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Tourisme et loisirs en France

Publié le 31/03/2021

Le tourisme, qu'il soit national ou international, participe au développement de nombreux territoires en France qui vivent, dans des proportions variables, du tourisme mais aussi des loisirs.

À lui seul, tourisme international (toute personne résidant habituellement dans un autre pays et passant au moins une nuit en France) pèse beaucoup dans l'économie française. En 2018, la France est le pays le plus visité au monde avec 89 millions de touristes, mais il n'est que troisième par les recettes (67 milliards de dollars américains, derrière les États-Unis et l'Espagne).

Du point de vue du tourisme et des loisirs domestiques, d'après une étude en 2004 réalisée pour le compte de l'Agence française de l'ingénierie touristique (AFIT) et d'autres commanditaires, près d’un Français sur deux est consommateur de parc de loisirs et s’y rend en moyenne 3 fois par an. Cette étude permet d’estimer le nombre de visites annuelles à cette époque à environ 70 millions dont 24 % consacrées aux parcs d’attractions, 23 % aux parcs animaliers, 16 % aux aquariums, 12 % aux parcs à thème à vocation culturelle et 11 % aux parcs aquatiques. Les clientèles étrangères pèsent pour 15 % environ du total des entrées.

Les formes d’inscription spatiale des activités touristiques et de loisirs sont diverses : diffuses dans le cas des espaces à dominante rurale avec l’essor du tourisme vert, zonales pour les parcs nationaux ou les parcs naturels régionaux (PNR), ponctuelles pour les Center Parcs en Sologne ou en Normandie, les parcs-aventures en développement et les parcs à thème (Vulcania, Le Puy du Fou, Disney Parc de Marne-la-Vallée, etc.), et réticulaires dans le cas des villages de vacances (Club méditerranée ou autres).

La nature des parcs à thème est très variée : de loisirs, d'attraction, aquatiques, animaliers, patrimoniaux (écomusées, patrimoine industriel ou minier), les dénominations varient. Ils ont des points communs : ce sont des lieux clos, d'accès payant (ce qui les différencie des parcs naturels, dans le cas français), proposant un certain nombre d'activités récréatives. Tous sont des territoires aménagés dont l'intégration peut être poussée (Disneyland Paris propose aussi des hébergements par exemple), régulés en permanence. Certains de ces parcs se trouvent en difficulté, à l’image de Vulcania en Auvergne ou de Cap'Découverte dans le Tarn par exemple. Les collectivités locales et territoriales qui s'engagent dans ce type d'aventures, particulièrement en région rurale trop éloignée des grandes agglomérations, peuvent éprouver des difficultés à apporter les investissements nécessaires au maintien de l'attractivité du projet. Les zones de chalandise du parc peuvent être trop locales, trop étroites pour que l'opération soit profitable. Les projets de parcs peuvent par ailleurs entrer en conflit avec d’autres activités et sont parfois l’objet de critiques du fait de leur impacts environnementaux sur les milieux naturels, à l’image du Center Parc de Roybon (Isère) dont le projet a été abandonné en 2020 après de vives oppositions entre le promoteur d’un côté et les associations écologistes de l’autre (les riverains étant répartis entre défenseurs et opposants).

(La rédaction) dernière modification : (LF) mars 2021.


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