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Réfugié

Publié le 04/09/2015

Le terme de réfugié recouvre une définition juridique précise qui relève du droit international. L’article 1 de la Convention de Genève de 1951, ratifiée par 145 pays, relative au statut des réfugiés définit un réfugié comme "une personne qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité ou dans lequel elle a sa résidence habituelle, et qui du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social déterminé ou de ses opinions politiques craint avec raison d’être persécutée et ne peut se réclamer de la protection de ce pays ou en raison de ladite crainte ne peut y retourner".

La définition juridique a des conséquences très concrètes : du fait de la convention de Genève, le réfugié ne peut être renvoyé dans son pays d’origine, à l’inverse du migrant sans papiers. Refuser l'asile à un réfugié aurait potentiellement des conséquences sur sa vie et sa liberté.

La fondation du HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés) par l'ONU en 1950 dans le contexte de la guerre froide et de la décolonisation fut une étape importante de la prise en compte de la situation des réfugiés. Le nombre de personnes relevant de la compétence du HCR s'élevait à 11,7 millions de réfugiés à la fin 2013 dont plus de la moitié en Asie et 29 % en Afrique. En outre, quelque 5 millions de réfugiés enregistrés sont pris en charge dans une soixantaine de camps au Moyen-Orient par l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), créé en 1949 pour venir en aide aux Palestiniens déplacés.

Les 145 pays signataires de la convention de Genève - dont les pays de l'Union européenne - se sont engagés à les accueillir et protéger. Le HCR collabore étroitement avec les gouvernements afin de les conseiller et de les appuyer s'il y a lieu pour assumer leurs responsabilités.Lors de guerres considérées comme telles au niveau international (Syrie, Afghanistan, Irak,...), le HCR reconnaît des réfugiés "prima facie". Ils n'ont pas besoin d'apporter la preuve de leur persécution, leur nationalité suffit. En revanche, pour les États, qui seuls sont habilités à accorder le droit d'asile, est considérée comme réfugiée une personne qui a déposé une demande d'asile et a obtenu le droit d'asile après avoir apporté la preuve que sa vie est sérieusement menacée dans son pays. 

À la différence des réfugiés qui fuient la guerre ou la persécution en franchissant une frontière internationale, les vicitimes d'un conflit, qui se déplacent en restant au sein de leur pays sont appelées les déplacés. Certains étendent la notion de réfugiés aux victimes du changement climatique : les « réfugiés climatiques ».

Pour compléter :

 

Mise à jour : mars 2017