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Reconstruction

Publié le 28/02/2013

Face à une situation de catastrophe et à la réalisation d'un risque, les médias, l'opinion publique, le monde politique se mobilisent, les financements affluent. Mais, l'émotion et l'élan passent, à un séisme majeur succède une inondation dévastatrice, l'oubli fait son œuvre, la mémoire s'estompe. Or, le redressement durable d'une zone sinistrée nécessite un effort de cinq à dix ans. Par ailleurs, les capacités de reconstruction, de renaissance d'une société, sont très variables et ne mettent pas en jeu de simples questions financières mais aussi des problèmes de gouvernance essentiels.
De ce point de vue, l'exemple de la reconstruction de la province d'Aceh et de l'île voisine de Nias, en Indonésie, à la suite du tsunami du 26 décembre 2004, peut paraître exemplaire. Le gouvernement, à l'époque, mit aussitôt en place un organisme central chargé de coordonner les programmes humanitaires : l'Agence de réhabilitation et de reconstruction (BRR) qui concentrait les pouvoirs de plusieurs ministères, disposait d'un rôle de commandement et pilotait les projets de restauration des zones sinistrées. Début 2010, les traces de la catastrophe sont pour l'essentiel effacées et l'économie de la région a été dopée par la réhabilitation des terres agricoles et les travaux engagés.
Le processus de reconstruction peut aussi présenter des opportunités pour penser l'avenir autrement, en faisant mieux et en conduisant une réflexion préventive à la reproduction possible de la catastrophe.

- Séisme et tsunami à Sumatra, 2004 - 2010 : de la catastrophe environnementale et humaine à la reconstruction (Christopher Gomez, Franck Lavigne, Raphaël Paris et Sylviane Tabarly)

- La Banque mondiale, un acteur de la reconstruction post-séisme à Haïti en 2010 évoque ces questions : http://go.worldbank.org/SQZ462N640

Mise à jour : mars 2010