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Zone humide

Publié le 12/03/2013

Expression générique désignant des espaces et des milieux de transition entre la terre ferme et l'eau tels que : marais, marécage, tourbières, terrains inondables, vasières, estuaires, lagunes, etc. Cette appellation, banale à l'origine, s'est imposée aussi bien dans le monde des naturalistes que dans celui des aménageurs : elle correspond au wetland des Anglo-Saxons.

En situation littorale, on désigne sous le terme de zone humide l'ensemble des aires dont le sous-sol est trop humide (présence d'eau dans le sol à faible profondeur, au maximum 6 mètres à marée basse) pour qu'elles puissent être cultivées sous forme de champs labourables, quelle que soit l'origine de cette humidité. En effet, comme les marais maritimes (eaux salées renouvelées) peuvent être transformés en marais d'eau douce, soit naturellement (construction d'un cordon littoral), soit artificiellement (construction d'une digue), qu'un marais d'eau douce peut être drainé en vue de sa transformation en prairie humide, qu'une prairie humide peut être, ou non, saisonnièrement inondable, tout terme trop strictement défini risquerait de devenir rapidement caduc.

Au sens juridique, la loi sur l'eau définit les zones humides comme "les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année".

Depuis les années 1970, la redécouverte de la richesse biologique et de la productivité particulière des zones humides les a placées au centre des préoccupations internationales. La convention de Ramsar (1971) a adopté une optique plus large pour déterminer quelles zones humides peuvent être placées sous son égide. Les zones humides sont "des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres".