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Corpus documentaire
Un
espace sous tensions : flux migratoires, le cas de l'Espagne / engagements
des forces des Nations Unies / acteurs et alliances
La
Méditerranée, une mer pour échanger
Le
monde méditerranéen : un espace
en manque d'intégration ?
Dans d'autres dossiers, des pages complémentaires (nouvelles fenêtres)
L'Europe, une "forteresse" ? La gestion des politiques migratoires. Des lieux entre mobilités et immobilisations. Objectifs et activités de l'agence Frontex.
Un
espace sous tensions
Page partiellement mise à jour le 17 décembre 2008
Le manque d'intégration
de l'ensemble régional méditerranéen
est tout à la fois cause et conséquence
des conflits qui en jalonnent l'histoire et l'espace.
À l'époque contemporaine, les principaux
foyers de tension actifs ou latents sont situés
dans les Balkans, le Proche-Orient dans son ensemble,
le Caucase qui, bien que non directement riverain
de la Méditerranée, la concerne
par sa proximité et par son accès
à la mer Noire.
D'autres foyers de tension peuvent être
identifiés, notamment à l'intérieur
de certains États. Il s'agit, en particulier,
de groupes armés de combat d'inspiration
religieuse ou régionaliste. Ponctuellement,
des tensions entre Maroc, Espagne et Grande-Bretagne
(contrôle de l'espace maritime), entre Grèce
et Turquie (question chypriote, problèmes
de frontière maritime), sont susceptibles
de rejaillir.
Par ailleurs, la pression migratoire, conséquence
des discontinuités de développement,
est intense et source de drames humains évidents. Certains axes
et points de passage sont plus particulièrement
exposés. Les assauts sur le grillages de Ceuta et Melilla à l'automne 2005 et le flux continu de migrants vers les îles Canaries depuis 2006 (voir documents infra) ont, par leur médiatisation, focalisé l'attention sur les segments maritimes et littoraux des filières migratoires et ont largement contribué à alimenter les représentations de la "forteresse Europe".
Flux
migratoires et effets de barrières en Méditerranée
Des naufrages d'embarcations
(cayucos, pateras, et, de plus en plus, des embarcations rapides et de plus grande capacité) au large des côtes espagnoles, italiennes, grecques ou maltaises, des populations africaines subsahariennes,
armées d'échelles artisanales pour
tenter de pénétrer dans les enclaves espagnoles
de Ceuta et Melilla : ces événements
font la une des médias de la planète
posant, souvent dramatiquement, le problème
des flux migratoires clandestins de part et d'autre
de la Méditerranée.
Des estimations d'Eurostat (Office statistique de l'Union européenne) relativisent cependant la part de l'immigration clandestine maritime qui mobilise médias et associations, à juste titre d'ailleurs. Ainsi, par exemple, les 31 000 subsahariens débarqués et enregistrés en 2006 dans l'archipel des Canaries ne représentent que 4,9% du solde migratoire excédentaire de l'Espagne, évalué à 636 000 en 2006, soit 44,7% de l'excédent migratoire de l'ensemble des pays de l'UE (1 422 600). De fait, la majorité
des immigrants clandestins en Europe sont arrivés par d'autres voies et d'autres modes de transport, aériens,
terrestres ou mixtes.
Immigration légale, immigration clandestine :
morphologie régionale méditerranéenne et européenne des flux migratoires
Les caractères régionaux des migrations clandestines dans le monde méditerranéen

Des morts par milliers
aux portes de l’Europe

Réalisation : O. Clochard, Migrinter,
UMR 6588, 2008. Sources : Olivier Clochard (Migrinter), Alain Morice (CNRS, Paris), United for Intercultural Action, Gibraltar : Association des familles de victimes de l’immigration clandestine (AFVIC), police aux frontières (PAF) des ports de Nantes et de la Rochelle, Jean Christophe Gay, Les discontinuités spatiales, Economica, Paris, 1995, Le Monde, AFP, Reuters, AP, Eleftherotypia (Athènes).
www.monde-diplomatique.fr/cartes/mortsauxfrontieres
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Les caractères régionaux des flux de
migrations légales

Conception, réalisation : G.F. Dumont, 2008 (données 2006), in Dumont, G.-F. et Verluise, P.
www.diploweb.com/IMG/pdf/atlas-ue.pdf
Consulter, dans ce dossier,
un article de Gérard-François
Dumont :
Situations démographiques et logiques
migratoires trans-méditerranéennes
Commentaire de la carte ci-contre :
Plusieurs associations tiennent à jour la liste des victimes de la "forteresse Europe". Se fondant sur des rapports de presse et des signalements effectués par des organisations locales, elles tentent d’en établir une comptabilité aussi précise que possible. Seuls les décès précisément documentés (plus de 7 000 entre 1993 et 2006, soit 3 000 sur la seule période allant de décembre 2003 à 2006) figurent donc sur la carte.
Il convient de souligner les écarts d'estimation de ces données selon les sources. Par exemple, la Guardia Civil espagnole a comptabilisé, dans le détroit de Gibraltar et son environnement, entre 1997 et 2005, 1 766 victimes contre plus de 3 100 selon les ONG (Le Boedec, 2007)
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L'immigration
clandestine vers / à traversl'Espagne
L'Espagne, en entrant dans la Communauté
européenne (1986) puis en adhérant à la convention Schengen (1991), est devenue un territoire
passerelle vers les autres pays du continent, ses frontières
devenant des frontières extérieures
communes.
Par ailleurs, le rapide rattrapage économique
du pays, les possibilités d''emploi pour les clandestins ou pour des immigrants légaux (agriculture, tourisme, BTP), ont rendu l'Espagne attractive. En 1989, une première patera s'échouait à Cadix. Et, en 2007, c'est toujours et depuis longtemps l'Espagne qui reçoit le plus fort contingent de migrants dans l'UE : 684 900 sur un total estimé de 1 647 700. La somme des six derniers soldes migratoires évalués par Eurostat (période 2001-2006) indique que le nombre d'immigrés en Espagne s'est accru de 3 613 300 en six ans, soit une moyenne d'environ 600 000 par année. Notons cependant que tous ne proviennent pas du continent africain (nombreux latino-américains notamment).
Dans ce contexte de pression migratoire croissante, c'est d'abord la Guardia Civil espagnole qui a reçu
la mission de surveiller les côtes et les frontières
maritimes.
Par ailleurs, les gouvernements de José Luis R. Zapatero (depuis avril 2004) ont entrepris parallèlement :
- une opération de normalisation de la situation des clandestins qui s'est traduite, en 2005, par la régularisation de quelque 600 000 d'entre eux (entre
1990 et 2004 l’Espagne en avait déjà régularisé environ 580 000),
- une politique de concertation et de coordination du contrôle des flux migratoires en partenariat avec ses voisins sénégalais, mauritanien et marocain (accords bilatéraux : aide technique, multiplication de patrouilles mixtes, sous-traitance migratoire et accords de réadmission),
- l'installation et la mise en œuvre d'un "Système
intégré de surveillance extérieure"
(SIVE / Systema integrado de vigilencia exterior) et son insertion dans les dispositifs de l'agence Frontex (voir dans le dossier "La frontière, discontinuités et dynamiques", nouvelle fenêtre).
Le SIVE, doté de stations de radars fixes et mobiles, de caméras de vision nocturne, a commencé à fonctionner
en 2002 sur la zone du détroit de Gibraltar
pour être ensuite étendu aux autres zones littorales sensibles, dont l'archipel des Canaries. Il y a environ 25 stations SIVE fin 2007 dont certaines, coalescentes à cette échelle, sont localisées sur la carte ci-dessous.
Les dispositifs de la surveillance et de l'interception en Espagne
Le réseau du Système intégré de surveillance extérieure (SIVE) espagnol
(situation 2008)
(Cliquer
pour agrandir)

Réalisation : Hervé Parmentier
Le "Système
intégré de surveillance extérieure"
(SIVE / Systema integrado de vigilencia exterior) est doté de stations de radars fixes et mobiles, de caméras de vision nocturne. Il a commencé à fonctionner
en 2002 sur la zone du détroit de Gibraltar
pour être ensuite étendu aux autres zones littorales sensibles, dont l'archipel des Canaries. Il y a environ 25 stations SIVE fin 2007, localisées sur la carte ci-dessus (à cette échelle, certaines sont coalescentes).
* Note à propos des statistiques
La plupart des immigrés
en Espagne, même clandestins, sollicitent l'inscription municipale,
le "padron", qui leur donne accès aux soins élémentaires
de santé, à l'école publique et qui leur permet de louer
un appartement. Mais le "padron" n'est pas un permis de séjour officiel que seul le ministère de l'Intérieur peut délivrer. C'est ainsi que l'on peut avoir une statistique approchée du nombre de clandestins vivant en Espagne : au 1er janvier 2007, selon l'Instituto Nacional de Estadística (INE), l'Espagne compte 3 884 573 étrangers, soit 8,4% de sa population totale ; en comparant ces chiffres à ceux du ministère de l'Intérieur qui recensait 3 021 808 permis de résidence au 1er décembre 2006, on peut considérer qu'au moins 862 765 individus se trouvent en situation irrégulière dans le pays mais peuvent cependant bénéficier du "padron" (d'après Le Boedec, 2007).
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Le dispositif de rétention administrative des clandestins
en Espagne
En Espagne, les clandestins interceptés
sont placés en rétention administrative
pendant 72 heures. À l'issue de ces
3 jours, le juge peut ordonner une rétention
de 37 jours dans les centres d'accueil temporaires
(Centro de Estancia
Temporal de Inmigrantes - Short-Stay Immigrant
Centre / CETI) de Melilla, de
Ceuta ou des îles Canaries. L'ordre d'expulsion qui suit
cette rétention est, de fait, souvent
impossible à appliquer dans la majorité
des cas : les immigrants se déclarent
originaires de pays n'ayant pas signé
d'accord de rapatriement avec l'Espagne
ou leur nationalité n'a pu être
établie. Les clandestins se retrouvent
alors en liberté au bout de 40 jours,
mais sans papiers les autorisant à
travailler légalement. La plupart
ne suivent pas cet avis et restent en Espagne,
porte d'entrée de l'espace Schengen, en bénéficiant du système
du "padron*".
Camps de rétention, zones de transit et centres ouverts en Espagne

Réalisation : Olivier Clochard
En 2003, près de 40 000 ordres d'expulsion n'ont pu être appliqués, 37 000 en 2004, contre 13 300 exécutés. En 2006, l'Espagne a rapatrié, refoulé ou expulsé 99 445 étrangers en situation irrégulière. Parmi les dix centres d'internement pour étrangers, deux se trouvent à Algésiras et Malaga. Ceuta et Melilla sont dotées de Centres d'accueil temporaire pour immigrés (voir infra) où 24 490 immigrants étaient internés en 2004.
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Pour compléter (nouvelle fenêtre) : L'Europe, une "forteresse" ? La gestion des politiques migratoires. Objectifs et activités de l'agence Frontex.
Confrontés à l'efficacité
croissante des dispositifs de dissuasion, de surveillance, de fermeture dans les parages du détroit et à Ceuta et Melilla (voir infra), les immigrants
ont trouvé des alternatives. Les filières d'immigration ont alors trouvé des stratégies de contournement, parfois plus risquées, par l'Atlantique (canal des Canaries), par voie continentale ou par la Méditerranée orientale : par exemple, via la Turquie et la Libye (golfe de Syrte), en direction des îles et des littoraux grecs, italiens (Lampedusa, voir infra), maltais, chypriotes. La réactivité des candidats à l'immigration et leur capacité à contourner les dispositifs européens pour endiguer les filières soulignent l'insuffisance de politiques qui resteraient purement techniques et répressives.
Les immigrants
clandestins par voie maritime en Espagne :
évolution 1993 à 2006
Le graphique ci-dessous témoigne de
l'efficacité du dispositif de surveillance
des eaux territoriales et des côtes espagnoles, dès l'année
2000, entraînant une rapide diminution du
recours à la voie maritime des alentours du détroit par les clandestins. L'évolution inverse observée semble attester le report des migrants sur des filières en direction des îles Canaries, au départ de la Mauritanie ou du Sénégal. Notons que les seules données sur les interceptions ne traduisent pas pour autant le nombre de tentatives, réussies ou avortées.
Source : G. Le Boedec, EchoGéo, 2007
Quelques sources et ressources
- Institut espagnol de statistique / Instituto Nacional de Estadística : www.ine.es
> Les flux migratoires : www.ine.es/inebase/menu2_dem.htm#3
- Eurostat - http://europa.eu.int/rapid/pressReleases/.../iLanguage=fr
- Guillaume Le Boedec, Le détroit de Gibraltar. Les limites d’un espace modèle de la lutte européenne contre les migrations irrégulières. EchoGeo, n°2, 2007, http://echogeo.revues.org/index1488.html
Des enclaves barricadées (octobre 2005)
Melilla
/ Nador / Mont Gourougou
Localisations

Source
des images ci-contre à droite :
http://earth.google.com
Présentation
de Google Earth par Mappemonde :
http://mappemonde.mgm.fr/num7/
internet/index.html
Sur l'image
Google Earth agrandie (ci contre à
droite), on peut aisément identifier
le tracé de l'enceinte isolant
l'enclave de Melilla du territoire marocain.
Déplacer le pop-up de l'image pour
le positionner à côté
du croquis ci-dessus.
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(Cliquer
pour agrandir)
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| L'enclave
barricadée
En
2005, des vagues particulièrement
importantes d'immigrants d’origine
subsaharienne en situation irrégulière
(ISS) ont tenté de franchir,
en général de nuit, les clôtures
de Ceuta et de Melilla en utilisant des
échelles de fabrication artisanale.

Sous
la pression européenne et internationale,
les forces de sécurité marocaines
ont multiplié les opérations
de police dans les forêts autour de
Melilla. En fonction des accords bilatéraux
avec les pays d'origine des migrants, le
Maroc a procédé à des
rapatriements. |
Afin d'isoler l'enclave de manière
plus radicale, les autorités espagnoles
ont engagé des travaux destinés
à doubler la hauteur de la clôture
et l'armée marocaine va prochainement
ériger un mur et creuser un fossé
supplémentaires .

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Itinéraires
de migrants

Camp
d'immigrants d’origine subsaharienne
en situation irrégulière
(ISS) dans la forêt de Ben Younech
près de Tanger (document MSF).
Les ISS qui ne parviennent pas aux centres
d'accueil temporaire (Centro de Estancia
Temporal de Inmigrantes - Short-Stay
Immigrant Centre / CETI) de Ceuta
ou de Melilla vivent dans des conditions
précaires aux marges des cités.
Source : Médecins sans frontières
France -
www.msf.fr
Téléchargement du rapport
"Violence et immigration: rapport
sur l’immigration d’origine
subsaharienne en situation irrégulière
au Maroc" MSF-Espagne - Enquête
réalisée par la section
espagnole de Médecins Sans Frontières
- septembre 2005 :
www.msf.fr/site/bibli.nsf/documents/rap291005immigration
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Les immigrants
d’origine subsaharienne en situation
irrégulière (ISS) fuient la
forêt de Gourougou, près de
Nador au Maroc, chaque fois qu'ils sont
harcelés, intimidés ou que
leurs effets ou abris sont détruits
(document et commentaire MSF) |

L'immigration clandestine
vers l'Italie : drames dans le canal de Sicile
D’autres filières
d'immigration clandestine passent par la Libye
et par la voie maritime de l’île
de Lampedusa en Italie.
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D'après des dépêches
de l'AFP (21 octobre 2003) :
"L'Italie a accusé l'Union européenne
et l'Afrique d'avoir sur la conscience un
nouveau drame de l'immigration clandestine
qui a coûté la vie à
13 personnes au large de l'île de
Lampedusa (sud de la Sicile) et même
peut-être à 70, selon les témoignages
des rescapés. "Cette tragédie
pèse sur la conscience de l'Europe,
mais elle met aussi en cause les gouvernements
africains qui ne contrôlent pas les
flux migratoires", a déclaré
le Ministre de l'intérieur Giuseppe
Pisanu, depuis La Baule (ouest de la France).
"Les immigrants clandestins qui se
sont noyés depuis le début
de l'année en Méditerranée
sont des centaines", n'a pas hésité
à affirmer le ministre (...)
Le bilan du drame survenu au large de Lampedusa
- officiellement 13 morts - pourrait être
beaucoup plus lourd, font ressortir les
témoignages des rescapés qui
affirment être partis à 85
des côtes d'Afrique, sans préciser
le pays de départ. Quinze d'entre
eux sont arrivés lundi dans l'île,
épuisés, affamés, tremblant
de froid et pour certains en état
de délire, selon les secouristes.
Les clandestins, vraisemblablement d'origine
somalienne, auraient erré dans le
canal de Sicile pendant 20 jours. .../... |
.../...
"Au départ des côtes africaines,
nous étions 85", a déclaré
l'un d'entre eux au commandant de la capitainerie
du port, Michele Niosi. Au fur et à
mesure de la traversée, les clandestins
affirment avoir dû jeter à
l'eau les corps de compagnons morts de faim
et de froid, a ajouté le commandant,
précisant que les témoignages
étaient encore confus. Quand les
secouristes ont retiré, lundi à
l'aube, les 13 cadavres entassés
dans l'embarcation, ils ont découvert
au milieu d'eux une femme encore vivante.
Elle a été transportée
en hélicoptère vers un hôpital
de Palerme."
©
Afp infographie de Javier De Sierra
(téléchargement du 01/03/2004)
Documents de l'Afp soumis
à conditions particulières. |
Ces exemples témoignent des difficultés
à faire face à de tels flux migratoires,
tant du côté européen qu'africain.
On observe une double ligne de discontinuité
de développement et de richesse : une première
à travers la Méditerranée,
une seconde sahélienne. Les pays de l'Union
européenne sont tentés d'inciter
les États du
Maghreb et du Machrek, devenus territoires de
transit migratoire pour les populations subsahariennes,
à prendre en charge directement les conséquences
de ces flux : contrôles avancés,
"externalisation" des procédures
d'asile et de délivrance des visas, rétentions,
expulsions. Des négociations euro-africaines
s'efforcent d'harmoniser les points de vue et
de trouver des solutions communes qui doivent
prendre en compte les problèmes de fond,
à savoir les discontinuités de développement
et de richesse.

Des ressources (octobre 2005)
Publications récentes
- Gérard-François Dumont - Les
populations du monde - Ed. Armand Colin, 2004
et, dans ce dossier de Géoconfluences,
un article de Gérard-François
Dumont :
Situations démographiques et logiques
migratoires trans-méditerranéennes
- Yves Zurlo - Ceuta et Melilla, Histoire, représentations
et devenir de deux enclaves espagnoles - L'Harmattan,
mai 2005
- Collectif - L'Europe des camps, la mise à
l'écart des étrangers - Cultures
et Conflits n°57 / L'Harmattan, avril 2005
Parmi la documentation
en ligne
Ressources générales,
sites experts
- Chaire de recherche du Canada en droit international
des migrations (CDIM / Université de
Montréal) :
http://cdim.cerium.ca/cdim_sommaire.php3
> Résumé du rapport de Mehdi
Lahlou, Institut national de Statistique et
d’Économie appliquée (Insea,
Rabat) - Les migrations irrégulières
entre le Maghreb et l’Union européenne
: évolutions récentes (juin
2005) : http://cdim.cerium.ca/article1427.html
- Le Consortium Euro-Méditerranéen
pour la Recherche Appliquée sur les Migrations
Internationales (CARIM) : www.carim.org/Index_fr.asp
> Premier rapport annuel, Migrations méditerranéennes
(2005) : www.carim.org/Publications/Annual.asp
> Accès au rapport de Mehdi Lahlaou
: www.carim.org/Publications/CARIM-RR05_03_Lahlou.pdf
- Migrinter, équipe de recherche spécialisée
dans l'étude des migrations internationales
et des relations inter-etnhiques (UMR 6588 MIGRINTER
-TIDE, CNRS et universités de Poitiers
et de Bordeaux 3)
www.mshs.univ-poitiers.fr/migrinter
- Le Rapport international sur les migrations
2002 du département des affaires
économiques et sociales (ESA) / Division
de la population des Nations Unies :
www.un.org/esa/population/publications/ittmig2002/ittmigrep2002.htm
- Les réfugiés dans l'espace méditerranéen,
documents et données statistiques de
l'UNHCR :
www.unhcr.ch/cgi-bin/texis/vtx/home
- L'Office des migrations internationales (OMI
/ IOM) : www.iom.int
À l'échelle euro - méditerranéenne
- Une "Étude de faisabilité
relative au contrôle des frontières
maritimes de l’Union européenne" Rapport final au Comité Stratégique
sur l'Immigration, les Frontières et
l'Asile - Bruxelles, le 19 septembre 2003
www.icampus.ucl.ac.be/conrad/BEDE0001/document/BEDE84.php
et http://register.consilium.eu.int/pdf/fr/03/st11/st11490-re01fr03.pdf
- Agence européenne pour la gestion de
la coopération opérationnelle
aux frontières extérieures des
États membres de l'Union européenne.
La Pologne, qui surveille 1 200 kms de frontière
extérieure de l’Union, va abriter,
à Varsovie, le siège de la nouvelle
Agence pour la coopération opérationnelle
aux frontières de l’UE, créée
en 2004 : http://europa.eu.int/scadplus/leg/fr/lvb/l33216.htm
- Le contrôle des frontières sur
le site du Parlement européen :
www.europarl.eu.int/comparl/libe/elsj/zoom_in/09_fr.htm
> L'espace de liberté, sécurité
et de justice (ELSJ) :
www.europarl.eu.int/comparl/libe/elsj/news/default_fr.htm
> Fiches thématiques > Asile, immigration
et frontières :
www.europarl.eu.int/comparl/libe/elsj/zoom_in/default_fr.htm
- Conseil de l'Europe - Droits de l'Homme >
Pays par pays :
www.coe.int/T/F/Droits_de/Espagne_CBC_2fr.asp#P201_37563
- L’Institut d’Études de
Sécurité de l’Union européenne
(IES-UE) a été créé
par le Conseil européen en 2001. Il a
un statut d’agence autonome relevant du
deuxième pilier de l’Union. Publication
en ligne des Cahiers de Chaillot - www.iss-eu.org/
> n° 41 de juillet 2000 - Michael Pugh
- L'Europe et ses boat people : la
coopération maritime en Méditerranée.
- Revue Cultures & Conflits du Centre d'études
sur les conflits - www.conflits.org
> Caroline Intrand et Pierre-Arnaud Perrouty
- "L'Europe des camps - La diversité
des camps d’étrangers en Europe,
présentation de la carte des camps de
Migreurop" : www.conflits.org/document.php?id=1727
À l'échelle Espagne /
Maroc
- Médecins sans frontières Espagne: www.msf.es Informations en français :
www.msf.es/images/InformeMarruecosFran%C3%A7aisDEF_2_tcm3-4315.pdf
Médecins sans frontières France
: www.msf.fr Téléchargement du rapport "Violence
et immigration: rapport sur l’immigration
d’origine subsaharienne en situation irrégulière
au Maroc" MSF-Espagne - Enquête réalisée
par la section espagnole de Médecins
Sans Frontières - septembre 2005 :
www.msf.fr/site/bibli.nsf/documents/rap291005immigration
- Une étude d'Amnesty international - www.amnesty-eu.org - consacré à l'Espagne (en anglais, Spain: The Southern Border - juin 2005)
comporte une analyse de la situation à
Ceuta, aux îles Canaries :
www.amnesty-eu.org/static/documents/Spain_detention_report_English_final.pdf
- Le site portail de la Garde civile espagnole
(Guardia Civil) : http://guardiasciviles.com/default.asp
- "Migrations marocaines", un colloque
organisé par Génériques
et le Centre de documentation, d'information
et de formation en droits de l'Homme (Rabat),
avec le concours scientifique de L'observatoire
régional des migrations - Espaces &
Sociétés (ORMES), l'Association
marocaine d'études et de recherches sur
les migrations (AMERM) et la Chaire Unesco "migration
et droits humains - Entre protection des droits
et mondialisation" (13 au 15 juin 2003)
: www.generiques.org/migrations_marocaines.html
> Dynamiques migratoires marocaines : histoire,
économie, politique et culture :
www.generiques.org/migrations_marocaines/programme.html
- Migreurop, site associatif d'assistance
et d'information sur les migrants clandestins,
qui propose une analyse et une carte de synthèse
sur les politiques d’enfermement et de
rétention en Europe :
www.migreurop.org
> Les camps d'étrangers en Europe
et dans les pays méditerranéens
:
www.migreurop.org/IMG/pdf/camps-fr.pdf
Divers, médias : une sélection
- Par l'émission "C dans l'air"
sur France 5 (diffusion le 16 octobre 2005)
: "Clandestins : l'assaut des pauvres"
- www.france5.fr/cdanslair/006721/240/129319.cfm
- Les villes de Ceuta : www.ciceuta.es et de Melilla : www.camelilla.es
- Le portail "La ville et la province de
Nador, Maroc" : http://nador.ma/index.php
> une monographie économique de Nador
:
http://nador.ma/pdf/Monographie%20Economique%20de%20Nador.pdf
- Cartes et autres visuels du Monde interactif,
"Les routes africaines de l'immigration
clandestine"
www.lemonde.fr/web/vi/0,47-0@2-3210,54-628348@51-697828,0.html
- LatinReporters.com, agence de presse qui propose
des informations, des analyses et synthèses
liées à l'actualité d'Amérique
Latine et d'Espagne, a rassemblé un dossier
sur les migrations :
www.latinreporters.com/emigration.html
- Le quotidien espagnol El mundo : http://elmundo.es/elmundo/2005/10/03/sociedad/1128317728.html
- Sur BBC News plusieurs reportages : http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/4325372.stm
> L'Europe forteresse (In pictures: Fortress
Europe) : http://news.bbc.co.uk/2/hi/in_pictures/4287330.stm
> Africans die in Spanish enclave : http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/4292490.stm#
Avec une vidéo (BBC News - CCTV of
immigrants climbing the border into Melilla)
- Algeria Watch, revue de presse du dossier
"criminalisation de l'immigration"
:
www.algeria-watch.de/fr/mrv/mrvref/criminalisation_immigration.htm
- Reportages sur RFI :
> ces murs qui partagent les territoires
et les esprits : www.rfi.fr/actufr/articles/056/article_30189.asp
> des centaines d'africains livrés
au désert : www.rfi.fr/actufr/articles/070/article_39057.asp
> un dossier daté de juillet - août
2000 (cartes et documents divers) : www.rfi.fr/Kiosque/Mfi/immigration
- Pour retrouver la presse internationale en
ligne :
www.courrierinternational.com/planetepresse/planeteP_accueil.asp

Engagements des forces des Nations Unies dans l'espace méditerranéen
(situation 2003)
Les missions
de maintien de la paix de l'ONU témoignent
de la concentration des problèmes internationaux
dans la partie orientale de la Méditerranée.

Inventaire
et despriptif des opérations de maintien
de la paix en cours en 2003, Méditerranée
et périphérie proche (six opérations
sur les 13 en cours)
UNFICYP - Force des Nations Unies chargée
du maintien de la paix à Chypre - Depuis
mars 1964
Effectifs : militaires = 1 351 ; policiers
civils = 35 ; personnel civil international
= 44 et local = 101 - Pertes : 170
MONUG - Mission d'observation
des Nations Unies en Géorgie - Depuis
août 1993
Effectifs : militaires = 122 ;
personnel civil international = 100 ; personnel
civil local = 174 - Pertes : 7
MINUK - Mission d’administration
intérimaire des Nations Unies au Kosovo
- Depuis juin 1999
Effectifs : policiers civils = 3 657 ;
militaires = 37; personnel civil international
= 928 et local = 3 079 - Pertes : 24
FNUOD - Hauteurs du Golan -
Forces des Nations Unies chargée d'observer
le dégagement - Depuis juin 1974 - Effectifs
= 1043 soldats, appuyés par des civils
internationaux (37) et locaux (87) - Pertes
= 40
FINUL - Force intérimaire
des Nations Unies au Liban - Depuis mars 1978
Effectifs : militaires = 1 983; personnel civil
international = 117; personnel civil local =
302 - Pertes : 247
ONUST - Organisme des Nations
Unies chargé de la surveillance de la
trêve en Palestine - Depuis mai 1948
Effectifs : militaires = 154 ; personnel civil
international = 99 ; personnel civil local =
111 - Pertes : 38
www.un.org/Depts/Cartographic/french/htmain.htm ou www.un.org/french/peace/peace/home.shtml
et www.un.org/french/peace/reports/peace_operations/docs/bnotepkf.pdf

Acteurs
et alliances (situation octobre 2005)
Certains acteurs
essentiels du théâtre méditerranéen
n'en sont pas des pays riverains, ni même
proches. Les États -Unis y sont très
présents, par le biais de l'OTAN et des
bases dont ils disposent (Turquie, Espagne,
Italie) et par la présence de la VIe
flotte. La Russie, dont l'armée n'est
plus celle de l'URSS, reste cependant très
active dans la région.
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Parmi
la documentation en ligne :
- Paul Balta - La Mediterranée en
tant que zone de conflits - Afers interanacionals (revue de la Fondation Cidorbe - Institut universitaires
d'études internationales IUEI) - n°
37, 1997
www.cidob.org/Castellano/Publicaciones/Afers/37.html
- Yves Lacoste - Géopolitique de la Méditerranée
:
www.ac-paris.fr/IMG/html/geopolitique_de_la_mediterranee.html
- Le site officiel de l'OTAN : www.nato.int
- Le Heidelberg Institute of International
Conflict Research (HIIK) :
www.konfliktbarometer.de/en/index_e.htm
- Les cartes de Science Po : http://www.sciences-po.fr/cartographie/index.html
- Les cartes du Monde diplomatique : www.monde-diplomatique.fr/cartes
Sélection,
synthèse et mise en page web : Sylviane
Tabarly

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| Mise
à jour partielle : 17-12-2008
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