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Villages indiens

Publié le 25/03/2015

Une large majorité de la population indienne (68.7 % en 2011) vit dans des villages. On compte presque 600 000 villages au sens du Census, à savoir des communes rurales dirigées par un conseil de village élu ou panchayat.

L’observation des transformations des espaces ruraux amène à repenser l’échelle du « village ». Celui-ci ne peut évidemment plus aujourd’hui être conçu comme un isolat ; il est traversé par des flux de personnes, de produits et d’information qui le relie quotidiennement aux espaces urbains. Ainsi, depuis l’Indépendance, l’abolition du système foncier des grandes propriétés dans les années 1950, le développement de l’irrigation et la révolution verte dans les années 1960 et 1970 et, plus récemment l’ouverture de l’économie indienne au marché international depuis le début des années 1990, ont été de puissants facteurs de transformation de l’espace rural, désormais relié à toutes sortes de lieux et d’espaces.

L'organisation de l'espace du village répond à un ordonnancement traditionnel. Au centre, les  maisons les plus anciennes autour de la place du village (chaupal en Inde du Nord). Le temple principal est au nord, de même que le quartier des castes dominantes du village. Les intouchables ont leur propre temple dans leur quartier, souvent au sud, séparé du village principal par une route, un canal d'irrigation ou un terrain vague. La croissance spatiale modifie cette organisation, car les maisons neuves des familles du centre s'installent en périphérie, obéissant à un style urbain, et dotées d'un toit en terrasse qui tranche avec les toits en pente du village traditionnel. La hiérarchie des castes ne s'inscrit plus nettement dans un gradient centre-périphérie et nord-sud .

Le village natal reste un territoire identitaire pour les populations parties travailler en ville et pour les émigrés.