|
Corpus documentaire
Retour
à la page d'accueil du corpus documentaire
Arrière-pays
fluvial et voie d'eau :
le projet Seine-Nord Europe
dans le contexte européen
Le projet de liaison
Seine-Nord Europe consiste à réaliser
une voie d'eau à grand gabarit entre l’Oise
(Janville - Compiègne) et le canal Dunkerque-Escaut
(Arleux), ce qui reviendra à relier le
bassin de la Seine à l'Europe du Nord.
Ce canal, de 104 km, ouvrira la route à
des convois de 4 400 tonnes. Il est destiné
à développer l'arrière-pays des
ports de Dunkerque (par la liaison Dunkerque -
Escaut) et Le Havre - Rouen (par la Seine et l'Oise
jusqu'à Compiègne). Le projet est
surtout fondé sur l'intérêt
des interconnexions et des plates-formes logistiques,
sur le modèle
d'Anvers dont le point fort est la concordance
entre transport maritime et fluvial. Elle est
aussi à replacer dans la perspective de
l'extension du port du Havre (Port 2000).
À
l'échelle européenne, maillon
manquant de la liaison Seine Escaut, le
projet de canal se situe sur le corridor
de transport Nord Amsterdam - Paris qui,
selon les prévisions de la Commission
européenne, devrait enregistrer,
à l’horizon 2020, une croissance
de trafic de l’ordre de 80%. Or,
le mode fluvial constitue une alternative
de transport pour limiter
l’essor du mode routier. Un grand
convoi fluvial équivaut à
220 camions et la capacité de transport
du canal Seine-Nord Europe pourra atteindre
environ 32 millions de tonnes par an ce
qui représente l’équivalent
de 1,6 million de transports par poids
lourds.
Le
système des voies navigables Europe
Seine-Escaut

|
Voies navigables France-Europe : ensemble
de la liaison

Cliquer sur les images pour agrandir
Par les
Voies navigables de France (VNF), le site
du projet Seine-Nord Europe :
www.seine-nord-europe.com
|
Le transport fluvial dispose d’atouts importants.
Sur le plan économique, il est deux à
sept fois moins cher que la route, jusqu'à
six fois moins cher que le fer. Une enquête
socio-économique réalisée
en 2003 par PricewaterhouseCoopers pour Voies
navigables de France (VNF), sur un échantillon
de 180 entreprises, a révélé
leur intérêt pour le transport fluvial.
Pour les entreprises, le principal atout du mode
fluvial est son coût. Le premier facteur
de satisfaction enregistré en est la fiabilité.
Le transport par voie d’eau répond
aussi aux enjeux européens et nationaux
de développement durable
du transport de marchandises. Le mode fluvial
est très peu consommateur d’énergie
: avec la même quantité de carburant,
on transporte les marchandises par voie fluviale
sur une distance 5,5 fois plus longue qu’avec
la route, et plus de deux fois plus longue que
par train. Cette caractéristique va de
pair avec une faible pollution, tant atmosphérique
qu’en termes de nuisances sonores.
Depuis 1993, le projet de canal Seine-Nord
Europe fait l’objet de nombreuses concertations
et études. La phase de concertation
sur le choix d’un fuseau de tracé
aboutit en 2002 : parmi 21 fuseaux étudiés
sur une aire d'étude de 3 000 km2,
le fuseau N3 est retenu. En 2003, le canal Seine-Nord
Europe fait partie des projets prioritaires, tant
au niveau national (débat parlementaire
sur les grandes infrastructures de transport,
en mai-juin 2003 puis Comité interministériel
d’aménagement et de développement
du territoire - CIADT en décembre 2003)
qu'au niveau européen (intégration
du projet Seine-Escaut dans la liste des grands
projets européens d’infrastructures
de transports prioritaires réalisables
d’ici à 2020). En avril 2004, le
projet de liaison fluviale Seine-Escaut est inclus
dans la liste des 30 projets d’infrastructures
prioritaires pour l’Europe (réseau
trans-européen de transports - RTE-T).
Il entre alors dans la phase des études
d’Avant-projet sommaire (APS) : elles visent
à définir, à l’horizon
2006, une bande de 500 mètres, au sein
de laquelle sera réalisé le tracé
(dossier d'Avant-projet). Suivront l’enquête
publique, la Déclaration d’utilité
publique (DUP), les études finales (2007
- 2012) et les travaux.
Le fuseau retenu présentait le
plus faible impact environnemental et
il s’inscrit majoritairement en zone rurale.
Il s’écarte, sur sa majeure partie,
des zones fortement urbanisées et des fonds
de vallée qui présentent souvent
des exigences environnementales fortes (écosystèmes
fragiles, intégration paysagère,
nuisances, etc.). Cependant, il traverse quelques
espaces naturels et paysagers sensibles : la vallée
de l’Oise entre Compiègne et Noyon
; la vallée de la Sensée au niveau
du raccordement au canal Dunkerque-Escaut ; le
franchissement de la vallée de la Somme
à l’ouest de Péronne.
Sources et ressources
en ligne
- en complément dans cette rubrique de corpus documentaire :
> Un exemple de plate-forme trimodale : Delta
3 (Pas-de-Calais)
> Façade
maritime, arrière et avant-pays : l'exemple
d'Anvers
- À partir du site de PricewaterhouseCoopers
- France (utiliser le moteur de recherche) :
www.pwc.com/fr/fra/main/home/index.html
> L'enquête de PricewaterhouseCoopers
(Les cahiers du développement durable)
:
www.pwc.com/extweb/ncsurvres.nsf/docid/...
et www.pwc.com/fr/pwc_pdf/pwc_vnf.pdf
- Par les Voies navigables de France, le site
du projet Seine-Nord Europe : www.seine-nord-europe.com
Sélection, synthèse et mise en page web :
Sylviane
Tabarly, ENS LSH - Desco

Retour haut de page
| Mise
à jour : 29-11-2004
|
|
|