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Le défi démographique russe
Population,
démographie et santé : état des lieux d'une situation de crise
Les perspectives économiques de la Fédération de Russie sont partiellement hypothéquées par la dégradation de sa situation démographique. Les résultats officiels du dernier recensement général de la population (octobre 2002) indiquaient une population totale de 145,2 millions d'habitants alors qu'elle s'élevait à 147 millions d'habitants dans les frontières de l'actuelle Russie en 1989 et à 148,3
millions en 1992, année du point d'infléchissement de la courbe de population. Selon
le Goskomstat (GKS, service statistique de la Fédération de Russie), la Russie
comptait 142,4 millions d‘habitants début 2006, elle a donc perdu
environ 6 millions d’habitants en une quinzaine d'années. La densité moyenne, peu élevée, s'établit à
8,5 hab/km².
Or, le solde migratoire est positif de longue date et il s'élevait à + 107 432 individus en 2005 selon le GKS. C'est donc le solde naturel qui est largement responsable du déclin démographique russe. Les démographes estiment que l'allongement de l'espérance de vie s'est arrêté en Russie dans les années 1960, parallèlement à la détérioration des indicateurs de santé (mortalité infantile par exemple). En 2005, on comptait 16,1 décès contre 10,4
naissances /1 000 habitants et l'indice synthétique
de fécondité, de 1,3 enfant
par femme, est très insuffisant pour assurer le simple remplacement des générations.
Russie, Caucase et Asie centrale : des évolutions démographiques contrastées

D'après : Université de Leicester, département de Géographie - www.geog.le.ac.uk/russianheartland |
Population russe :
évolution et projections, 1960 à 2050
(Cliquer sur les miniatures
pour ouvrir les images)
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Les difficultés des années
de transition ont mis à mal l'ensemble
des dispositifs sociaux dont bénéficiaient
les Russes dans le système soviétique précédent. Les dépenses publiques de santé
ne sont que de 3,8% du PIB (5,3 en ajoutant
le secteur privé de la santé
contre 7,2 et 9,5 en France).
Dans les
années 1990, la chute du niveau de vie, les difficultés
de logement et l'incertitude sur l'avenir
ont alimenté l'effondrement de la
natalité.
Parallèlement le haut niveau de morbidité
est entretenu par l'alcoolisme, les
suicides ainsi que par la dégradation de la situation environnementale (qualité des eaux notamment). On a vu réapparaître
des affections telles que la diphtérie et la tuberculose, pathologie
opportuniste du VIH/sida. Ce dernier est en forte croissance et sa diffusion est favorisée
par la prostitution, la drogue et la situation sanitaire dans les prisons
russes où 40 000 prisonniers seraient
séropositifs. L'emprise de l'alcool, en particulier de
la vodka, est un véritable fléau :
la consommation d'alcool pur par habitant, de 14,5 litres par an en Russie, est la plus
élevée dans le monde.
La surmortalité se traduit par un
inquiétant recul de l'espérance
de vie, surtout chez les hommes, pour qui
elle est passée de 64 ans (77 ans en France) en 1990
à 59 ans en 2003. Pour les femmes,
l'espérance de vie s'établit
à 72,4 ans (83 ans en France).
Le VIH/sida en Russie, une analyse du Conseil de l'Europe
"La Fédération de Russie compte le plus grand nombre de personnes contaminées par le VIH dans la région, estimé à 860 000 (fourchette : 420 000 – 1,4 millions). Le tableau n'est pas homogène ; nettement plus de la moitié des cas signalés de contamination par le VIH concerne 10 régions seulement sur les 89 que compte le pays. La plupart des toxicomanes, en Russie, sont des hommes. La proportion des femmes dans les nouveaux cas de VIH est cependant en augmentation rapide : un nouveau cas sur quatre en 2001 ; un an plus tard, un cas sur trois. Cette tendance est particulièrement visible dans les régions de la Russie où l'épidémie est la plus ancienne, ce qui suggère un rôle accru des rapports sexuels dans la transmission. Entre 1998 et 2002, le taux de contamination par le VIH chez les femmes enceintes est passé de moins de 0,01% à 0,1%, soit une multiplication par dix. À Saint-Pétersbourg, cependant, la séroprévalence du VIH est passée de 0,013% en 1998 à 1,3% en 2002, soit une multiplication par cent. (...)
L'expansion du VIH/sida pourrait avoir des effets catastrophiques sur l'économie de la Fédération de Russie en altérant brutalement la structure démographique. La croissance du produit intérieur brut pourrait baisser de 1% du fait de l'augmentation du taux de mortalité de la population active, tandis que les dépenses de santé pour les personnes atteintes du sida pourraient absorber jusqu'à 3% du PIB."
La façon dont l'expansion du VIH/sida
va se poursuivre va peser sur les scénarios de prospective démographique actuels. La population actuelle, de quelque 144 millions d'habitants, pourrait tomber, d'ici 2045, à 100 millions dans un scénario épidémique moyen et à 97 millions selon le scénario le plus pessimiste. En l'absence de cette maladie, la projection serait de 117 millions d'individu."
- Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), document de travail 10568 du
3 juin 2005 - Respect des obligations et engagements de la Fédération de Russie :
http://assembly.coe.int/mainf.asp?Link=/documents/workingdocs/doc05/fdoc10568.htm
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La Banque mondiale estime que l'ensemble
des maux qui affectent la population et la démographie russes
devrait amputer son PIB d'environ 10% d'ici
2010.
La résolution de la
crise démographique est donc devenue une des priorités du gouvernement
russe. Dans son
allocution devant l'Assemblée Fédérale de la
Fédération de Russie, le 10 mai 2006, V. Poutine
a annoncé un certain nombre de mesures
natalistes : adoption d’un programme de soutien aux familles nombreuses, diverses aides financières destinées à
encourager les naissances et à rénover les maternités, etc. Mais, selon Alain Blum [voir les sources, infra] "alors que la baisse de la population de la Russie est autant due à la hausse continue de la mortalité, qui atteint aujourd'hui un niveau considérable, qu’à la baisse de la fécondité, les seules mesures d’importance prises concernent cette dernière. La mesure phare est en effet le "materinskij kapital", littéralement "capital maternel" (...) versé à la naissance d’un enfant dès le 2ème enfant, et placée sur un fond spécial."
D'autre part, ayant pris
conscience de la fragilisation de l'état
sanitaire de la population, les pouvoirs
publics s'efforcent de réintroduire
de véritables politiques de santé
publique et les excédents budgétaires engrangés par la Russie grâce à l'exploitation de ses ressources naturelles peuvent les y aider. L'une des priorités affichée
est également la lutte contre l'alcoolisme
: un ensemble de mesures a été
prise à cet effet en 2004.
Mais quelle est l'attitude des autorités et de l'ensemble de la population russe à l'égard des flux migratoires, une solution possible pour redresser la situation démographique russe ?

Flux et politiques migratoires
Le solde des migrations internationales est positif pour la Russie. Dans un premier temps, cet excédent s'est amplifié au cours des années 1990, alimenté par le retour des russes "pieds rouges" vivant dans l'"étranger proche", dans les pays de la CEI. Mais l'apport migratoire s'effrite ensuite du fait de l'émigration de Russes
vers l'étranger, en particulier
vers l'Union européenne. Cette émigration est,
pour une bonne part, féminine, les
jeunes femmes espérant trouver une
autre vie dans les pays occidentaux et n'hésitant
pas, pour ce faire, à passer par
des agences matrimoniales.
Soldes migratoires et naturel,
évolution de 1980 à 2002
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Les flux migratoires
intra- et inter-régionaux, l'immigration :
évolution de 1991 à 2001
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Un exemple d'évolution de la structure par âge, la Russie du Nord.
Comparaison 1989 et 2001
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Soldes migratoires des populations russes entre la Russie et
les 14 autres
pays de l'ex-URSS.
Cumul de 1989 à 2002

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Le déclin
démographique pose donc le problème
de l'opportunité d'une politique d'immigration volontariste en Russie. Les démographes alertent depuis des
années l'opinion sur la nécessité d'encourager l'immigration pour compenser le fort déficit démographique. Anatoli Vichnevski, directeur du centre de démographie et d'écologie humaine à l'Académie des sciences de Russie, estime que son pays ne pourra combler le déficit de sa population que grâce à l'immigration (cf. Futuribles, n° 322, 2006).
Mais le pouvoir compte surtout sur le retour des russes de la diaspora et
Vladimir Poutine a réaffirmé
son désir d’une immigration de travail choisie.
Dans une interview accordée au journal Rousskaïa
Mysl, le 23 novembre 2006, il a ainsi déclaré : "Notre but est d’améliorer radicalement notre
législation dans ce domaine afin d’ouvrir le débat
sur l’immigration et d’en favoriser la légalité. Nous
nous concentrons particulièrement sur
l’intégration de travailleurs étrangers qui
s’adapteraient à la société russe, en se basant sur
l’obéissance aux lois et sur le respect de nos
traditions et de nos coutumes tant culturelles,
qu’historiques et religieuses".
Un arsenal de décrets, lois et règlements encadrent l'immigration en Russie
C'est essentiellement au Service Fédéral des
Migrations de Russie (en russe FMS, Federalnaïa
Migratsionnaïa Sloujba) qu'est confiée la tâche de
gérer les migrants réguliers et de juguler
l'immigration irrégulière.
- La Loi "sur le statut des citoyens étrangers de 2002 place la politique migratoire
sous le signe des impératifs de sécurité et de la lutte anti-terroriste.
-
Le 15 novembre 2005, décret du
gouvernement fixant la "part acceptable de
travailleurs étrangers (..) dans la sphère du
commerce de détail sur le territoire de la
Fédération de Russie".
- 22 juin 2006, décret présidentiel n°637 qui
prévoit un nouveau programme d'aides au
retour pour la diaspora russe (entré en vigueur en janvier 2007) :
il est prévu une procédure allégée pour recevoir
une carte de séjour (vid na jitelstvo) et une
autorisation de travail, ainsi que des aides au
déménagement.
-
Le 18 juillet 2006, loi fédérale n° 109 "sur le recensement des
immigrés" et loi fédérale n° 110 rénovée
sur le statut juridique des étrangers en Russie,
adoptée et promulguée en même temps
que la précédente ; elle amende la loi de 2002.
Ces deux lois devaient à la fois faciliter le séjour des
migrants et favoriser une meilleure
comptabilisation de ceux-ci. On peut penser qu’il
s’agit, pour les autorités russes, de faire "sortir à
la lumière" l’immigration illégale. Les migrants
n’auraient pas de raison de se cacher si
l’inscription sur le registre des migrations n’était
que déclarative et ne pouvait leur être refusée.
Mais, comme pour toute législation de ce type, surtout sous un régime encore largement autoritaire et quelque peu imprévisible, on peut s'attendre à une large sous-déclaration.
- 30
décembre 2006, loi sur les marchés, qui prévoit qu’à partir du 15
janvier 2007 le nombre d’étrangers travaillant sur
les marchés doit être en concordance avec le
décret du gouvernement de 2005.
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Comme ailleurs, cette politique se trouve à l'épreuve des faits. D'une part, l'immigration tend à se ralentir et la diaspora russe ne peut être réellement considérée comme un réservoir migratoire. Environ 12% des Russes de la diaspora sont revenus dans la mère patrie. L'effectif des "pieds-rouges" de cette diaspora dans les pays issus de l'éclatement de l'Union soviétique, de 25,2 millions à l'origine, ne sont plus que 18,2 millions en 2006, principalement par intégration et assimilation dans leurs pays d'accueil.
La Russie se trouve donc confrontée aux mêmes difficultés que d'autres pays en déclin démographique, demandeurs de main d'œuvre, mais peu disposés à accueillir et à intégrer l'étranger : l'immigration légale diminue alors que les flux clandestins et les migrations circulaires de court terme augmentent.
Les mouvements migratoires internes sont aujourd'hui, globalement, des flux provenant du nord et de l'est de la Russie en direction de l'ouest et du sud.
En effet, la planification de l'ère soviétique avait peuplé et développé la périphérie de manière administrée et autoritaire pour peupler les régions
peu attractives de Sibérie, du
"Grand Nord" ou pour accroître
la proportion de russes sur certains territoires dans des objectifs géopolitiques et stratégiques. La mobilité des individus largement
de politiques coercitives dérivées
du stalinisme (goulag) et de politiques volontaristes
d'incitation au peuplement (primes,
avantages divers tels que bons de vacances,
départ plus précoce à
la retraite, etc.). Les habitants de la plupart de ces régions venus en pionniers, plus ou moins abandonnés à eux-mêmes et confrontés à partir des années 1990 aux difficultés de la vie quotidienne (approvisionnements, déplacements, etc.), à l'absence d'un confort minimal dans des milieux hostiles, ont été tentés de retourner
vers des régions plus amènes. La population de l'Extrême-Orient
russe est ainsi passée de 8 millions
d'habitants en 1992 à 7 millions en 2001. Ces départs n'ont pas été compensés par une immigration chinoise, souvent exagérée par les médias russes. Si, bon an, mal an, entre 200 000 et 400 000 chinois vivent en Russie, il s'agit rarement d'installations permanentes mais plutôt de travail saisonnier ou de navettes commerciales.
Ainsi, certaines régions de Sibérie et du
nord de la Russie européenne (Nenets,
Arkhangelsk, presqu'île de Kola), ont perdu plus de 20% de leur population depuis 1989. On relève des cas extrêmes : Magadan et Chukotka ont perdu respectivement 53% et 67% de leur population sur cette période. Au total, environ 70% de l'espace
russe serait aujourd'hui un espace d'émigration.
La liberté d'installation dans les villes les plus attractives reste
entravée aujourd'hui par diverses
barrières administratives, comme
le propiska, sorte de visa intérieur
nécessaire à l'obtention
d'un certificat de résidence. Alors
que la Constitution prévoit explicitement
la suppression de toute entrave à
la liberté de résidence,
Moscou et de nombreuses autres grandes
villes ont obtenu le maintien du principe
d'un enregistrement administratif nécessaire
pour y résider. Au demeurant, les flux migratoires, qu'ils soient internes ou externes, convergent vers les mêmes régions dont ils contribuent à renforcer le poids démographique. Ce sont les grands centres urbains d'Europe qui offrent du travail et des conditions de vie plus attractives : Saint Petersbourg, Rostov-sur-le-Don (Rostov-na-Donu) et
Volgograd et on estime qu'environ la moitié des migrants s'établissent à Moscou ou dans l'oblast de Moscou. Les riches régions agricoles
du sud, comme celle de Krasnodar, des
régions du centre européen et de l'axe de
la Volga bénéficient aussi des mouvements migratoires. Les immigrants provenant des autres pays de la CEI se fixent souvent à proximité des frontières du pays qu'ils ont quitté, en particulier le long des frontières avec les États du Caucase et avec le Kazakhstan.

Des mobilités à l'origine de tensions sociales et politiques
Certes, la
population russe est déjà
très diverse puisqu'elle se compose
de 134 "nationalités"
(Tatars, Ukrainiens, Tchouvaches, Bachkires, Tchétchènes,
etc.). Mais les Russes se montrent très
réticents à une ouverture
qui risquerait de modifier plus largement
les équilibres ethniques.
Dans les régions méridionales arrivent de nombreux immigrants illégaux en provenance d'Afghanistan, d'Iran et d'Irak qui cristallisent, comme les chinois de l'Extrême-Orient russe, les réactions de rejet consécutives aux habituels amalgames avec les activités criminelles, le trafic de drogue, le risque de "terrorisme", etc. La présence de ces populations non-russes s'accompagne
de la multiplication
d’incidents racistes, dont le degré de violence
aboutit, dans certains cas, à des assassinats. Des faits
inquiétants font apparaître
des tensions et des actes au caractère
raciste indéniable qui pourraient
contribuer à aggraver la situation
des droits de l'Homme dans le pays. Or, les auteurs et les manifestations de ces violences bénéficient d'un large degré d’impunité. Les ressortissants d’Asie centrale, de Chine ou du
Caucase, sont parmi les premières
victimes des violences racistes, à côté des
Roms ou des étudiants étrangers venus d’Afrique et
d’Asie.
Les conseils aux voyageurs de l'Ambassade de France en Russie.
Rubrique "Xénophobie"
"De violentes agressions xénophobes, pouvant entraîner la mort, sont en nette recrudescence au cours de ces derniers mois, à Moscou, Saint-Petersbourg mais également en régions. Ils visent particulièrement les Africains mais tout ressortissant étranger identifié comme non russe peut être victime de comportements xénophobes. Plusieurs milliers de Skinheads seraient actifs en Russie, principalement à Saint-Petersbourg et les principales grandes villes sont confrontées à la multiplication d’actes xénophobes dirigés contre des minorités ethniques."
- Conseils aux voyageurs de l'Ambassade de France (en date du 15 septembre 2007) :
www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/russie_12352/index.html
Une analyse du Conseil de l'Europe
"Selon le monitoring
effectué par le centre "Sova"*, il y a eu au
moins 520 attaques racistes, dont 54 mortelles en
2006 et 100 agressions dont 17 mortelles depuis
le début de 2007. Les victimes ne peuvent
chercher la protection de la police (elle aussi
dénoncée pour des discriminations ou des
violences raciales), ni celle de la justice, souvent
singulièrement clémente avec les auteurs
d'attaques racistes qui sont rarement considérés
comme tels.
Les migrants se heurtent par ailleurs à de
nombreuses difficultés dans la vie quotidienne, en
raison d’une atmosphère générale d'hostilité,
portée notamment par les médias et certains
partis politiques. De manière assez classique,
les migrants sont les boucs émissaires accusés
tour à tour de l'augmentation de la criminalité, du
trafic de drogue, de perversion de la population
russe, d'être une menace pour la santé de la
population locale de vivre aux crochets de la
population locale - mendicité- ou au contraire de
vivre bien quand celle-ci connaît des difficultés.
Les migrants se heurtent à de nombreuses
difficultés pour trouver un logement, les petites
annonces "réservées aux russes" ou "noirs
s'abstenir" sont légion."
- Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), document de travail 10568 du
3 juin 2005 - Respect des obligations et engagements de la Fédération de Russie :
http://assembly.coe.int/mainf.asp?Link=/documents/workingdocs/doc05/fdoc10568.htm
*
Le Centre d’études COBA / SOVA dirigé par Alexandre Verkhovski et un pôle majeur de la
défense des droits de l’Homme qui s’intéresse en priorité
aux questions de tolérance religieuse, de nationalisme et de xénophobie dans
la Russie contemporaine :
www.sova-center.ru ; en anglais : http://xeno.sova-center.ru
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Annexe
Cartorama

(Sans accès à l'Internet à
haut débit, privilégier le mode manuel de consultation du diaporama)
Dans l'ordre de passage du cartorama :
- Évolution de la population entre 1989 et 2002
- Solde migratoire, évolution de 1993 à 2001
- Taux de fécondité en 2001
- Espérance de vie en 2002
- Prévalence du VIH/Sida
- Densités régionales de la population en 2002
- Densités de la population par rayons en 2002
D'autres cartes accessibles en ligne :
- Proposé par la société Géoclip, un exemple
de cartographie interactive en ligne exploite
des données démographiques
: www.geoclip.net/fr/p243_galerie3.htm
- Un autre exemple sur la version numérique
de la revue Mappemonde,
l'évolution
récente de la population de Russie
(1979-2002), une cartographie interactive (D. Eckert, L. Jégou) :
http://mappemonde.mgm.fr/num2/articles/art04201.html
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Sources
principales et compléments
- Université de Leicester, département de Géographie
> Les travaux de M. Bradshaw - "A new russian heartland ?" : www.geog.le.ac.uk/russianheartland
> plusieurs documents en .pdf et toute une série de cartes datées 2002 en général pour les plus récentes :
www.geog.le.ac.uk/russianheartland/GeneralMaps/index.html
> Jessica Griffith Prendergrast - The Regional Consequences of Russia’s
Demographic Crisis -
Working Paper No. 3, juillet 2004
- Un rapport documenté de la Banque mondiale (septembre 2007) : "From red to gray -
The “Third Transition” of
Aging Populations in
Eastern Europe and
the former Soviet Union" :
http://go.worldbank.org/O0Q06F6QK0
-
Centre d'études des mondes russe, caucasien et centre-européen (CERCEC) : http://cercec.ehess.fr
- CERI / Sciences Po, Alexandre Verkhovski - "Religion et "idée nationale" dans la Russie de Poutine", Les Cahiers Russie - 2006 : www.ceri-sciencespo.com/publica/cahier_russie/cahier_3.pdf
- Entretien avec Alain Blum, Directeur de recherches à l’Institut national d’Études démographique et à l’EHESS (CERCEC) - "Poutine face à la crise démographique russe, Comment sortir de la crise ?" - Le mensuel de l'Université, n° 15, mai 2007 : www.lemensuel.net/Poutine-face-a-la-crise.html
-
Articles de Marie Jego pour le quotidien Le Monde dont "La dévastation
démographique russe", Le Monde, 2 septembre 2006
- Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), document de travail 10568 du
3 juin 2005 - Respect des obligations et engagements de la Fédération de Russie :
http://assembly.coe.int/mainf.asp?Link=/documents/workingdocs/doc05/fdoc10568.htm
- Par la rubrique Russie de la Fédération Internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) : Rapport du "Migrations en Russie. Populations fragilisées, premières victimes des crises politiques externes et internes" résultat d’une mission conjointe de la FIDH et de l’association russe "Assistance Civique" effectuée à Moscou en mars 2007 : www.fidh.org/spip.php?article4274
Pour prolonger, autres ressources en ligne
- Démographie de la Russie et de son empire, site réalisé par Alexandre Avdeev (Centre d'études démographiques à la Faculté d'économie
Université d'État de Moscou) et Alain Blum
(Institut national d'études démographique,
Paris)
: http://dmo.econ.msu.ru/demogrus
-
Le Goskomstat (GKS, service statistique de la Fédération de Russie) vous pouvez consulter le catalogue des publications et passer commande des éditions et des données.
> Russia in figures : www.fsgs.ru/wps/portal/english
- Données statistiques, à
partir des bases onusiennes : www.un.org/esa/population/unpop.htm
- Sur le site de l'OMS : www.who.int/countries/rus/fr/index.html
- Le Centre d’études COBA / SOVA dirigé par Alexandre Verkhovski et un pôle majeur de la
défense des droits de l’Homme qui s’intéresse en priorité
aux questions de tolérance religieuse, de nationalisme et de xénophobie dans
la Russie contemporaine : www.sova-center.ru
; en anglais : http://xeno.sova-center.ru
- Discours présidentiels et divers documents officiels : www.kremlin.ru/eng
- Un exemple : "Chasse aux Caucasiens dans une ville russe, signe de xénophobie exacerbée" - Stephen BOYKEWICH, Agence France-Presse, Moscou, dimanche 03 septembre 2006 :
www.cyberpresse.ca/article/20060903/CPACTUALITES/609030830/5024/CPDMINUTE
Conception, synthèse documentaire et mise en page web : Sylviane Tabarly

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| Mise
à jour : 27-09-2007
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