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La Russie : des territoires en recomposition |
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Corpus documentaire
Le défi démographique russe
Nouveau front pionnier pétrolier
et gazier dans l'Extrême-Orient russe : Sakhaline
La Fédération
de Russie et ses périphéries :
tour d'horizon ; identités et influences
Institutions
et maillages territoriaux de la Fédération
de Russie
Exploitation
des hydrocarbures et environnement en Sibérie
occidentale. L'exemple de l'Arrondissement autonome
de Khanty-Mansisk (Nijnevartovsk)
Le
dessous d’une carte : un regard polonais
sur la Tchétchénie
Dans d'autres dossiers, des pages complémentaires (nouvelles fenêtres)
Océan Arctique : des frontières maritimes à l'épreuve d'une nouvelle donne climatique

La Fédération de Russie
et ses périphéries :
tour d'horizon
; identités et influences
Frontières,
espaces frontaliers, périphéries
: un tour d'horizon
La dislocation de l'Union soviétique
pose la question de la recomposition des territoires
et des identités. Elle est si
récente que la nouvelle Fédération
de Russie est liée à ses voisins
sur de multiples plans. L'actuelle Fédération
de Russie entretient avec une large partie de
sa périphérie des relations très
empreintes du passé soviétique.
Tout particulièrement avec son "étranger
proche" (blijnee zarubejie,
voir l'entrée
du glossaire), c'est-à-dire les pays
ex-soviétiques, dont un grand nombre
sont membres de la Communauté
d'États Indépendants (CEI),
cofondée le 21 décembre 1991.
L'Empire soviétique n'est plus d'actualité
mais parler d'un "espace post-soviétique"
a toujours une valeur heuristique suffisante
par le poids des héritages, tant russes
que soviétiques. Si la nouvelle Russie
n'est plus porteuse d'un projet mobilisateur,
d'une utopie fondatrice, il reste que sa réalité
géopolitique, celle d'un territoire de
17 millions de km2 sur lequel vivent des dizaines
de peuples et d'ethnies, à des dimensions
d'empire.
À une autre échelle, la
Russie est confrontée à la nécessaire
redéfinition de son rôle en Eurasie
et dans le monde. Certains nostalgiques
de l'Empire préconisent la réintégration
d'une partie de son "étranger proche".
Couplées à des aspirations locales
(au Kazakhstan, la minorité russe représente
38% de la population totale), ces tentations
pourraient avoir des effets déstabilisants.
Les menaces, potentielles ou réelles,
auxquelles sont soumis les quelques 25 millions
de Russes d'origine résidant dans sa
périphérie et la multiplication
des troubles dans les régions limitrophes
(Moldavie, Caucase, Tadjikistan, etc.) deviennent
l'enjeu de combats politiques à Moscou.
Un certain nombre d'autres sujets sensibles
sont liés au partage des héritages
de l'URSS. Parmi ceux-ci, on relève :
- les infrastructures et les axes d'échange
divers : Transsibérien et autres voies
ferroviaires, oléoducs et gazoducs, zones
portuaires, etc. L'éclatement de l'URSS
a posé d'innombrables problèmes
concrets : redéfinitions de compétences,
partage de réseaux, maintien ou modification
des partenariats et des coopérations
entre entités territoriales, entreprises,
etc.
- dans le domaine militaire, le contrôle
des armes tactiques dispersées entre
les quatre républiques "nucléaires"
avec un commandement unifié de la CEI,
le partage des forces stratégiques (flotte,
aviation),
- le partage des archives, des biens culturels
: plusieurs républiques, dont l'Ukraine,
réclament le retour de tous les trésors
venant de leur sol et réunis au fil des
siècles en Russie.
Les États post-communistes d'Europe sont amenés à reconstruire
leur identité nationale et à réécrire
leur histoire nationale. Ils doivent trouver
leur place dans le monde post-soviétique.
Les États baltes ont
opéré leur "retour à
l'Europe" en intégrant, d'abord,
l'OTAN, puis, l'Union Européenne. Malgré
l'importance des minorités russophones,
on y proclame une farouche volonté de
tourner le dos à l'espace russe. Mais
ils sont toujours sous dépendance russe
pour leurs approvisionnements en pétrole
et en gaz monopolisés par les compagnies
russes (Gazprom, Loukoïl, Ioukos).
À l'inverse, la Biélorussie,
la moins réformée des anciennes
Républiques soviétiques, reste
très fortement liée à la
Russie à travers les leviers économiques
classiques tels que les livraisons de gaz, de
pétrole, les infrastructures de transit.
Elle est aussi l'avant-poste de la défense
antiaérienne de cette "Union Russie
- Biélorussie".
Avec des pays comme l'Ukraine, la Géorgie,
les phases de tension et de rapprochement alternent.
La "révolution orange" qui
a déferlé sur l'Ukraine
en 2004 semble soudain changer la donne et le
rééquilibrage de ses relations
entre le reste de l'Europe et le grand frère
russe sera délicat (voir
ci-dessous).
La Moldavie connaît une
autre situation, du fait d'une histoire complexe,
entre la Russie et la Roumanie. C'est un véritable
espace de confins, dont la place en Europe,
entre Russie et Union Européenne, n'est
pas encore définie : cette marge rend
complexe la définition de l'identité
des Moldaves. L'étude des forces politiques
et des réalités culturelles fait
apparaître un clivage entre les pro-occidentaux,
plutôt favorables à la Roumanie
et à l'Union Européenne, et les
pro-russes, qui désirent approfondir
les liens avec la Russie. Le soutien
russe à la Transnistrie, République
autoproclamée, région séparatiste
contrôlée par Moscou et peuplée
en majorité de Russes, pose le problème
de la viabilité de l'État dans
ce contexte régional.
La Transcaucasie est sinistrée
par les conflits de tout type.
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La Russie est intervenue militairement
à plusieurs reprises en Géorgie,
entre 1993 et 2003. En 1993 auprès
des séparatistes d'Abkhazie. La
même année en prenant position
dans plusieurs régions géorgiennes
alors que partisans et adversaires d'Edouard
Chevarnadze s'affrontaient. En 2002 par
une campagne de bombardements dans les
gorges de Pankissi au titre de la lutte
anti-islamique et anti-terroriste.
Les différents séparatismes
régionaux, soutenus à des
degrés divers par Moscou, sont
des facteurs de déstabilisation
pour l'État géorgien. Ce dernier
a des difficultés pour contrôler
ses frontières et la Géorgie
est la plaque tournante de divers trafics
dans la région.
Les lendemains de la "révolution
des roses" de 2003 restent incertains.
Les tensions sont exacerbées par
les enjeux pétroliers (systèmes
de transport et ressources de la mer Caspienne)
et par les enjeux de l'accès à
la mer Noire.
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Entre mer Caspienne
et mer Noire, la situation dans le Caucase
: quelques localisations
(Cliquer
pour agrandir)
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L'Asie centrale est proche
de zones géopolitiquement très
sensibles (Afghanistan, Iran) et la pression
d'un islamisme radical peut s'y exercer. Aussi
s'est-elle ouverte à la présence
militaire américaine (Ouzbékistan,
Kirghizstan). Et, à présent, l'ancienne
puissance tutélaire y opère un
retour spectaculaire au nom de la lutte anti-terroriste.
En Extrême-Orient, les
relations avec la Chine héritent de la
longue fermeture de la frontière entre
deux régimes concurrents et hostiles.
Du fait, notamment, des ressources nécessaires
au rapide développement chinois, des
dissymétries démographiques et
du peuplement entre les deux entités,
des échanges commerciaux, migratoires,
en partie illégaux, s'y développent
Sources et compléments
- Radvanyi J. - La nouvelle Russie : géographie
économique et régionale -
A. Colin - 2000
- Radvanyi J. (dir.) - Les États
postsoviétiques. Identités en
construction, transformations politiques, trajectoires
économiques - A. Colin - 2003
- Charles Urjewicz (INALCO) - L'état
du monde 2005 - La Découverte
- Charles Urjewicz (INALCO) - Dictionnaire
historique et géopolitique du XXe siècle
- Espace post-soviétique, une identité
en mutation - La Découverte -
- Sur Sens Public, revue parrainée par
Sciences Po : Construction et contestation
des frontières : Roumanie, Moldavie,
Ukraine - Florent Parmentier : www.sens-public.org/article_paru1.php3?id_article=55
- Des cartes sur le site du Monde diplomatique
: www.monde-diplomatique.fr/cartes
- Un dossier du CUEJ (Université
Robert Schuman de Strasbourg), La Géorgie
en quête d'autonomie :
http://mcsinfo.u-strasbg.fr/index_home.php?cPath=17_34

L'Ukraine : une périphérie
en mouvement
L'Ukraine, peuplée de 50 millions d'habitants,
est un enjeu important pour la Fédération
de Russie. Jadis, elle était le grenier
à blé de l'empire. Aujourd'hui,
elle commande l'accès de la Russie à
la Méditerranée et des réseaux
d'acheminement des hydrocarbures passent par
son territoire.
On peut y distinguer deux grands ensembles :
- L'Ukraine occidentale avec sa capitale, Lviv,
tournée vers l'ouest. Elle abritait une
importante communauté juive exterminée
par les nazis. Sa langue dominante est l'ukrainien
et sa religion, le catholicisme de rite byzantin,
l'église uniate liée à
Rome. À l'est, en revanche, l'Ukraine
est tournée vers la Russie. Les Russes
y représentent 40% de la population,
on y parle russe. Les grands groupes énergétiques
russes, tel Gazprom, y sont fortement implantés.
En Crimée, qui bénéficie
d'un statut d'autonomie, les Russes représentent
les 2/3 de la population.
La Russie est le principal partenaire commercial
de l'Ukraine, elle représentait 35,2%
de ses importations en 2003. Elle est son unique
fournisseur pour le gaz et le pétrole.
Par ailleurs, 80% du gaz russe vendu en Europe
transite par l'Ukraine. Cette dépendance
a d'ailleurs incité Moscou à diversifier
ses voies d'exportation en acheminant la production
du gisement de Yamal (dans le nord de la Russie),
par un gazoduc contournant l'Ukraine via la
Biélorussie, la Pologne et l'Allemagne.
L'indépendance de l'Ukraine, parfois
appelée la "Petite Russie",
a été entérinée
le 1er décembre 1991 par référendum.
Dans la mythologie russe, Kiev est le berceau
de la Russie : la principauté de Kiev
fut longtemps le centre religieux et culturel
de la Russie, jusqu'aux invasions mongoles du
XIIIe siècle.
Puis l'Ukraine a été ballottée
entre les puissances régionales : Pologne,
Lituanie, Autriche-Hongire, Russie. Au lendemain
de la Révolution d'octobre, l'Ukraine
devient indépendante. Mais, en novembre
1920, à l'issue d'une guerre civile opposant
forces communistes "rouges" d'une
part, et, d'autre part, une coalition des forces
"blanches" soutenues notamment par
la Pologne et des forces anarcho-paysannes,
les forces bolcheviques occupent l'Ukraine.
L'Ukraine a payé cher son intégration
forcée à l'URSS : terribles famines
successives au cours de la guerre civile puis
au moment de la collectivisation à la
fin des années 20 ; purges des intellectuels
ukrainiens et exils de masse au Goulag dans
les années 30. Aussi les ukrainiens ont-ils
espéré retrouver leur indépendance
à la faveur de la Seconde guerre mondiale.
Comme en Lituanie, la guérilla a continué
en Ukraine jusqu'au début des années
1950. N. Khrouchtchev a mis au pas l'Ukraine
occidentale avant de devenir Premier secrétaire
du PCUS. Après l'indépendance
acquise grâce à l'éclatement
de l'URSS en 1991, l’élection présidentielle
de fin 2004 marque-t-elle une nouvelle étape
des relations entre l'Ukraine et la Russie ?
Révolution
orange : la fracture ukrainienne
(d'après Pierre Dessemontet -
EspacesTemps.net,
http://espacestemps.net/document1085.html)
"L’élection
présidentielle de fin 2004 a
ramené sur le devant de la scène
l’État le plus important
issu de l’Union Soviétique
après la Russie. Les médias
ont découvert à cette
occasion la fragilité d’un
État partagé en parts
pratiquement égales par un clivage
très puissant. On a vite cherché
à inscrire cette fracture dans
une logique plus globale d’opposition
entre est et ouest, entre Europe et
Russie, entre "occidentalistes"
et "russophiles", l’ouest
votant Yushchenko et donc "européen",
l’est et le sud votant Yanukovych
et donc "russe". (...)
Après cinq semaines de "révolution
tranquille" qui ont vu successivement
l’annulation du scrutin du 21
novembre, le lâchage de V. Yanukovych
par le président sortant, L.
Kutchma, la prise d’indépendance
des médias d’État,
et une très nette victoire de
V. Yushchenko lors d’un débat
entre les deux candidats, on pouvait
légitimement s’attendre
à ce que V. Yanukovych, ayant
perdu l’essentiel de sa crédibilité,
soit écrasé dans les urnes
lors du troisième tour de scrutin,
organisé le 26 décembre.
Or, il n’en fut rien et les résultats
officiels donnent un écart d’à
peine huit points en faveur du candidat
de la révolution (52,0% pour
V. Yushchenko, contre 44,2% pour V.
Yanukovych).
|
| Le
troisième tour aura donc consacré,
en la consolidant encore, la division
entre les deux Ukraine. Plus aucun arrondissement
ne vote contre sa région ; et on
ne compte désormais que 16 arrondissements
sur 179 où l’écart
entre les deux candidats n’atteint
pas 25%. En somme, le processus électoral
a abouti à la constitution de deux
camps territoriaux dont la frontière
reprend assez étroitement les anciennes
limites entre les royaumes polonais et
lithuaniens d’un côté,
et les sphères russes et ottomanes
de l’autre.
Une petite revue historique des différents
scrutins que l’Ukraine a connu depuis
1992 montre que ce clivage n’est
pas nouveau, puisqu’il s’était
déjà manifesté lors
du vote sur l’indépendance
du pays en 1991 (les régions plébiscitant
alors l’indépendance à
plus de 90% étant précisément
celles qui ont élu V. Yushchenko),
ou encore l’élection présidentielle
de 1994 où L. Kutchma s’appuya
sur les régions de l’est
et du sud pour battre le président
de l’indépendance, le communiste
national L. Kravchuk, qui fut soutenu
par le nord et surtout l’ouest du
pays. Il y a donc, à l’échelle
de la décennie écoulée,
la permanence d’une fracture importante
entre deux Ukraine : une Ukraine fortement
nationaliste, qui englobe l’ouest
et le nord du pays, et qui cherche à
renouer avec sa tradition européenne,
et une Ukraine tournée vers la
Russie, qui couvre les régions
de l’est et du sud du pays. L’analyse
fine du vote de 2004 confirme donc plus
qu’elle n’invalide les commentaires
faits à vif sur la fracture ukrainienne." |
Les
résultats du 3e tour de l'élection
présidentielle du 26 décembre
2004
(cliquer pour agrandir)
Source
de la carte et du texte (adapté)
:
Pierre Dessemontet - Révolution
orange : la fracture ukrainienne,
EspacesTemps.net,
Mensuelles, 11.01.2005 :
http://espacestemps.net/document1085.html
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Pour compléter :
- Un dossier de la DREE : www.missioneco.org/ukraine
- Kobzar (le barde en ukrainien), une revue
de presse francophone sur l'Ukraine :
www.ukraine-europe.info/ukraine/index.php
- L'Organisation pour la sécurité
et la coompération en Europe (OSCE -
Organization for Security and Co-operation
in Europe) : www.osce.org/index.php

Identités
et influences de la Russie : religion et langue
Les
orthodoxes en Fédération
de Russie
et dans sa périphérie
(Cliquer
pour agrandir)
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Le
renouveau religieux orthodoxe
La recherche de
l'identité russe se traduit,
entre autre, par le renouveau de l'orthodoxie,
muselée par 70 ans de pouvoir
soviétique. Partout, les églises
orthodoxes sont remises en état.
Ainsi, à Moscou, la cathédrale
du Christ-Sauveur, qui avait été
détruite par les autorités
soviétiques, a été
reconstruite à l'identique et
entièrement redorée à
l'or fin. Il
en est de même dans les campagnes,
où des bulbes fraîchement
redorés émergent parfois
au milieu de pauvres maisons de bois.
Téléchargement
du fichier excel des données.
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Plus
que l'expression de la foi, le renouveau
de l'orthodoxie marque l'attachement à
la patrie, à la "Sainte-Russie",
de sorte qu'il jouit de la bienveillance
du pouvoir politique. La loi du 26 septembre
1997 sur la liberté de conscience
et les associations religieuses mentionne
"le rôle particulier de l'orthodoxie
dans le développement de la nation
russe et dans sa culture".
Mais la Russie est une mosaïque religieuse
dont les peuples pratiquent plus de 50
religions. Au total, elle compte plus
de 55 millions d’orthodoxes, environ
15 millions de musulmans (il existe aujourd’hui
environ 7 000 mosquées et
plus de 3 000 associations musulmanes),
plus de 2 millions de "vieux-croyants"
(traditionnalistes orthodoxes) et
à peu près le même
nombre de juifs, un million de bouddhistes
et de protestants et plus d’un million
de croyants d’autres confessions
religieuses.
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Les russophones
en Fédération de Russie
et dans sa périphérie
(Cliquer
pour agrandir)
Les russophones
sont présents dans toutes les
anciennes républiques de l'URSS,
où ils constituent des minorités
non négligeables, notamment en
Estonie (29%), au Kazakhstan (30%),
en Lettonie (34%) et en Ukraine (21%).
Ils peuvent être de nationalité
russe (les "pieds rouges"),
considérés comme immigrés
et plus ou moins tolérés
et intégrés. En effet,
près de 25 millions de Russes
se sont retrouvés avec un statut
d’étrangers dans les nouveaux
États indépendants (11
millions en Ukraine et 6 millions au
Kazakhstan). Certains de ces États,
en particulier les États baltes,
ont pris des mesures discriminatoires
afin de les encourager à partir.
Déjà, depuis l'indépendance,
2,5 millions d’entre eux ont préféré
regagner la Russie où, en général,
ils ne sont pas les bienvenus.
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excel des données.
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La Fédération de Russie
a signé et ratifié la plupart
des conventions internationales portant
sur la protection des minorités
nationales. Néanmoins, la politique
à l'égard du russe reste
fidèle à l'article 68 de
la Constitution, qui déclare que
la langue officielle de la Fédération
sur l'ensemble du territoire est le russe
et que les républiques ont le droit
d'établir leurs langues officielles.
La loi sur les langues des peuples de
la fédération de Russie
du 25 octobre 1991, modifiée par
la loi fédérale du 24 juillet
1998, régit la politique linguistique.
Le préambule énonce que
"les langues des peuples de la RSFSR
constituent l'héritage historique
et culturel de l'État de la Russie
et seront sous la protection de l'État".
Il n'est pas facile de compter les langues
vernaculaires en Russie. On estime qu'il
y en a une bonne centaine. Ethnologue.com
y relève 103 langues, dont 100
sont encore parlées et 3 sont éteintes.
Pour sa part, le gouvernement fédéral
russe estime ce nombre à 79 langues.
Abréviations
des cartes, norme internationale ISO 3166 :
Arménie : ARM - Azerbaïdjan
: AZE - Biélorussie : BLR - Chine
: CHN - Estonie : EST - Finlande : FIN
- Géorgie : GEO - Iran : IRN -
Japon : JPN - Kazakhstan : KAZ - Lettonie
: LVA - Lithuanie : LTU - Mongolie : MNG
- Norvège : NOR - Ouzbekistan :
UZB - Turkménistan : TKM - Turquie
: TUR - Ukraine : UKR - Fédération
de Russie : RUS - Finlande : FIN |
Sources et compléments
- L'aménagement linguistique dans le
monde, site de Jacques Leclerc hébergé
par le "Trésor de la langue française
au Québec" (TLFQ) Université
Laval, Québec : www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/russieacc.htm
- Ethnologue.com rassemble divers ressources
sur les langues dans le monde. Le site dépend
de SIL International, organisation d'origine
confessionnelle, aujourd'hui consultante pour
l'UNESCO :
www.ethnologue.com/web.asp
> Languages of the world > Russia
:
www.ethnologue.com/show_country.asp?name=Russia
Synthèse documentaire et mise en page web
: Sylviane Tabarly

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| Mise
à jour : 02-06-2005
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