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NIMBY (Not In My Back Yard - Surtout pas chez moi)

Publié le 29/01/2013

Acronyme tiré de l'anglais traduit par "pas dans mon arrière-cour" ou "pas dans mon jardin" ou "surtout pas chez moi". Le syndrome NIMBY désigne l'attitude fréquente qui consiste à approuver un projet pourvu qu'il se fasse ailleurs, ou à refuser tout projet à proximité de son lieu de résidence.

D'après Rémy Vigneron (2018), c'est le géographie étasunien Mike Davis qui a popularisé le terme dans son ouvrage City of quartz : Los Angeles, capitale du futur (1990), dans lequel il décrit la municipalisation des quartiers de l'agglomération comme moyen pour les « communautés » locales de s'organiser contre tout ce qu'elles considèrent comme une nuisance, y compris dans une optique raciale.

L'expression a eu un tel succès qu'elle a inspiré des dérivés tels que le NIMEY : Not In My Election Year (Pas dans mon année électorale !) Le syndrome BANANA (Build Absolutely Nothing Anywhere Near Anything : non aux constructions, quelles qu'elles soient, où qu'elles soient) est plus radical et est employé le plus souvent pour critiquer l'opposition de certains groupes de pression à tout aménagement. Il aussi a inspiré d'autres acronymes opposés comme Yimby (Yes In My Back Yard) ou Bimby Build In My Back Yard, un mode opératoire d'urbanisme promouvant la densification résidentielle. 

Le terme NIMBY ou nimbysme, à connotation péjorative, doit être utilisé avec précaution : toute protestation locale contre des projets exogènes ne peut être assimiler à du nimbysme. Annaig Oiry (2018) a ainsi montré que les protestations locales contre les projets de production énergétique marine renouvelable (éoliennes, hydroliennes...) s'appuient également sur des préoccupations d'ordre environnemental, économique et social, à d'autres échelles que l'échelle locale.

 

La rédaction. Mises à jour : octobre 2014, novembre 2018.

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