Vous êtes ici : Accueil Vocabulaire et notions générales Réhabilitation / Restauration / Rénovation urbaine

Réhabilitation / Restauration / Rénovation urbaine

Publié le 15/02/2013

La réhabilitation consiste à rénover sans détruire, sans raser, à la différence de la rénovation. Elle suppose le respect du caractère architectural des bâtiments et du quartier concerné. Il s'agit parfois de "trompe l'œil" : la façade extérieure respecte les apparences d'un bâtiment qui est entièrement restructuré, réaffecté, à la différence de la restauration impliquant un retour à l'état initial.
Souvent coûteuses, les opérations de réhabilitation bénéficient, en France, de financements et d'encadrements dédiés tels que ceux de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH) et autres dispositifs spécifiques (PACT-ARIM, ZPPAU, etc.)
La rénovation urbaine prête souvent à confusion avec la réhabilitation. Il s'agit ici, bel et bien, de démolir, de raser pour reconstruire. La rénovation urbaine est une opération lourde qui nécessite une intervention massive des pouvoirs publics. Cependant, les rénovations "au bulldozer" ont parfois laissé la place à des interventions plus douces et plus respectueuses du passé. Les grandes opérations de rénovation urbaine ont aujourd'hui tendance à prendre la forme de reconversion ou de remodelage d'un ou plusieurs îlots lorsqu'ils concernent les centres des villes. Dans les quartiers périphériques dont l'urbanisation date des années 1960 et 1970 en général, les grandes barres et les tours d'immeubles sont progressivement détruites.
Le Comité interministériel à la ville (CIV) du 14 décembre 1999 a introduit la notion de renouvellement urbain en lançant un programme qui comprend : 50 Grands projets de ville (GPV) pour des projets de grande ampleur ; 40 Opérations de renouvellement urbain (ORU) concernant des sites ou des projets plus modestes que les GPV, dénommés alors Grands projets de renouvellement urbain (GPRU).
Un second CIV, en octobre 2001, ajoute 30 nouvelles ORU à ce programme. Ces opérations, qui s’inscrivent dans les Contrats de ville 2000-2006, prennent le relais des Grands projets urbains (GPU) en y apportant cette fois la dimension sociale. Les projets doivent dorénavant intégrer toutes les composantes de la vie quotidienne des habitants : emploi, éducation, santé, droit, etc. et non plus se contenter d’intervenir sur le bâti.
Le Programme national de rénovation urbaine (PNRU), défini par la loi du 1er août 2003 (loi Borloo), prévoit de réhabiliter 400 000 logements locatifs sociaux et d'en démolir 250 000 logements pour la période 2004-2011. Installée en 2004, l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) se présente comme un "guichet" permettant de simplifier les procédures d'accès au PNRU.
Ainsi, les démolitions spectaculaires de barres et d'immeubles de grande hauteur, rendez-vous médiatiques ritualisés, se succèdent-elles en France : Les Grandes Bornes (Goussainville, 95), Le Blanc-Mesnil et La Courneuve (93), La Duchère (périphérie nord de Lyon, 69), par exemple.

Pour compléter, dans le corpus documentaire du dossier La France : des territoires en mutation
> Lyon-Confluence, un exemple de rénovation urbaine
> La politique de la ville en France : Les étapes de la politique de la ville en France / Aspects de la rénovation urbaine

Mise à jour : juillet 2005