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Yuan RenMinBi (RMB) et marchés financiers

Publié le 26/02/2013

Avant 1978, il n'existait qu'un seul taux de change officiel pour la monnaie chinoise, le yuan renminbi (RMB dans certaines statistiques). Les échanges commerciaux extérieurs étaient alors assez faibles et le RMB servait de simple unité de compte aux sociétés du commerce extérieur (SCE). De 1979 à 1987, pour accompagner les premières réformes de libéralisation, le gouvernement chinois introduit un double taux de RMB : parallèlement au taux officiel, un taux de marché correspond au jeu de l'offre et la demande de devises. Et, bien évidemment, le taux de marché est supérieur au taux officiel. Le dualisme du taux du RMB provoque alors d'importantes distorsions et ouvre la porte à des transactions illicites.
En 1994, la Chine prend la décision de réformer d'une manière radicale le système du taux de change du RMB. Le taux officiel est supprimé et le RMB se dévalue. Un centre de bourse en devises étrangères est établi à Shanghai. Mais le RMB n'est pas convertible tout à fait librement, ses oscillations sont étroitement encadrées par rapport au dollar.
Nombre des pays partenaires commerciaux de la Chine (ses voisins d'Asie - Pacifique tout d'abord) sont inquiets de constater la perte de compétitivité de leurs productions industrielles face à la concurrence chinoise. Ils cherchent à obtenir un effort des autorités chinoises pour élargir les bandes de fluctuation du yuan dont la sous-évaluation par rapport au dollar est estimée, selon des calculs basés sur les parités de pouvoir d'achat, à 25% au moins (2006). En juillet 2005, pour répondre aux pressions internationales, la Chine met fin à plus de dix ans de parité fixe avec le seul dollar, elle accepte de réévaluer de 2% le yuan face au dollar et de le laisser évoluer par rapport à un panier de monnaies et non plus le seul dollar. Cette mesure est jugée insuffisante par la plupart de ses partenaires qui jugent que la sous-évaluation du yuan rend le "made in China" encore plus compétitif.
En 2006, les réserves de change, en devises, de la Banque de Chine ont atteint les 900 milliards de dollars. La Chine est devenue le deuxième détenteur de réserves de change, derrière le Japon, un des plus gros investisseurs sur les marchés financiers et, en 2006, le second acquéreur étranger, après le Japon, de bons du Trésor américains (les "bonds") dont elle détient 320 milliards de dollars.

Mise à jour :  septembre 2006