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Le
réchauffement climatique entre mythes et
réalités
(Guy Blanchet et Roger
Goullier)
Épisodes pluvieux extrêmes
à répétition dans le Bassin
méditerranéen, tempêtes sur
l’Europe en décembre 1999, canicules
et sécheresse sans précédent
en Europe en 2003, perturbations liées
au phénomène "El Niño"
dans les régions tropicales et même
au-delà, fonte des glaciers, hausse du
niveau de la mer, problème du "trou
d'ozone", tous ces faits relayés par
les médias peuvent parfois créer
un sentiment d’inquiétude dans le
public, mais aussi faire prendre conscience de
l’importance des problèmes du climat.
L'homme, par son action inconsidérée
sur l'environnement, par tous les rejets dans
l’atmosphère que ses activités
génèrent, compromet-il l'avenir
des générations futures ?
Cette contribution ne cherche pas à traiter
de façon exhaustive le sujet (qui le pourrait
aujourd’hui ?), ni à prendre parti
définitivement pour une thèse ou
pour une autre. On ne peut qu’être
humble et prudent face à des problèmes
aussi complexes. Il s’agit de conduire une
réflexion autour de faits scientifiques
sans esprit de système, en éliminant
autant que possible ce qui relève des fantasmes
médiatiques ou cinématographiques.
Le questionnement peut être le suivant :
que sait-on des climats du passé ? Le climat
de la terre change t-il de manière accélérée
et depuis quand ? Quels peuvent être les
facteurs des variations climatiques ? L’action
anthropique est-elle prépondérante
dans ces évolutions depuis le XIXe siècle
? Que peut-on déduire au vu d'observations
et de corrélations établies sur
des courtes durées ?
La valeur zéro du graphique correspond
à la température moyenne de la période
1961 - 1990
De 1860 à nos jours, les dix années
les plus chaudes se situent toutes après
1990 (dans l’ordre 1998, 2002,2003, 2001,1997,
1995, 1990,1999, 1991 et 2000) ; on remarque l’absence
des années 1992,1993 et 1994 attribuée
aux conséquences de l’éruption
du Pinatubo, aux Philippines en juin 1991.
L'histoire
climatique de la Terre
En 1837, le naturaliste suisse
Louis Agassiz affirme que les blocs de rochers
rencontrés dans certaines régions
de Suisse ont été jadis transportés
par les glaciers. Cette thèse, d’abord
contestée, a ensuite été
admise par les scientifiques. On reconnaissait
que les climats avaient pu varier. L’étude
des anciens climats (les paléoclimats)
commençait. La paléoclimatologie
est fondée sur : l'étude des documents
historiques et les archives (pour les périodes
les plus récentes) ; l’archéologie
; la paléontologie ; la dendrochronologie
(étude des cernes des arbres) ; la géomorphologie
(roches striées et moutonnées, vallées
glaciaires en U et blocs erratiques, etc.) ; l’étude
des sédiments lacustres et marins (grâce
à des carottes) ; la palynologie (étude
des pollens fossiles) ; les variations du niveau
de la mer (lors de la dernière glaciation
il y a 18000 ans, le niveau était inférieur
de 120 mètres au niveau actuel) ; l’étude
des coraux ; le paléomagnétisme
; enfin les carottes glaciaires.
Des forages ont été réalisés
dans les deux calottes glaciaires de la Terre,
les inlandsis. Ils ont débuté en
1966 au Groenland et en 1968 en Antarctique. Ces
forages nous livrent des carottes de glace qui
sont de véritables archives du climat passé.
La glace de surface est contemporaine, mais son
âge augmente en fonction de la profondeur
du prélèvement. De ce point de vue
la calotte antarctique est plus intéressante
car elle est plus épaisse (plus de 4 kilomètres
au sommet du dôme de Vostok) et elle s’écoule
plus lentement que celle du Groenland compte tenu
de la surface de l’inlandsis (14 millions
de km² contre 2,2). Cette glace correspond
à une accumulation nivale vieille de plus
de 700 000 ans. De minuscules bulles d’air
y sont emprisonnées et révèlent
la composition de l’atmosphère de
l’époque. Ainsi, on peut déterminer
précisément la présence et
la proportion de certains gaz comme ceux incriminés
pour leur responsabilité dans l’effet
de serre : le CO2 et le CH4 (méthane).
Par ailleurs l’étude des isotopes
de l’oxygène nous renseigne sur la
température moyenne de l’atmosphère.
La température joue sur le rapport O18-O16,
en effet un refroidissement moyen de 1°C se
traduit par une diminution de 0,67% de l’isotope
O18.
Ces informations ont été croisées
avec l’étude des forages sédimentaires
marins et lacustres dans lesquels on a recherché
la faune et la flore fossiles dont les coquilles
renferment l’isotope O18.
Nous pouvons ainsi réaliser un
zoom sur les climats du passé.
Après une période globalement chaude
et relativement stable au Mésozoïque
(ère Secondaire), le climat de la planète
s’est refroidi pendant le Cénozoïque
(ère Tertiaire) puis, le quaternaire a
connu une succession de périodes froides
et d’interglaciaires.
Temporalités
et variations climatiques
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Les interglaciaires sont
assez brefs et ne représentent guère
plus de 10 000 ans, alors qu'une phase
glaciaire comme celle du Würm, la dernière
que notre planète ait connue, s’étend
sur quasiment 100 000 ans. Vers 18 000
ans avant notre ère le climat commence
à se réchauffer pour connaître
un optimum vers -6 000 ans. Par la
suite, la température moyenne a subi
des oscillations de faible ampleur. On note
une période assez douce lors de l’Optimum
médiéval (c’est
à ce moment-là que les Vikings
se sont installés en Islande et au
Groenland (la "terre verte") et
ont même poussé leurs incursions
jusqu’en Amérique). De 1550
à 1850, c’est au contraire
le "Petit âge glaciaire"
lorsque les glaciers alpins menaçaient
des villages.
Depuis la température s’élève
selon une courbe toutefois non linéaire
: ainsi la France connaît actuellement
un climat plus chaud d’environ un
degré et demi qu’à l’époque
de la Seconde République.
Chaque période glaciaire correspond
à une extension importante des glaciers
: il se forme alors un inlandsis sur l’Europe
du nord et sur le Nord de l’Amérique
du nord. |
Extension des calottes glaciaires au Würm
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Lorsque le climat se réchauffe, cette énorme
quantité de glace fond si bien que l’eau
des océans se refroidit, engendrant pour
une courte période un refroidissement dans
une phase globale de réchauffement. La
circulation océanique est perturbée,
notamment dans l’Atlantique Nord où
le Gulf Stream peut disparaître entraînant
un refroidissement en Europe Occidentale. Le Dryas
récent (il y a environ 12 000 ans)
correspond à ce phénomène.
Certains auteurs pensent que cette situation pourrait
se reproduire à l’avenir en cas de
réchauffement prolongé. Au-delà
de cet événement éphémère,
il faut analyser les causes des variations climatiques.
Enquête
sur les facteurs des changements climatiques
Un mathématicien serbe,
Milutin Milankovitch, a proposé, en 1924,
une corrélation entre l’évolution
des paramètres orbitaux de la terre et
les variations climatiques observées.
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L’orbite terrestre
se déforme (elle est plus ou moins
elliptique) selon une période de
100 000 ans modifiant la course de
la terre autour du soleil. On observe un
phénomène de précession
des équinoxes (voir la définition
ci-contre en bas) tous les 41 000 ans
et une variation de l’inclinaison
de la terre sur son axe, selon une période
de 22 000 ans. Ces changements provoquent
une évolution de l’énergie
solaire reçue à la surface
de la terre. Par exemple actuellement, l’inclinaison
de l’axe terrestre est de 23°27',
or il oscille entre 21,5° et 24,5°.
Plus l’inclinaison est forte et plus
l’énergie reçue en été
dans l’hémisphère nord
est importante. À l’inverse,
lorsque la saison estivale est moins prononcée,
le manteau neigeux est plus étendu
et persistant aux hautes latitudes dans
l'hémisphère nord. Cette neige,
blanche et très réflectante,
renvoie 80% de l’énergie reçue
au sol (albédo) d'où une rétroaction
positive : plus la couverture nivale est
importante et persistante, moins la terre
reçoit d’énergie et
plus elle se refroidit. Ce phénomène
tend, à terme, à constituer
des inlandsis massifs qui couvrent les continents
de l’hémisphère nord
pendant les périodes glaciaires.
Les variables astronomiques du climat pressenties
par Milankovitch sont aujourd’hui
confirmées, mais elles ne reflètent
que des phénomènes observables
à l’échelle de plusieurs
dizaines de millénaires. |
Les paramètres
orbitaux de la Terre

Note
: La précession
est un mouvement rétrograde
de l'axe de la Terre qui lui fait décrire
un cône d'ouverture de 23,5°
22 000 ans. Ce mouvement
est dû à l'attraction lunaire
et solaire sur le "bourrelet"
équatorial de la Terre. Il modifie
les conditions d'exposition de la Terre
à l'énergie solaire.
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Or le climat varie aussi sur
une période plus courte, historique. D’autres
facteurs doivent alors être évoqués
comme les cycles solaires.
On évoque souvent en climatologie la constante
solaire qui fait référence à
l’énergie reçue sur
une surface perpendiculaire au rayonnement à
la limite supérieure de l’atmosphère.
Cette constante est évaluée de l’ordre
de 1 370 W/m². Mais, en réalité,
l’énergie envoyée par notre
étoile varie.
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On peut évaluer
ces variations par l’observation de
taches sur le soleil qui apparaissent par
contraste lorsque celui-ci connaît
des éruptions violentes. Un calendrier
de ces taches a été réalisé
par les astronomes
chinois : il est à jour
et permet un recul sur plus de 2 000
ans. Les astronomes ont conçu un
indice baptisé IR5 (voir ci-contre)
qui, en fonction de la taille des taches,
de leur coalescence et de leur permanence,
traduit l’intensité de l’activité
solaire. L’étude de l’activité
solaire depuis 1892 montre une tendance
de fond à la hausse. Ainsi, si le
réchauffement existe, il ne serait
pas exclusivement d’origine anthropique.
Pendant les trois siècles du Petit
âge glaciaire, on observe une
activité solaire très faible
avec un étiage à la fin du
XVIIe et au début du XVIIIe siècle
(le "minimum de Maunder"
qui correspond en gros au règne de
Louis XIV, le "Roi-Soleil" !).
Ainsi des oscillations courtes de la température
planétaire pourraient être
corrélées aux caprices énergétiques
de notre astre. |
L'activité
solaire

L'activité
solaire peut être évaluée
en utilisant la relation suivante
: R = k (10g + f) dans laquelle R est
le nombre relatif de taches, f le nombre
total de taches individuelles, g le nombre
de groupes de taches et k un facteur personnel
de normalisation qui tient compte de l'instrument
d'observation et des conditions expérimentales.
Ce nombre fluctue suivant des cycles d'environ
11 ans au cours desquels il
peut varier dans une fourchette de 5 a
200. L'activité solaire
fluctue aussi sur des pas de temps beaucoup
plus longs comme en témoigne le
graphique ci-dessus. Elle fluctue enfin
considérablement d'un jour à
l'autre, aussi le CNET a-t-il adopté
comme indice d'activité solaire
l'indice IR5 : c'est la moyenne glissante
sur cinq mois, non-centrée, du
nombre de taches solaires.
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On s’est aussi interrogé
sur le rôle que pouvait jouer l’activité
tectonique de la Terre. La tectonique des plaques
(la "dérive des continents")
peut faire déplacer une région des
pôles vers l’Equateur ou vice-versa.
Le volcanisme doit être pris en compte.
Au XVIIIe siècle, Benjamin Franklin a émis
l’hypothèse que les éruptions
volcaniques pouvaient influencer le climat. En
1816, l’ "année sans été"
survint après l’éruption du
Tambora, aux Indes Néerlandaises. Ultérieurement,
d’autres éruptions ont été
également suivies de refroidissements durant
un à trois ans. En effet, lors d"éruptions
volcaniques à caractère explosif,
des quantités considérables d"aérosols
et de gaz peuvent être projetées
dans la haute atmosphère. Ces nuages peuvent
se répandre autour de la terre en quelques
mois et faire partiellement écran au rayonnement
solaire et donc provoquer un refroidissement.
L’éruption du Pinatubo aux Philippines
en juin 1991 a provoqué une chute de la
température mondiale d'environ 0.5°C
pendant plus d’un an. Ainsi, un paroxysme
volcanique explosif durable peut avoir des conséquences
thermiques importantes tendant vers le refroidissement.
Les impuretés de l’atmosphère
(poussières, aérosols), comme sa
composition gazeuse déterminent sa capacité
à conserver l’énergie reçue
du soleil. Certains gaz sont responsables d’un
"effet de serre", ce sont les gaz à
effet de serre (GES). La vapeur d’eau est
le principal GES en y contribuant pour plus de
50% ; vient ensuite le dioxyde de carbone ou gaz
carbonique (CO2) pour environ 40%, puis le méthane
(CH4), les chlorofluorocarbures (CFC), l’oxyde
nitreux ou protoxyde d’azote (N2O) et l’ozone
(O3) troposphérique. L’atmosphère
laisse passer les rayons du soleil, mais les GES
absorbent une grande partie du rayonnement infrarouge
émis par la surface du sol, ce qui le réchauffe.
C’est ce qui se passe dans une serre ou
une véranda. On oublie souvent que l’’effet
de serre est bénéfique : sans lui,
la température moyenne de la terre serait
de –18°C, soit près de 33°C
au-dessous de la température actuelle ;
il n’y aurait pas d’eau liquide et
pas de vie. Le problème est que la teneur
en CO2 de l’air ne fait qu’augmenter
depuis la Révolution Industrielle à
la fin du XVIIIe siècle.
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On observe une corrélation entre la température
moyenne de la planète et la présence
dans l’atmosphère des GES.
Ainsi, lors de l’interglaciaire
Eémien, vers -130 000 ans, la
température de la planète
était plus chaude de 2°C à
celle que nous connaissons aujourd’hui
et la concentration en CO2 et CH4 était
comparable, ou un peu plus élevée
pour le méthane, aux taux actuels.
Ce fait ne nous donne cependant pas d’indication
sur le sens de la causalité. Il est
fréquent de considérer (médias
ou autres) que l’augmentation des
GES provoque un accroissement de la température,
mais la causalité peut fort bien
être inversée. Ainsi la température
terrestre pourrait peser sur les concentrations
de GES dans l’atmosphère :
lorsqu'elle s’élève
la couverture nivale et glaciaire de la
planète se réduit et, en fondant,
la neige et la glace dégazent car
plus l’eau est froide plus elle peut
emprisonner de GES. Quel que soit le sens
de la corrélation, l’action
anthropique seule ne peut expliquer les
variations des GES dans l’atmosphère
puisque, bien avant la Révolution
industrielle qui marque le début
de l’intervention massive de l’homme
sur l’environnement global, la planète
était capable de se "polluer"
et se "dépolluer" toute
seule. |
Variations
des concentrations en gaz carbonique et
en méthane au cours des 420 000
dernières années

Ces deux
courbes combinent les mesures effectuées
sur les bulles extraites de la glace du
forage antarctique de Vostok au Laboratoire
de glaciologie et géophysique de
l'environnement (LGGE) de Grenoble
avec, pour la partie récente (les
300 dernières années), celles
réalisées sur d'autres forages
et des prélèvements atmosphériques
(pour les dernières décennies).
La courbe du milieu correspond aux variations
de la température en Antarctique
estimée à partir de l'analyse
de la teneur en deutérium de la
glace (LSCE Saclay). Document disponible
sur le site de l'Association pour
le développement de la pensée
française, dossier sur Johannesburg
2002, section consacrée aux changements
climatiques et rédigée par
Gérard Mégie (Professeur
à l’Universite Pierre et
Marie Curie, Institut Pierre-Simon Laplace)
et Jean Jouzel (Institut Pierre-Simon
Laplace) :
www.adpf.asso.fr/adpf-publi/folio/johannesburg/index.html
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Depuis le début
du XIXe siècle cependant, l’accroissement
des GES dans l’atmosphère,
en liaison avec les activités humaines,
se produit à un rythme beaucoup plus élevé
qu’à l’état naturel.
Le CO2 , qui est le gaz le plus souvent incriminé,
évoluait à l’état naturel
entre un taux faible de 2OO ppm (partie par million),
soit 1cm3 par m3 d’air, et 300 ppm lors
des interglaciaires comme celui de l’Eémien.
On estime que, vers 1800, le CO2 représentait
280 ppm, en 1958, il atteignait 315 ppm, en 2004,
375 ppm et il pourrait atteindre 400 ppm vers
2020. De son côté, le taux de méthane
est passé de 0,8 ppm à 1,8 ppm.
Ces taux n’avaient jamais été
atteints depuis 440 000 ans.

Le programme
européen Epica (European Project
for Ice Coring in Antarctica) a permis
de décypter 740 000 ans d'archives
glaciaires prélevés sur
le dôme C en Antarctique (résultats
2004). C'est un record mondial, puisque
le forage russe de Vostok situé
non loin de là, le plus profond
auparavant, n'était parvenu qu'à
400 000 ans. Les résultats précisent
qu'au cours des 740 000 dernières
années, notre planète a
subi huit cycles climatiques glaciaires.
Puis, à partir de 420 000 ans,
un changement brutal survient : les périodes
chaudes atteignent des températures
similaires à celles que nous connaissons
actuellement, alors qu'elles étaient
auparavant plus froides et duraient plus
longtemps. Autre particularité,
la période chaude la plus longue,
au cours de ces 740 000 ans, a commencé
il y a 422 000 ans (le stade 11 pour les
spécialistes) et elle a duré
environ 28 000 ans. Or "cette période
peut être considérée
comme "analogue" à celle
que nous vivons, car les conditions astronomiques
- orbite et axe de la Terre - qui influencent
l'ensoleillement, sont identiques à
celles d'aujourd'hui. Et on remarque aussi
que la température, à son
maximum, était supérieure
de 2°C à celle d'aujourd'hui",
explique Valérie Masson-Delmotte
du Laboratoire des sciences du climat
et de l'environnement (CEA-CNRS). Les
bulles d'air des carottes d'Epica indiquent
aussi que les teneurs actuelles en GES
atteignent leur plus haut niveau depuis
440 000 ans, confirmant ainsi les études
des carottes de glace du Groenland (programme
GRIP et GISP 2).
Source : Christiane Galus - La glace
du pôle Sud révèle
740 000 ans d'archives climatiques Le
Monde daté du 11 juin 2004)
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Les réalités
du réchauffement contemporain
Celui-ci est difficile à
appréhender car les données sont
souvent faussées par l’évolution
des sites de mesure et parce que, à échelle
globale, les résultats peuvent être
contradictoires. Les sites de mesure de la température
les plus anciens, qui datent parfois du XVIIIe
siècle, sont souvent situés près
des grandes villes et ils sont sous l’influence
de ce que l’on appelle l’îlot
de chaleur urbain. Le cœur des grandes métropoles
des pays tempérés connaît
ainsi un réchauffement d’environ
1 à 4°C, le phénomène
étant plus accentué en période
hivernale.
Prenons par exemple la station d’Ambérieu
en Bugey dans le département de l’Ain.
Elle présente plusieurs atouts vis-à-vis
des contraintes qui viennent d’être
évoquées. Les données sont
complètes depuis 1941, sans aucune lacune,
le site de mesure n’a pas changé
durant cette période, la station, située
sur l'aérodrome, les données ne
sont donc pas perturbées par l’îlot
de chaleur urbain de la ville d’Ambérieu,
ville d'ailleurs modeste (10 000 habitants)
ou celui de l’agglomération lyonnaise
éloignée de 50 kilomètres.
Seize paramètres sont présentés
sur 2 périodes : 1941-1990 que l’on
peut considérer comme une normale climatique
; 1991-2000 qui est admise comme la décennie
la plus chaude du XXe siècle en Europe.
Les trois dernières années témoignent
de la variabilité d’une année
à l’autre et du caractère
tout à fait exceptionnel de l’année
2003.
Source des données
: Météo-France - CMRCE / Développements,
études, climatologie - 11 janvier 2004
La température moyenne annuelle a augmenté
de 0.9°C, mais les minimales sont plus affectées
que les maximales : 1.1°C contre 0.7°C.
L’amplitude diurne a baissé, ce qui
plaide en faveur d’une accentuation de l’effet
de serre. Il semble que le rayonnement nocturne
soit affecté. Les paramètres du
froid sont également orientés vers
le réchauffement : le nombre de jours de
gelées diminue de 15%, le nombre de jours
sans dégel de 23%, le nombre de jours de
fortes gelées où la température
minimale est inférieure à -5°C
diminue de 44%, les très fortes gelées
disparaissent quasiment, le nombre de jours de
neige chute également. La période
estivale connaît aussi une tendance au réchauffement
qui se traduit par une hausse dans les mêmes
proportions du nombre de jours chauds et très
chauds.
La période végétative qui
correspond globalement à la saison hors
gel s’allonge d’environ trois semaines,
la médiane du dernier jour de gelée
est celle qui est la plus concernée puisqu’elle
passe du 30 au 16 avril.
Les mêmes constats peuvent être
observés pour d’autres stations.
Celle de Montélimar (Drôme)
est particulièrement intéressante.
Depuis 1921, elle n’a jamais été
déplacée et de plus, l’influence
urbaine y est parfaitement négligeable.
Les tableaux ci-contre à droite
montrent un réchauffement depuis
les années 1980 environ. La moyenne
annuelle de la décennie 1991-2000
est supérieure de 0,8°C à
celle de la période trentenaire
1961-90 (+1°C pour les minimums et
+0,7°C pour les maximums). On observe
des différences selon les mois
: c’est en août et en mars
que le réchauffement est le plus
marqué (à signaler que le
mois d’août est devenu plus
chaud que juillet, comme dans beaucoup
de villes françaises). En revanche,
il est insignifiant en automne et même
nul en octobre. On observe la même
évolution en altitude : +0,8°C
au Mont-Aigoual (1 567 m) dans les
Cévennes, au Feldberg (1 493
m) en Forêt Noire et au Säntis
(2 490 m), dans les Alpes suisses.
Une étude de P. Bessemoulin, J.P.
Céron et J.M. Moisselin (voir la
bibliographie) portant sur le XXe siècle
en France donne les résultats suivants
: les températures minimales se
sont élevées de 0,9°C
dans le Nord-Est et de 1,5°C dans
le Sud-Ouest ; les maximales de 1°C
dans le nord de la France et de 0,9°C
dans le sud .
Le réchauffement se traduit dans
les stades phénologiques (date
de feuillaison ou de floraison des végétaux,
date des vendanges etc.), les dates d’embâcle
et de débâcle des lacs et
des fleuves, les dates d’arrivée
et de départ des oiseaux migrateurs
(les ornithologistes observent même
que certains restent désormais
en Europe en hiver) ou encore le déplacement
vers les hautes latitudes et les hautes
altitudes de la végétation.
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Et en 2003, les vendanges
ont commencé le 13 août ce
qui ne s'était jamais vu au cours
du XXe siècle.
La
feuillaison du célèbre marronnier
de Genève :
www.meteoschweiz.ch/de/Beruf/
Landwirtschaft/Phaenologie/geneve.html
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Mais si l’Europe, et notamment
la France, connaissent un réchauffement
surtout perceptible depuis une vingtaine
d’années, d’autres
régions de la planète comme
une partie de l’Arctique accusent
un refroidissement.
Une équipe de climatologues du
Québec a publié en 2003
des résultats d’études
portant sur les fluctuations du climat
dans l’Arctique au cours du XXe
siècle. Ils ont analysé
les résultats de 69 stations terrestres
situées en Sibérie, en Scandinavie,
au Canada et en Alaska.
Ils ont exclu volontairement les stations
maritimes qui sont beaucoup trop influencées
par le déplacement des glaces.
Ils relèvent que les changements
de température ont un caractère
cyclique mais que, globalement, depuis
1930, l’Arctique s’est refroidi
à un rythme de 0.3°C tous les
30 ans. Une seule région fait exception
: l’Alaska et la partie la plus
occidentale du Canada.
Cette étude peut paraître
surprenante car cet espace polaire est
celui qui devrait le plus se réchauffer
si l’on se réfère
aux modèles du réchauffement
global. D’ailleurs, d’autres
auteurs nord-américains ne partagent
pas ces opinions. Gunther Weller, géophysicien
de l’Université d’Alaska,
affirme que la plupart des régions
arctiques sont devenues plus chaudes et
que durant les trois dernières
décennies, la température
s’est élevée de 2°C
à 3°C. Les faits semblent lui
donner raison : le pergélisol fond
en beaucoup d’endroits, créant
de gros problèmes aux constructions
et au réseau routier ; la banquise
du Pôle Nord a perdu la moitié
de son épaisseur en 30 ans ; un
insecte, le scolyte a vu son cycle de
reproduction se réduire à
un an au lieu de deux ou trois (cet insecte
fait des ravages dans les forêts
en détruisant des millions d’arbres
chaque année) ; des oiseaux inconnus
des populations nordiques ont fait récemment
leur apparition et naturellement, la forêt
gagne sur la toundra.
On peut donc considérer que certains
faits prennent certains modèles
à contre-pied mais aussi que, localement
et régionalement, les tendances
peuvent être divergentes.
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Fluctuations des
températures moyennes annuelles
entre 1901 et 2000 - Stations météorologiques
de l'Arctique

Cliquer
pour agrandir
D'après
: J. Litynski, C. Genest, E Bellemare
et Y. Leclerc - Fluctuations du climat
dans l'Arctique durant le XXe siècle
- Publications de l'Association Internationale
de Climatologie, Vol. 15 - 2003. Avec
l'aimable autorisation des auteurs.
Note
: Les données
utilisées dans ce travail proviennent
des publications de l'Organisation météorologique
mondiale (OMM) et canadiennes ainsi que
d'archives canadiennes et américaines.
L'Arctique a été divisé
en trois secteurs de 120° de longitude
chacun. Puis la température moyenne
des stations de chaque secteur a été
calculée et, finalement, la moyenne
générale comme moyenne arithmétique
des trois secteurs.
Données
sur l'Arctique de la NOAA :
www.arctic.noaa.gov/data.html
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Le réchauffement climatique contemporain
peut être également abordé
à travers l’étude des glaciers.
On observe un recul général des
glaciers de montagne des latitudes tempérées
et tropicales. Les glaciers andins fondent à
6 000 m d’altitude, il en est de même
pour les petits glaciers et névés
du Kilimandjaro et du Mont Kenya en Afrique condamnés
à disparaître prochainement.
À Chamonix, le glacier des Bossons
descend directement du sommet du Mont
Blanc et connaît une évolution
plus complexe. A la fin du Petit âge
glaciaire, vers 1850, de nombreuses
représentations (gravures, photographies,
tableaux) en témoignent, il atteignait
la vallée de Chamonix puis il a
reculé progressivement pendant
plus d’un siècle pour connaître
un étiage en 1953, soit un recul
d’environ 1,5 km. De 1953 à
1985, il a repris de la vigueur et regagné
500 m, puis il a reculé jusqu’en
1995. Depuis, il a tendance à croître
à nouveau. D’autres glaciers
dans les Alpes, moins bien alimentés,
sont cependant en recul, mais il faut
se garder de globaliser.
Les glaciers des hautes latitudes de Norvège
ou d’Alaska sont, à l’inverse,
majoritairement en crue. Ces données
nous apparaissent donc contradictoires,
mais est-ce si étonnant ? Ils ne
sont en effet pas un bon baromètre
de l’évolution du climat
car ils traduisent un bilan entre l’accumulation
nivale et les autres conditions climatiques
auxquelles ils sont soumis (expositions,
températures, etc.)
Documents ci-contre à droite :
Bilans de masse cumulés des quatre
glaciers au cours du XXe siècle
représentant la variation d'épaisseur
(en m d'eau) de chacun de ces glaciers
en moyenne sur l'ensemble de leur surface.
Source : Service d'observation des
glaciers alpins du Laboratoire de
glaciologie et géophysique de l'environnement
(LGGE) - Grenoble - Responsable
: Christian Vincent
www-lgge.ujf-grenoble.fr
Voir
aussi sur Géoconfluences une brève
:
"Gestion
de la ressource en eau et contrainte touristique
en montagne : alimenter et entretenir
le manteau neigeux"
|
Évolution
de quatre glaciers des Alpes françaises
depuis le début du XXe siècle

L'évolution
des glaciers est particulièrement
délicate à interpréter
en termes d'évolution climatique
car elle dépend de deux phénomènes
principaux : leur alimentation nivale
(dans les Alpes françaises, les
spécialistes du Centre d’études
de la neige de Météo-France
ont constaté une tendance à
une légère diminution des
chutes de neige) et les températures
atmosphériques auxquelles ils sont
exposés (ce sont celles du printemps
et de l’été qui sont
importantes). Leur croissance ou leur
décroissance n'est donc pas directement
et uniquement corrélée à
la seule température.
Il apparaît que la diminution des
glaciers n'est pas du tout uniforme au
cours du XXe siècle. Deux périodes
de fortes décroissances caractérisent
ce siècle : 1942-1953 et 1982-2000.
La forte décrue de la décennie
40 est la conséquence, à
la fois, d'hivers peu enneigés
et d'étés très chauds
(voir courbe
générale des températures
supra). La forte perte de masse des
glaciers enregistrée depuis 1982
est principalement le résultat
d'une augmentation très importante
de la fusion estivale. Entre 1954 et 1981,
les glaciers ont grossi suite à
une série d'été frais
puis d'hivers bien arrosés à
partir de 1977. Cette crue s'est répercutée
sur les fronts des glaciers : le front
du glacier d’Argentière a
avancé (avec un temps de retard)
de près de 400 m entre 1970 et
1990 et celui des Bossons de 535 m entre
1953 et 1981. On peut remarquer que cette
période de crue glaciaire a déjà
disparu de la mémoire de nombreux
usagers de la haute-montagne. Depuis 1982,
nous assistons à une forte diminution
des volumes glaciaires, également
très sensible au niveau des fronts
des glaciers (le glacier des Bossons a
reculé de 548 m depuis 1982). A
titre d'exemple, entre 1954-1981 et 1982-1999,
la fonte estivale moyenne à 2800
m d'altitude est passée de 2.1
m à 3.1 m de glace !
|
La perspective de la
fonte des inlandsis fait l’objet
régulièrement de prospectives très
alarmistes dans les médias. En effet, si
le Groenland et l’Antarctique fondaient,
le niveau de l’océan mondial s’élèverait
d’environ 70 mètres. Cette perspective
est aujourd’hui exclue de tous les scénarios
par les scientifiques pour plusieurs raisons.
Les secteurs les moins froids de l’Antarctique
connaissent tous un climat polaire glaciaire,
c’est-à-dire qu’aucun mois
ne dépasse en moyenne -5°C . Même
si le réchauffement s’accentuait,
on reste loin pour ce continent d’une perspective
de fonte massive. Le Groenland est moins froid,
mais seule la partie méridionale de la
calotte pourraient être déstabilisée.
Lorsque le climat se réchauffe, l’évaporation
et les précipitations augmentent. Or celles-ci
se produisent sous forme solide sur les inlandsis,
si bien que l’excès de fonte pourrait
être largement compensé par des précipitations
plus abondantes. Cette perspective est confirmée
dans les faits par l’étude des marégraphes
qui mesurent le niveau de la mer. L’élévation
maximale (1 mètre en un siècle)
a été observée à Disko
au Groenland : elle traduit un enfoncement du
substratum sous l’effet du poids de la glace
(isostasie).
Plus récemment, les données du satellite
Topex-Poseidon, qui fonctionne depuis 1992, tendent
à confirmer globalement l’accumulation
glaciaire sur les inlandsis. Ce satellite, qui
mesure l’évolution du niveau de la
mer depuis 12 ans, relève une hausse annuelle
d’environ 3 mm : elle serait très
peu liée à la fonte des glaciers,
mais plutôt à la dilatation des océans
sous l’effet de leur échauffement.
Ce recul de 12 ans apparaît pourtant bien
faible pour conclure à un phénomène
s’inscrivant dans la durée. Seuls
les centaines de marégraphes installés
depuis deux siècles parfois nous donnent
des informations sur une longue durée.
Leur exploitation est cependant délicate
car ils relèvent l’évolution
du niveau de la mer en un lieu qui n’est
pas forcément stable. Certains secteurs
sont subsidents comme toutes les zones deltaïques
ou le Groenland on l’a vu. D’autres
se soulèvent comme les continents des hautes
latitudes (Scandinavie, Canada) qui n’ont
pas encore retrouvé leur équilibre
depuis la fonte des inlandsis qui les recouvraient
lors de la dernière période glaciaire
: les anneaux d’amarrage des drakkars vikings
sont à plusieurs mètres au dessus
du niveau de la mer aujourd’hui. Mais cette
hausse du niveau marin si elle se vérifiait,
mettrait bien entendu en danger toutes les zones
basses de la planète comme les récifs
coralliens des Maldives, les atolls du Pacifique,
le delta du Bengale ou les nombreux polders que
les hommes ont aménagé.
En forme
de conclusion provisoire
L’image d’un climat
globalement stable est fausse. Celui-ci n’a
pas cessé de fluctuer, et ce bien avant
l’intervention de l’homme. Les migrations
des sociétés humaines au cours des
temps témoignent de leurs nécessaires
et constantes adaptations à ces variations.
Les facteurs de ces changements sont d’ordre
astronomique pour de longues durées, sur
plusieurs millénaires. Ils sont parfois
liés à l’activité volcanique
ou météorique et aux fluctuations
de l’énergie émise par notre
astre solaire. Depuis la Révolution industrielle
nous rejetons des quantités très
importantes de gaz issus pour l’essentiel
des énergies fossiles (7 milliards de tonnes
de carbone par an dont 4 sont absorbés
par les océans, la biomasse et les sols,
mais 3 restent dans l’atmosphère),
ce qui introduit une composante anthropique à
l’évolution du climat planétaire.
Des modèles ont été proposés
qui en fonction de scénarios variés
de nos rejets de GES nous proposent, tous, à
des degrés divers, un réchauffement
de la planète pour le XXIe siècle.
Le troisième rapport du Groupe intergouvernemental
d’experts sur l’évolution du
climat (GIEC, en anglais IPCC), daté
de 2001, prévoit pour l’an 2100 un
réchauffement compris entre 1,4°C et
5,8°C. Celui-ci devrait être variable
selon les régions, plus fort sur les continents
et dans les régions arctiques
La thèse du réchauffement global
est à présent admise par une majorité
des scientifiques. Le phénomène
semble même s’être amplifié
depuis le début des années 1990.
Certains éléments sont pourtant
contradictoires, comme certaines données
des stations arctiques. L’étude satellitaire
du niveau de la mer et des calottes glaciaires
est précieuse et devrait apporter dans
l’avenir des réponses à certaines
questions. Autant la prudence s’impose concernant
l’interprétation des résultats,
car nous manquons de recul pour conclure, autant
une prise en compte raisonnée du principe
de précaution doit inciter,
compte tenu de l'inertie des mécanismes
en jeu, à engager dès à présent
des mesures préventives concertées
à l'échelle globale tels que le
protocole de Kyoto ou d'autres dispositifs.
Quelques
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Quel temps ferons-nous ? - Seuil - 2002
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publications
- La Météorologie (Société
Météorologique de France et Météo-France)
- Met-Mar (Météo-France)
- Neige et Avalanches (Assoc. Nationale pour l’Etude
de la Neige et des Avalanches)
- Nimbus, revue de la société météorologique
italienne
- Bulletin de l’Organisation Météorologique
Mondiale (Genève)
- Weather (Royal Meteorological Society)
- Weatherwise ( États-Unis)
Des
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l'exemple de la pollution atmosphérique
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: www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=75
- Planet-Terre, site de ressources
de la DESCO et de l'ENS Sciences en sciences de
la Terre :
www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/Infosciences/index.html
- Mission interministérielle
de l'effet de serre (MIES) :
www.effet-de-serre.gouv.fr
- Le site de Météo-France
: www.meteo.fr
- Et de l’Organisation Météorologique
Mondiale (OMM) : www.wmo.ch
- Agence
de l'environnement et de la maîtrise de
l'énergie (ADEME) : www.ademe.fr/default.htm
- Le troisième rapport (2001) du Groupe
intergouvernemental d’experts sur l’évolution
du climat (GIEC - Intergovernmental
Panel on Climate Change - IPCC)
: www.ipcc.ch
- Laboratoire de Glaciologie et Géophysique
de l'Environnement (LGGE - UMR
5183) - Saint Martin d'Hères (Isère,
France) : www-lgge.obs.ujf-grenoble.fr
Dont le service d'observation des
glaciers alpins :
www-lgge.obs.ujf-grenoble.fr/equipes/glaciers/DonneesDisp/ServiceObs/home.shtml)
- La Lettre du Programme international Géosphère
Biosphère (PIGB) / Programme
mondial de recherches sur le climat (PMRC - International
Geosphere Biosphere programme - IGBP - World climate
research programme - WCRP)
- Laboratoire de glaciologie et géophysique
de l'environnement (LGGE / CNRS, Saint-Martin-d'Hères
(38) :
www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim/biblio/pigbsom.htm
- L'Institut polaire français (IPF)
: www.ifremer.fr/ifrtp
- L'École nationale des ponts et chaussées
(ENPC) - Documents de synthèse
de l'Atelier changement climatique -
www.enpc.fr/fr/formations/ecole_virt/trav-eleves/cc/
Par exemple :
> La hausse du niveau des mers et ses effets
potentiels (Guyane, New York, lagune de Venise,
etc.) :
www.enpc.fr/fr/formations/ecole_virt/trav-eleves/cc/cc0304/niveau-mers/niveau-%20mers.htm
> Impact du changement climatique sur les assurances
:
www.enpc.fr/fr/formations/ecole_virt/trav-eleves/cc/cc0304/assurances/assurances.htm
- Collège de France, documents
sur l'évolution du climat :
www.college-de-france.fr/site/evo_cli/p998918095065.htm
- Dossier Climat du CEA (des
animations en flash utilisables en collèges)
:
www.cea.fr/fr/magazine/somDossier.asp?id=4
- Données sur l'Arctique
de la NOAA : www.arctic.noaa.gov/data.html
- Notes de recherche du Laboratoire de
climatologie de l'Université du Québec
sur le site canadien "Prévisions
climatiques" : www.uqtr.ca/prevision_climatique
- Par le Service météorologique
du Canada, un dossier éducatif,
"La science du changement climatique":
www.msc-smc.ec.gc.ca/education/scienceofclimatechange/index_f.html
- L'association Infoclimat :
www.infoclimat.com
Guy
Blanchet (Directeur
honoraire du Centre de Climatologie de l’Université
Claude-Bernard-Lyon I)
et Roger Goullier (agrégé
de Géographie, chargé de cours à
Lyon I),
pour Géoconfluences le 26 juillet 2004

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à jour : 26-07-2004
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