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PMA (pays les moins avancés)

Publié le 06/05/2022
Auteur(s) : Fabrice Folio, maître de conférences à l'Université de La Réunion

Les pays les moins avancés, expression forgée en 1971 par le Conseil Économique et Social de l’ONU, rassemble 46 pays en « difficulté » (contre 25 pays lors de sa création). Les PMA, ou Least Developed Countries en anglais, sont le dernier étage de la fusée des pays en développement, soit selon l’ONU le « maillon le plus faible et le plus pauvre » de la communauté´ internationale. 33 de ces pays sont situés en Afrique, 9 en Asie, 3 en Océanie et un dans les Antilles. Le président mauritanien avait annoncé publiquement la sortie de son pays en 2014, mais la Mauritanie figure toujours, pour l'instant, sur la liste.

Parmi les handicaps structurels que cumulent ces pays, l'ONU recense :

  • un faible niveau de vie (leur PIB est inférieur à 745 dollars US par personne)
  • une indigence des ressources humaines, traduite par un indice composite qui intègre la mortalité infantile, la nutrition ou encore le taux de scolarisation, ce qui rappelle en partie l’Indicateur de Développement Humain utilisé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ;
  • le manque de diversification économique ou la « vulnérabilité économique » résultat de trois composantes : la taille et la fréquence des chocs exogènes, l'exposition du pays aux chocs, et sa résilience ou sa capacité à réagir aux chocs ;
  • enfin, une population inférieure à 75 millions de personnes.


Désavantagés dans leur processus de développement, ces États peinent à s’extirper de la pauvreté. C’est dans ce cadre qu’ils nécessitent un appui particulier de la part de la communauté internationale. Les principaux programmes de soutien liés au statut de PMA confèrent ainsi des préférences commerciales, l’aide publique au développement, l’allègement de la dette ou encore une assistance technique. 

L'inscription sur la liste proposée par l'ONU est acceptée ou non par les gouvernements. Cela peut expliquer que des pays tels que le Zimbabwe, la Bolivie ou la Corée du Nord n’en fassent pas partie. Sept pays ont pu s’extraire de cette catégorie : le Botswana (1994), le Cap-Vert (2007), les Maldives (2011), les Samoa (2014), et la Guinée Équatoriale (2017) et le Vanuatu (2020) tandis que le Soudan du Sud l’a intégrée en 2011. Des pays sont par ailleurs en attente de sortie : le Bhoutan en 2023, suivis de São Tomé et Principe et des Îles Salomon en 2024 (source : ONU, 2020). L'Angola, qui devait sortir en 2021, a reçu une prolongation de trois ans et devrait sortir en 2024 (source : ONU, 2021). La réticence de certains pays à sortir de la liste – en demandant notamment des reports – s'explique par la crainte de la perte des avantages et des aides liés au statut.

Liste des 46 PMA

En 2022, les PMA sont les suivants : Afghanistan, Angola, Bangladesh, Bénin, Bhoutan, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Comores, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Haïti, Îles Salomon, Kiribati, Laos, Lesotho, Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Myanmar (Birmanie), Népal, Niger, Ouganda, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, São Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Tanzanie, Tchad, Timor oriental, Togo, Tuvalu, Yémen et Zambie.

Anciens PMA : Botswana, Cap-Vert, Maldives, les Samoa, Guinée Équatoriale, Vanuatu.

Fabrice Folio, septembre 2016. Dernière mise à jour (JBB), mai 2022.


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