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Un rapport sur les inégalités mondiales en 2022

Publié le 10/01/2022
Un rapport sur les inégalités mondiales fournit de très nombreux documents pour étudier les inégalités de richesse dans le monde. Il ne s’intéresse pas qu’à la pauvreté mais également à la richesse et à la très grande richesse, qui captent une part croissante des revenus et du patrimoine mondiaux.

Source de l'image : page 6 de la synthèse du rapport.

 

Quelques idées principales de ce rapport

(p. 6) L’Europe est un continent relativement égalitaire, par rapport à l’Amérique du Nord, à la Chine ou au Japon. Les régions les plus inégalitaires sont l’Amérique du Sud, l’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient, et l’Asie du Sud et du Sud-Est.

(p. 7) Le coefficient de Theil calcule le rapport entre d’un côté, les inégalités entre pays, et de l’autre, les inégalités à l’intérieur des pays. De 1820 à 1980, les inégalités entre pays n’ont cessé d’augmenter par rapport aux inégalités internes (de 10 % à 55 % des inégalités globales). La tendance s’est alors inversée : en 2020, les inégalités sont plus fortes à l’intérieur des pays qu’entre pays. Cela peut témoigner à la fois de l’émergence d’un grand nombre de pays et de la hausse des inégalités à l’intérieur de nombreux pays.

(p. 8) Le patrimoine public, soit l’ensemble des actifs détenus par les gouvernements, a fortement chuté au cours des années 2010-2021, tandis que le patrimoine privé augmentait partout sur la même période.

(p. 9) Les 1 % les plus riches ont capté 38 % de la croissance du patrimoine entre 1995 et 2021, mais c’est surtout le fait des 0,001 % les plus riches. Le patrimoine des classes moyennes des pays émergents augmente plus vite que celui des bas revenus et des classes moyennes des pays riches.

(p. 12) La Chine est la seule partie du monde où la part du revenu du travail touché par les femmes a baissé continûment depuis 1990, suivant une courbe inverse à l’Europe occidentale (en 1990, les Chinoises percevait une plus grande part des revenus du travail que les Européennes). La partie du monde où cette part est historiquement plus élevée, quoiqu’en stagnation, est l’ancienne URSS (Russie et Asie centrale). Elle est partout inférieure à 50 %.

(p. 13) Ce ne sont pas seulement les habitants des pays les plus riches qui émettent le plus de CO2, mais les riches des pays riches. Les 10 % des plus riches Américains du Nord émettent 73 tonnes de C02 par personne, contre 9,7 tonnes pour les 50 % les moins riches du même continent, ou encore 1 tonne pour les moins riches d’Asie du Sud-Est.


 

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