. L’ensemble des régions
autrichiennes et françaises (surtout
la moitié nord-ouest) affiche également
des taux élevés. L’interprétation
de ces très fortes disparités
est délicate, les données
collectées n'étant pas toujours
comparables et homogènes. La plupart
des études concluent à une
sous-estimation des décès
par suicide dans les statistiques officielles.
Cependant, les différences de niveau
de mortalité sont telles que les
écarts observés ne peuvent
être uniquement expliqués
par des biais de déclaration.
D'après l'Annuaire statistique
des régions 2003 - Office
statistique des Communautés européennes
- REGIO
|
Sélection, mise en page web : Sylviane
Tabarly

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| Mise
à jour : 07-06-2004
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