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Le
terroir, un territoire hybride. L’exemple
des fromages des Alpes du Nord
Les fromages
des Alpes du Nord (Reblochon, Tomme de Savoie,
Beaufort, etc.) sont souvent pris en exemple
lorsque l’on parle de produit de terroir.
Cette réussite s’expliquerait par
l’image forte de la montagne et d’une
agriculture extensive respectueuse de traditions
et de l’environnement.
Quels ont été les impacts de l'intensification
agricole sur ces terroirs ? Nous verrons que
les labels de qualité (AOC, AOP…)
apparaissent pour beaucoup comme la solution
face à la mondialisation. Pourtant des
menaces internes pèsent sur le succès
de ces produits.
Au préalable, le terroir est défini
comme "une étendue limitée
de terre considérée du point de
vue de ses aptitudes agricoles" (Petit
Robert). Le vin est le plus souvent employé
pour l’illustrer : "goût particulier
de certains vins, attribué à la
nature même du sol où la vigne
est cultivée" (Petit Larousse).
Le terroir, ce serait donc une histoire de terre
et une histoire de goût (Monnet, Gaiffe,
1998). Dans le cas du fromage, l’expression
du terroir est encore un peu plus complexe :
"une aire géographique caractérisée
par des conditions de milieu et des types d’animaux
qui, exploités par l’homme, conduisent
à des produits spécifiques"
(Grappin, Coulon, 2000). Enfin le terroir a
également une dimension culturelle :
"une région rurale, provinciale,
considérée comme influant sur
ses habitants" (Petit Robert) et plus près
de notre sujet : "des liens identitaires
unissant un produit, une société
et un territoire" (Bérard et Marchenay,
1996). Le terroir se définit donc par
une combinaison fine entre des dimensions culturelles
(pratiques locales, organisation sociale) et
un milieu physique s’exprimant par l’intermédiaire
de la végétation et des sols.
La fabrication du fromage fait intervenir un
maillon supplémentaire : l’animal.

L’abondance, race
locale des Alpes du Nord (Massif des Aravis)
|
Conduite des bovins
en alpage près du col des Aravis
Clichés : Marc-Jérôme
Hassid, juillet 2003 |
Des labels de qualité
donnant un statut juridique à la notion
de terroir. Ainsi, l’Appellation d’origine
contrôlée (AOC) garantit "un
lien intime entre le produit et son terroir, c'est-à-dire
une zone géographique bien circonscrite
par des facteurs naturels et des savoir-faire
humains, qui permettent de tirer le meilleur parti
de celle-ci. La notion de terroir englobe donc
des facteurs naturels et humains étroitement
associés qui rendent le produit qui en
est issu unique et ne pouvant être reproduit
hors de son territoire" (Richer, 2004). Cette
définition semble quelque peu idéaliste.
Labels, certifications et territoires
Il
existe différentes formes d’identification
de l’origine et de la qualité
des denrées agro-alimentaires
en France et en Europe. À l'heure de
la mondialisation des productions agricoles,
certains producteurs y voient un moyen
de promotion ou de défense. Une
part des signes officiels font référence
à des terroirs, à des
territoires de production dont l'origine
géographique est précisée.
D'autres portent avant tout sur la qualité,
les conditions de production, quelles
qu'en soit la localisation.
| |
AOC* |
AOP*
|
IGP* |
STG* |
Label
Rouge |
CQC*
AQC* |
AB* |
Label
Montagne |
| Territorialisation |
Oui |
Oui |
Oui |
Non |
Non |
Non |
Non |
Oui
|
| Qualité |
Oui |
Oui |
Oui |
Non |
Oui |
Non |
Oui |
Non
|
| Normes de fabrication |
Oui |
Oui |
Non |
Oui |
Oui |
Oui |
Oui |
Non |
| Extension à l'échelle
européenne |
Oui
(par l'AOP) |
Oui |
Oui |
Oui |
Non
|
Non |
Oui |
Oui |
|
Appellation
d'origine contrôlée
(AOC) ; Appellation d'origine
protégée (AOP) ;
Indication géographique
protégée (IGP) ;
Spécialité traditionnelle
garantie (STG) ; Certification
de conformité : Atout Qualité
Certifié (AQC) ou Critères
Qualité Certifiés
(CQC) |
Entre label et certification de conformité
il y a des différences. Si le
label est un signe de qualité
supérieure, la certification
de conformité ne garantit que
des caractéristiques spécifiques,
objectives, mesurables ou le respect
de règles préalablement
fixées de production, de transformation
ou de conditionnement (et depuis 1994
d'origine) d'une denrée alimentaire
ou d'un produit agricole non-alimentaire
et non-transformé.
Pour en
compléter, dans la rubrique "Savoir
faire" :
Enquêter
sur les étiquettes : traçabilité
et qualité, comment s'y retrouver
?
|
En 2002, la France était le deuxième
producteur de fromage en Europe (1 423 000
tonnes produites) juste après l’Allemagne
(1 483 600 t.). La production de fromage
des huit premiers producteurs de l'UE étant
alors de 4 188 400 t. (source ONI
lait, 2002).
Terroirs
des AOC Beaufort et Reblochon
(cliquer pour agrandir)
|
Parmi
les 47 AOC laitières, 25 concernent
des fromages de zone de montagne. Les
Alpes du Nord, et plus particulièrement
les deux départements savoyards,
comptent 7 fromages sous label : l’Abondance
(AOC), le Beaufort (AOC), le Chevrotin
des Aravis (AOC), l’Emmental de
Savoie (IGP), le Reblochon (AOC), la Tomme
des Bauges (AOC) et la Tomme de Savoie
(IGP). Quelques données montrent
la bonne santé des filières
fromagères des AOC de Savoie (tableau
ci-dessous).
Les AOC savoyardes ont atteint une production
de 21 000 tonnes en 1997 (10% de
la production AOC fromagère nationale)
et un chiffre d’affaires de 170
millions d’euros (source GIS Alpes
du Nord). Malgré le versement de
soutiens spécifiques en montagne
(Indemnités compensatoires de handicaps
naturels / ICHN et
mesures agri-environnementales), reconnue
comme zone à handicap, les aides
directes dans les deux Savoie (10 900
euros) sont inférieures à
celles perçues par les exploitations
de plaine française (17 000
euros) et européenne (moyenne communautaire
de l’UE à 15 : 12 300
euros) (sources INRA, productions agricoles).
Cependant, la bonne valorisation du lait
dans les montagnes des Alpes du Nord permet
un revenu moyen par actif agricole (résultat
net / UTAF : 13 000 euros) comparable
à la moyenne française (13 400
euros). |
La filière
lait France entière et les filières
fromagères AOC des Savoie
|
Lait France |
AOC
des Savoie |
Ecart |
| Quantité de lait produit
(en milliers de tonne) |
23 000 |
186 |
|
| Nombre d’emplois pour 100
000 kg de lait |
0.96 |
1.56 |
+ 63% |
| Valeur Ajoutée par tonne
de lait (en euros) |
325 |
401 |
+ 23% |
| Subvention d’exploitation
/ emploi (en euros) |
5305 |
3552 |
- 33% |
| Investissement / tonne de lait
(en euros) |
79 |
204 |
+ 158% |
Source : Coutre-Picart, 1999

Quels éléments peuvent expliquer
cette bonne santé financière des
AOC savoyardes et plus généralement
des fromages des Alpes du Nord ? Y a-t-il une
spécificité montagnarde qui explique
cette réussite actuelle ?
Partant de la notion de terroir, on peut dresser
un inventaire de ce qui ferait cette spécificité
et décrire la chaîne qui permet
de passer de l’herbe au fromage :
- l’alpage, symbole du pastoralisme, est
caractérisé en général
par une biodiversité importante. L’herbe
et le foin peuvent donner des qualités
organoleptiques (certaines flores de montagne
donnent un goût particulier au lait),
- les caractéristiques des animaux et,
notamment, les facteurs génétiques,
peuvent modifier les caractéristiques
sensorielles du lait. Les races locales (tarentaise,
abondance, tarine) constituent un élément
majeur du cahier des charges des AOC,
- un savoir-faire local allant de la conduite
des animaux au contrôle des restitutions
organiques en passant par le mode de fabrication
des fromages, l’utilisation de lait cru
ayant une grande importance lors de l’affinage.
La chaîne de production correspond au
modèle d’une agriculture extensive.
L’agriculture contribue, à sa façon,
à l’organisation du territoire,
à travers ses systèmes de production
ainsi que le montre le tableau ci-dessous.
Les
pratiques traditionnelles et contemporaines
dans l’agriculture de montagne
Pratiques
traditionnelles. Leurs principes.
- Pachonnée : vaches laitières
attachées aux heures de traite
et de repos sur les lieux de pâturage
; répartition des fumures assurée
par le déplacement régulier
des points d’attache ; traite manuelle
extérieure.
- Fertirrigation : épandage des
déjections par canaux à
partir des chalets d’alpage.
- Fenaisons : coupe à la faux,
séchage et récolte du foin.
|
Pratiques
contemporaines. Leurs principes.
- Parcs de traite ou de repos : vaches
laitières clôturées
aux heures de repos à proximité
du lieu de traite ; traite mobile
mécanisée, clôture
électrique.
- Epandage de lisier : épandage
des déjections liquides à
l’aide de pompes ou d’épandeurs
mobiles.
- Fauchage : fauchage, tournage et assemblage
du foin mécanisés. |
Source
: d’après Bornard, 1994, modifié
Les alpages apparaissent comme un héritage
de ces pratiques pastorales et de ces traditions.
Il faut alors préciser que, contrairement
aux idées reçues, les alpages
sont principalement des prairies artificielles
n’existant qu’en raison de déboisements
anciens et d’entretiens séculaires
par le pastoralisme ou la fauche (Dorioz, 1998).
Autrement dit, si les caractéristiques
du milieu physique (acidification, enneigement,
humidité…) influencent le type
de prairie pâturée, la conduite
des animaux et les pratiques pastorales ont
également des conséquences sur
le milieu. Ce modèle d’agriculture
s’est maintenu jusque dans les années
1950, reposant sur de petites structures nombreuses
à forte main d’œuvre familiale,
de type semi-autarcique, exploitant de petites
unités à la fois dans les vallées
et en montagne. La production de fromage était
alors très réduite ainsi que le
montre le graphique ci-dessous pour le cas du
Reblochon.

Note
: la donnée de 1900 repose sur
une estimation. Il n'y a pas de données
de synthèse disponibles antérieures
à 1987.
Le cahier des charges de l'AOC Reblochon
a fixé des normes plus strictes
après 2000 (lait issu exclusivement
des races locales par exemple) ce qui
explique, en grande partie, la baisse
observée de la production.
|
La mutation agricole
intervient au début des années
1960 sous l’effet de plusieurs facteurs,
dont, localement, le décollage économique
des départements alpins (implantation
d’industries à Annecy, en vallée
de la Maurienne…) et surtout le développement
des sports d’hiver. Ces deux événements
ont eu de multiples effets plus ou moins bénéfiques.
L’agriculture de montagne a connu une
saignée démographique au profit
des emplois dans le secteur secondaire et un
développement de la double activité
liée au tourisme. De plus, avec l’intensification
des productions consécutive à
la PAC (1962), l’agriculture de montagne
a dû s’orienter principalement vers
la production de fromage pour rester compétitive.
De profondes transformations ont été
nécessaires : modernisation de l’agriculture,
modification des pratiques pastorales, respect
des normes sanitaires dans les fromageries,
et, parallèlement, évolution du
confort domestique (eau courante et électricité
dans les chalets d’alpage).
À partir des années 1970, des
mesures ont encadré et accompagné
le pâturage en montagne (loi du 3 janvier
1972) : aide à la mécanisation
agricole, Indemnité Spéciale Montagne
(ISM), dans le but d’entretenir les paysages
(décret du 20 janvier 1974). De nouvelles
attentes portent sur le maintien des paysages
ouverts et sur la gestion de l’espace.
Face à ces évolutions, les démarches
d’indication géographique de production,
tant au niveau français (AOC) qu’européen
(AOP, IGP), apparaissent comme des outils collectifs
des agriculteurs pour la promotion des produits
de leurs terroirs (voir l'encart ci-dessus et,
dans
la rubrique "Savoir faire" : Enquêter
sur les étiquettes : traçabilité
et qualité, comment s'y retrouver ?.
Ces démarches ont souvent permis de valoriser
des zones rurales difficiles, à faible
productivité (Mauguin, 2004).
Lors d’un récent colloque (Chambéry
2004) intitulé "Qualité,
produits, terroir…montagne et mondialisation",
l’essentiel des préoccupations
a porté sur la protection des produits
face à la mondialisation des échanges
commerciaux. La protection juridique des indications
géographiques est apparue comme le fer
de lance des responsables de l’INAO :
"cette protection est légitime et
doit être d’un niveau équivalent
à celui dont bénéficient
les marques agroalimentaires internationales".
L’INAO mobilise ainsi un réseau
de "50 avocats qui suit actuellement près
de 600 actions précontentieuses ou contentieuses
dans 75 pays".
On peut se demander si le succès actuel
des fromages des Alpes du Nord repose effectivement
sur un effet terroir (qualités organoleptiques
et gustatives) ou s’il ne s’agit
pas davantage de l’image forte que représentent
les Alpes. L’analyse des cahiers des charges
des AOC Beaufort et Reblochon montre que le
lien entre qualité du produit et milieu
géographique est structuré autour
de la matière première et ses
conditions d’obtention (Sainte-Marie,
2004). À titre d’exemple, le fromage
est "plongé dans une saumure proche
de la saturation c’est-à-dire dont
la densité est comprise entre 1.17 et
1.20 maintenue à une température
comprise entre 9 et 12°C, pendant 20 à
24 heures". Ne s’agit-il pas d’une
standardisation des produits ? On ne note aucune
donnée sur le mode de conduite des animaux
en alpage, et plus étonnant, "au
minimum, 20% des besoins annuels en foin pour
l’alimentation des vaches sont issus de
l’aire géographique". Rappelons
l’importance de la composition floristique
dans la qualité organoleptique des fromages
(Coulon, 2005).
|
Terroirs et pistes de ski : enjeux et risques

Cliché
: Marc-Jérôme Hassid, La
Plagne, août 2003
|
"Dans
une région agricole comme celle
des Alpes du Nord où la bonne valorisation
des produits laitiers s'appuie sur quelques
fromages réputés, une crise
de confiance du consommateur sur l'un
d'eux aurait des répercussions
économiques d'autant plus problématiques
que la filière est actuellement
peu organisée pour y faire face
dans des délais de court terme
(faible possibilité de substitution
entre produits, spécialisation
des outils de transformation…) (Chatellier,
Delattre 2003). Les enjeux semblent particulièrement
forts dans les stations de sports d’hiver,
véritables vitrines des AOC (photo
ci-contre à gauche).
En effet, les pistes de ski se sont implantés
le plus souvent sur les zones d’alpage
: agriculture et tourisme se côtoient
allègrement. La situation de l’agriculture
devient difficile dans certains secteurs,
les problèmes étant d’ordre
qualitatifs et quantitatifs. |
Ainsi, dans la vallée de Thônes,
la pression foncière devient très
forte tant par l’implantation de logements
que plus récemment la construction de
retenue collinaire. Les agriculteurs, qui sont
le plus souvent locataires des terrains, ne
disposent que de peu d’outils de protection.
Les rendements fourragers sur les pistes de
ski sont plus faibles qu’avant terrassement,
la végétation réintroduite
étant exogène à ces écosystèmes
d’altitude. L’utilisation de neige
de culture ralentie inévitablement la
période végétative. Une
réhabilitation de qualité devrait
être imposée pour conserver l’essence
même du terroir et l’image de marque
associée aux alpages.
Malgré la relative bonne santé
financière des AOC des Alpes du Nord,
des menaces apparaissent pour le futur. Elles
semblent provenir d’avantage d’effets
internes (intensification des pratiques, standardisation,
diminution de la biodiversité des alpages
...) que de l’internationalisation des
marchés. Les réformes de la PAC
de juin 2003 qui concernent particulièrement
le secteur laitier et les orientations des prochaines
années ne donnent pas de garantie pour
le devenir des filières AOC. La qualité
sera une priorité pour rester compétitif
dans le processus de globalisation.
Pour prolonger,
des ressources
- Bornard A., Brau-Nogué C. - La fertilisation
organique en alpage : influence sur la qualité
et l’évolution de la végétation
- Fourrages n° 139, pp. 367-374
- 1994
- Chaléard J.-L., Charvet J.P. - Géographie
agricole et rurale dans le monde - Belin,
coll. Atouts, 240 p. - 2004
- Delfosse C. , Prost J.A. - Transmission et
appropriation des savoirs fromagers : un siècle
de relations entre industriels de Roquefort
et transformateurs corses - Ruralia
- 2003
http://ruralia.revues.org/document27.html
- De Rosa M. - L'application de l'approche
par les milieux innovateurs aux produits typiques
: le cas des produits AOC et IPG - Colloque
"Convergence et disparités régionales
au sein de l’espace européen :
les politiques régionales à l’épreuve
des faits" : www.ulb.ac.be/soco/asrdlf/documents/DeRosa.pdf
- Dorioz J.-M., Fleury P., Coulon J.-B., Martin
B. - La composante milieu physique dans l’effet
terroir pour la production fromagère
quelques réflexions à partir du
cas des fromages des Alpes du Nord - Le
Courrier de l’environnement de l’INRA
n°40 - 2000 : www.inra.fr/dpenv/so.htm
- Monnet J.-C., Gaiffe M. - Le terroir, une
réalité géographique mise
en évidence par des critères édaphiques -
Étude et Gestion des Sols, vol.
5, 1, pp. 43-60 - 1998
- Pitte J.-R. - À propos du terroir -
Les Annales de Géographie -
1999
En ligne :
- Sur
Géoconfluences, une brève :
Un vignoble en crise, la viticulture française
et marché mondial du vin
- Le portail sur les productions animales de
l'INRA : www.inra.fr/productions-animales
- Agreste > Études > Agreste primeur
: www.agreste.agriculture.gouv.fr
> À chaque produit son signe de qualité
:
www.agreste.agriculture.gouv.fr/et_primeur/FO/affactu.asp?id=146
- Par le Groupe d'intérêt scientifique
Alpes du Nord > impact territorial des filières
AOC fromagères :
www.alpes-du-nord.com/gis/enjeux.html
- L’Agence française pour le développement
et la promotion de l’agriculture biologique,
groupement d’intérêt public
(GIP Agence bio) : www.agence-bio.org/default.asp
- L'Institut national des appellations d'origine
(INAO) : www.inao.gouv.fr
- Association suisse pour la promotion
des AOC et IGP : www.aoc-igp.ch/ver-fr/infos/somm.htm
- À propos de l'ICHN :
www.agriculture.gouv.fr/spip/ressources.themes.exploitationsagricoles.aidesauxexploitations_a4783.html
- Ethnologies comparées - CERCE - Pays,
terroir et territoires
http://alor.univ-montp3.fr/cerce/r8/n.8.htm
Marc-Jérôme Hassid, doctorant, Laboratoire
BioGéo à l'ENS LSH,
pour Géoconfluences le 18 juillet 2005

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| Mise
à jour : 18-07-2005
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