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Corpus documentaire
L'aquaculture marine et ses dynamiques. L'exemple de la salmoniculture.
Norvège, Chili : caractéristiques de deux modèles (Sylviane Tabarly)
"Puits de carbone" dans le Mato Grosso amazonien :
un projet innovant de sa réalisation à sa diffusion (Hervé Théry)
Gouvernance territoriale et gestion des déchets : l'exemple de la Campanie (Italie)
Énergies et développement durable dans le monde (avec une cartographie web), marchés et flux pétroliers
Le carbone : nouveaux marchés, nouveaux échanges dans le monde
Entre déchets et recyclages, des flux à risque social et environnemental
Le protocole de Kyoto et la réduction des gaz à effet de serre. Diversité des approches de l'échelle globale aux échelles locales (États-Unis, Californie)
Entreprises et développement durable ...
drôles d'atmosphère ! L'exemple du
Rhône et de l'agglomération lyonnaise
Orpaillage,
pollution et problèmes sanitaires : l'exemple
de la Guyane française
Dans d'autres dossiers, des pages complémentaires (nouveaux onglets)
Le Costa Rica, un modèle pour l'écotourisme ? (Rémy Knafou et Sylviane Tabarly)
Biocarburants, agrocarburants : des filières en forte croissance

Énergies et développement durable dans le monde
Avec une cartographie web
La raréfaction
d'une ressource provoque des tensions entre les
besoins et sa production, ce qui n'est pas sans conséquences économiques et géopolitiques.
La croissance de la population mondiale, les effets du décollage économique
accéléré de pays émergents tels que
l'Inde et la Chine, vont immanquablement provoquer
des tensions sur les ressources en matières
premières dans le monde, en particulier dans le secteur énergétique. Dans ces conditions,
marier développement et durabilité
est un défi majeur pour l'humanité
du XXIe siècle.
En 1992, l'Agenda 21 de Rio consacrait son chapitre
4 à la nécessaire modification des
modes de consommation grâce à une meilleure
utilisation de l'énergie et des ressources.
En 1997, l'Assemblée générale
des Nations unies proposait "de multiplier
par 10 la productivité des ressources à
long terme et de quadrupler la productivité
des ressources dans les vingt ou trente prochaines années
dans les pays industrialisés". La
diminution, en deux ou trois
décennies, d'un facteur quatre des consommations d'énergie
et de matières premières pour le
même service (Matière entrante
par unité de service, MIPS) devrait
permettre de doubler le niveau de vie tout en
diminuant par deux les pressions sur l'environnement
et les ressources. Facteur 4 ou facteur
10 sont à mettre en relation avec
les concepts d'éco-efficience (ou éco-efficacité)
et d'Analyse de cycle de vie (ACV - écobilan).
Voir la rubrique
"Géographie vivante" du dossier
et le
glossaire.
Énergies et développement durable dans le monde :
une cartographie interactive
(webmapping au format flash)
Une analyse en cartographie thématique (cartes choroplètes et figurés proportionnels) :
- à l'échelle mondiale, les productions et les consommations énergétiques, les émissions de CO2,
- à l'échelle européenne seulement, efficacité, intensité et dépendance énergétiques, place des énergies renouvelables.
Cette application de cartographie interactive permet une analyse en cartes choroplètes et en figurés proportionnels. Réalisée par Hervé Parmentier, cartographe à l'ENS LSH (UMR 5600 Environnement, ville et société), avec le logiciel de webmapping Geoclip, cette application permet de réaliser des cartes au format flash et de les éditer.
Pour lancer l'application :
http://geoconfluences.ens-lsh.fr/Geoclip/DDmonde_20081124.htm

Pour pouvoir utiliser ce logiciel, vous devez, au préalable et si nécessaire, installer le plug-in lecteur flash d'Adobe :
www.adobe.com/shockwave/download/.../Version=shockwaveFlash&Lang=French
Pour une prise en main initiale, consulter ce document en pop-up
La base de données a été complétée le 6 janvier 2009 par de nouveaux items, à l'échelle européenne uniquement, autour des thèmes de l'efficacité, l'intensité et la dépendance énergétiques, la place des énergies renouvelables.
Un tableau synthétique (fichier excel) des items et des cartes réalisables
N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques et suggestions en vue de son amélioration : Herve.Parmentier@ens-lsh.fr
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Quelques précisions sur les notions et les unités
L'efficacité énergétique est, à l'origine, une notion à caractère plutôt technique (thermodynamique) dont la mesure exprime le rapport entre l'énergie sortante et l'énergie entrante consommée par une machine, c'est-à-dire sa productivité énergétique.
L'efficience énergétique est une notion à caractère plutôt économique dont la mesure désigne l’énergie nécessaire pour aboutir à des produits
générant de la valeur ajoutée. Une meilleure efficience énergétique vise à diminuer la quantité d'énergie nécessaire pour fabriquer un matériau, de l’énergie ou un produit. Il arrive que les deux termes, d'efficacité et d'efficience énergétiques, soient confondus.
L'intensité énergétique est la consommation d’énergie primaire
par unité de Produit national brut (richesse produite), elle est calculée comme le rapport de la consommation d'énergie et de la production. Plus un process de fabrication a une grande efficience plus il a une faible intensité énergétique.
L'augmentation de l’efficience énergétique permet de réduire les consommations d’énergie, à service rendu égal, entraînant la diminution des coûts environnementaux, économiques et sociaux liés à la production et à la consommation d’énergie.
L'énergie finale ou la consommation finale d'énergie consiste à cumuler toutes les formes intermédiaires d'énergie nécessaire à la livraison d'un bien au consommateur (essence à la pompe, électricité au foyer). Elle tient donc compte des pertes d'énergie par les processus de transformation, de distribution.
Les unités courantes utilisées dans la base de données pour la cartographie Géoclip sont les suivantes :
- Unités de volume, gaz : 1 trillion de m³ = 1018 m³
- Unités de volume, pétrole : en milliers de barils. Un baril de pétrole équivaut à 42 gallons américains (3,785 litre le gallon), soit environ 159 litres. L'énergie contenue dans un baril de pétrole équivaut à celle de 170 m³ de gaz.
- Des équivalences énergétiques approchées, pour permettre bilans et comparaisons :
> 1
tonne équivalent pétrole (tep) correspont à 7,33 barils de pétrole ; 1,5 tonne de charbon de haute qualité ;
1 100 Normal m³ (Nm3)* de gaz naturel ;
2,2 tonnes de bois sec.
> d'une manière inverse : 1 tonne de houille = 0,619 tep ; 1 tonne de lignite = 0,405 tep ; 1 stère de bois = 0,147 tep ; 1 tonne de plaquette forestière = 0,4 tep
Pour convertir l'électricité dans les bilans d'énergie primaire, on utilise (en France depuis 2002) les conventions de l'Agence internationale de l'énergie : 1 MWh d'électricité d'origine fossile = 0,26 tep ; 1 MWh d'électricité d'origine nucléaire = 0,26 tep ; 1 MWh d'électricité d'origine géothermique = 0,86 tep.
* Pour le gaz naturel, le volume de référence ou "Normal mètre/cube" est souvent caractérisé par l'abréviation m³(n) ou (Nm3) qui, à une température de 0° Celsius et sous une pression atmosphérique ramenée au niveau de la mer (1 013 hectopascals), occupe un volume de 1 m³. Mais l'énergie produite est différente si l'on déduit la chaleur dégagée par la condensation de la vapeur d'eau contenue dans le gaz (Pouvoir calorifique inférieur / PCI) ou pas (Pouvoir calorifique supérieur / PCS).
Sources et ressources
- Direction générale de l'énergie et du climat (> statistiques > équivalences énergétiques) :
www.francetech.org/energie/sommaire.htm
-
Territoire Energie : www.territoire-energie.fr/page_ressources_outils.html
Quelques exemples de production de cartes sur un ou deux items
Voici quelques exemples d'analyses choroplèthes ou d'analyses par symboles. Il est possible d'éditer des cartes par sélection de sous-ensemble, ci-dessous sur l'espace européen. Mais l'analyse choroplèthe reste calculée sur la totalité des objets de la série, ici les États de la planète pour lesquels les données sont disponibles.
Les principales sources de la base de données
> À l'échelle européenne, les statistiques d'Eurostat :
http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/.../PORTAL
>
Les ressources statistiques de la FAO : www.fao.org/corp/statistics/fr
> La base de données statistiques multicritères de l’ONU : http://data.un.org
> Les Objectifs du millenium (ONU) : http://mdgs.un.org/unsd/mdg/Home.aspx
> Les statistiques sur les échanges de marchandises : http://comtrade.un.org
> La BP statistical review : www.bp.com/productlanding.do?categoryId=6929&contentId=7044622
Propositions de
démarche pour exploiter les
cartes produites
- Comparaison, à différentes
époques, de la répartition des producteurs
et des consommateurs. Noter les évolutions
et les mettre en relation avec la géopolitique
des énergies des dernières décennies.
- Zoom sur une année : consommation totale,
consommation par habitant.
- Réflexion sur les relations entre les
rejets de dioxyde de carbone et les consommations
énergétiques de pays ou groupes de pays. On rappellera que différens
facteurs expliquent ces rejets : modes de consommation énergétique domestique, niveau de vie général, modes d'industrialisation,
vétusté des établissements
industriels, etc.
- Réflexion sur l'état des réserves
d'hydrocarbures à l'échelle mondiale.
- Les efforts de diversification en énergies renouvelables : comparaisons internationales.
- Croisement avec d'autres documents tels que
la répartition de la population mondiale,
les rythmes de croissance économique et
les niveaux de développement.
- Réflexion sur la relation entre détention
des ressources et niveau de développement.

Marchés
et flux pétroliers mondiaux
Le tournant de l'industrialisation
au début du XXe siècle a fait du
pétrole une ressource essentielle aux applications
multiples : énergie et transports, pétrochimie
principalement. Au début du XXIe siècle, le pétrole reste une ressource convoitée et souvent indispensable en attendant que l'humanité parvienne,
grâce
à des efforts importants en R&D, à trouver
des solutions alternatives comme elle a toujours
pu le faire au cours des âges. Mais, en
attendant ces nécessaires mutations,
certains secteurs d'activité pourront
avoir de sérieuses difficultés d'adaptation : les
transports, tout particulièrement par route et par air, et tous les domaines grands consommateurs d'énergie comme certaines productions agricoles ou industrielles et comme la pêche au large.
Les principaux
acteurs du marché pétrolier
:
- les États producteurs de l'Organisation
des pays exportateurs de pétrole
(OPEP) et des pays NOPEP (hors OPEP), leurs compagnies nationales,
- les États consommateurs,
- les groupes pétroliers indépendants, les
majors, au cœur des politiques
d'exploration et d'exploitation,
- les transporteurs et les entreprises
de BTP engagées dans le secteur.
Ces deux derniers groupes d'acteurs
sont en première ligne quant
aux responsabilités environnementales
et sociales engagées.
Principaux flux
pétroliers mondiaux en 2005
Différentes
logiques et différents processus
interviennent :
- prise de conscience des enjeux environnementaux
(modification de la composition de l'atmosphère
et ses conséquences sur le climat
de la planète),
- hausse croissante des coûts
d'extraction et d'acheminement du pétrole
du fait des localisations des gisements
(milieux extrêmes des fonds océaniques,
des régions difficiles d'accès,
etc.) et des risques et incertitudes
géostratégiques rencontrés
(Moyen Orient par exemple),
- explosion probable de la demande si
la croissance rapide de grands pays
en développement se confirme
(Chine, Inde notamment),
- absence, dans l'immédiat (deux
décennies à venir) de
solutions de substitution massive au
pétrole pour un grand nombre
de ses usages (transports tout particulièrement),
- niveaux d'investissement et de R&D
dans le secteur énergétique longtemps insuffisants,
- tensions spéculatives qui résultent, entre autre,
de ce qui précède.
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Les évolutions des prix de l'énergie et du pétrole,
reflet des tensions entre consommation et production à l'échelle mondiale
Source : Etudes économiques du Crédit agricole, Eco news, 3 juillet 2008
http://kiosque-eco.credit-agricole.fr/medias/Scenario_Macro_International_France_030708p2.pdf
Depuis le tournant du XXIe siècle, la hausse tendancielle du prix de l'énergie est le résultat de facteurs croisés : développement des économies dites "émergentes", difficultés dans la mise en production de nouveaux gisements ("peak oil" ?), tensions et incertitudes géopolitiques, spéculation dans un contexte de crise financière mondiale, etc.
Autres sources d'information :
> La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED / UNCTAD) : http://r0.unctad.org/infocomm/francais/petrole/prix.htm
> Une chronologie
commentée et assez précise des prix du marché du pétrole
de 1970 à 2006
(en anglais) : www.eia.doe.gov/emeu/cabs/chron.html
En pop-up, un glossaire pour comprendre la géopolitique des hydrocarbures
Avec les entrées suivantes :
bitume ; bloc ; brent et autres cours du pétrole ; brut ; concession ; consortium ; contrat ; conventionnel / non conventionnel ; gaz naturel liquéfié / GNL ; joint-venture ; licence ; marchés et prix ; opérateurs ; partage de production (accord, contrat) / CPP / APP / PSA ; peak oil / pic de Hubbert ; pipeline ; quotas de production ; réserves probables, prouvées ; royalties (redevances) ; statistiques ; syndrome hollandais / effet de Groningue ; unités de mesure.
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Où
sont passées les réserves ?
Dans le monde des hydrocarbures, il existe
un grand décalage dans le temps entre
la découverte, l'exploration et l'exploitation
d'un gisement. Et le climat politique, le prix
du pétrole ou les difficultés
techniques, particulièrement en eaux
profondes ou dans des climats extrêmes,
évoluent constamment.
En janvier 2004, le groupe pétrolier
anglo-néerlandais Shell révisait
de 20% à la baisse le montant de ses
réserves prouvées : 3,9 milliards
de réserves prouvées d'or noir
seraient ainsi devenues de seules réserves
probables. Pour les marchés, l'estimation
de réserves prouvées est l'une
des normes essentielles permettant de jauger
les perspectives de production d'un groupe pétrolier.
(Source : Le Monde, article de Marc Roche
du 7 février 2004).
Quelles réserves ? Les "3P" des pétroliers
Pour évaluer la quantité de pétrole qu'ils pensent extraire d'un gisement et pour communiquer avec les États ou les Conseils d'administration, les pétroliers ont une approche probabiliste dite des "3 P" consistant à diviser les réserves en trois
catégories :
- les réserves prouvées : ce sont les quantités d'hydrocarbures
récupérables aux conditions
économiques et techniques du moment.
Les études géologiques estiment
leur présence avec une probabilité
de réalisation située dans une fouchette de
85 à 95% (chiffre qui varie selon les organismes).
Les réserves prouvées se
divisent elles-mêmes en deux sous-catégories
:
> les réserves prouvées
développées à partir de gisements dont la mise en exploitation a été programmée, est en cours ou
est terminée,
> les réserves prouvées
non développées dont l'exploitation n'a pas encore
été programmée.
- les réserves probables : ce sont les quantités d'hydrocarbures
susceptibles d'être produites à
partir des réservoirs prouvés
ou probables aux conditions économiques
et techniques (méthodes, innovations connues) d'un futur proche. La probabilité
d'existence de ces réserves est
estimée à 50%.
- les réserves possibles : ce sont les quantités d'hydrocarbures
récupérables à partir
des réservoirs prouvés,
probables et possibles aux conditions
économiques et techniques dans
un futur non déterminé.
Leur probabilité de réalisation est estimée
dans une fouchette située entre 5 et
10%.
Enfin, les réserves espérées sont définies en pondérant
les différentes catégories
des réserves.
Le plus couramment, les probabilités
de réserves espérées
s'établissent ainsi : réserves
prouvées + 2/3 ou (1/2) réserves
probables + 1/3 ou (1/4) réserves
possibles
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Autres sources documentaires
En complément sur Géoconfluences (nouvelle fenêtre) :
Nouveau front pionnier pétrolier
et gazier dans l'Extrême-orient russe, Sakhaline
- BP Statistical review of world energy : www.bp.com
-
L'Institut français du pétrole (IFP) : www.ifp.fr/IFP/fr/fa.htm
- Union française des industries pétrolières
(UFIP) : www.petrole.fr/ufip
- "Information et transparence des marchés" (INFOCOMM) par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED / UNCTAD) est un portail d'informations dans
le secteur des produits de base qui cherche
à promouvoir la transparence des marchés,
à en améliorer la compréhension
: http://r0.unctad.org/infocomm/francais/introdfr.htm et, pour le pétrole :
http://r0.unctad.org/infocomm/francais/petrole/plan.htm
- L'Agence d'information sur l'énergie
(Energy Information Administration - EIA)
des États-Unis, créé par
le Congrès, est une agence statistique
du ministère de l'énergie : www.eia.doe.gov
Voir le bilan annuel de l'énergie (Annual
energy review) qui comporte beaucoup d'informations
:
www.eia.doe.gov/emeu/aer/contents.html et l'Office of fossil energy : www.fe.doe.gov
- Sur le site de la Banque mondiale,
des sources statistiques, documentaires :
www.worldbank.org/data/onlinedatabases/onlinedatabases.html
- L'OPEP : www.opec.org
- Une exposition de la Cité des
sciences et de l'industrie, Pétrole,
nouveaux défis :
www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expo/tempo/planete/petrole/index_petrole_html.php
- Actualités sur le secteur énergétique,
par exemple, sur le site de Yahoo :
http://fr.biz.yahoo.com/fc/energie.html
- Quelles sources d'énergie alternatives
? Voir certaines brèves de Géoconfluences
à partir de l'accueil
général des brèves
Sélection documentaire et mise en page web : Sylviane
Tabarly

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à jour partielle : 08-01-2009
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