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Océan

Publié le 22/09/2014

L'Océan mondial couvre 70.8 % de la surface de la terre, soit 361 millions de km², pour un volume évalué à 1 332 millions de km³. Son étendue est répartie de façon très dissymétrique entre l'hémisphère austral très maritime avec ses 80,9 % de surfaces océaniques, et l'hémisphère boréal plus continental avec 60,7 % d'océans.
Les interrelations Océan-Terre sont permanentes, et comme l'a montré J-R Vanney dans son Introduction à la géographie de l'océan (1991), c'est l'Océan qui domine la Terre, par l'expansion des fonds océaniques, moteur tectonique de la planète, par l'impulsion du cycle de l'eau, moteur de tous les échanges hydroclimatiques, par l'origine de la vie. L'interface Océan-Terre est particulièrement favorable aux établissements humains, ce qui amène à penser que les véritables unités de peuplement de la planète ne sont pas océaniques mais continentales.

On distingue traditionnellement cinq océans. Les trois plus vastes – l'océan Pacifique, l'océan Atlantique, l'océan Indien – ont des surfaces respectives de 180, 106 et 75 millions de km². L'océan Antarctique se différencie du reste de l'Océan mondial par la présence d'une discontinuité thermique accusée des eaux de surface, entre le 38e et le 40e parallèle sud ; il totalise 30 millions de km². Enfin, l'océan Arctique, au nord des littoraux européens et américains est le plus petit avec ses 14 millions de km².
Le cloisonnement introduit par les continents et les caractères thermiques ne saurait masquer l'unicité de l'Océan mondial dont les eaux communiquent largement entre elles entre 35° et 70° S.

L'Océan mondial est aussi un Océan global dont le fonctionnement doit être vu dans sa totalité selon une pensée systémique, dans son unicité qui le distingue du continent et des autres planètes, et dans sa sphéricité, en interrelation avec les enveloppes rondes en rotation sur la planète.
L'Océan mondial représente donc un enjeu majeur à la fois pour l'évolution du système climatique de la planète, le maintien de la biodiversité et l'exploitation des richesses, et la maritimisation de l'économie mondiale.
Pour autant, l'Océan mondial ne fait guère l'objet d'une gouvernance mondiale. Il tend à être de plus en plus continentalisé, quadrillé de lignes administratives et politiques, dans une dynamique de territorialisation.

Pour compléter dans Géoconfluences :
- Christian Grataloup, « L’invention des océans. Comment l’Europe a découpé et nommé le monde liquide », 2015

et sur le web :
- l'Atlas des océans de l'ONU
- la page Océans sur le site de l'ONU
- le Réseau Océan mondial, réseau visant à la naissance d'une citoyenneté de l'Océan et d'une "blue society"

Mise à jour : janvier 2015