Merritoire
Le terme de « merritoire », popularisé par Camille Parrain (2010 ; 2012), désigne un territoire maritime. Elle attribue ses premières occurrences aux travaux de Philippe Pelletier et de Louis Marrou (2005). L’utilisation d’un mot différent se justifie, d’après Camille Parrain, par les réalités des territoires maritimes, qui diffèrent de ce que recouvre la notion de territoire sur terre, notamment en matière d’ancrage. Le merritoire est mouvant, mobile, c’est un « territoire éphémère » (ibid.) ou encore un territoire de la mobilité.
Le terme s’est ensuite diffusé et on le rencontre de plus en plus fréquemment pour désigner des formes de territorialités sur mer dans le contexte d’un monde maritimisé. Pour Vincent Capdepuy (2026), les archipels d'Océanie, voire l'océan Pacifique en entier, sont des merritoires : parcourus, appropriés, vécus et habités par les sociétés océaniennes depuis des siècles.
(JBB), novembre 2023. Dernière modification : janvier 2026.
Références citées
- Capdepuy Vincent (2026), « Penser la dimension archipélagique de l’Océanie : essai de métagéographie transculturelle », Géoconfluences, janvier 2026.
- Marrou Louis (2005), La Figure de l’archipel, volume inédit d’HDR, Université de La Rochelle, 2005, 362 p.
- Parrain Camille (2010). Territorialisation des espaces océaniques hauturiers. L'apport de la navigation à voile dans l'Océan Atlantique. Géographie. Université de La Rochelle, 2010. Français. ⟨NNT : 2010LAROF031⟩. ⟨tel-00713524⟩
- Parrain Camille, « La haute mer : un espace aux frontières de la recherche géographique », EchoGéo [En ligne], 19 | 2012.
Pour compléter avec Géoconfluences
- Emmanuelle Surmont, « Protéger la nature bleue à Mayotte : aires marines protégées, rapports de force et conflictualités », Géoconfluences, octobre 2024.
- Emmanuelle Surmont, « Le parc naturel marin de Mayotte : une aire marine protégée consensuelle ? », Géoconfluences, octobre 2024.







